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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 21:57

Par Fanny Bugeja-Bloch, Céline Clément, Aurélien Dasré, Sabine Fortino, Colin Giraud, Frédérique Leblanc, Alexandra Oeser, Sylvie Pedron-Colombani, François Reyssat, Anne Steiner, enseignant-e-s-chercheur-e-s  au département de sociologie de l’Université Paris Nanterre.

 

Tous les procès sont importants dans une démocratie, mais certains sont une véritable caisse de résonance pour comprendre les principes du fonctionnement des grandes institutions régaliennes. Police et Justice en particulier. C’est le cas du procès de « la voiture de police brûlée le 18 mai 2016 quai de Valmy » qui s’est tenu du 19 au 27 septembre 2017, à Paris et dont le jugement sera rendu le 11 octobre.
 
 
En tant que sociologues, et parce que, depuis des mois, nous agissons pour que cesse l’acharnement policier et judiciaire qui a déjà valu à notre étudiant, Antonin Bernanos, 10 mois de détention provisoire – nous avons tenu à assister jour après jour aux audiences.  
 
 
Le tribunal nous est apparu telle une arène où les opinions publiques des inculpés se retrouvent au centre du réquisitoire du ministère public. Ainsi, dans une longue introduction, le Procureur a-t-il développé un étonnant discours sur l’engagement antifasciste de certains des prévenus, opposant anarchisme et antifascisme, et dissertant sur le caractère « fasciste » ou non de notre Etat. Pour conclure, selon l’enfantine formule « c’est celui qui le dit qui l’est », que ce fameux 18 mai, les « fascistes »  c’étaient les militants protestant contre les violences policières à deux pas du rassemblement des policiers « contre la haine anti-flics », qui comptait Marion Maréchal-Le Pen dans ses rangs. De fait,  le ministère public entend compenser l’absence de preuves de la participation de certains accusés aux actes qui leur sont reprochés par la criminalisation de leurs opinions politiques : de ces opinions, découlerait l’intention criminelle et de celle-ci, le passage à l’acte violent. 
 
 
 Par ailleurs, ce procès révèle les dangereuses implications du nouveau délit de « regroupement en vue de commettre des violences ». Alors même que défense et accusation se rejoignent pour reconnaître que trois des inculpés n’ont commis la moindre violence, ils se retrouvent sous la menace d’une peine de prison (avec sursis) et d’une interdiction de manifester pendant trois ans.
 
 
La loi de 2010 autorise la justice à dire – mieux que les inculpés eux-mêmes - ce qu’ils avaient dans la tête lorsqu’ils se sont rendus à la manifestation.  L’accusation construit alors le récit du “coupable idéal”. A partir de la possession de vestes noires, de casques de moto, de SMS ou d’historiques de recherches sur Internet vieux de plusieurs années, il s’agit d’établir « l’intention de… », en lieu et place de la personne qui agit, qui pense et désire. Tout acteur du mouvement social peut désormais se retrouver accusé d’avoir eu ce genre d’« intentions ». Tout mouvement, toute action, tout rassemblement peut désormais être réinterprété en “regroupement en vue de commettre des violences”. Il s’agit là d’une remise en cause de la liberté de manifestation et d’association, tout simplement.
 
 
Nous avons enfin constaté qu’un prévenu peut passer 10 mois en détention provisoire et se retrouver sous la menace d’une condamnation lourde assortie d’un mandat de dépôt, sur la base de preuves qui, selon le Procureur de la République lui-même, ne sont que de simples indices. Seul étayage de ce réquisitoire, une dénonciation anonyme dont une erreur dans la procédure a révélé qu’elle émane de la DRPP. Le policier témoin a refusé de s’expliquer sur les contradictions et incohérences de sa déposition.  Tout témoin a pourtant l’obligation juridique de répondre aux questions des deux partis et non pas seulement à celui de son choix (ici l’accusation). Mais ce procès montre surtout qu’aujourd’hui, c’est à l’accusé de faire la preuve de son innocence, ce qui constitue un principe d’inversion de la charge de la preuve.
 
