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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:48

Cette cérémonie des César se déroulait le jour-même où un candidat nommé Macron dévoilait quelques aspects de son programme économique. Quel lien me direz-vous ? Eh bien tout simplement la purge annoncée parmi les fonctionnaires, même si Macron va moins loin que Fillon, cette purge étant accompagnée de l'introduction de contrat de droit privé au sein du service public.

 

Eh bien, je vous invite à relire ce que j'écrivais au sujet de ce film lorsque je suis allé le voir début novembre 2016. C'est exactement ce que nous promettent les candidats libéraux, de Macron à Fillon sans omettre la Le Pen. Pour ceux qui ont vu la dernière de L'Emission politique sur France 2 avec J-L Mélenchon, c'est le seul système qui parait crédible aux yeux des Pujadas, Lenglet, Salamé, au point de maltraiter le candidat de la France Insoumise. Et c'est ce système déjà appliqué en Grande Bretagne qui est dénoncé dans le film de Ken Loach.

 

Dans un message lu sur scène, le réalisateur Ken Loach a appelé les Français à «  rejeter l'amertume de la droite et voter en faveur de l'espace suscité par la gauche  » à la présidentielle, dans un message lu sur scène. Cette gauche, c'est celle qui refuse la casse des services publics à laquelle s'est livrée le gouvernement Sarkozy et poursuivie sous Hollande, c'est la politique de gauche défendue par le candidat J-L Mélenchon. 

 

C'est le message de Ken Loach aux français pour éviter que nous ne connaissions dans notre pays la situation de l'ouvrier Daniel Blake.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 23:29

“Merci patron !” c'est un film documentaire réalisé par François Ruffin, fondateur et dirigeant du journal alternatif de gauche Fakir, qui compte l'histoire réelle d'une famille de ch'tis qui prend une revanche sur le richissime et puissant Bernard Arnault, propriétaire du groupe LVMH, responsable de la fermeture de leur usine suite à une délocalisation. Cet homme à la fortune estimée à 38 milliards d'euros va se faire piéger dans une arnaque en version lutte de classes. Ce film donne du plaisir, une revanche face à ces riches qui méprisent le monde du travail. C'est la preuve que la lutte des classes est toujours d'actualité.

 

François Ruffin sera d'ailleurs le candidat de la gauche hors PS aux législatives  dans la 1ère circonscription de la Somme. Il a le soutien de «La France insoumise», le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, des écologistes d'EELV, du PCF et d'«Ensemble». Soit la véritable gauche, pas celle qui trahit ses engagements.

 

Dans ce genre de cérémonies, il est rare d'entendre quelqu'un  porter haut la voix, le cri des ouvriers. Merci François Ruffin. Et ceux à qui s'adressait la dédicace suivante se seront certainement reconnus. « Dans ce pays, y'a peut-être des sans-dents, y'a surtout des dirigeants sans cran. »

 

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 16:21

Pourquoi le SFA (Syndicat français des artistes interprètes, affilié à la Fédération CGT du spectacle) assigne le SYNDEAC (Syndicat national des Entreprises artistiques et culturelles) et 15 CDN (Centres dramatiques nationaux ) ?

 

 

Dans un communiqué daté du 4 janvier le SYNDEAC déclare : « l’emploi des artistes est plus que jamais la priorité naturelle des directions des Centres dramatiques. » En vérité, c'est parce que le volume d'emploi des Artistes interprètes, que sont tenus de respecter les Centres dramatiques nationaux (CDN), a atteint un déficit considérable au cours des 10 dernières années, que le SFA et la Fédération CGT du spectacle ont assigné il y a plus d'un an le SYNDEAC et 15 CDN devant le Tribunal de Grande Instance. L'accord relatif aux artistes interprètes dans les CDN, signé par le SYNDEAC en 2003, est annexé à la convention collective nationale des entreprises artistiques et culturelles. La CFDT et FO se sont joints à cette assignation.

Le SFA et la Fédération du Spectacle CGT ont déjà expliqué publiquement que plusieurs centaines de milliers d’heures avaient manqué ces dernières années aux comédiennes et comédiens vivant dans notre pays, soit plus de 4500 mois de travail (1 an de travail pour 375 comédiennes et comédiens) ! Bagatelle. Pendant plus de dix ans, sans relâche, nous nous sommes battus pour améliorer l'application de l'accord de 2003, la veille de l'assignation encore... et sur la vitrine du SYNDEAC, toujours le même panneau "Demain on rase gratis"... et nos barbes ont poussé. La situation n’était plus tolérable.

