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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 07:07

L’ancien député européen, membre du bureau national sortant du PS, opte pour Syriza plutôt que Marceau Pivert.

 

Liêm Hoang-Ngoc invite ses camarades à rompre les rangs « pour poser les fondations d’une coalition avec les écologistes de conviction et le Front de Gauche ». Cet économiste, ancien député européen et membre sortant du bureau national du parti socialiste, a publié ce midi une tribune en ce sens sur lemonde.fr cosignée par le politologue Philippe Marlière, avec qui il avait créé l’an dernier le Club des socialistes affligés. Du point de vue de la motion B, que soutenait Liêm Hoang-Ngoc, le congrès de Poitiers est un échec, écrivent-ils :

« La fronde, a échoué. Le PS restera contrôlé par ceux qui n’entendent pas remettre en cause le virage néolibéral imposé par le chef de l’État. »

Ce congrès n’a pas non plus été le « congrès de clarification attendu », notent-ils, la direction ayant plagié les propositions économiques de son opposition pour ratisser large et éviter le débat.

« L’aile gauche du PS est désormais au pied du mur » , estiment-ils. Il lui faut choisir entre rester au Parti socialiste ou travailler à construire « une alternative attractive » avec EELV et le Front de gauche. C’est évidemment la voie pour laquelle plaident Liêm Hoang-Ngoc et Philippe Marlière. Cela serait « susceptible de remobiliser, dès les prochaines échéances électorales, le bataillon des électeurs socialistes qui s’abstiennent », écrivent-ils, et « déciderait peut-être » EELV et le Front de gauche « à dépasser leurs différends pour s’entendre, comme les 18 composantes de gauche qui forment Syriza en Grèce ».

Si l’aile gauche du PS choisit de rester dans le vieux « parti d’Epinay à bout de souffle », elle ne parviendra pas à inverser le cours de l’histoire prédisent les auteurs :

« Elle peut certes se prévaloir d’avoir exercer une influence relative dans la mesure où ses thèses ont fini par infuser le texte de la direction. Mais elle sait que la politique qu’elle recommande ne sera pas appliquée. En rentrant dans le rang, la gauche du PS est condamnée à servir de caution à une politique poussant les salariés à la déshérence électorale… et le candidat du PS à l’élimination au premier tour de la prochaine élection présidentielle. »

Il y a un an, en conclusion d’un colloque des Socialistes affligés, Liêm Hoang-Ngoc estimait que les socialistes contestant la politique du gouvernement avaient le choix entre deux stratégies :
- Celle de Marceau Pivert, le leader de historique de l’aile gauche de la SFIO, consistant à peser à l’intérieur du PS pour changer sa ligne et donc celle de la politique du gouvernement.
- Celle de Syriza qui impose de construire du neuf à côté et en confrontation avec le PS pour lui contester sa domination sur la gauche.
La stratégie de Marceau Pivert supposait qu’il soit possible de transformer le PS de l’intérieur. Une hypothèse que le congrès de Poitiers a totalement infirmée, jugent Liêm Hoang-Ngoc et Philippe Marlière.

 

Par Michel Soudais dans Politis

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:44

Ce week-end se tenait un Forum européen des alternatives, place de la République à Paris. « 5000 personnes, dont 200  invités venus de 20  pays, 42  organisations politiques, 18  organisations syndicales et 80 associations ont débattu pendant deux jours, dans 3 séances plénières et 30  ateliers, des alternatives à l’austérité. » Des personnalités grecques de premier plan ont participé à l’initiative alors même que le gouvernement Syriza est en plein bras de fer avec les institutions européennes. Giorgos Katrougalos, ministre grec de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, Zoé Konstantopoulou, présidente du Parlement grec, ainsi que plusieurs membres de la direction de Syriza et des personnalités emblématiques de la lutte du peuple grec participaient entre autres à ce forum.

 

Comme l'a dénoncé Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, dans un courrier adressé au CSA, les grands médias de l’audiovisuel étaient totalement absents place de la République, ce week-end. Que 5000 personnes soient réunies en plein cœur de Paris, 10 ans après le rejet par le peuple français du traité constitutionnel européen, pour débattre d’un autre avenir pour l’Europe que la promesse d’austérité qui lui est faite, ils n'en diront rien.

