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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 01:15
Retraites : La ministre Marisol Touraine voit un progrès là où il y a recul

C'est en toute discrétion médiatique qu'un vote important pour l’avenir des travailleurs a eu lieu mi-décembre à l’Assemblée nationale. Il s’agissait de voter, ou pas, la réforme des retraites proposée par le gouvernement Hollande - Ayrault. Réforme qui prévoit l'allongement de la durée de cotisations à 43 ans.

Durant tous les débats parlementaires, les députés communistes et du Front de gauche se sont opposés à cette réforme comme ils s'y étaient opposés au côté de certains syndicats de salariés dans la rue. Ce que le PCF refusait sous Sarkozy et Fillon, il le refuse également sous Hollande – Ayrault.

« Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps ! » C’est ce qu'a déclaré la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine. Mais si on vit plus longtemps, c’est grâce à la retraite à 60 ans, et si on travaille plus longtemps, on vivra moins longtemps.

L'espérance de vie sans incapacité, ou espérance de vie en bonne santé, stagne, voire recule selon une enquête de l’Inserm publiée au printemps. Les meilleures années de la retraite sont celles entre 60 et 65 ans quand on est censé se trouver en meilleure santé. Les années au travail les plus dures sont celles entre 60 à 65 ans. Alors où serait le progrès ? 

Que penser des partis, PS et EELV, qui manifestaient contre la réforme Sarkozy de recul de l’âge de départ en retraite et qui, aujourd’hui, aggravent cette réforme ? Hypocrisie et jeu politicien !

Il existe des financements pour revenir à la retraite à 60 ans à taux plein pour 37,5 annuités. Pour cela, c’est du côté du capital, de la spéculation et des gros actionnaires qu’il faut regarder et arrêter de considérer les travailleurs et les retraités comme des "coûts" qu’il faudrait absolument réduire !

C'est à un recul de civilisation que nous entraînent les députés qui ont voté cette réforme des retraites. NON, ce n'est pas une réforme de progrès comme le tweete Marisol Touraine. Il est vrai que cette ministre socialiste assujettie à l'impôt sur la fortune ne vit pas dans la même sphère ! Il est plus facile de s'en prendre aux acquis sociaux que de s'attaquer au coût du capital.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 18:00

Dans le cadre de la loi de finance de la sécurité sociale (PLFSS) le gouvernement a repoussé d'avril à octobre la revalorisation annuelle des retraites. Il en coûtera une perte de pouvoir d'achat pour des millions de retraités. La ministre qui a défendu ce projet de loi (Marisol Touraine) doit ignorer ce que sont des fins de mois difficiles puisqu'elle est soumise à l'ISF !

 

Dans ce projet de loi, le gouvernement a choisi le camp du patronat contre celui des salarié(e)s. Les efforts demandés pour le rétablissement des comptes de la Sécurité sociale ne pèseront pas sur les entreprises. Aucune mesure ne mettra à contribution les entreprises de manière effective. Aucune mesure ne mettra à contribution les coûts du capital (intérêts et dividendes) qui prélèvent aujourd'hui plus de 300 Milliards d'euros sur la richesse produite, sans aucun retour sur l'investissement matériel, l'emploi, les salaires ou la qualification qui sont pourtant les garants de recettes futures pour la Sécurité sociale et l’État.

 

Les parlementaires communistes se sont opposés à ce projet avec des propositions alternatives, obligeant à une seconde lecture, ce que ne voulait pas initialement le gouvernement, mais il s'est trouvé une majorité de parlementaires socialistes pour voter ce projet.

 

Après la réforme régressive de la retraite, voici donc le financement de la sécurité sociale au service du capital. Bâti pour répondre aux exigences obsessionnelles de réduction stricto sensu de la dépense sociale et réduire le déficit de 3,4 Mds d'euros, ce PLFSS prévoit 8,5 Mds d'euros d'efforts en 2014, dont 4 Mds par une réduction de la dépense socialisée.

 

Encore une loi au service de la finance et du profit !

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 00:10

Dans un billet en date de mars 2013, Gérard Mordillat (écrivain et cinéaste) posait la question suivante : les socialistes (les dirigeants socialistes passés et présents, ceux qui occupent des postes gouvernementaux, pas les militants bien entendu) trahissent-ils en fonction des circonstances ou trahissent-ils par nature ?

 

Pour ma part, au cas où j'aurais eu encore un doute, la réponse est très claire aujourd'hui. C'est par nature !

