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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 18:23

L’enquête réalisée dimanche, par le CSA pour Liaisons sociales, risque de démentir quelques préjugés. C’est ainsi que le plus grand pourcentage de votes socialistes se trouve chez les proches de la CGT (42 %). C’est Solidaires qui tient la corde pour le Front de gauche (18 %), la CFTC pour l’UMP (47 %) et FO pour le Front national (17 %). Il s’agit d’une étude sur le vote de ceux qui se sentent proches de tel ou tel syndicat. Selon Jean-Daniel Levy, le directeur de CSA, cela représente près de 60 % des Français, un chiffre en augmentation constante depuis le début des années 1990. L’analyse ne porte pas sur la FSU et l’Unsa, trop peu citées, selon CSA, pour que les résultats soient fiables. Même moindre que dans l’ensemble (48 % contre 55 %), le pourcentage des abstentionnistes reste très élevé chez les sympathisants des syndicats dont on peut penser qu’ils sont moins « marginalisés ». Ce qui montre la profondeur de la crise politique. Les syndicalistes votent plus à gauche que les Français en général (58 % contre 50 %), et le clivage est assez net entre les syndicats dont les proches se situent nettement à gauche (CGT 74 %, CFDT 61 % et Solidaires 79 %) et ceux des amis de FO, de la CFTC et de la CGC dont le vote est assez marqué à droite si on ajoute les voix UMP et FN (respectivement 42 %, 50 % et 54 %). À FO, dont la ligne syndicale est souvent difficile à lire, se retrouve la plus grande hétérogénéité politique, avec des votes à 9 % pour l’extrême gauche, 8 % pour Europe Écologie, 26 % pour le PS, 25 % pour l’UMP et 17 % pour le Front national.

Deux autres éléments retiennent l’attention. Les listes d’extrême gauche recueillent les suffrages de 3 % des sympathisants des syndicats, le même niveau que pour l’ensemble des Français. Aux élections régionales de 2004, ces listes recueillaient 5 % des amis des syndicats et elles totalisaient 10 % des syndicalistes et des sympathisants lors de la dernière présidentielle. Les cégétistes et leurs proches ont ainsi voté en 2010 à 2 % pour l’extrême gauche quand ils avaient apporté 9 % de leurs voix en 2004 et 14 % à ses candidats à la présidentielle de 2007. Le deuxième élément est l’implantation du vote Europe Écologie qui totalise 13 % des suffrages des proches des syndicats, soit 1 point de mieux que pour l’ensemble des Français. Non seulement cela confirme que l’écologie n’est plus perçue en opposition au social, mais Jean-Daniel Levy l’analyse comme « l’expression d’une mise en sécurité ». Les écologistes occupent le terrain de ceux qui anticipent l’avenir.

L’étude montre aussi que 16 % de cégétistes ont voté pour le Front de gauche. Une remontée qui paraît fragile et témoigne d’une certaine persistance du décrochage entre la sympathie pour la CGT et le vote communiste. Les proches de la CGT votaient à 18 % pour le candidat communiste à la présidentielle de 2002, à 14 % pour les listes communistes aux régionales de 2004 et à 7 % pour Marie-George Buffet en 2007.

 

Article de Olivier Mayer dans l'Humanité du 25 mars

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 23:09
Avec 20 ministres et secrétaires d'Etat (sur 39) qui étaient candidats aux élections régionales, dont huit comme têtes de listes, c'est une lourde défaite pour la majorité et son chef de file Nicolas Sarkozy. Il agissait ces derniers temps comme un chef de parti, se déplaçant fréquemment dans les régions où l’UMP plaçait ses espoirs de conquête. En janvier à Mayotte où il apporte un soutien discret à Didier Robert, tête de liste UMP en région Réunion,  en février en Corse, puis dans la région Centre, puis en Franche-Comté etc. Jusqu'à réunir les colistiers de Valérie Pécresse lors d'un petit-déjeuner à l'Elysée le 2 mars et terminer par une interview au Figaro Magazine le 13 mars, veille du scrutin. Que du hasard tout ça !

Avec plus de 54% des voix pour les forces de gauche et 36% à la droite, c'est un véritable camouflet pour le parti du président. S'y ajoute la moitié des électeurs qui ne viennent pas aux urnes dont beaucoup se posent la question de savoir à quoi sert la politique. Mais les premières réactions dimanche soir laissent interrogatives sur la compréhension du message qui a été adressé.

La secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, a assuré que le "message" des Français adressé à la majorité "sera entendu".  Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) allié à l’UMP, interrogée par l’AFP, a demandé dimanche soir à Nicolas Sarkozy de prendre "des orientations nouvelles". Le député (UMP) de l’Hérault Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin, a déclaré que le "message du peuple français" au soir du second tour des élections régionales était "clair" et qu’il s’adressait au "président de la République et à lui seul". Sur ces propos, on pourrait penser "message reçu".

Mais Luc Chatel, porte-parole du gouvernement et ministre, a affirmé qu’il ne fallait "surtout pas changer de cap". Propos confirmés dans la bouche de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, qui affirmait qu’il fallait "impérativement poursuivre les réformes" malgré la défaite. Pour le patron de l'UMP Xavier Bertrand, "Ce soir je n'ai pas entendu qu'on disait non aux réformes" estimant qu'il fallait donc les poursuivre. On sait donc à quoi s'en tenir.

La journée d'action inter-professionnelle du 23 mars devra être un autre moment fort de la lutte contre ce pouvoir.

Mais toute la classe politique est interpellée, de droite comme de gauche, car d'alternance en alternance, elle n'a pas été capable ces dernières décennies d'apporter des réponses aux problèmes croissants des Français.

Ce n'est pas d'alternance dont on a besoin, mais d'une alternative qui s'attaque résolument au système capitaliste.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 23:06

A cette question, la réponse me paraissait évidente puisque parmi les professions de foi et les bulletins de vote, il y avait une liste « Pour une Alternative à gauche » soutenue entre autres par le NPA avec des candidats pour chaque département du Poitou-Charentes. Mais en regardant le blog du « Comité NPA Nord Deux-Sèvres », l’article traitant du résultat des régionales m’a interpellé.

On peut lire en titre « Résultats des listes soutenues par le NPA en France en Poitou-Charentes et en Deux-Sèvres 79 », et à la fin du tableau récapitulatif, on trouve en grands caractères gras de couleur rouge, « Nous rappelons que le NPA Nord Deux-Sèvres n'a pas  participé à ces élections en 79 ».


Le NPA Nord Deux-Sèvres ne serait-il pas le NPA ?

Pourtant, sur ce blog que je regarde régulièrement, au vu de la production d’articles sur les régionales, le NPA me semblait impliqué, montrant y compris l’intérêt porté à ses alliés potentiels. Ne titrait-il pas dans un article du 17 novembre, « Régionales : le NPA déplore l'option politique du PCF Poitou-Charentes de faire liste commune avec le PS » ? Sauf que ces camarades du NPA savaient fort bien qu’à l’issue des conférences régionales du PC, c’était le vote des militants communistes qui serait déterminant. Leur volonté était-elle déjà d’écarter cette possible unité ? Le vote des militants communistes fut clair puisque sur les 1567 inscrits, 58% des 1113 votants se prononcèrent pour le Front de Gauche dès le 1er tour, et 42% pour une alliance avec le PS. Ce résultat paraissait ouvrir les portes d’une large alliance à la gauche du PS. Malheureusement, il n’en a pas été ainsi, contrairement à ce qui s’est passé dans un certain nombre de régions.

Mais pouvait-il en être autrement puisque je découvre que dans les Deux-Sèvres, le NPA ne participait pas à ces élections, plus exactement le NPA Nord Deux-Sèvres. Ce dernier n’est-il pas le NPA ?

A chaque élection semble surgir un nouveau mouvement à gauche. Ce n’est pourtant pas de nouvelles formations à gauche dont notre pays a besoin, mais d’une mobilisation de la jeunesse et du salariat sur un programme qui désigne clairement les capitalistes comme les responsables de la crise, et qui s’attaque à leur pouvoir et leurs privilèges. Il est temps de préparer l’alternative, d’ouvrir la voie à la transformation sociale de la société.


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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 23:37

Malgré l’engagement des membres du gouvernement et du président lui-même dans la campagne des régionales, les résultats du premier tour marquent un profond rejet de la politique réactionnaire du gouvernement Sarkozy. Le PS en est le premier bénéficiaire. Cependant, le niveau très élevé des abstentions doit relativiser ces résultats.

