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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 22:08

La conséquence directe et dramatique de la politique menée par les gouvernements d’alternance depuis 2002 (paupérisation, compression des salaires et des retraites, chômage, cadeaux fiscaux au grand patronat...) est la montée du FN, qui prône la haine de l’autre et la chasse aux pauvres sans jamais s’attaquer au MEDEF. L’UMP et les dirigeants socialistes en sont entièrement responsables.

Nous appelons donc tous les militants de gauche déboussolés (socialistes, écologistes...), tous les citoyens, tous les partis politiques de gauche à rejoindre le combat contre l’austérité et à construire ensemble une véritable alternative politique ayant pour objectif de redistribuer les richesses et d’être en phase avec les aspirations du peuple.

 

Assemblée citoyenne
Jeudi 21 mai 2015 à 20 h
Salle de la place du Port à NIORT (79)

Qu'est ce qu'être de gauche ? Assemblée citoyenne Jeudi 21 mai à Niort
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 11:50

Toujours sur le blog Chroniques Latines, cet excellent billet de Jean Ortiz que je partage totalement.

 

Cuba. Le géant et «l’autre»

Qu’il est petit sur la photo à côté de ce géant du 20ième siècle, de cet irréductible révolutionnaire, de ce communiste qui a fait de sa petite île une « grande puissance », un pays qui « exporte » des milliers de médecins, d’enseignants, un pays aimé par des millions d’hommes dans le monde pour sa générosité, son internationalisme, son anti-impérialisme, toujours aux côtés des peuples, des plus faibles.

 

Un pays pauvre qui a aidé de son sang l’Afrique du Sud à en finir avec l’apartheid, le Nicaragua à s’alphabétiser, qui a opéré et opère gratuitement de la cataracte des dizaines de milliers de latino-américains. L’opération « Milagro », « Miracle », pas des opérations militaires néo-colonialistes à forte odeur de pétrole. et de « Françafrique ».


Le petit Poucet cubain a tenu tête, dans les pires conditions, les plus grands sacrifices, au « monstre » 50 ans durant, alors que « l’autre » a les genoux élimés de tant de génuflexions devant les Ricains, devant « l’empire ».



Mais il est content « Normal ». Il l’a eu sa photo. Il a fait son coup. Vous voyez bien qu’il est de gauche ! En France, il assimile les cocos aux fascistes, il crache son anticommunisme, il oublie les plus de vingt millions de morts de l’Union Soviétique (pour nous libérer du fascisme)  Ce faisant il  insulte la mémoire de tous les antifascistes...Qu’importe ! Obama et Merkel ont donné la ligne. En toute indépendance, il ne lui reste plus qu’à obtempérer.

 

Alors non, Normal, tu ne me la fais pas !!!.

 

Le géant n’a pas reçu le président apostat, proaméricain, néolibéral. Il a reçu la France des Communards, de Louise Michel, de la Révolution française, des Lumières, de Victor Hugo, de Jaurès , de De Gaulle, des Résistants, de Guy Moquet, d’Aragon, de Picasso, de « L’Humanité », depuis toujours solidaire, la France des amis de Cuba. Où étais-tu, Normal, lorsque les vents soufflaient fort ?


Merci à Fidel de ce geste envers « ma France », et merci d’avoir donné à beaucoup plus petit que lui cette leçon de dignité.

 

Jean Ortiz

AFP

AFP

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 11:28

Sur le blog "Chroniques latines" que Jean Ortiz (maître de conférences, spécialiste des littératures des Amériques et des littératures de langue espagnoles, journaliste) tient dans L'Humanité, il a imaginé un courrier adressé depuis Cuba par François Hollande aux Français et à Manuel Valls:

 

Me voici enfin à La Havane, capitale du goulag tropical, avec danseuses de cabarets, mulâtresses révolutionnairement plantureuses, plages communistes, mais de rêve. Les réalités géopolitiques et l’entêtement de cette île,  pourtant si petite, m’ont obligé à reconnaître qu’elle existe, souveraine, à 150 kms des côtes de nos amis Ricains.