 
Enfin, ce procès ne fait que confirmer un phénomène de durcissement des peines et la criminalisation croissante des délits, en France comme aux Etats-Unis, observé par de nombreux chercheurs en sciences sociales. Le ministère public a, en effet, requis de longues peines d’emprisonnement ferme pour la plupart des inculpés. Or, la prison, ce n’est pas seulement la privation de liberté, c’est aussi la promiscuité, le surpeuplement, le manque d’hygiène souvent, la pudeur bafouée, l’exposition aux violences, l’humiliation, la désocialisation. La prison abîme les hommes et les femmes bien plus qu’elle ne les répare ou les intègre. Durablement et souvent définitivement.
 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 18:40

Ils n'étaient pas moins de 2500 manifestants ce 10 octobre à Niort, répondant à l'appel national des neuf organisations syndicales de fonctionnaires pour faire front commun contre l'austérité qui mine les salaires et les services publics. Pas que des fonctionnaires parmi les manifestants, mais c'est bien normal, car la défense du service public concerne autant les usagers. La baisse des dotations qui asphyxie les communes a des conséquences sur les personnels, mais également sur les services aux usagers. C'est le cas au niveau des hôpitaux, de l'éducation nationale, des services territoriaux etc. La menace de suppression de 120 000 postes dans la fonction publique pourrait avoir des conséquences dramatiques. Voulons nous moins de personnel hospitalier, moins d'enseignants ?

 

Et que dire de la politique salariale des fonctionnaires. Le gel de leur point d'indice depuis plusieurs années est inadmissible. Si certains les considèrent comme des privilégiés, sauf mauvaise foi, le graphique ci-dessous leur fera peut-être réviser leur jugement.

 

Pour satisfaire les besoins, l'austérité budgétaire doit être remise en cause. L'argent existe à condition de s'attaquer à la finance. Pour trouver les ressources financières, le gouvernement doit s'attaquer à l'évasion fiscale. La commission européenne parle de 1000 milliards pour les 28 états de l'UE. Pour la France le chiffre serait de 80 milliards d'euros annuel. En plus le gouvernement se trompe de cible lorsqu'à cette situation s'ajoute la suppression de l'ISF sur les yachts, lingots et autres biens de luxe et que dans le même temps il ponctionne avec l'augmentation de la CSG.

 

Non, ce 10 octobre n'est pas une fin. Il n'y a pas de démocratie quand il s'agit d'imposer aux citoyens l'injustice sociale. La riposte doit s'organiser, y compris dans la rue.

 

Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 23:03

Le 9 octobre 1967, Ernesto Guevara mondialement connu comme le Che, était exécuté en Bolivie sur ordre du dictateur Barrientos et de la CIA.

 
A l’occasion du 50ème anniversaire de sa mort, l’Humanité du 9 octobre publie un cahier central de huit pages.
 
Sous la Une de l'Humanité, une adresse de Jean Ortiz à ceux qui "revisitent" l'histoire du Che...
50ème anniversaire de la mort d’Ernesto Che Guevara

Un peu de respect, bordel de merde !

Merde, merde et merde !! Je viens de faire, comme d’hab, ma revue de presse. Ce matin, c’est « A mort le Che ! » avec l’éminente spécialiste de la sexualité de DSK, qu’elle appelle fort élégamment le « roi des porcs » dans son best seller malodorant, et interdit, « Belle et bête »... Un livre sulfureux, pour « vendre ». Cette dame, de « haut » niveau scientifique, recommence une opération du même acabit avec Che. De la psychologie de bazar, des rumeurs élevées au rang de vérités historiques, des ragots de bistrot... On connaît la dame et son éthique. Mais que « Sud-Ouest dimanche », un journal d’ordinaire de qualité, où j’ai de nombreux amis, lui cire les pompes, je ne le comprends pas. Ou plutôt si, je comprends tout.

 

Les « décideurs » ont converti en mercenaires de la plume, pour défendre le système, des littérateurs vénaux, afin de cracher sur le Che. Nous l’avons déjà écrit. Mais la ficelle est aussi grosse qu’une bitte d’amarrage (rien à voir avec les phantasmes de la dame). Ce sont les stigmatiseurs qui se couvrent de crachats. Mais attention, en criminalisant le Che, c’est d’abord nous qu’ils visent, nous tous qui voulons rompre avec le capitalisme. Il ne doit pas y avoir d’alternative ! Le capitalisme est l’état naturel de la société... Point à la ligne. Escrocs !