 

Pas une semaine pratiquement sans que des engagements de campagne soient trahis ou que des orientations condamnées du temps de Sarkozy soient reprises à présent par le pouvoir socialiste sans aucun scrupule. Dernier exemple en date, le vote bloqué mardi à l'assemblée du projet de loi sur les retraites. Et que disait le PS en octobre 2010, quand le gouvernement Fillon avait utilisé ce procédé pour museler l’opposition à sa réforme des... retraites ? Voici l'intégralité de son communiqué.

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Le vote bloqué déshonore et discrédite le gouvernement et le Président
M. Sarkozy vient de décider d’imposer le vote bloqué au Sénat sur le débat des retraites.
Après avoir braqué le pays en voulant lui imposer une réforme injuste, après l’avoir bloqué en refusant de reprendre les négociations, le Président méprise le Sénat et la démocratie en coupant court aux débats.
Avec M. Sarkozy, c’est le coup de force permanent.
Après le débat amputé à l’Assemblée nationale, ce nouveau contournement du Parlement est scandaleux. Comment accepter que sur un sujet essentiel, qui engage le pacte social et républicain, on refuse aux élus de la nation le temps nécessaire au débat ? Cette décision déshonore et discrédite le gouvernement et le Président.
Face aux Français qui sont dans la rue pour manifester, le gouvernement brandit le respect du vote du Parlement. Mais quand le Parlement fait son travail, il n’a qu’une obsession : l’en empêcher !
Chacun comprend que ce qui gène le gouvernement, c’est le débat. Parce que plus on débat, et plus la vérité apparaît : le projet du gouvernement est profondément injuste et ne règle rien.

 

Les socialistes reprennent à leur compte ce qu'ils condamnaient hier. Ils trahissent les électeurs de gauche qui les ont porté au pouvoir pour le changement. Ce vote bloqué fait que les sous-amendements déposés par les groupes parlementaires de gauche ne sont pas examinés, PS mis à part.

 

Les députés PS qui ont voté cette loi vont laisser leur nom dans l'histoire. ( Seuls 11 députés PS se sont abstenus, et la députée PS de ma circonscription, Geneviève Gaillard, ne figure pas parmi ceux-ci ). Depuis Léon Blum, ce sont les premiers élus de gauche à voter une loi qui allonge la durée de travail des salariés en portant à 43 ans le nombre d'annuités. L'âge de la retraite se trouve repousser à 66 ans pour la grande majorité de ceux qui sont nés après 1973. De même, en repoussant la date de revalorisation des pensions, c'est une perte de pouvoir d'achat pour les retraités. C'est un nouveau recul social. Le vote à gauche, ce n'est surtout pas un vote PS.  A bon entendeur ...

 

Résultat du scrutin 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 16:50

En lisant l'éditorial de Jean-Paul Piérot dans l'Humanité du 16 octobre, je me suis fait cette remarque : « Et ils osent se dire de gauche ! » Je parle bien entendu de ce gouvernement et de cette majorité de députés socialistes qui le 15 octobre a voté une loi de régression sociale.

 

« La date du 15 octobre 2013 est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire sociale de la France. C’est ce jour-là qu’une majorité parlementaire se réclamant de la gauche aura entériné une loi de régression de civilisation, une de celles qui figuraient jusqu’alors dans le domaine réservé de la droite. S’inscrivant dans une désespérante continuité avec toutes les mesures prises contre les retraites depuis vingt ans, avec Édouard Balladur, puis François Fillon et Nicolas Sarkozy, François Hollande vient d’accoler son nom à une « contre-réforme » de plus, à l’allongement des années de cotisation à 43 ans, à un report de l’accès au droit effectif à la retraite autour de 66 ans d’ici à 2035, à une baisse des pensions pour tous ceux qui ne pourront remplir, conséquence de l’augmentation des annuités, 
les conditions d’une pension à taux plein » (éditorial complet)

 

Pourquoi ce qui n'était pas bon à leurs yeux en 2010, alors que Sarkozy était au pouvoir, le serait à présent sous prétexte que c'est le socialiste Hollande qui est à l'Elysée ? Quand je dis « pas bon à leurs yeux », c'est parce que lors des plus importantes manifestations de 2010, j'ai souvenir d'avoir vu par exemple la députée Delphine Batho manifester à Niort. Toujours est-il que les trois député(e)s socialistes des Deux-Sèvres (Mmes Batho, Gaillard et M Grellier), ont voté ce 15 octobre 2013 cette loi de régression.