Aujourd'hui, avec un art consommé du retournement, le SYNDEAC s'emploie à présenter la situation "catastrophique" dont des CDN seraient victimes par suite de l'assignation, occultant ainsi toute responsabilité des directeurs de CDN et du SYNDEAC lui-même. C'est une falsification pure et simple de la réalité qu'il est nécessaire de rétablir. Pour n'être pas nouvelle, cette présentation de l'histoire sans la moindre référence à l'Histoire justement relève d'une conception de l'information que nous ne partageons pas et que nous combattons partout où elle est à l'œuvre. Venant d'une organisation dont certains membres sont des artistes dirigeant des entreprises chargées de missions d'intérêt général, on serait en droit d'attendre moins de traficotage et un peu plus de rigueur intellectuelle.

 

Mais revenons aux explications données il y a un an déjà. Et d'abord ce rappel : notre action s'inscrit dans la défense des missions des CDN dont la première est de créer, produire et coproduire des œuvres dramatiques en direction des publics les plus larges. Il n'y a pas de théâtre sans comédiens. Ce n'est pas une déclaration théorique, une affirmation emphatique pour la galerie, c'est l'évidence d'une réalité concrète, le crédo qui fonde notre action : Notre bataille pour l’emploi des artistes interprètes est tout à fait indissociable de celle pour la pérennisation des missions de service public d’intérêt général des CDN.

Ce sont pour des raisons analogues que, devant le délabrement et le non-respect, déjà, d'un premier accord sur l'emploi des artistes interprètes dans les CDN datant de 1975, que le SFA avait assigné le SYNDEAC en 1999. Le présent accord de 2003 est né de cette assignation-là. Nous sommes fidèles à notre combat, le SYNDEAC est fidèle au sien, reconnaissons-lui ce mérite.

Selon l’organisation patronale et certains directeurs, le SFA et la CGT ainsi que les autres syndicats qui se sont joints à la procédure seraient responsables de la situation "catastrophique" en réclamant près de 8 millions d’Euros à une quinzaine de CDN. Ils prétendent que des entreprises seraient menacées de fermeture et que les personnels technique et administratif risquent d’être licenciés suite à notre action en justice. Pourtant ils n'ont pas attendu l'assignation, cela fait longtemps que nombre de CDN externalisent de nombreux postes et services et demandent aux salariés de faire autant avec moins de moyens, appliquant une politique qui ressemble fort au libéralisme qu'ils dénoncent par ailleurs. Dresser les salariés les uns contre les autres en maniant le chantage et le mensonge est une très mauvaise guerre menée par des apprentis sorciers.

Mais, à y regarder de près, il y a une certaine cohérence entre ces autoproclamés-défenseurs-de-l’emploi-des-artistes et ceux qui n’ont pas trouvé un mot pour défendre le métier d’acteur, de chanteur, de danseur et de circassien professionnels face à la volonté destructrice du gouvernement de permettre l'engagement de bénévoles dans des spectacles exploités commercialement.

C'est seulement en regardant l'Histoire en face que, après que Justice soit passée, nous trouverons les moyens de construire ENSEMBLE, dans le respect de chacun, le théâtre public sur des bases saines.

 

Publié le 9 Janvier 2017 par le syndicat français des artistes interprètes

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 01:31

Il y a quelques jours, je suis allé voir le dernier film de Ken Loach « Moi, Daniel Blake ». Ce film qui a obtenu la palme d'Or au dernier festival de Cannes tient plus du documentaire que de la fiction. On en ressort avec la boule au ventre en pensant au nombre de Daniel Blake que cette société capitaliste tue.

 

Le cinéaste de 80 ans porte la classe ouvrière à l'écran pour en faire une héroïne. Ken Loach raconte l'histoire d'un ouvrier, Daniel Blake, menuisier expérimenté qui fait face à une injustice. Ses problèmes cardiaques ont conduit son médecin à lui interdire de travailler alors qu'il a perdu sa pension d'invalidité. Lors de ses démarches pour recouvrer ses droits, il rencontre Katie, mère célibataire de deux enfants, elle aussi mise hors système après un retard succinct à un entretien. Ces deux écorchés de la vie s'entraident, sans assurance de pouvoir maintenir totalement la tête hors de l'eau.