 

Mes chers compatriotes
Caros compagneros
Amis, camarades, concubins, maris sages, femmes savantes...
 
Me voici enfin à La Havane, capitale du goulag tropical, avec danseuses de cabarets, mulâtresses révolutionnairement plantureuses, plages communistes, mais de rêve.
Les réalités géopolitiques et l’entêtement de cette île,  pourtant si petite, m’ont obligé à reconnaître qu’elle existe, souveraine, à 150 kms des côtes de nos amis Ricains.
 
Je vais donc en profiter pour m’encanailler quelques heures avec ce peuple si coloré, si joyeux, si insouciant... Je me suis essayé à la « salsaaa», mais Manuel m’a vite découragé. Il paraît que la salsa, c’est le mélange...
 
Cette dictature ensoleillée doit sûrement emprisonner les nécessiteux pour les empêcher de demander l’aumône dans la rue. On n’en voit pas... Et elle pousse même le culot jusqu’à soigner gratuitement tout le monde, même ceux qui n’ont pas accès au dollar, alors qu’il est si facile de mettre en place une médecine à deux ou trois vitesses. Quel gaspillage ! On dit même que ce bagne exotique consacre 60% du PIB à la dépense publique ! Tu vois bien que ce n’est pas possible Manuel. Ici les parachutes sont depuis longtemps rouillés.
 
Je n’ai jamais aimé cet enfer moîteux. Je préfère l’autre rive de l’océan. A chacun ses côtes Manuel.
 
Je fais un voyage historique, si historique qu’il en restera « historique ». Vu qu’il y a belle lurette que Cuba s’est ouverte au monde -le savais tu, Manuel ?- il ne me reste plus qu’à ouvrir notre cher occident à ce « cauchemar politique ». Au port, j’ai même vu des coches près de la mer...
Encore un verre de « mojito », Manuel. A la santé de feu la révolution. A notre société médefiée ! J’ai toujours cru, môi, à une troisième voie entre capitalisme et capitalisme. Entre « daïquiri » et « quiridaï ».
 
C’est vrai, je suis le premier, mais en fidèle porteur de valises, j’ai eu la patience d’attendre le feu vert du patron. Les affaires sont les affaires.
 
J’ai trouvé le temps de conseiller à nos amis Cubains de respecter les droits de l’homme, de promouvoir le chômage massif, la précarité généralisée, le flicage macronique, l’amour des sans papiers, des Gitans, la haine du CAC40, de cet anachronisme : « l’égalité ». Je leur ai demandé de ramener les dépenses publiques à des niveaux nivelés, et les acquis sociaux à de lointains souvenirs.
 
A nos opportunismes fidèles, Manuel!
Ah !, ce front de mer... ! Le « Malecón », qui a le front de regarder en face, sans ciller, les Ricains !
 
Normal. Normal.
 
 
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 15:33

Lors d'une réunion publique aux Pavillons sous Bois en Seine St Denis, Nicolas Sarkozy s'en est pris à la réforme des collèges portée par Najat Vallaud-Belkacem. Pour appuyer son propos sur l'importance de l'Education nationale, il a évoqué un ouvrage de Victor Hugo. Et comme les grandes lignes de son discours étaient retransmises sur son compte twitter, ce passionné de littérature, souvenez-vous de « La princesse de Clèves », a tenu le propos suivant : «Je relisais ce magnifique livre de Victor Hugo, 1793. L'école fut la 1ere décision dans la République ». (voir tweet ci-dessous)

 

Petit problème, s'il a réellement eu le livre entre les mains pour le lire, il a dû voir que le titre n'était pas « 1793 » mais « Quatre vingt treize ». (voir copie ci-dessous)

 

Son tweet a provoqué la risée sur les réseaux sociaux, d'autant plus que Sarkozy n'était pas tendre en parlant du combat effréné pour la médiocrité où C Taubira était en passe d'être dépassée par Najat Vallaud-Belkacem.

