Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 22:22

Alors que des vagues de licenciements ne cessent d’être annoncées, voilà que le gouvernement remet  sur le tapis le travail du dimanche. Ce sujet avait déjà fait débat durant l’année 2008  (retrouvez  quelques articles sur ce sujet – article du 12 octobrearticle du 4 décembre ) avant que le projet de loi soit mis en échec, du fait de la mobilisation des députés de gauche, mais aussi d'hésitations au sein même de l'UMP.

Mais voilà qu’à quelques jours de la manifestation unitaire du 1er mai, le gouvernement a exprimé sa volonté de remettre en chantier une proposition de loi sur ce sujet. C’est le ministre du Travail Brice Hortefeux qui l’a annoncé dimanche dernier, propos confirmés lundi par le Premier ministre François Fillon.

Sans surprise, le bulldog et porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre s'est félicité de la persévérance gouvernementale, jugeant que la future législation permettrait de répondre à "l'attente des Français qui veulent travailler".

C’est une véritable provocation à l’égard des Continental, des Caterpillar, des Molex, et des milliers de salariés licenciés. Ce Lefebvre mérite d’être séquestré. 

Quand il n’y a plus de justice, on se révolte contre les lois de l’injustice.


 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 16:42

Chaque semaine apporte son lot de fermetures d’entreprises, de délocalisations et de « plans sociaux ». Les agences d’intérim tournent au ralenti. Les employeurs se séparent en priorité des CDD et autres contrats précaires. Si le mouvement ouvrier ne met pas un coup d’arrêt à cette hémorragie d’emplois, c’est près d’un million de travailleurs qui risquent d’être jetés sur le pavé, en 2009.

La classe ouvrière ne peut tolérer le développement du chômage de masse, qui menace la société de désintégration. Le droit au travail est un droit fondamental. Contre le fléau du chômage, nous exigeons la mise en place d’un programme de grands travaux publics. La société a besoin d’écoles, d’hôpitaux, de transports publics, de routes et de logements ? Les chômeurs doivent être embauchés pour les construire !

Les capitalistes et leur gouvernement nous répondront : « les caisses sont vides ! » Mais nous le voyons bien, les caisses ne sont vides que pour la grande majorité de la population : les travailleurs, les jeunes, les retraités et les chômeurs. En France comme ailleurs, il n’y a pas d’argent pour la santé, l’éducation et les retraites, mais les gouvernements trouvent des milliards d’euros lorsque cela répond aux intérêts de cette minorité richissime qui possède et contrôle les banques et l’industrie.

Les syndicats doivent veiller à ce que les chômeurs et les travailleurs soient liés par une solidarité et une responsabilité mutuelles. Par une réduction de la semaine de travail, sans perte de salaire, il faut partager le travail disponible entre tous les travailleurs. Les patrons protesteront en expliquant que cela réduira leurs profits et ne les incitera pas à investir. A quoi nous répondrons que si les intérêts vitaux de la majorité ne sont pas compatibles avec les exigences du système capitaliste – alors ce système peut aller au diable !

Contre les fermetures, les délocalisations et les plans de licenciements, on ne doit pas se contenter d’attendre un « repreneur » capitaliste (qui imposera des conditions drastiques aux salariés), ou de lutter pour des primes de licenciement décentes. Il faut une stratégie plus offensive. La seule réponse aux fermetures et plans sociaux, c’est l’occupation de l’entreprise par les salariés. « Usine fermée, usine occupée ! » : voilà comment riposter au vandalisme industriel de la classe dirigeante.

Ceci dit, l’occupation n’est pas une fin en soi. Elle pose la question de la propriété. Elle pose la question : qui est le maître des lieux ? Soit une occupation mène à la nationalisation de l’entreprise, soit elle n’est qu’un épisode éphémère. Le mouvement syndical doit renouer avec le mot d’ordre de nationalisation sous le contrôle démocratique des salariés.

La solution définitive au cancer du chômage, c’est une rupture avec le système capitaliste. Ce système a échoué. Il est devenu un obstacle monstrueux sur la voie du progrès social. En même temps, le salariat est une force potentielle colossale. Pas une roue ne tourne, pas une lumière ne brille, pas un téléphone ne sonne sans l’aimable permission des salariés. Ils peuvent, ils doivent prendre en main la direction de l’ordre économique et social ! La crise du capitalisme remet à l’ordre du jour la transformation socialiste de la société. La seule alternative au chaos du « libre marché », c’est une économie socialiste planifiée, reposant sur la nationalisation des banques et des principales industries, sous le contrôle démocratique des travailleurs.