 

Comme le dit Ken Loach dans une interview à L'Humanité, le système se sert de la santé des citoyens pour faire baisser les statistiques. Si les gens malades font appel de leur radiation des listes de chômage, ils gagnent. Mais beaucoup sont démoralisés ou se sentent trop faibles pour faire appel. Les tentatives de suicide augmentent. Mais le gouvernement gagne puisque ces gens perdent leurs allocations. Le problème est idéologique. Ils veulent faire croire aux pauvres qu'ils sont des incapables et feignent d'ignorer que près de 2 millions de personnes sont sans emploi. « Si vous n'avez pas de travail, c'est parce que votre CV n'est pas bon, parce que vous êtes arrivé en retard à un rendez vous, parce que vous ne maîtrisez pas la technologie ou parce que vous n'avez pas postulé pour tel travail. Quelle que soit la raison, vous avez échoué par votre propre faute. »

 

Cela se passe en Grande-Bretagne, mais la situation dans notre pays n'a rien à envier. Tout est bon pour faire baisser les chiffres du chômage. Ce film est un fort témoignage. A VOIR ABSOLUMENT.

 

Peut-être serons-nous plus nombreux ensuite à nous dire qu'on ne peut rester spectateur de ces situations et qu'on doit faire quelque chose pour changer cette société.

 

Rappelez-vous les propos du milliardaire américain Warren Buffet qui il y a quelques années déclarait « Il y a une guerre des classes, c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner ».

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:20

Toutes les infos sur le site Fête de l'Humanité 2016

Un rendez-vous incontournable les 9, 10, 11 septembre 2016

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 21:10

 

En 2ème lecture, l’Assemblée Nationale étend le travail artistique gratuit à l'ensemble des structures privées et subventionnées

 

Depuis des années le SFA (Syndicat Français des Artistes interprètes) et le SNAM-CGT négocient pour permettre l'exposition la plus large de la pratique artistique en amateur, sans qu'elle s'oppose aux artistes professionnels.

 

Dans cet esprit nous avons obtenu une dernière séance de concertation au Ministère de la culture le samedi 19 mars 2016. Nous avons rappelé notre proposition permettant aux groupements d’artistes pratiquant en amateurs de pouvoir donner des représentations de leurs spectacles sans aucune limitation, avec une billetterie pour financer les activités de ces groupements (y compris caritatives) et le coût des spectacles. Dans ce cadre, ces activités seront réputées non lucratives et les artistes pratiquant en amateurs ne seront pas rémunérés.

 

Ce n'était pas suffisant pour le ministère de la culture, le gouvernement et les députés !

 

L'article adopté cette nuit précise que toutes les structures de création, production, diffusion, d'exploitation de lieux de spectacles, peuvent engager des artistes dans un cadre lucratif sans les rémunérer soit parce qu’elles sont conventionnées pour accompagner les pratiques en amateurs, soit parce que leurs statuts prévoient cet accompagnement.

 

C'est le travail gratuit étendu à toutes les entreprises et associations de spectacle. Mais au-delà de cette situation à tout le moins révoltante, il est un aspect autrement plus insupportable. Comment peut-on imaginer en effet que sur un même spectacle à but lucratif (faisant l’objet d’une exploitation commerciale) certains artistes soient dûment payés et d’autres pas ? Tous seront touchés quelle que soit leur discipline artistique. Nous assistons déjà à la disparition des chœurs professionnels. Celle des compagnies chorégraphiques, dramatiques et musicales est en route.

 

Alors que le gouvernement et le ministère ont lancé des négociations et proposé un fonds d'aides à l'emploi, ils viennent de créer l'esclavage moderne : le travail artistique gratuit pour toutes et tous et surtout des bénéfices substantiels sur l'exploitation de ce travail gratuit. Pour les artistes, en conséquence, c’est la fin de leur protection sociale : plus de droits à l’assurance maladie, à l’assurance chômage, à la formation continue, à la retraite, etc.

 

Nos syndicats se sont toujours prononcés contre la carte professionnelle et le numerus clausus. Or avec une telle législation, aucun artiste ne sera en mesure de se faire reconnaître comme un professionnel et seuls nos employeurs auront la capacité d’en décider.

 

Dans le vacarme de cette nuit des dupes il n’est pas étonnant que nous n’ayons toujours pas entendu la moindre réaction des employeurs sur le travail gratuit alors même que certains d’entre eux bénéficient de crédit d'impôts !