 

Dans l'actualité politique de ce week-end, les grands médias audiovisuels n'ont retenu que le congrès du nouvel UMP.

 

Vous avez dit pluralisme ? C'est tout simplement de la censure de la part des médias sans que cela émeuve le moins du monde le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel).

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 18:47

Traité transatlantique : Le Pen complice de l’« UMPS » européen

 

La commission du commerce international du Parlement européen a voté le 28 mai en faveur du Traité de commerce transatlantique (TAFTA).

 

Loin de résister comme ils l'avaient fait croire, les députés PS, sous la houlette du rapporteur allemand Bernd Lange (SPD) ont voté en faveur des tribunaux d'arbitrage entre les Etats et les entreprises. Loin de préconiser des solutions alternatives dont ils avaient pourtant beaucoup parlé, ils se sont purement ralliés à la position de la Commission européenne.


Je dénonce cette nouvelle capitulation des sociaux-démocrates qui précipitent le désastre écologique et social dans lequel ce traité entraîne l'Europe.

 

Je salue la résistance des députés GUE (Gauche Unitaire Européennes - communisme et écosocialisme), Verts et du socialiste français Emmanuel Maurel qui ont voté contre ce projet dangereux, comme je l'avais fait moi-même le 31 mars en Commission des affaires étrangères.

 

Je constate à l'inverse qu'en parfaite opposante de pacotille Marine Le Pen était absente lors de ce vote décisif. La volonté du FN de "laisser passer" est aussi avérée par l'absence de son suppléant Aymeric Chauprade.

 

Cela confirme le refus de Marine Le Pen de s'opposer à l'alignement transatlantique de l'Europe comme l'avaient déjà montré plusieurs de ses votes changeants sur l'OTAN.

 

Communiqué J-L Mélenchon

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 06:39

Le dégel du point d'indice, étalon de la rémunération des fonctionnaires, n'est pas à l'ordre du jour, a expliqué mercredi dernier la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu aux syndicats. Malgré une croissance de 0,6 %, l'austérité règne encore...

 

Cinq organisations syndicales de la fonction publique (CGT, FSU, FO, Solidaires et FAFP) ont écrit mardi au chef de l'Etat pour lui demander de revenir sur le gel des traitements décidé en 2010 par la droite au pouvoir et maintenu depuis. Les syndicats avaient organisé avec plusieurs organisations une journée de mobilisation sur le sujet il y a déjà un an. Ils dénoncent "une perte de pouvoir d'achat inédite et catastrophique pour tous les agents" et une "paupérisation pour nombre d'agents". "Nous vous demandons l'ouverture de négociations permettant d'aboutir à une augmentation immédiate, générale et significative de la valeur du point d'indice ainsi qu'à des mesures de rattrapage pour les pertes intervenues les années antérieures", écrivent les syndicats.

 

L'année dernière, Marylise Lebranchu avait expliqué qu'un geste serait possible uniquement "le jour où la croissance redémarrera" mais, interrogée sur RTL mercredi, elle a opposé aux syndicats une fin de non-recevoir. A la question de savoir si le gouvernement allait revenir cette année sur le gel du point d'indice, elle a répondu: "Non".

 

La ministre a souligné que l'Etat ne récoltait pas encore les fruits de la récente reprise économique, marquée par une croissance de 0,6% au premier trimestre, selon la première estimation de l'Insee. Assurant que les syndicats avaient "raison de s'exprimer" et disant les comprendre, Marylise Lebranchu a estimé que leurs demandes relevaient d'abord d'un "besoin de reconnaissance" et a dit vouloir donner la priorité à "l'amélioration des carrières". La ministre a toutefois rappelé que le gouvernement avait accordé un coup de pouce aux agents de catégorie C, les plus mal payés. Difficile d'agir autrement, car avec le gel du point d’indice, la rémunération de ces fonctionnaires étaient tombée sous le SMIC…

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 06:46

Quatre figures de la Résistance ont été honorées le 27 mai. C’est un hommage fort. Pourtant, la fête est gâchée : aucune n’est communiste. À l’image de ces trois héros, toute la Résistance doit entrer au Panthéon.