 

Une majorité de gauche à l'assemblée avec un groupe Front de Gauche bien plus important aurait permis d'impulser des mesures nouvelles d'intérêt général, d'améliorer les propositions et de bloquer ce qui ne va pas dans le bon sens. Les député(e)s du Front de gauche soutiennent les mobilisations, y compris en 2013 contrairement aux députés socialistes. Ils les font entendre jusque dans l'hémicycle.

 

Après l'élection présidentielle, les socialistes n'ont cessé d'appeler au vote utile pour les législatives parlant de la nécessité d'une très large majorité pour soutenir l'action du gouvernement. On voit pour quel résultat.

 

Voilà où ça nous mène aujourd'hui. Vous aviez cru voter à gauche ???

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 23:12

D'autres choix sont possibles, et pourtant, tout le monde devra mettre la main à la poche, sauf le patronat.

Retraites, Hollande poursuit la politique de Sarkozy

Quant à la durée de cotisation, ce gouvernement PS-EELV tourne le dos aux grandes conquêtes sociales. Puisque on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps, assène le gouvernement en forme de justification au nouvel allongement de la durée de cotisation. Or, depuis 1994, la hausse de la durée de cotisation consécutive aux diverses réformes a été de 4 ans (de 37,5 ans à 41,5 ans) alors que dans le même temps, l'espérance de vie n'a progressé que de 2,5 ans en moyenne (3 ans pour les hommes, 2,2 pour les femmes). D'autant plus injuste qu'entre 60 et 65 ans, ce sont les meilleures années de retraite et les plus dures années de travail. Allonger la durée de cotisation à 43 ans (172 trimestres) pour les générations nées en 1973 et après, sachant que l'on commence, en moyenne, à cotiser pour la retraite à 23 ans et qu'à 30 ans on comptabilise seulement 30 trimestres cotisés, cela reviendrait à porter l'âge de départ réel à 66 ans.

Retraites, Hollande poursuit la politique de Sarkozy

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 00:27

Ce matin, je participais à la manifestation contre cette énième réforme des retraites. J'avais l'impression d'être revenu en 2010 où nous luttions contre une même réforme décidée par Sarkozy. Hélas, le gouvernement Hollande poursuit par une réforme qui va exactement dans le même sens. On nous serine que ces réformes sont indispensables pour combler le déficit des caisses de retraite et sauvegarder notre système. D'autres solutions sont possibles.

 

Avant de rédiger ce billet ce soir, j'ai regardé sur Arte le documentaire « Evasion fiscale, le hold-up du siècle ». Cette évasion représente 30 000 milliards de dollars, soit les deux tiers de la dette mondiale qui sont planqués dans les paradis fiscaux. Pour la France, le montant serait de 600 milliards d'euros. En voyant cela, on supporte encore moins l'injustice de ces réformes.

 

Ce matin, nous étions environ 1500 à manifester à Niort. La bataille n'est pas finie. Le débat va se poursuivre à l'Assemblée nationale. On verra bien la position de chacun des groupes parlementaires sur cette question. Ci-dessous le lien vers un texte du Front de Gauche sur les choix que ferait un vrai gouvernement de gauche concernant les retraites, ainsi que quelques photos de la manifestation Niortaise.

Retraites : ce que ferait un vrai gouvernement de gauche !

 

Diaporama photos, cliquez sur la photo pour faire défiler.

 

Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:49

181 rassemblements sont prévus demain à travers le pays à l'appel de quatre organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires) pour manifester contre la réforme des retraites. Ce que nous n'acceptions pas sous Sarkozy n'est pas plus acceptable sous Hollande.

Il faudrait cotiser 43 ans pour avoir une retraite complète alors que l’âge moyen d’accès à un emploi est de 23,5 ans aujourd’hui….. Le calcul est simple, pour la plupart, pas de retraite avant 67 ans ….

Il faudra cotiser plus (0,30%) et cela alors que les salaires sont gelés dans de nombreux secteurs. Cela va encore aggraver la dégradation du pouvoir d’achat !!!!

D'un autre côté, le patronat serait exonéré de 32 milliards de cotisations famille et maladie reportées sur la CSG ou la TVA ! ...

Faisons connaître notre mécontentement.