 

A ce petit jeu de la médiocrité, est-ce que Sarkozy dépasse Frédéric Lefebvre dont l'ouvrage favori était Zadig & Voltaire ou bien Morano qui pensait que « Renault, tous coupables, sauf Carlos Ghosn ? » était une chanson de Renaud (voir ici).

 

 

"Quatre vingt treize" de Victor Hugo et "1793" de Sarkozy
"Quatre vingt treize" de Victor Hugo et "1793" de Sarkozy
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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 07:14

Le conservateur David Cameron a remporté les élections législatives au Royaume-Uni de façon écrasante. Au fait, les instituts de sondage d'outre-Manche avaient pronostiqué un score très serré. Aussi forts qu'en France ces instituts ! Mais ce qui me vaut ce billet, ce sont les félicitations qu'a reçu David Cameron.

 

Qu'en tant que chef d’État, François Hollande ait adressé les siennes, soit, d'autant que la politique qu'il met en œuvre avec les Valls et Macron penche plutôt du côté de la politique des conservateurs britanniques.

 

Mais qu'en tant que président du groupe des députés PS, Bruno Le Roux se réjouisse de la victoire du conservateur Cameron, c'est un coup de poignard dans le dos du parti travailliste du Royaume Uni qui, comme le PS, est pourtant membre du Parti Socialiste Européen. Cela ne fait que confirmer s'il en était besoin la dérive libérale des dirigeants socialistes.

 

Quand Le Roux déclare suite à la victoire de Cameron « J’en tire une leçon, c’est que quand on a le courage de réformer, ça peut payer au niveau de l’opinion publique : c’est exactement ce qui se passe et va se passer dans notre pays. » Selon lui, David Cameron « a montré que quand on avait le courage de réformer, c’était difficile d’être remplacé ». « Je pense que dans deux ans ce qui sera crédité ce sera le courage du Président de la République. » 

 

On savait le PS girouette, mais en ce qui concerne Le Roux, c'est le grand écart qu'il fait. Le même fin janvier se félicitait de la belle victoire de Syriza, une « bonne chose pour l’Europe » « Nous partageons beaucoup de choses en commun » (sic), avait-il affirmé, énumérant ce qui rapproche selon lui Syriza du PS : la sortie des politiques d’austérité, la mutualisation de la dette... Tout en soutenant contre toute évidence que « les propositions de M. Tsipras ont déjà été réalisées par la gauche depuis bien longtemps ».

 

Comment ces dirigeants-là peuvent-ils avoir encore le moindre crédit ?

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 09:41

« Nous avons les moyens de façonner un capitalisme à l’image de nos ambitions. », « Retrouver l’esprit industriel du capitalisme », la France a besoin « d’un capitalisme de long terme, qui accompagne nos entreprises dans leurs investissements », de la « création de valeur actionnariale » pour « faire émerger de nouveaux champions du CAC 40 ».

 

Bien sûr ce ne sont que des extraits, mais qui en disent long sur la passion pour le capitalisme. Quel est l'auteur de ces propos ? Ce pourrait être Pierre Gattaz, le patron du Medef, ou bien un de ces entrepreneurs capitalistes qu'on nomme « capitaine d'industrie », mais NON !

 

C'est tout bonnement le ministre de l'Économie et des Finances du gouvernement actuel, Emmanuel Macron, l’ancien banquier d’affaires de chez Rothschild. On savait que Valls, le chef du gouvernement, aimait beaucoup l'entreprise, mais là, son ministre de l'économie l'a dépassé en faisant un véritable plaidoyer à la gloire du capitalisme dans une tribune publiée dans le Monde ce dimanche. Et comme si les cadeaux aux entreprises (CICE, Pacte de compétitivité) sans contreparties en terme de créations d'emplois n'étaient pas suffisants, Macron veut aller « plus loin pour rendre la fiscalité des actionnaires plus encourageante ».