 

Et pourtant, une information plurielle aurait été possible aujourd’hui. Quasiment aucun journal n’évoque l’excellent documentaire de Tancrède Ramonet, ce soir, sur la 5. Tancrède porte le nom de son père, et sent le « rouge et noir ». Et puis il y a aussi le livre « Vive le Che ! » qui depuis juin fait son chemin, remplit les salles, sans l’aide des médias dominants nationaux. Avec les coups de main de quelques journalistes locaux, qui eux, respectent la déontologie du métier. Et pas parce qu’ils parlent de mon bouquin, mais parce qu’ils le confrontent, ont le courage de ramer à contre-courant, et d’envoyer bouler les idées dominantes.

Un spécialiste, y compris reconnu, parce qu’il est, et reste, communiste, qu’il n’a pas trahi, qu’il assume ses engagements, avec liberté, critique et fidélité, demeure, pour les « chiens de garde », un « dangereux communiste ». Je m’en réjouis presque. Même affaibli, nous continuons à leur pourrir la vie.

 

Au nom des miens, je l’ai répété mille fois, j’essaie d’être communiste. Jusqu’au bout. Que l’on attende de moi aucun exhibitionnisme, aucune repentance obscène. Je suis bien dans mon identité. J’ai des amis libertaires, trotskistes, prêtres, occitanistes, arabes, palestiniens, gitans, hamonistes, malabaristes... J’apprécie la capacité d’écoute et la simplicité de Pierre Laurent. J’aime la verve et le charisme de Mélenchon, ses meetings « pédagogiques », d’éducation populaire ; mais je n’accepte pas que qui que ce soit me demande de renoncer à ce que je suis. Je n’ai pas besoin de label, ni de passer sous les fourches caudines de la « radicalité ».

Radicalisme, rupture, radicalité, révolution, anticapitalisme, horizon communisme, socialisation, lutte des classes, internationalisme, ne sont pas pour moi des vains mots, ni des mots marketing. Ils structurent ma vie ; j’ai beaucoup donné, je ne demande en retour que le respect. Je ne supporte plus les invectives entre frères de combat de classe, les petits calculs politiciens, « hégémoniques »... Je ne suis ni mélenchoniste, ni hamoniste, ni suiviste..., peut-être « ortiziste », et simplement révolutionnaire, donc critique.

 

Je suis immensément heureux que le PCF rende hommage au colonel Fabien, ce lundi à 18h30, à ce Che que brandissaient les « gauchistes » en mai 1968, et que les miens considéraient alors comme un irresponsable, un boute feu, un exportateur de révolution, etc. Le Che était un communiste « sui generis », comme tous les jeunes qui en ces années 1960, libérés des dogmes soviétiques par la révolution cubaine, prirent les armes au nom de l’expérience, et l’espérance, cubaines. Et en moururent. Ils allèrent jusqu’au bout d’un sacrifice consenti. Ce sont nos frères, nos camarades. Ils sont des nôtres. Il était temps de les revendiquer... Miguel Henriquez, Roque Dalton, Tamara, les camarades tupamaros, montoneros, de l’ERP, guérilleros guatémaltèques, fondateurs du Front sandiniste, du Front Farabundo Marti, etc. Ils sont patrimoine commun, comme le Che, patrimoine commun de tous les révolutionnaires.

 

Jean Ortiz

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 17:11

Une nouvelle fois, Macron a affiché son mépris de classe à l'encontre de salariés en lutte pour la défense de leur emploi, lui l'énarque, l'ancien associé de la banque Rothschild. Cela s'est passé alors qu'il était en visite hier à l’École d’Application aux métiers des Travaux Publics à Egletons en Corrèze. La veille il était allé à la rencontre des salariés de Whirlpool d’Amiens qui produiront bientôt des boites aux lettres (et pendant combien de temps?), suite à la délocalisation des sèche-linge de la firme américaine en Pologne. Il voulait leur donner à penser qu’il était pour quelque chose dans la reprise du site par un industriel local.