Contact La Riposte

 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 07:43


Réunion Publique

 

Jeudi 16 avril à 20 heures

 

Amphitéâtre n° 3

Centre Duguesclin Place Chanzy à NIORT

 


Avec la tête de liste pour les Elections Européennes Circonscription Ouest

 

Jacques Généreux du Parti de Gauche

Gérard Lahellec du Parti Communiste français

Bruno Levéder de la  Gauche Unitaire

 


 

 

Partager cet article
Repost0
9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 23:21

Comme dans de nombreuses villes de France, à l’occasion de la journée nationale de solidarité aux sans-papiers et à ceux qui les soutiennent, nous étions hier une soixantaine à être rassemblés devant le palais de justice de Niort, venant ainsi nous livrer symboliquement à la justice en scandant « nous sommes tous des délinquants ». A l’unisson du slogan repris nationalement :  « Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit ! »

 

Besson avait beau affirmer le matin sur France-Inter que les manifestants allaient manifester contre un « mythe », puisque « tous ceux qui aident de bonne foi un étranger en situation irrégulière doivent savoir qu’il ne risque rien ». Un mensonge de plus dans la bouche d’un membre du gouvernement. Vous me direz, ils sont à bonne école avec Sarkozy.

 

Le président d’Agir ensemble pour les droits de l’homme a été condamné récemment à 1500 euros d’amende pour s’être opposé à une expulsion dans un avion, Pierre Lauret est l’un des trois philosophes poursuivis pour entrave à la circulation d’un aéronef. Ou cette femme qui a passé une journée en garde à vue, pour avoir aidé des réfugiés, et la liste est logue de ces interpellations.

 

Peut-être que Besson ne sait pas que la commission des lois de l’Assemblée Nationale a rejeté la proposition de loi socialiste visant à dépénaliser l’aide aux clandestins.

 

Et comme le dit la metteur en scène Ariane Mnouchkine, « Aujourd’hui, l’hospitalité, la solidarité deviendraient illégales, la délation exemplaire. Répondons non –obstinément- citoyens oui, indics jamais. »


Partager cet article
Repost0
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 16:59

L’empereur ne supporte pas les manifestants. Chaque ville où il se déplace est désormais bunkérisée. Voir le précédent témoignage.


Hier à St Quentin, la ville dont son protégé Xavier Bertrand est maire, c’est à nouveau plus de 1000 policiers et CRS qui quadrillaient la ville, soit-disant pour éviter des débordements, mais en réalité pour tenir à distance les manifestants pour que les slogans hostiles ne parviennent pas aux oreilles présidentielles. Elles sont grandes mais fragiles. Et il n’y avait pas que les manifestants qui étaient repoussés, même les habitants n’étaient pas autorisés dans certaines rues, et certains commerçants écœurés ont même baissé leur rideau. Tout ça pour une visite de deux heures . Faites place nette pour le passage du monarque !


Les seuls autorisés à s’approcher pour son meeting sont les militants UMP munis de cartons d’invitation. Il sont là pour faire la claque.


Mais tout ce déploiement coûte combien aux contribuables ? Selon René Dosière, apparenté PS, spécialiste du budget de l’Elysée, «Le coût de ce déplacement s’élève à 400.000 euros soit 100 euros par personne présente. ». Et pour entendre quoi ? Rien de nouveau si ce n’est de l’entendre fanfaronner.


Dans son discours il a dit « Quelle que soit la place qu'on occupe dans la société, chacun a une responsabilité morale… » Eh bien utiliser l’argent des contribuables pour un meeting UMP, montre à quel niveau se situe sa morale.

 



Partager cet article
Repost0
24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 17:13

Pas sûr que vous entendiez beaucoup parler de ce sujet dans les médias à la solde du pouvoir capitaliste.


Dans le cadre de leur niche parlementaire le sénateurs communistes et républicains proposeront, notamment, d’abroger le bouclier fiscal, la suppression totale des «parachutes dorés» au-delà d’un certain seuil de revenus ou encore l’interdiction des stocks options.