 

Marie-Claude Vaillant-Couturier devient, très jeune, reporter photographe. Pour le magazine Vu, elle est la première, en 1933, à montrer au monde les camps de concentration allemands. Elle épouse cet ogre magnifique que fut Paul Vaillant-Couturier. Un amour bref, cinq ans à peine. Juillet 1938, elle se retrouve en Espagne, en pleine guerre civile, croise Henri Tanguy, le futur Rol-Tanguy, découvre les Brigades internationales. L’un des bataillons se nomme Paul Vaillant-Couturier. En 1942, elle est arrêtée, par la police française, passe de prison en prison pour finir à Auschwitz-Birkenau puis à Ravensbrück. Sa « force », alors, c’est qu’elle maîtrise parfaitement la langue allemande, dont elle se sert pour se préserver, survivre à l’enfer. Libérée par l’Armée rouge, elle reste dans le camp tout un temps au service des plus faibles des détenues puis elle témoigne de l’horreur nazie au procès de Nuremberg, en 1946. Une militante infatigable de la mémoire de la déportation, pacifiste et féministe de combat, élue et dirigeante communiste respectée. Une sainte ? Le mot a été prononcé à son sujet à la Libération. Une héroïne ? Une légende ? Un mythe ? Rien de tout cela, en fait. Plus simplement une femme habitée par la passion politique, d’une incroyable vitalité, élégante et discrète, humble mais tenace, simple et altière à la fois. Une sorte d’aristocrate rouge sortie d’un roman de Jean Vautrin.

Photo : Mémoires d’Humanité/Archives départementales du 93

Photo : Mémoires d’Humanité/Archives départementales du 93

Martha Desrumaux naît en 1897 à Comines (Pas-de-Calais). À 9 ans, elle commence à travailler d’abord comme domestique, puis comme ouvrière du textile. En 1910, elle adhère à la CGT, deux ans plus tard aux Jeunesses socialistes. En 1921, elle rejoint le jeune Parti communiste et en devient très vite une des dirigeantes. De 1920 à 1936, Martha anime les luttes dans le textile et organise en 1933-1934 rassemblements et marches de chômeurs. En 1936, elle participe aux grèves et manifestations du Front populaire. Elle sera la seule femme présente à la signature des accords Matignon le 7 juin. Dès l’été elle organise la solidarité envers l’Espagne républicaine. En juin 1940, elle met à profit son expérience syndicale et politique pour favoriser l’entrée de la classe ouvrière dans la Résistance. En août 1940, elle prépare clandestinement avec des délégués du Nord et du Pas-de-Calais la grande grève patriotique de mai-juin 1941 : 100 000 mineurs arrêteront le travail,; refusant de produire pour les valets de l’occupant. Arrêtée en août 1940, elle est déportée à Ravensbrück. Elle participe à la Résistance dans l’horreur concentrationnaire. De retour en France, affaiblie par le typhus, elle accepte d’être une des premières femmes députées, reprend sa place à la direction de l’UD CGT. Martha Desrumaux reste le symbole des luttes féministes de la classe ouvrière.