 

Pas de références au socialisme ni même aux socialistes dans cette tribune, cela a le mérite de clarifier les choses, pour ceux qui doutent encore, et confirme que nous avons un gouvernement qui mène une politique de droite, et dont les orientations tournent le dos aux engagements de 2012. Si les électeurs avaient chassé Sarkozy, ce n'était pas pour retrouver la même politique économique et anti-sociale.

 

L'avenir de la gauche ne passera pas par ces gens-là.

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 21:09

Après Alstom et Alcatel, c'est un autre fleuron industriel Areva qui est gravement attaqué. La direction annonce vouloir réduire ses frais de personnels de 15 %, en France d'ici 2017, soit plusieurs milliers de suppressions d'emplois.

 

Le groupe rencontre de graves problèmes de gestion. Il a réalisé, en 2014, une perte nette de 4,8 milliards d'euros pour un chiffre d'affaire de 8,3 milliards, alors que le carnet de commandes d'Areva représente plus de 46 milliards d'euros. Comment une telle dérive est-elle possible ? Ce n'est pas aux salariés de servir de variable d'ajustement.

 

Nous avons besoin pour réussir la transition énergétique décarbonnée, et relever le défi du réchauffement climatique d'une filière électro-nucléaire plus performante qui retrouve progressivement son caractère 100 % public.

 

Les salariés du groupe peuvent compter sur la détermination du PCF et de ses élus pour ne pas laisser faire la destruction d’un des leaders mondiaux de la filière énergétique.

 

Il est grand temps et plus que nécessaire que l’Etat assume son rôle d’actionnaire principal. Il a la responsabilité de garder la cohérence du groupe nucléaire et de sauvegarder les savoirs faire industriels. Il nous semble important de prendre le temps sur ce dossier. Il y a nécessité et urgence de réunir l’ensemble des acteurs pour étudier les propositions avancées ici ou là, en élaborer d’autres sans en évacuer aucune y compris celle d’une capitalisation du groupe AREVA à hauteur de ses besoins. Dans un seul objectif principal : éviter toute casse sociale et industrielle.

 

Plus globalement, il est urgent de prendre le chemin d’un nouvel essor de l’industrie créateur de milliers d’emplois couplé à un immense effort de formation et de recherche. Ce sont des conditions essentielles pour redonner espoir à notre peuple en ouvrant des perspectives de développement renouvelé.

 

Aucun des problèmes économiques et sociaux structurels (financement des retraites et de l’assurance maladie, besoin de financement de l’État et des collectivités territoriales, pouvoir d’achat des actifs comme des retraités) ne peut être résolu sans une vigoureuse politique de développement industriel et de l’emploi.

 

D’une façon générale, il est plus que temps de tirer le bilan des déréglementations du secteur de l’énergie en France et en Europe afin de réorienter une politique vers des logiques de long terme et de maîtrise publique à l’opposé des logiques financières à court terme. C’est ce qu’ont proposé entre autres, les parlementaires communistes dans le cadre du débat de la loi transition énergétique.

 

Communiqué du PCF

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 17:28

Mardi 5 mai, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, procédait au lancement des festivités organisées par le gouvernement à l'occasion de l'année du 70ème anniversaire de la Sécurité Sociale.

 

Pour la ministre de la Santé, « la Sécurité sociale est dans notre ADN, elle fonde notre identité sociale collective, elle est notre fierté et notre bien commun ». Elle dit vouloir garantir le maintien de ce système et son adaptation aux évolutions de la société. « Certains veulent lui substituer, au moins partiellement, des assurances privées. Ce gouvernement fait un choix résolument inverse, car la solidarité collective ne choisit pas, ne sélectionne pas, n’exclut personne ».

 

Jolies propos, mais c'est bien aux actes qu'on peut juger. Si la ministre n'a pas été avare en fortes paroles pour la Sécurité Sociale, elle ne s'est pas attardée sur les actes qui la malmènent et dont le gouvernement dont elle fait partie est grandement responsable. Depuis 2012 et l'arrivée de Hollande au pouvoir, c'est la même voie de restriction : Coupes budgétaires, atteinte au principe d'universalité des allocations familiales, mise en place de multiples franchises, déremboursements, réduction des moyens des hôpitaux etc. Le pacte de responsabilité a amputé de 9,6 milliards d’euros les recettes 2015 de la sécurité sociale, du fait de cadeaux sous forme d’exonérations de cotisations patronales. Drôle de conception de la solidarité collective.