 

Hier à Egletons, des salariés de l'équipementier automobile GM&S à la Souterraine dans la Creuse souhaitaient pouvoir rencontrer le chef de l’État. Ils sont confrontés à la quasi fermeture de leur usine. 157 salariés sur 277 seraient licenciés, dans un territoire déjà sinistré puisque 18,5% de la population de la Creuse vit en dessous du seuil de pauvreté. Les suppressions d’emploi sont imputables à la baisse des commandes des deux donneurs d’ordres que sont Renault et Peugeot-Citroën. Ces deux firmes préfèrent importer des pièces plutôt que de les produire en France. Et pourtant, Macron a refusé de rencontrer ces salariés en lutte pour l’emploi. Les salariés espéraient le rencontrer, mais ce sont les gendarmes mobiles qui les ont accueillis. Alors que le cortège qui comprenait également des élus creusois approchait des lieux de la visite du chef de l'État, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène.

 

Pendant ce temps-là, le Président de la République venu parler formation et emploi sur leur territoire discutait avec A Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, ce dernier lui faisant part d'une fonderie non loin de là (à deux heures de route de la Souterraine tout de même) qui a du mal à recruter. Et quelle a été la réponse de Macron : « Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire ».

 

Encore une sortie méprisante de plus de ce président au service des riches qui vient s'ajouter à sa précédente sortie sur sa « détermination absolue à ne rien céder ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. »

 

Quant aux salariés, et pas seulement ceux de GM&S en lutte, Macron a donné un aperçu de sa conception du dialogue social, l'envoi de CRS.

 

Petit rappel dans le billet du 11 septembre 2017 des précédentes sorties de Macron.

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 16:33

La journée du 1er octobre qui s'est déroulée en Catalogne restera dans les mémoires comme celle où le chef du gouvernement de l’État espagnol a préféré faire usage des armes anti-émeutes contre ses concitoyens catalans que de les laisser s'exprimer par un vote, quand bien même le scrutin était déclaré illégal si l'on s'en tient aux règles qui régissent les rapports entre les institutions catalanes et l’État espagnol, dans le cadre constitutionnel actuel. De plus, toutes les conditions nécessaires à un vote démocratique n'étaient pas réunies.

 

Pour Mariano Rajoy, qui ajoute le mépris à la violence, il ne se serait « rien passé » ce dimanche où 42 % du corps électoral catalan s'est déplacé et où près de 900 personnes ont été blessées par la Guardia Civil espagnole.

 

Le silence appuyé du président Macron et de son gouvernement, parlant de « troubles à l'ordre public » et d'affaires « intérieures » espagnoles, est aussi indigne que le comportement de Mariano Rajoy. Les violences policières sont intervenues le jour où la France prenait la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU mais ni le président de la République ni son gouvernement n'ont cru bon de les condamner alors que des millions de Françaises et Français ont exprimé leur inquiétude et leur refus de la répression.

 

L'urgence, à la veille de la grève générale qui se déroulera ce 3 octobre en Catalogne, est à la mise en place d'un cadre de discussion et négociation politique démocratique entre le pouvoir espagnol et la Catalogne, ouvrant la possibilité réelle pour les Catalans d'exprimer paisiblement et démocratiquement leur choix .

 

Pour sa part, en ayant fait, lui, le choix de la répression, Mariano Rajoy s'est disqualifié. Les forces démocratiques de l'ensemble de l’État espagnol doivent concourir à ce qu'il laisse la place, favorisant ainsi la reprise d'une réelle discussion entre les forces démocratiques pour favoriser le retour au calme, au débat politique et à la concorde en Catalogne comme dans tout le pays.

 

Le PCF exprime sa solidarité avec les victimes de la répression, les femmes et hommes blessés ce 1er octobre, et apporte son soutien aux forces de gauche espagnoles et catalanes signataires du « Manifeste pour la liberté, la fraternité et la coexistence » adopté à Saragosse et qui appelle à une sortie de crise dans le plein respect du droit des peuples à s’exprimer librement.