 

Les résultats du Front de Gauche sont très inégaux, avec des scores allant de 6 à 14% dans la plupart des régions, dépassant 10% dans quatre d’entre elles, mais d’autres en dessous de 5%, dont le Poitou-Charentes. En tant que militant communiste à l’intérieur du Front de Gauche en Poitou-Charentes, je ne peux m’en réjouir, mais cette donnée n’était pas écartée lorsque la majorité des militants a fait ce choix.

 

Dans un article de février pour la Riposte, j’écrivais qu’en se prononçant pour le Front de Gauche dès le 1er tour, « Les militants communistes qui ont fait ce choix sont conscients du fait qu’il se traduira sans doute par l’élection d’un moindre nombre d’élus communistes, au Conseil Régional de Poitou-Charentes. Mais ils ont privilégié des perspectives politiques plus claires, courageuses et combatives. Et pour aller jusqu’au bout de cette démarche, le PCF régional doit désormais exclure de fusionner, au deuxième tour, avec une liste PS-MoDem, ce que certains semblent malheureusement envisager. »

 

Avec 4,66%, la question de la fusion ne se pose plus pour le Front de Gauche. De toute façon, le maintien de personnalités du Modem sur la liste Royal écartait toute fusion. Mais si rien n'est changé par rapport à cette situation, il est clair qu’elle se privera d’électeurs de gauche au second tour. Tout dans son comportement montre qu’elle roule pour elle avant tout. Avez vous remarqué lors de sa déclaration dimanche soir, en arrière-plan,  pas un sigle ou une affiche du PS ne figuraient, mais seulement « Avec Ségolène Royal, Notre région, notre liberté, notre projet ». Toujours le même ego, le culte de SA personnalité.

 

Régionales Royal


Cela me fait repenser à ce que disait le sociologue Bourdieu lors d’un entretien « Gauche – Droite » où il soulève la question de cette politique métier où les membres des "élites" s’orientent vers la "droite" ou la "gauche" en fonction des places disponibles, sans qu’il existe une véritable différence dans les idées de base sur la conduite du pays. A propos de Ségolène Royal, il disait « Ségolène Royal, pour moi, instantanément, on sait qu’elle n’est pas de gauche »", et qu’elle « a ce que j’appelle un habitus, une manière d’être, de parler qui vous dit qu’elle est de droite, même si elle tient des propos de gauche »". Il se réfère également à l’un de ses élèves, professeur à l’ENA, pour qui Ségolène Royal avait choisi la gauche comme « plan de carrière ». Un exemple parmi d’autres de ces membres des "élites" qui auraient rejoint la gauche ne pouvant pas s’installer à droite. 

 

Le lien vers l’interview de Bourdieu.

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 23:33
Les 14 et 21 mars prochain vous êtes invités à voter pour les élections régionales
région front de gauche

 

Dans les urnes chaque voix compte et pèse du même poids. C’est

l’occasion de se faire entendre pour la grande majorité de Français-e à qui l’on demande beaucoup de sacrifices mais jamais leur avis.

 

Vous allez pouvoir dire ce que vous pensez de la politique du gouvernement : le bouclier fiscal, les cadeaux aux banques, le refus d’augmenter le SMIC, la taxe carbone, la casse des retraites. Vous pouvez sanctionner cette politique contraire à l’intérêt de la France et du plus grande nombre

 

Vous allez pouvoir dire ce que vous pensez de ce capitalisme financier qui veut faire la loi à la place du peuple : les entreprise délocalisées pour satisfaire les actionnaires, les services publics cassés pour être livrés au privé, l’environnement qui compte pour du beurre, les conditions de vie et de travail qui se dégradent, les salaires bloqués. Vous pouvez voter pour une politique émancipée des exigences folles du capitalisme.

 

La droite et les puissants veulent que nos régions se soumettent sans cesse davantage aux règles meurtrières du capitalisme mondialisé : destruction et mise en concurrence des services publics régionaux, transfert de l’argent public vers le privé, concurrence féroce entre les régions….

 

Nous pouvons diriger nos régions autrement. Il n’y a pas de fatalité à vivre si mal alors que la France n’a jamais été aussi riche de son histoire. Il n’y a pas de fatalité à la destruction de l’environnement, il n’y a pas de fatalité à subir la loi du capitalisme mondialisé alors que la République française est l’une des première puissance du monde.