 

Et pour une ministre dont le gouvernement poursuit la casse de l'esprit de la Sécurité sociale, un nom était étrangement absent de son discours, tout comme du dossier officiel consacré à la célébration et remis à la presse, celui du communiste Ambroise Croizat, ministre du travail qui fut le bâtisseur de la Sécurité Sociale. Un oubli ? Probablement pas malheureusement. Dans son dernier discours à l'Assemblée Nationale le 24 octobre 1950, Ambroise Croizat déclarait : « Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès. » Voilà ce qu'était un véritable engagement de gauche.

 

A l'inverse, Marisol Touraine, et le gouvernement auquel elle participe, poursuit les politiques d’austérité qui mettent en danger l’intégralité de notre protection sociale.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 22:52

« Une nouvelle fois , la gauche fait la preuve qu'on peut moderniser notre modèle social sans le détruire ». Ces propos sortent de la bouche de Bruno Le Roux, chef de file des députés PS, au sujet de la loi Rebsamen. Affaiblir les comités d'entreprise, quel progrès en effet ! Tout comme la loi Macron avec l'accroissement du travail du dimanche et de nuit, la limitation du rôle des prud'hommes, l'affaiblissement du code du travail …

 

Et qui saluent ces réformes tout en souhaitant qu'elles aillent plus loin encore ? La chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

 

Par contre, il ne vient pas à l'idée de ce gouvernement et des députés socialistes de respecter les engagements pris devant les citoyens. Mais attention, à trop prendre les gens pour des cons...

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 18:08

Pas une semaine sans que des propos ou actes de dirigeants socialistes interpellent les électeurs de gauche sur les renoncements de ces dirigeants. Et pour ceux qui en douteraient encore, c'est Laurence Parisot qui vient apporter sa contribution.

 

Dans une interview au Parisien magazine, l'ex présidente du Medef, syndicat patronal bien connu pour ses idées sociales et progressistes (mais non je blague) vient éclairer les doutes qui pourraient subsister chez les électeurs socialistes se revendiquant de gauche.

 

A la question « Vous semblez apprécier Emmanuel Macron. Auriez-vous pu travailler avec lui ? » Laurence Parisot répond ceci : « C’est quelqu’un que j’apprécie. Dès mon élection à la présidence du Medef, en 2005, la pensée de Michel Rocard m’a inspirée et j’ai développé une approche social-démocrate de l’économie et du dialogue social. Je me sens proche de ceux qui ont une culture rocardienne, comme Manuel Valls ou Emmanuel Macron. J’ai rencontré Emmanuel quand il était banquier d’affaires chez Rothschild (2008-2012, NDLR). Et j’ai immédiatement compris que nous avions une communauté de pensée. J’ai souhaité qu’il me rejoigne pour travailler avec moi, nous avons eu différentes conversations dans ce sens. Mais il préparait son engagement au côté de François Hollande pour la présidentielle de 2012. Quand celui-ci a été élu et qu’Emmanuel Macron a été nommé conseiller à l’Elysée, j’ai travaillé avec lui en bonne entente, même si nos désaccords sur la fiscalité étaient grands. »

 

Voilà l'approche sociale démocrate de Parisot, qu'on peut aussi traduire par l'approche libérale des dirigeants socialistes. On en voit le résultat au travers de la loi Macron sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir. C'est le choix du toujours moins comme le titre le Monde diplomatique. « On ne change pas une politique qui perd. Ni la déroute subie lors des élections départementales, ni l'ancrage de l'extrême droite, ni la montée du chômage ne calment les ardeurs libérales du président François Hollande et de son premier ministre Manuel Valls. »

 

Est-il suffisamment clair que le PS a tourné le dos au peuple de gauche ?

 

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