Dans la France de Sarkozy, il y a ceux, toujours les mêmes, qui tentent de survivre entre chômage et bas salaires, ceux à qui l’on demande de payer la crise. Et puis, il y a les autres, les plus riches qui gagnent toujours plus, ceux à qui le bouclier fiscal a rapporté en moyenne, 33 000 euros par foyer. Ces inégalités sont les conséquences d’une politique délibérée d’injustice et de copinage totalement scandaleuse. Avec cette proposition de loi, les sénateurs communistes proposent  d’abolir ces privilèges. La France ne peut être fracturée entre une majorité de la population qui galère, et une minorité qui s’en met plein les poches.


Alors que la grogne contre le bouclier fiscal monte partout, même à droite, cette proposition de loi placera les parlementaires devant leur responsabilité. Après les déclarations médiatiques, il s’agira de passer aux travaux pratiques en votant cette proposition de loi. C’est sur cette base qu’il faudra ensuite, lancer une grande réforme de la fiscalité placée sous le signe de la justice, un réforme qui permette une réduction significative des inégalités en remettant en cause la société d’injustice organisée par Nicolas Sarkozy.


Le PCF et les Sénateurs communistes et républicains présenteront cette proposition de loi dans une conférence de presse qui se tiendra au Sénat, le 24 mars.


Le PCF appelle les élus, les salariés et tous les citoyens à se rassembler devant les grilles du Sénat, le 26 mars à 15 heures pour soutenir cette proposition de loi.

Si vous étiez dans la rue le 29 janvier et le 19 mars, regardez bien qui soutiendra ce projet et vous saurez qui soutient réellement vos luttes.




Partager cet article
Repost0
16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 23:52

Déclaration commune de 12 organisations de gauche pour la manifestation du 19 mars



La victoire des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens en appelle d’autres : FACE A SARKOZY ET AU MEDEF AMPLIFIONS LA MOBILISATION

90.000 chômeurs de plus le mois dernier, 350.000 supplémentaires déjà pronostiqués par les statistiques officielles, pas une semaine sans l’annonce de nouveaux plans de licenciements…
Chaque jour qui passe confirme l’ampleur et la gravité de la crise qui pèsent sur la population à commencer par les salariés du public et du privé, les chômeurs et les retraités.


Chaque jour qui passe confirme aussi le danger qu’il y aurait à laisser se poursuivre la mise en œuvre des choix du gouvernement actuel qui, loin de combattre les racines de cette crise, continue au contraire de l’alimenter, continue de nous la faire payer et s’enfonce dans une dérive autoritaire pour imposer ses choix !


L’argent, par milliards d’euros, continue de circuler à sens unique : tout pour les financiers et les grands patrons, les miettes pour le monde du travail !

Les robinets sont grands ouverts pour éponger les pertes des Caisses d’Epargne et des Banques populaires sur les marchés financiers spéculatifs et financer leur fusion en nommant un PDG sous contrôle de l’Elysée. Ils le sont encore pour renflouer les groupes automobiles en les laissant continuer à licencier et à développer le chômage partiel (20 000 suppressions d’emplois annoncées !). Mais ils sont fermés pour l’université et la recherche, l’hôpital et la santé, le logement social, les salaires et les retraites, l’ensemble des services publics.


Cela suffit ! C’est socialement intolérable, économiquement inefficace et politiquement inadmissible.


Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise ! La journée du 29 janvier comme le mouvement aux Antilles, en Guyane et à la Réunion portent clairement ce message et l’exigence d’un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l’emploi et des services publics.


Les mobilisations imposent de premiers reculs au gouvernement.


Nous saluons la victoire des Guadeloupéens notamment sur l’augmentation de 200 euros pour les bas salaires et sur les mesures contre la vie chère. Nous saluons le mouvement à l’université qui a obtenu le gel, pour deux ans, des suppressions de postes d’enseignants-chercheurs.


Plus légitime que jamais, l’exigence de choix politiques, économiques, écologiques et sociaux différents grandit dans le pays, en Europe et dans le monde. Elle conteste et combat les logiques de la mondialisation capitaliste, les appétits de profits et de rendements financiers exorbitants et la mise en concurrence basée sur le dumping social et fiscal.