 

Pour cela il faut une gauche qui ne se contente pas d’accompagner le système, une gauche qui porte des ruptures avec les logiques du capitalisme et du productivisme, en proposant une vraie politique de gauche pour notre et nos régions :

par le soutien à la relocalisation en région d’une économie utile à la vie courante et à l’alimentation

par le choix de construire à basse consommation d’énergie

par la mobilisation en faveur des transports en commun

par le travail de valorisation des déchets en matière utile

dans le choix de soutenir les régies publiques de l’eau

par la priorité donner aux services publics et le soutien à ceux-ci…

 

Nous voulons une région solidaire partout et pour tous

 

Vous pouvez exprimer cela en votant pour la liste Front de Gauche

Vous choisirez la gauche combative et unitaire, sociale et écologique pour battre la droite et changer vraiment la vie dans les régions

 

 

 Le 14 mars

VITE UNE VRAIE GAUCHE CONTRE LA DROITE

ENSEMBLE AVEC LE FRONT DE GAUCHE

baniere-front-de-gauche.jpg


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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 23:02
Pour sa rubrique  "L'invitée de la semaine", le journal L'Humanité accueille Gisèle JEAN, tête de liste du Front de Gauche du Poitou-Charentes pour les élections régionales.

.fdg professionfoi hautRubrique du vendredi 12 mars

La campagne que nous avons menée en Poitou-Charentes est à la fois une campagne de terrain traditionnelle, à l’image de cette gauche historique que nous incarnons, porte-à-porte, tracts diffusés sur tous les marchés, collage partout de notre affiche avec un vrai slogan, « Une région solidaire partout et pour tous » et également une dynamique nouvelle plus jeune et festive. Dans la continuité des élections européennes, nous avons relancé un front de gauche pluriel qui s’est élargi à République et socialisme et au M’PEP. Avec nos comités de soutien, par département, c’est près de 1 000 personnes qui se sont engagées à nos côtés, syndicalistes, responsables d’associations, médecins, postiers, cheminots, retraités, mais également camarades socialistes. Nos comités sont à l’image de notre société, pluriels. Être Front de gauche, c’est défendre les valeurs de gauche, l’égalité, la solidarité, la laïcité, l’emploi pérenne, les retraites, les services publics. Nous sommes allés débattre partout avec les organisations existantes et la population dans plus d’une centaine de réunions publiques. Nous avons fait de la politique avec les citoyens en donnant la parole aux éleveurs de moutons, aux intermittents du spectacle, aux hospitaliers, aux ouvriers de New Fabris, de la Snecma, d’Heuliez, d’Aubade. Aujourd’hui nous sommes plus forts pour porter un espoir à gauche, nous avons réussi le pari du débat politique pour construire une alternative crédible à gauche. Partout, l’inquiétude est celle de l’emploi aujourd’hui et des retraites. Les salariés dénoncent les subventions publiques versées sans condition aux entreprises comme à la Snecma (900 000 euros pour créer 114 emplois, l’entreprise en a perdu 40  !). Il y a beaucoup d’attente à l’égard d’une vraie gauche qui ne fait pas alliance, comme Mme Royal avec le Modem dès le premier tour. Le 14 mars, le Front de gauche doit faire un excellent score pour rappeler qu’il existe une gauche sans compromission, qui ouvre de réelles perspectives à tous ceux qui battent le pavé, résistent depuis trop longtemps sans véritable débouché à leurs luttes.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 22:23
Pour sa rubrique  "L'invitée de la semaine", le journal L'Humanité accueille Gisèle JEAN, tête de liste du Front de Gauche du Poitou-Charentes pour les élections régionales.