A NIORT, rassemblement mardi 10 septembre  2013 à 11 heures, place de la Brèche.

Ailleurs en France, consultez la carte des rassemblements.

 

Où manifester le 10 septembre ?

Retraites, salaires, mardi 10 septembre 2013, journée de mobilisation

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:07

Les retraités le disent : « je n’ai jamais autant travaillé », « je n’ai jamais été aussi heureux de travailler ». Cela veut-il dire qu’ils sont utiles, ou qu’ils sont productifs ? Leurs pensions sont elles un salaire exprimant leur contribution à la production de valeur économique, ou un revenu différé de leur participation passée à cette production ?

Qu’est ce que travailler ? Est ce avoir un emploi sur un marché du travail et produire de la valeur pour un actionnaire dans une entreprise dont on n’est pas propriétaire, ou est ce, comme ces retraités heureux au travail, avoir un salaire à vie et travailler dans des collectifs (une association, une mairie) où l’on décide et dont on ne tire aucun revenu ? L’enjeu du conflit sur la retraite, c’est le devenir du travail : exploité par des propriétaires lucratifs, ou émancipé du marché du travail par le salaire à vie, et des actionnaires par la copropriété d’usage de l’entreprise ? Contre les réformateurs, la démonstration faite à grande échelle par les retraités que nous travaillons mieux sans actionnaire et sans employeur, en étant dotés d’un salaire à vie et de la copropriété d’usage des outils de travail, doit être dite, confirmée et généralisée.

Premièrement, il faut dire que les retraités travaillent.

Trop souvent, nous disons que les retraités sont utiles mais ne travaillent pas, c’est à-dire ne produisent pas de valeur économique. Nous disons que les pensions sont de la solidarité intergénérationnelle, un thème qui a été mis sur la table par Rocard dans son calamiteux Livre blanc de 1991. « Les retraités ont cotisé pour les inactifs quand ils produisaient, ils ont le droit de retrouver dans leur pension, grâce aux cotisations actuelles des actifs, l’équivalent de leurs cotisations d’hier, maintenant qu’ils ne produisent plus » : c’est le fonds de commerce réformateur, qui conduit à faire dépendre les pensions de la durée et du montant des cotisations.

Or cette propagande lit à l’envers ce qu’ont impulsé Croizat et les militants de la CGT : la pension n’est pas la contrepartie des cotisations passées, c’est la continuation à vie du meilleur salaire (75% du brut, soit 100% du net) obtenue à un âge légal le plus bas possible : 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles. Autrement dit : à 55 ans (mais demain à 50 ans, puis à 45 ans…), nous devons être payés à vie, débarrassés de l’obligation de quémander un emploi à un actionnaire. Alors seulement nous pouvons travailler efficacement, produire de la valeur économique sans être empêchés par des managers qui nous contraignent à un mauvais boulot, sans être mis au chômage par des actionnaires qui veulent 15 à 40% de taux de retour.

Deuxièmement, il faut confirmer le salaire à vie des retraités.

D’abord la pension doit être un vrai salaire : chacun doit avoir 100% de son meilleur salaire net (porté au Smic s’il est inférieur) quelle que soit sa durée dans l’emploi. Les pensions ne sont pas la contrepartie du travail passé des retraités, mais la contrepartie de leur travail actuel : donc les annuités et les points doivent disparaître du calcul, ainsi que toute condition de durée de carrière.

Ensuite le salaire à vie doit être garanti le plus tôt possible : le retour à la revendication traditionnelle de 55 ans est un minimum.

Enfin le travail des retraités doit être soutenu : contre la propagande qui raconte qu’on ne produit plus en retraite (et donc qu’il faut prolonger l’emploi avec l’espérance de vie), les retraités doivent obtenir les moyens de travailler, de fonder des entreprises dont ils sont les copropriétaires d’usage (où ils décident de tout sans en tirer de revenu : ils n’en ont pas besoin puisqu’ils sont payés à vie), d’inventer. Non pas en plus de leur pension, comme le veulent les réformateurs avec le pernicieux droit au cumul, mais en tant que pensionnés, montrant ainsi que le salaire à vie est une matrice légitime du travail.