Missak Manouchian, le poète arménien et résistant. Né en 1906 en Arménie, chef d’un groupe de résistants d’origine étrangère qui figurèrent sur l’Affiche rouge, composé pour l’essentiel de juifs polonais et d’Italiens, ce poète arménien fut un homme d’une extrême sensibilité, dont témoigne sa dernière lettre où s’affirme l’amour de sa femme, Mélinée, celui de la France, son pays d’accueil, et son internationalisme : « Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand. » À 9 ans, il assiste aux massacres perpétrés par les Turcs contre le peuple arménien et perd sa famille. Recueilli par une famille kurde, puis placé dans un orphelinat au Liban, il y rencontre la culture française. En 1925, il débarque à Marseille, puis monte à Paris où il travaille chez Citroën. Missak Manouchian écrivait des poèmes depuis son plus jeune âge. Au chômage, il se consacre à des activités sportives tout en participant à la création de revues littéraires arméniennes. Il adhère au Parti communiste et participe aux actions du groupe arménien rattaché à la MOI (Main-d’œuvre immigrée). La police française l’arrête le 2 septembre 1939. Libéré en octobre 1939, il est intégré à l’armée comme engagé volontaire. En 1943, il devient responsable militaire FTP-MOI de la région parisienne. Le 16 novembre 1943, alors qu’il a rendez-vous avec Joseph Epstein, il est arrêté avec ce dernier. Un procès à grand spectacle est organisé par les autorités allemandes : les vingt-deux sont fusillés au mont Valérien le 21 février 1944.

Photo : Mémoires d’Humanité/Archives départementales du 93

Photo : Mémoires d’Humanité/Archives départementales du 93

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 15:19

L’histoire à mains nues prend place au Panthéon, le temple glacé des grands hommes, où deux femmes viendront rejoindre un silence très masculin. Germaine Tillion, Geneviève Anthonioz-de Gaulle, Jean Zay et Pierre 
Brossolette sont quatre facettes d’un courage qui a conduit des hommes et des femmes, une poignée d’abord dans l’hébétement d’une défaite, à relever la tête, à refuser l’ordre noir, à jouer leurs vies pour l’avenir. Le ferment semé a levé et la France a fait nation, combattants des villes et des campagnes, résistants immigrés et antifascistes de toujours. Des ruines a surgi le progrès social ; de la misère une dynamique économique et d’invention démocratique.

 

La leçon de la Résistance vaut pour plus d’une journée. Elle fut rappelée avec éclat, il y a quelques années, par quelques-uns de ses acteurs illustres dans un texte, « Créer c’est résister. Résister c’est créer », qui valait comme un appel à refuser les injonctions au fatalisme, de résignation à l’impuissance, de démission devant la loi des puissants. Et comme une invitation avec René Char, à composer « l’avenir sans croire au poids qui décourage ». Durant les quatre ans de cendres, de sang et de deuils, les animateurs des maquis surent aussi confluer, sans renoncer à leur histoire ou à leurs rêves, adoptant le vers d’Aragon : « Fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat. »

 

Cette leçon-là, hélas, n’a pas été retenue par le président de la République, qui, choisissant d’incontestables héros, a décidé de retoucher la photo et de ne retenir aucun des communistes qui furent pourtant au premier rang des soldats de l’ombre et des martyrs. Dommage d’avoir choisi de séparer « la rose et le réséda » et d’avoir préféré la querelle à l’histoire.

 

L'éditorial de Patrick Apel-Muller dans L'Humanité

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 21:31

Quand le mouvement des Indignés en Espagne se révoltait contre les politiques d'austérité, que pensez vous que pouvait déclarer le PS à ce sujet ?

 

La réponse est dans le tweet ci-dessous. C'était en 2011 et Hollande était en campagne pour l'élection présidentielle. Tout était bon pour récupérer les électeurs de gauche, comme avec le discours du Bourget et son ennemi la finance.

 

C'est comme Bruno Le Roux, président du groupe des députés PS, qui fin janvier se félicitait de la belle victoire de Syriza, une « bonne chose pour l’Europe ». « Nous partageons beaucoup de choses en commun » (sic), avait-il affirmé, énumérant ce qui rapproche selon lui Syriza du PS : la sortie des politiques d’austérité, la mutualisation de la dette...

 

Le PS ose tout, trahir est dans sa nature, c'est même à ça qu'on le reconnaît. D'autres choix sont possibles, les peuples grecs et espagnols nous ont montré la voie.

Quand le PS se moque du monde
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 00:44
Des pays de l’Union européenne achètent du pétrole aux barbares

 

Les barbares qui sèment la terreur en Irak et en Syrie sous le sigle EIIL ne sont pas si barbares que cela pour plusieurs pays membres de l’Union européenne. Les bandes EIIL sont riches à milliards de dollars, fruit des pillages, notamment la réserve irakienne, de financements «  privés » en provenance des monarchies régionales et… de la vente à bas prix de pétrole. 
 