fdg professionfoi hautRubrique du jeudi 11 mars

Mardi à Rochefort, nous étions une quarantaine dans la salle du tribunal d’instance aux côtés de Florence Jadot, jeune syndicaliste CGT, communiste et numéro 2 sur la liste Front de gauche en Charente-Maritime. Son entreprise refuse de reconnaître son mandat syndical. Elle se bat pour exercer ce droit. L’épreuve est rude mais Florence n’est pas seule, contrairement à tous ceux dans des PME sans section syndicale qui vivent au quotidien la mise en concurrence des salariés, la dégradation des conditions de travail. Je pense à cette grande entreprise de Cognac qui a fermé et replacé ses ouvriers à 50 kilomètres dans des conditions de travail dignes du début du XXe siècle. L’inspection du travail exsangue n’a plus les moyens de faire appliquer le Code du travail. À Chauvigny, ce sont des employés harcelés pour avoir demandé une expertise comptable sur leur entreprise, c’est notre camarade de la porcelaine, délégué syndical, qui a mis fin à ses jours après avoir tenté en vain de limiter tant de plans de licenciements successifs.Jamais il n’a été facile d’être délégué syndical, de défendre des valeurs et des convictions, mais aujourd’hui, il devient même très difficile dans une ville comme Poitiers de défendre les droits de l’homme, les sans-papiers, de défiler sans être filmé. Toute action protestataire devient un délit. Être jeune et sortir le soir, c’est s’exposer 
à des contrôles d’identité. Pourtant, 
la résistance existe. Le 9 mars, dix-sept organisations de magistrats, avocats 
et personnels des services judiciaires 
et pénitentiaires ont protesté ensemble contre la « paupérisation » de la justice 
et la volonté du gouvernement 
d’attenter à son indépendance.


Les difficultés matérielles croissantes, la suppression de nombreux tribunaux de proximité et le projet de réforme de la procédure pénale, avec la suppression du juge d’instruction, sont la concrétisation de cette volonté. 
Il ne s’agit pas seulement de RGPP, mais bien de réduire les libertés en rendant tout le monde potentiellement suspect et en diminuant les possibilités de se défendre, de faire rendre justice.



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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 22:07
Pour sa rubrique  "L'invitée de la semaine", le journal L'Humanité accueille Gisèle JEAN, tête de liste du Front de Gauche du Poitou-Charentes pour les élections régionales.

fdg professionfoi hautRubrique du mercredi 10 mars

La question éducative revient sous une forme négative  : non-remplacement des enseignants dans les établissements scolaires, dans les écoles. Le phénomène devient massif, les enseignants se répartissent dans les classes les élèves sans remplaçants et les collégiens affrontent de nombreuses heures sans cours. Il n’est plus possible de cacher les méfaits de la RGPP et sa concrétisation, la suppression des postes d’enseignants et de personnels. Pour tenter de gagner du temps, le ministère a décidé, au détour de la réforme de la formation des enseignants, de mettre en poste les heureux lauréats du concours. Cela permettra d’économiser 16 000 postes.


Jamais nous n’avons connu une telle situation. Un jeune professeur des écoles pourra être mis devant un CP sans aucune formation. Au moment où les exigences de résultats sont de plus en plus fortes, le public hétérogène, que certaines familles en grande difficulté n’ont pour seul recours que l’école, où l’intégration des élèves en situation de handicap doit progresser, nous exigeons des jeunes enseignants d’aller transmettre des savoirs sans réelle formation professionnelle. Or, à tous les niveaux du système scolaire, les modalités de transmission des savoirs sont devenues plus complexes. Au quotidien, les enseignants sont soumis à une injonction paradoxale  : obtenir de meilleurs résultats avec des conditions d’enseignement plus difficiles. La gestion des incertitudes est la dimension centrale du travail de la plupart des enseignants, à l’image de celle des autres métiers fondés sur l’humain. Directrice adjointe de l’IUFM de Poitou-Charentes, je sais que la formation des enseignants est une clé de la démocratisation, l’autre étant celle des contenus d’enseignement émancipateurs. Enseignante de sciences économiques et sociales, je connais l’acharnement des ministères à faire disparaître les disciplines indisciplinées, et les contenus formateurs qui permettent de devenir des citoyens actifs.Résister ne suffit plus, il faut construire un projet politique alternatif de formation, d’éducation. C’est le sens de la démarche de Front de gauche que je partagerai demain, en meeting à Poitiers, avec Gérard Aschieri et Francis Wurtz.


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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 23:22
Pour sa rubrique  "L'invitée de la semaine", le journal L'Humanité accueille Gisèle JEAN, tête de liste du Front de Gauche du Poitou-Charentes pour les élections régionales.