Des mobilisations importantes continuent de se déployer et de se renforcer. C’est vrai dans l’université, la recherche, la santé, la poste et d’autres secteurs publics. C’est vrai dans de très nombreuses entreprises privées où les plans de licenciement, de chômage partiel et de compression salariale frappent quotidiennement. Tout cela confirme le besoin d’unité pour construire le rapport de force le plus large.


Si la grève en Guadeloupe a fini par être entendue, la surdité du Président de la République, du gouvernement et du Medef à l’égard des revendications que la journée d’action unitaire du 29 janvier et les grèves dans l’ensemble des Antilles et à l’ile de la Réunion ont portées, continue.

Dans ces conditions, les organisations syndicales ont unanimement confirmé la tenue d’une grande journée de grèves et de manifestations le 19 mars prochain.


Conscientes que l’unité est une force essentielle face à l’obstination gouvernementale et patronale, comme le montre le mouvement des Antilles, les organisations de gauche signataires de ce texte appellent à soutenir et à amplifier ces mobilisations, à réussir le 19 mars une très grande journée de protestation et de propositions, plus forte encore que celle du 29 janvier.
Elles souhaitent contribuer, dans la diversité de leurs positions, à amplifier dans ces mouvements, le débat et l’action sur les nouveaux choix politiques alternatifs aux logiques actuelles nécessaires et utiles pour répondre aux mobilisations sociales.


Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l’augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites ; la défense et le développement des services et de l’emploi publics ; la réorientation des richesses du pays vers le développement de productions et de services susceptibles d’engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.


Signataires : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, Gauche Unitaire, le Parti de gauche, le PS, le MRC, La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire.

 

 


Partager cet article
Repost0
12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 16:08

Il a suffi qu’un jeune afghan sans papiers devienne champion de France espoir de boxe française, pour que le ministre Besson intervienne et demande à la préfecture du Nord de bien vouloir régulariser sans délai cette situation. Sharif Hassanzade est donc devenu officiellement français grâce à une ascension fulgurante en boxe française.


Arrivé du Pakistan, où il avait d'abord fui seul, avant que sa famille ne le rejoigne, il a mis trois mois à parvenir en France, en passant pas des filières de passeurs. Sharif avait été abandonné par un passeur dans les rues de Lille en 2006 avant d'être accueilli au "Gîte", un foyer pour mineurs en détresse où il vit toujours. Rien ne différencie vraiment son parcours de celui de ses frères d’origine.


Mercredi, le jeune homme a reçu un titre de séjour d'un an lors d'une cérémonie au ministère. « Tu es devenu un exemple pour de nombreux jeunes qui vivent en France, quelle que soit leur nationalité », lui a dit Eric Besson, qui tutoyait le jeune homme à sa demande. Ce même Besson qui ne trouve rien à redire à l’interpellation d’une femme de 59 ans aidant les sans-papiers dans la misère. Y compris ce jour, JF Copé sur France-Inter considérait que la garde a vue de 10 heures de cette femme n’avait rien d’anormal.


Mais comment ne pas penser à tous ses frères sans-papiers, qui sont victimes de la chasse aux afghans dans le Calaisien par exemple, mon article de novembre. Et ses deux amiss hébergés dans le même foyer du Nord que lui, mais, eux, toujours sans papiers.


La bonne nouvelle individuelle et sa médiatisation, ne sauraient faire passer le goût amer de régularisation « au mérite » inventée pour l’occasion.


Y aurait-il des bons et des mauvais sans-papiers ?



 


Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:58

Je reprends le très bon article de Jean-Emmanuel Ducoin paru dans l’Humanité du 9 mars 2009.


Les mots - si possible les plus appropriés et dans le bon ordre - ont leur usage que les passions gouvernent peu. Mais quand on leur fait dire ce qu’ils ne disent pas, jusqu’à sombrer non dans le ridicule (encore que) mais bien dans l’insulte primaire aux évocations pour le moins glauques, nous sommes en droit de nous demander ce que signifie cet acharnement héréditaire contre les Antillais, en particulier les Guadeloupéens, alors qu’un accord historique a été signé jeudi dernier et que, en effet, le gouvernement et le MEDEF ont fini par plier. Ainsi donc, deux phrases prononcées par Elie Domota, le leader du LKP, sont l’objet d’une infâme controverse attisée par toutes les forces les plus réactionnaires du pays. Qu’a dit M. Domota ? Soyons précis. À propos des patrons qui refuseraient d’appliquer l’accord : « Soit ils appliqueront l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe. » Puis il a ajouté : « Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage. » À partir de ces mots, dont aucun homme honnête ne saurait déformer la genèse ni le sens, le parquet de Pointe-à-Pitre a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour « incitation à la haine raciale ». Bienvenue dans la France de Nicolas Sarkozy !