Troisièmement, il faut généraliser la production faite par les titulaires d’un salaire à vie, copropriétaires d’usage de leur entreprise

Les retraités ne sont pas les seuls à travailler avec un salaire à vie : il y a aussi les fonctionnaires, qui sont payés pour leur grade et non pas pour leur emploi. Leur grade est attaché à leur personne, et c’est donc leur personne, et non pas leur poste, qui est payée. Il faut passer à l’offensive en généralisant cette situation à toute la production. Il s’agit d’enrichir la majorité politique d’un droit nouveau : la qualification universelle. A 18 ans, chacun doit être doté :

• du premier niveau de qualification et du salaire à vie qui va avec (par ex. 1500 euros net) et d’un droit à carrière salariale, sanctionnée par des épreuves de qualification, dans une échelle par ex. de 1 à 4 (soit pas de salaires supérieurs à 6000 euros par mois) ;

• de la copropriété d’usage de son outil de travail : c’est à-dire du droit de décider de l’investissement, de la hiérarchie, de ce qui est produit, sans tirer de la copropriété aucun revenu. Généraliser la propriété d’usage suppose la suppression de toute propriété lucrative, avec expropriation de ses actuels titulaires ;

• de la délibération dans les caisses de salaire et les caisses d’investissement qui, sur le modèle si réussi de la sécurité sociale, collecteront les cotisations des entreprises et mutualiseront ainsi la valeur ajoutée tout en créant la monnaie, pour une politique économique maîtrisée par les citoyens.

 

Bernard Friot dans l'Humanité des débats du 5 juillet 2013

 

Bernard Friot est invité au débat de la Fête de rentrée du PCF le dimanche 8 septembre 2013 à Niort.

 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 21:38

Chargée de présenter un projet sur la réforme des retraites, la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, a estimé qu'un financement des retraites avec une hausse de la CSG était « une option qui, assurément, a une forte cohérence. Elle permet de financer les régimes sociaux de façon très claire. ». La CSG est payée par les actifs, mais aussi les retraités pour lesquels est envisagée un alignement sur le taux des actifs soit 7,5% contre 6,6% aujourd'hui.

 

Ce qui est très clair, c'est que les revenus financiers seront épargnés, la CSG étant payée à 70% par les salariés. Les profits continuent de flamber comme je l'évoquais dans un précédent billet, mais pour ce qui est de la solidarité, le gouvernement socialiste préfère adopter le refrain prôné par l'UMP et le Medef lors de la réforme de 2010 : « Touche pas à mon capital.».

 

Il sera nécessaire d'être nombreux dans la rue pour la journée d'action du 10 septembre, pour rappeler à ce gouvernement que s'il a été porté au pouvoir, c'est aussi parce que Sarkozy avait refusé d'écouter les opposants à la précédente réforme.

 

 

Réforme des retraites : le capital épargné

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 23:07

Par la voix de la ministre des affaires sociales Marisol Touraine, le gouvernement a déjà fait savoir que dans le cadre de la réforme des retraites « un effort sera nécessaire, auquel devront participer tous les Français ».

 

De qui se moque le gouvernement socialiste ? Du peuple de gauche qui lui a permis d'accéder au pouvoir et à qui aujourd'hui il demande des sacrifices tout en lui imposant une politique de rigueur. C'est inacceptable de demander un effort à tous les français alors que notre pays n'a jamais été aussi inégalitaire. C'est le très officiel INSEE qui le dit.

 

Et si cet effort demandé à tous est la seule réponse du gouvernement, il faut lui rappeler que ce n'est pas la crise pour tout le monde et que ce n'est pas à la majorité des français qui n'y est pour rien d'en subir de nouvelles conséquences.

 

Alors que le pouvoir d'achat des Français a reculé de 0,9% en 2012, que le taux de chômage crève les plafonds, que les smicards n'ont eu droit à aucun coup de pouce en 2013, le magazine Challenges révèle que dans la même année, les plus riches ont tiré d'énormes profits de la crise. En effet, les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur montant grimper de 25% durant la même période. Jamais depuis 1996, année où Challenges a lancé son classement des 500, leur fortune globale n'avait atteint de tels sommets. Celle-ci représente désormais l'équivalent du budget de l’État. La seule augmentation des 10 plus grandes fortunes suffirait à éponger le déficit du régime des retraites à l'horizon 2020.

 

Il est inacceptable de vouloir nous imposer de nous serrer la ceinture, de bloquer les salaires et d'exiger toujours plus de sacrifices pour la majorité des salariés, des retraités. Alors stop ! C'est d'une véritable politique sociale, et non pas libérale dont nous avons besoin.

 

 

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