 

Les artistes interprètes ne se laisseront pas mépriser, attaquer, fragiliser, anéantir sans réagir.

 

D’ores et déjà le SFA et le SNAM-CGT ont décidé de mettre fin à toutes les négociations conventionnelles engagées dans le spectacle vivant. A quoi peuvent-elles d’ailleurs servir puisque les conventions ne pourront plus être appliquées?

 

AZOULAY DEMISSION.

La nuit des dupes : l’Assemblée Nationale étend le travail artistique gratuit

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 09:42

Dans la nuit du 29 au 30 septembre, aux alentours d’une heure, une trentaine de député-e-s présents (sur les 577 élu-e-s), ont voté l’article 11 A du projet de loi « Liberté de création, architecture et patrimoine ». Les revendications portées par le Syndicat Français des Artistes interprètes et la CGT spectacle, concernant la protection de la présomption de salariat, et donc la protection du statut d’artiste interprète professionnel, n’ont pas été entendues !

 

Fleur Pellerin, Ministre de la culture et de la communication, ne dit pas toute la vérité lorsqu’elle affirme que le ministère a mené une concertation approfondie depuis deux ans. En fait de « concertation approfondie » cette dernière a fait l’objet de 4 réunions, 2 à l’automne 2013, et les 2 autres respectivement le 16 janvier 2014 et le 3 mars 2015. Depuis, plus rien !

 

Lorsqu’elle ajoute qu’elle a introduit dans le projet de loi « ces dispositions dans le respect le plus complet des professionnels et de la présomption de salariat », elle continue d’afficher le mépris qu’elle porte à nos métiers.

 

Il nous faut rappeler ici que la proposition des organisations syndicales unanimes et de la Coordination des fédérations et association de cultures et de communication (qui regroupe les fédérations d’amateurs) étaient pour rédiger le 1er alinéa du paragraphe III ainsi : « Lorsqu'un amateur ou un groupement d'amateurs participe à un spectacle organisé dans un cadre lucratif, celui-ci est réputé acte de commerce et leur prestation relève des articles L.7121-3 et L.7121-4 du code du travail. Les artistes reçoivent une rémunération au moins égale au minimum conventionnel du champ concerné. »

 

La précision proposée par le gouvernement (« sans préjudice de la présomption de salariat »), ne répond en rien à la problématique posée : est-il acceptable que dans un spectacle faisant l’objet d’une exploitation commerciale, il puisse y avoir des artistes non rémunérés ? L'employeur peut-il s'arroger le droit de décider qui doit être salarié et qui peut ne pas l'être ? Car c'est cela qu'offre l'article voté. La porte est grande ouverte pour permettre aux employeurs de pratiquer un dumping social, qui viendrait pénaliser les artistes professionnels, et les précariser plus encore. De plus, les pratiques en amateur méritent mieux qu’un article de loi qui, loin de les soutenir, organise en vérité leur exploitation.

 

Le SFA, à l’initiative d’une pétition sur le sujet qui a déjà été signée par plus de 2500 personnes en 3 jours (parmi lesquelles Yvan Le Bolloc’h, Josiane Balasko, Philippe Torreton, Robin Renucci, Marie-Paule Belle, Bernard Le Coq, Anny Duperey, Philippe Nahon, Georges Corraface, Corinne Masiero, Eric Laugérias, Sam Karmann, etc.) appelle à ne pas relâcher la mobilisation. Nous continuerons de porter nos revendications pour la suite du travail parlementaire qui se poursuivra en janvier 2016 au Sénat et reviendra en 2ème lecture à l’Assemblée nationale au printemps prochain.

 

Nous n’abandonnerons pas le statut des artistes interprètes professionnels !

 

Signez la pétition du SFA CGT : https://www.change.org/p/mesdames-et-messieurs-les-parlementaires-ne-votez-pas-la-casse-de-nos-métiers

Nous n’abandonnerons pas le statut des artistes interprètes professionnels !

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 01:48

Il la joue un peu facile Valls, qui vient de déclarer à propos du budget de la culture : « Cela a été une erreur au cours des deux premières années du quinquennat de François Hollande de baisser le budget de la culture au-delà des nécessités liées à la lutte contre l'endettement ou les déficits publics ».