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 19:11

Ce n'est pas parce que Macron prétendait vouloir faire de politique autrement qu'il fallait le croire sur parole. On ne doit pas oublier qu'il a fait un passage à la banque Rothschild de 2008 à 2012 et qu'il y a connu une ascension fulgurante, devenant le plus jeune banquier d’affaire nommé associé chez Rothschild à seulement 33 ans. En 18 mois, de 2011 au premier semestre de 2012, avant sa nomination comme secrétaire général adjoint de l’Élysée, il a gagné 2,4 millions d’euros chez Rothschild. C'est toujours Macron qui, ministre de l'économie en déplacement à Las Vegas, déclare : « Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires ».

 

Un proverbe dit : « Ne mords pas la main qui te nourrit ». Et lui, c'est bien la finance qui l'a nourri.

 

 

Cela, Macron ne l'a pas oublié et depuis qu'il a été élu, il fait tout pour satisfaire sa classe, celle des riches. L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), organisme indépendant déclare à propos du projet de loi de finances « Seuls les ménages appartenant au dernier centile de niveau de vie, les 1% les plus aisés, devraient voir leur niveau de vie s’accroître ». Les possédants sont à la fête. La transformation de l'ISF en simple impôt sur la fortune immobilière fera économiser 3,6 milliards d'euros aux 1% les plus riches. Et les « biens meubles » nom de camouflage des lingots d'or, yachts, diamants, chevaux de courses et autres voitures de luxes n'entrent plus dans le calcul du patrimoine.

 

Et pendant ce temps, les retraités qui touchent plus de 1200 euros nets par mois vont se voir appliquer une hausse de la CSG de 1,7 % soit 60% des retraités.

 

C'est pour cela que nous étions dans la rue à manifester, et ce n'est pas terminé. Qui peut admettre que rien ne soit fait contre l'évasion fiscale, que les grandes fortunes soient privilégiées, et que des retraités qui ont laborieusement travaillé soient taxés au nom d'un effort pour la solidarité intergénérationnelle. Certains dans ce gouvernement doivent ignorer que cette solidarité s'exerce déjà, qui par des gardes de petits-enfants, qui par des aides financières parfois pour les enfants avec des situations précaires.

 

Eh bien Macron, moi retraité, je n'ai jamais eu envie de devenir milliardaire, je n'ai jamais eu envie d'avoir une résidence au Touquet, un autre paradis de riches, ni d'avoir voitures de luxe etc. d'ailleurs mes revenus ne le permettent pas. J'aspire seulement à vivre une retraite sereine sans excès dans les dépenses. Allez cherchez l'argent chez ces milliardaires qui pratiquent l'évasion fiscale. Allez le prendre chez vos amis milliardaires, vos semblables, les Niel, Arnaud, Pinault, Dassault etc.

 

NON les retraités ne sont pas des nantis.

 

Macron, votre culte de l'argent et des milliardaires pourrait bien précipiter votre déclin !

Quand Macron exonère les riches et taxe les retraités, la colère monte. Manifestation à Niort, les manifestants quittent la permanence du député LRM G. Chiche

Quand Macron exonère les riches et taxe les retraités, la colère monte. Manifestation à Niort, les manifestants quittent la permanence du député LRM G. Chiche

Manifestation des retraités à Niort - Ici devant la préfecture

Manifestation des retraités à Niort - Ici devant la préfecture

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 15:16

Emmanuel Macron laisse Alstom, fleuron français du rail, passer sous contrôle du groupe allemand Siemens.  Avec six sièges sur onze au conseil d’administration du groupe français, et une participation de 50 % au capital, l’Allemand sera le seul maître à bord. Ainsi cette alliance, donnant naissance au numéro deux mondial, ne serait en rien la création d’un Airbus du rail. Elle permettrait uniquement au groupe Allemand d’accroître sa rentabilité, de disposer du savoir-faire français et de bénéficier d’un carnet de commandes plein.

 

L’expérience du rachat des activités énergie d’Alstom par General Electric en 2015 montre combien sont insuffisantes les promesses qui consistent à assurer le maintien des centres de décisions et de recherches dans notre pays, ou encore celles de maintien des effectifs pendant une durée de quatre ans: des milliers d’emplois dans les secteurs de production seraient menacés d’être délocalisés hors de nos frontières.