L’ambassadrice de l’Union européenne en Irak, Mme Jana Hyboskova, a déclaré devant une commission que «  plusieurs membres de l’UE ont acheté du pétrole non-raffiné à l’EIIL.» Elle a refusé de nommer les noms des pays incriminés. Depuis, le silence total est observé sur ce scandale à Bruxelles et dans toutes les capitales européennes, notamment à Paris.
 
On ne peut à la fois vouloir combattre la barbarie et financer les monstres. Voilà pourquoi, alors que la France s’engage dans un conflit aux prolongements longs et dangereux, la clarté doit être faite et une réponse nette et rapide doit être exigée à la Commission de Bruxelles : qui sont les pays membres de l’Union européenne acheteurs du pétrole à l’EIIL ?
 
Par José Fort, dans l'Humanité
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 01:43

C’est officiel : conformément à la volonté du ministre de l’emploi (bien mal nommé), les chômeurs seront plus fliqués qu’ils ne le sont déjà. A défaut de faire baisser la courbe du chômage en proposant de véritables emplois aux chômeurs, peut-être réussira-t-il à faire baisser la courbe en en radiant davantage encore.

 

Cette fois, le gouvernement passe la vitesse supérieure en rajoutant une couche de contrôle, avec 200 agents supplémentaires pour effectuer les contrôles (embauches ou nouvelle affectation ?). Sur environ 2 800 000 demandeurs indemnisés en mars, soit même pas un chômeur sur deux, les nouveaux flics de pôle emploi vont avoir du boulot, eux.

 

Mettre la pression sur les chômeurs par ce flicage généralisé, voilà qui incitera peut-être ces salauds d’assistés à accepter des emplois toujours plus précaires et mal payés, conformément à la volonté du Medef, pour qui le marché de l’emploi n’est jamais assez souple à son goût. Dans le même temps, il a été supprimé 200 postes d’inspecteurs du travail chargés de contrôler les entreprises, ça aussi ça doit plaire à Gattaz.

 

Faute de lutter contre le chômage comme Hollande s'y était engagé, le gouvernement socialiste lutte contre les chômeurs.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 01:48

Il la joue un peu facile Valls, qui vient de déclarer à propos du budget de la culture : « Cela a été une erreur au cours des deux premières années du quinquennat de François Hollande de baisser le budget de la culture au-delà des nécessités liées à la lutte contre l'endettement ou les déficits publics ».

 

Comme je l'avais noté dans des billets publiés le 5 octobre 2012 et un autre le 12 novembre 2013, le candidat François Hollande qui avait pris lors de sa campagne l'engagement de sanctuariser le budget de la Culture s'asseyait sur ses promesses. En effet ce budget a connu une baisse de 4% en 2013 suivie d'une autre de 2% en 2014, ramenant le budget à son niveau d’avant 1981.

 

Quelqu'un a-t-il souvenir d'avoir entendu Manuel Valls protester à l'époque ? Même s'il n'était pas premier ministre ni ministre de la culture, il participait bien au conseil des ministres. Et puis si c'était une erreur, en tant que 1er ministre, que n'a-t-il rectifié le tir ? Pourtant le budget de la Culture et de la Communication 2015 n'a connu qu'une très légère hausse de 0,33%. Et qu'annonce t'il pour les deux ans à venir ? Il dit avoir prévu une stabilité « voire une augmentation des budgets de la création et de l'éducation artistique ».

 

Stabilité, ça ne donne rien de plus, et dire "voire une augmentation" ça reste hypothétique.

 

Finalement, beaucoup de bruit pour rien. Tout ça parce qu'il lui était difficile, en direct de Cannes où se déroule le festival, de défendre cette politique d'austérité qui a pour conséquence des réductions budgétaires pour respecter le pacte budgétaire européen . Un pacte qu'il défend par ailleurs alors que cette politique touche très durement la culture.

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