 

Comme je l'avais noté dans des billets publiés le 5 octobre 2012 et un autre le 12 novembre 2013, le candidat François Hollande qui avait pris lors de sa campagne l'engagement de sanctuariser le budget de la Culture s'asseyait sur ses promesses. En effet ce budget a connu une baisse de 4% en 2013 suivie d'une autre de 2% en 2014, ramenant le budget à son niveau d’avant 1981.

 

Quelqu'un a-t-il souvenir d'avoir entendu Manuel Valls protester à l'époque ? Même s'il n'était pas premier ministre ni ministre de la culture, il participait bien au conseil des ministres. Et puis si c'était une erreur, en tant que 1er ministre, que n'a-t-il rectifié le tir ? Pourtant le budget de la Culture et de la Communication 2015 n'a connu qu'une très légère hausse de 0,33%. Et qu'annonce t'il pour les deux ans à venir ? Il dit avoir prévu une stabilité « voire une augmentation des budgets de la création et de l'éducation artistique ».

 

Stabilité, ça ne donne rien de plus, et dire "voire une augmentation" ça reste hypothétique.

 

Finalement, beaucoup de bruit pour rien. Tout ça parce qu'il lui était difficile, en direct de Cannes où se déroule le festival, de défendre cette politique d'austérité qui a pour conséquence des réductions budgétaires pour respecter le pacte budgétaire européen . Un pacte qu'il défend par ailleurs alors que cette politique touche très durement la culture.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 23:30

A Niort, la précédente municipalité avait réussi à faire venir dans la ville un Centre national des arts de la rue (CNAR). Il n'existe en France qu'une douzaine d’institution de ce type. Mais des inquiétudes se font jour sur son devenir après 5 années de fonctionnement. Le changement de majorité municipale a déjà entraîné la diminution de la dotation à cette structure. Le maire de droite considère que la ville n'a pas les moyens d'avoir quatre institutions culturelles avec un label national. Un rendez-vous est prévu qui pourrait sceller le sort de cette structure. La CGT spectacle Poitou-Charentes a bien sûr réagi.

 

« Nous nous opposons à la fermeture du Cnar et à la possible mise en concurrence des différents établissements culturels du territoire. On ne combat pas l'obscurantisme en fermant un lieu de culture et on ne défend pas la liberté d'expression en fermant un lieu lui permettant d'exister. Nous nous opposons aux reculs des services publics dans tous les domaines et appelons à la cohérence politique de la majorité municipale après son positionnement face aux tragiques évènements de la semaine dernière. C'est de politiques publiques ambitieuses en matière de culture et d'éducation dont nous avons besoin, non de caméras coûteuses attisant les divisions. Nous restons mobilisés pour défendre les salariés et nos lieux de travail ! »

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 22:40

Faire venir l’art dans les entreprises, c’était le grand projet d’Aurélie Filippetti. Le projet vient de voir le jour et c'est celle qui lui a succédé au ministère de la culture, Fleur Pellerin, qui vient de concrétiser le projet.

 

C'est ainsi que du 3 au 7 novembre, une œuvre majeure du peintre Fernand Léger, Les Constructeurs, aura été exposée dans un atelier de montage de l'usine de Renault Flins. Cela renouait avec la volonté originelle de Fernand Léger, peintre membre du PCF de 1945 à la fin de ses jours, de voir son œuvre exposée dans les usines. Son tableau avait déjà été exposée en décembre 1953 à l’usine Renault de Boulogne-Billancourt, dans un réfectoire du site historique de Renault à l’occasion d’une manifestation culturelle destinée aux salariés.

 

Mais en 2014, pas question d'accrocher dans la cantine puisque, comme le dit un délégué CGT de Renault Flins, « Nous, la cantine, on n'en a plus ! Pour ceux qui travaillent en équipe, le temps de repas a été supprimé. Pour admirer l’œuvre de Léger, les ouvriers, qui ont perdu 18 jours et demi par an de temps de repos sans compensation financière du fait de l'accord de " compétitivité ", devaient rester au-delà du temps de travail … mais en loupant le car du retour ! Budget serré, peur pour son emploi, travail les jours fériés, le samedi au gré du patron … rien de bon pour le temps de cerveau "disponible " ».

 

La nouvelle ministre de la culture doit comprendre, elle qui n'a pas le temps disponible pour lire des livres !

« L'entreprise à l'oeuvre » ou quand "Les Constructeurs", de Fernand Léger est exposée à l'usine de Renault Flins

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