fdg professionfoi hautRubrique du mardi 9 mars

Le Salon de l’agriculture s’achève. Il a donné à voir la richesse du pays, et pourtant l’agriculture est en crise et les agriculteurs vivent aujourd’hui un délitement du monde agricole et rural. Ma région est emblématique de ce que sont aujourd’hui les forces et les difficultés du monde agricole. Région connue par de nombreux produits de qualité : cognac, pineau des Charentes, fromage de chèvre, beurre, moutons, melons, premier bassin conchylicole européen… Ces produits reflètent le savoir-faire des agriculteurs, pêcheurs, ostréiculteurs. Face à ce type de production, de qualité mais fragile, une autre partie de la région est consacrée aux céréales et aux oléagineux, productions longtemps soutenues par les subventions de la politique agricole commune, qui a encouragé le développement de la maïsiculture irriguée intensive, fragilisant les ressources en eau : la région est ainsi devenue déficitaire en eau l’été ! Lors des rencontres avec des agriculteurs, des éleveurs, des viticulteurs, nous développons l’idée qu’une autre agriculture peut et doit être viable tout en valorisant l’environnement : l’agriculture intégrée à son terroir, respectueuse des ressources naturelles, des paysages, de la biodiversité. Pour cela, il faut favoriser l’installation et le maintien de jeunes agriculteurs, conchyliculteurs, pêcheurs et forestiers en liant les aides régionales à des critères sociaux et environnementaux de production. Face au risque de pénurie d’eau, nous proposons un plan pluriannuel de gestion coordonnée de l’eau, associant les collectivités locales, les associations de consommateurs, les professionnels et les services de l’État, afin de garantir l’approvisionnement en eau des habitants et le maintien des activités économiques ostréicoles, mytilicoles, de pêche et de maraîchage. Il faut également une autre politique foncière incitant les communautés d’agglomération à freiner l’étalement urbain et associant la construction de logements sociaux à l’accès à une parcelle de terre agricole. Ce sont des mesures d’urgence afin que, demain, l’agriculture puisse alimenter la population et nourrir ceux qui vivent de leur travail.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 15:25
Lundi soir un meeting du Front de Gauche s'est tenu à la salle des fêtes de La Pallice à La Rochelle. 300 personnes étaient réunies autour de Gisèle JEAN, tête de liste du Front de Gauche en Poitou-Charentes, ainsi que les représentants des forces constitutives du Front de Gauche. Olivier Dartigolles pour le PCF, Jacques Généreux pour le Parti de Gauche, JM Drevon pour la Gauche Unitaire, A Girard pour République et Socialisme, accueillis par Yves Letranchant, tête de liste de la Charente-Maritime.

Pour sa rubrique  "L'invitée de la semaine", le journal L'Humanité accueille Gisèle JEAN, tête de liste du Front de Gauche du Poitou-Charentes. Je retranscrirai sa rubrique sur mon blog jusqu'à la fin de la semaine.

1 - Tempête : il est urgent d’imposer des normes d’urbanisme plus strictes

 


Derrière tout phénomène a priori naturel, il faut repérer ce qui relève des causes économiques et sociales et rechercher des solutions politiques alternatives et durables.


La tempête Xynthia a entraîné de lourdes pertes humaines et matérielles sur le littoral charentais et vendéen, éprouvant durement les populations, notamment les plus fragiles, les enfants et les personnes âgées. Au-delà de la solidarité immédiate, nécessaire, organisée y compris lors du meeting de campagne du Front de gauche, le 8 mars, à La Rochelle, avec Yves Le Tranchant, tête de liste départementale, il nous faut poser cette question dans le champ du politique.


Les principaux partis politiques font dans le compassionnel, promettent une nouvelle fois la reconstruction des digues. Mais de quelles digues avons-nous besoin face à la pression foncière, à la spéculation immobilière ? Les solutions d’hier peuvent-elles encore être suffisantes aujourd’hui ?


C’est le débat sur l’urbanisation de tout le littoral français, en particulier la question des constructions en zone inondable, que nous posons. Les habitations bâties dans les points bas, situés au-dessous du niveau de la mer à marée haute, ont été les plus touchées.


Il est urgent que l’État impose des règles et des normes d’urbanisme plus strictes, interdisant toute construction en zone inondable, afin de permettre aux élus locaux de mieux résister à la pression immobilière. Le laisser-faire a des conséquences terribles. Il nous faut imposer une législation plus forte qui protège le littoral et les populations, l’humain et l’environnement.


Les élus doivent promouvoir une véritable politique interrégionale d’aménagement du littoral, associant toutes les régions à façade maritime, Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Bretagne… pour contrer les promoteurs immobiliers qui jouent la concurrence entre les territoires.



Quelques photos du meeting de La Rochelle : Cliquez sur la photo pour accéder au diaporama.

AA17LR
Gisèle JEAN, tête de liste Front de Gauche en Poitou-Charentes. Qui est-elle ?

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