Accordons-nous sur l’élémentaire.


En république, chaque citoyen a le droit de séjourner et d’entreprendre une activité où il le souhaite.


Mais Elie Domota, qui s’y connaît côté égalité des droits républicains (rappelons qu’il est directeur adjoint de l’ANPE locale !), ne parlait pas de cela, mais bien des patrons békés. Or, qu’on nous reprenne en cas d’erreur. Concentrent-ils les richesses à leur plus grand profit ? Sont-ils oui ou non les descendants des premiers colons esclavagistes, desquels provient leur fortune ? Si nous ne sommes pas responsables de notre ascendance, ni des agissements de nos aïeux, nous savons au moins ce qu’il en est de la situation sociale des Antilles, comme nous savons qui en sont les coupables !


Coup sur coup - il n’y a pas de hasard -, le porte-parole de l’UMP et du Figaro ont dégainé. De la pire des manières.


Pour l’ineffable Frédéric Lefebvre, les membres du LKP sont ainsi comparés à « des sortes de tontons macoutes » aux pratiques de « type mafieux », tandis que la Guadeloupe aurait « une tradition de violence dans les mouvements sociaux ». Nous pensions être passés du « code noir » au « code-barres »…


Mais non, avec Lefebvre, le populiste ne voisine jamais bien loin du néocolonialiste ! Quant au journal de Dassault, l’éditorialiste écrit, ni plus ni moins, que « l’ordre républicain est menacé » par la « tyrannie » du LKP, que la Guadeloupe sombre dans une « dictature » et « est en train d’être mise en coupe réglée », sans oublier évidemment quelques évocations scandaleuses au FLN et à la guerre d’Algérie… Relents nauséeux.


N’en jetez plus ! La haine des luttes sociales n’a décidément pas de limites. Comme le dit Lilian Thuram aujourd’hui dans nos colonnes (Huma du 9 mars) : « Les békés sont montrés du doigt là-bas car, comme les capitalistes qui sont pointés du doigt dans le monde, ce sont eux qui détiennent le pouvoir financier. » Le champion du monde de 1998 a raison : « La spécificité antillaise est d’abord liée à l’histoire. » Est-ce une « incitation à la haine » que de le dire ?


Si tel est le cas sous le régime de Sarkozy, nous réclamons, pour nous aussi, l’ouverture d’une enquête judiciaire !

Partager cet article
Repost0
6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 18:16
Ces propos sont du cinéaste Robert Guediguian qui apporte son soutien au Front de Gauche pour les Européennes.

« Il faut qu'existe aujourd'hui un front d'une vraie gauche. D'autant que, selon moi, le PS est clairement et définitivemen t passé au centre. Le départ de Jean-Luc Mélenchon de ce parti en est une confirmation. En s'alliant avec le PCF et d'autres au sein du Front de Gauche, il répond à une urgence cruciale : la contestation et la résistance dans la rue, ce qu'on appelle le mouvement social, ne sont pas représentées au noveau politique. Cette situation devient insupportable. Je crois que les 25% du PCF, il y a trente ans, sont toujours présents dans le pays. C'est ce pourcentage qui est dans la rue. Ce quart de la population française, actif, résistant, conscient, syndicalisé, militant, ne se retrouve pas représenté dans une force politique. Je le dis comme un philosophe : il ne s'agit pas de prendre le pouvoir, mais de prendre du pouvoir.

Je regrette que Benoit Hamon reste au PS. S'il le quittait, avec les 20% de son courant, cela commencerait à m'intéresser beaucoup. Et l'éventuelle venue du NPA me réjouirait fortement.

Je suis sans doute dans le rêve, mais il faut rêver si l'on veut avancer.
»



Partager cet article
Repost0