 

Avec Alstom  aujourd’hui, avec les chantiers navals de Saint-Nazaire demain, le président de la République joue au mécano capitalistique avec les grandes entreprises industrielles dont l’État est actionnaire. L’État n'est pas une banque d'affaires et l’industrie ferroviaire n’est pas à vendre, c’est un outil essentiel pour notre politique de transition énergétique comme pour l'avenir industriel de notre pays.

 

L’État dispose d’un droit de veto, Emmanuel Macron peut jusqu'au 17 octobre exercer son option d'achat et acquérir définitivement ces 20 % du capital du groupe français. L’avenir de notre industrie ferroviaire est en jeu, elle nécessite de rouvrir le dossier au plus vite pour engager une véritable concertation publique, transparente et démocratique, avec les syndicats et les élu.e.s sur l’avenir du fleuron industriel français si décisif pour l’emploi, la maîtrise technologique, et la transition écologique. Dans ce sens, Fabien Roussel, député du Nord a demandé mardi 26 septembre, au nom des députés communistes la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’avenir d’Alstom et les négociations en cours.

 

PCF

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 18:11

Concernant ses réformes, Macron affirmait récemment sa détermination absolue et sa volonté de ne rien céder aux « fainéants, cyniques et extrêmes ». En déplacement à l'étranger, il en a rajouté en proclamant que « la rue ce n'est pas la démocratie ». Jupiter se prend-il pour le Roi-Soleil qui proclamait « l’État, c'est moi » ?

 

Eh bien non! La démocratie ce n'est pas Macron qui agit comme un monarque. Comme le souligne Maurice Ulrich dans l'éditorial de l'Humanité de ce jour, ce sont « la rue et le peuple qui ont pu à maintes reprises imposer les plus grandes avancées sociales et démocratiques. 1936, mai 1968 comptent parmi les plus belles dates de l'histoire de France... C'est seulement en mai 68 qu'ont pu exister les sections syndicales d'entreprise, entre autres acquis d'un mouvement de grève porté par 10 millions de salariés et marqué par des manifestations monstres... »

 

Macron ne devrait pas oublier que l'Assemblée qui lui est dévouée ne représente que 15% du corps électoral. L'élection de Macron ne légitime pas la casse du code du travail. Dans un sondage Viavoice pour Libération, 55% des français jugent que le Code du travail n'est pas assez protecteur. Dans un autre sondage de l'Ifop pour L'Humanité publié vendredi dernier, 81% des français considèrent que le réforme du Code du travail va donner plus de pouvoirs aux chefs d'entreprise.

 

Voilà pourquoi nous étions encore nombreux à manifester aujourd'hui pour dire non à la régression sociale en marche avec Macron et ses ordonnances.

 

Le Code du travail doit être un bouclier de protection pour les salariés.

Deuxième journée de manifestation ce 21 septembre à Niort contre la Loi travail et les ordonnances Macron
Deuxième journée de manifestation ce 21 septembre à Niort contre la Loi travail et les ordonnances Macron
Deuxième journée de manifestation ce 21 septembre à Niort contre la Loi travail et les ordonnances Macron
Deuxième journée de manifestation ce 21 septembre à Niort contre la Loi travail et les ordonnances Macron

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 08:35

Certains médias ont réduit la fête de l'Huma a une petite phrase sur une absence. Cela leur évite de parler des dizaines de débats de la fête, de la dénonciation du libéralisme macronien, des rencontres de salariés en lutte, des spectacles ...

Quelques images de la fête.

 

Quelle belle fête de l'Humanité 2017
Il fallait parfois jouer des coudes dans les allées

Il fallait parfois jouer des coudes dans les allées

Un public nombreux pour assister au procès des ordonnances Macron sur la Loi travail

Un public nombreux pour assister au procès des ordonnances Macron sur la Loi travail

Que de monde sur l'espace de la grande scène

Que de monde sur l'espace de la grande scène

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 06:44
Et n'oubliez pas  la fête de l'huma les 15-16-17 septembre 2017

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