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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 15:53

S'en prendre aux fraudeurs aux prestations sociales était peut-être pour lui une façon de détourner l'attention de son propre comportement.

 

Comme le révèle Mediapart, la Haute Autorité pour la transparence a saisi le parquet de Paris vendredi dernier sur le cas de Dominique Tian, soupçonné de déclaration de patrimoine mensongère. Ce député UMP a dissimulé un compte en Suisse, non déclaré au fisc, d'un montant de 1,5 million d'euros, mais aussi sur un hôtel en Belgique non signalé à la Haute autorité.

 

C'est pourtant bien Dominique Tian qui était auteur d'un rapport parlementaire sur la lutte contre la fraude sociale déposé en juin 2011. Dans cette histoire, c'est s'en prendre à plus petit que soi. Même si ce n'est pas acceptable, ceux qui grugent le RSA ou les allocations familiales le font pour parfois guère plus de 100 euros par mois. Les chiffres sur la fraude sociale en France publiés début 2015 font état d'un montant de 694,77 millions d'euros, dont 386 millions de fraude aux prestations. Bien sûr, ce n'est pas dérisoire, mais cela ne représente que le 1/5ème de la fraude fiscale qui elle se monte à 3,42 milliards d'euros, et je ne parle pas de l'évasion fiscale.

 

L'UMP qui ne manque pas de pointer du doigt les assistés qui profitent du système est moins prolixe sur ses proches qui ont fait des oublis dans leurs déclarations de patrimoine. Après Degauchy (UMP), Sido (UMP), Brochand (UMP), Dassault (UMP) et de Montesquiou (UDI), avec le cas Tian (UMP), c'est la sixième fois que la HATVP (Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique) transmet à la justice des déclarations de patrimoine de parlementaires.

 

Dominique Tian, l'arroseur arrosé !

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:05
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 23:48

« Madame Le Pen parle comme un tract du Parti Communiste des années 1970 ». Voilà la dernière insulte de Hollande à l'égard des communistes lors de l'émission Le Supplément sur Canal+ où il était invité ce dimanche.

 

Même s'il a tenté de se rattraper en ajoutant que le Parti communiste « ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres », ses propos sont une insulte à l'égard des militantes et militants communistes. Hollande aurait-il oublié que dans les années 1970, le parti communiste c'était le programme commun avec le parti socialiste, une candidature commune en 1974, et qu'il avait largement contribué à la victoire de F Mitterrand en 1981.

 

Mais Hollande a oublié cela, comme il semble avoir oublié que s'il a été élu en 2012, c'est aussi avec les voix des communistes, tout comme il a oublié ses engagements de campagne que lui et son gouvernement renient continuellement.

 

Si un parti a lutté et lutte sans relâche contre les idées du Front national, c'est bien le Parti communiste. On ne peut en dire autant du Parti socialiste qui par la voix de Pierre Beregovoy avait dit au début des années 1980 « On a tout intérêt à pousser le Front national, il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattables. C'est la chance historique des socialistes ».

 

Récemment c'était un député PS qui mettait sur le même plan FN et Front de Gauche voir ici. C'est à présent Hollande qui insulte les communistes. Drôle de façon de faire oublier l'échec de leur politique dont les dégâts contribuent justement à la montée du FN.

Le rappel de cette citation dans l'émission C Politique

Le rappel de cette citation dans l'émission C Politique

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 22:56

A l'heure où des dirigeants politiques s'étonnent des taux d'abstentions très importants lors des élections, celui qui a prononcé cette phrase ces jours-ci  « Renier ses engagements, c'est mettre en cause la crédibilité de l'action et de la parole politique », apporte un élément de réponse qui explique cette désaffection.

 

Mais qui a bien pu la prononcer ? Eh bien c'est Manuel Valls, l'homme chargé de la mise en œuvre du programme de François Hollande.

 

Dans le cadre de sa politique d'austérité, le gouvernement diminue drastiquement les dotations aux collectivités. De 40,6 milliards d'euros en 2013, les dotations vont passer à 29,1 milliards en 2017. En 2015, 50 villes ne percevront rien, et pour d'autres ce sont des millions en moins alors que l'état a procédé à des transferts de charges que doivent assumer ces collectivités.

 

Dans ce contexte, des communes ont procédé à une augmentation de la fiscalité locale contrairement à leur engagement de campagne. Et c'est à leurs élus que le 1er ministre adressait ce reproche sur leur reniement, considérant qu'imputer à l'État la pleine responsabilité de la hausse est une supercherie.

 

C'est vrai que question crédibilité, ce gouvernement en connaît un rayon. La liste s'allonge des reniements sur les engagements du candidat Hollande. Concernant les dotations, la promesse numéro 54 de son programme contenait ceci : « Un pacte de confiance et de solidarité sera conclu entre l’État et les collectivités locales garantissant le niveau des dotations à leur niveau actuel. »

 

Une nouvelle promesse non tenue par ce gouvernement PS, ce qui explique leur crédibilité sacrément écornée !

« Renier ses engagements, c'est mettre en cause la crédibilité de l'action et de la parole politique »
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 18:11

Le sénateur communiste Eric Bocquet (rapporteur de la commission d'enquête en 2013 sur l'évasion fiscale, voir article) a interpellé le ministre le 8 avril 2015 sur le rôle inacceptable joué par les banques dans l’évasion fiscale. Ce sont elles qui organisent des placements douteux dans les paradis fiscaux, selon des mécanismes que nous connaissons parfaitement, monsieur le ministre. Nous aimerions vous entendre sur ce sujet. Les banques agissent trop souvent contre l’intérêt général, contre le développement industriel et l’emploi, et cela depuis trop longtemps.

 

Il faut le dire, il n’y aura pas de politique de croissance permettant le retour au plein emploi sans une nouvelle utilisation de l’argent, sans une véritable révolution du système bancaire et financier. Un texte de loi visant à stimuler la croissance qui n’aborde pas cette question cruciale ne peut que déboucher, une fois de plus, sur un constat d’impuissance.

 

Les quatre premiers groupes bancaires français ont affiché, pour l’année 2013, un résultat net cumulé de 15 milliards d’euros. En février de l’année dernière, un grand quotidien économique indiquait que la première banque française, BNP Paribas, voulait porter son taux de distribution des bénéfices à environ 45 % en 2016. N’y a-t-il pas lieu, monsieur le ministre, de s’intéresser à cette manne si l’on veut effectivement promouvoir la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ?

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:46

Alcatel : patronat et gouvernement bradeurs de l'indépendance du pays

 

NOKIA veut acheter Alcatel.

Un instrument majeur de savoir-faire et de prouesse technique dans les télécommunications va être pillé. Et cela au moment même où ils sont au centre de l’économie productive moderne. On voit ce que valent les belles paroles des bavards gouvernementaux et patronaux sur le « redressement productif », « l’innovation » et le reste de leur bla bla. On finit par se demander par quels moyens agissent si efficacement les intérêts à l’œuvre pour priver la France de cet instrument d’indépendance technique.

 

Alcatel a été annexé méthodiquement par le nord-américain Lucent qu’il avait pourtant acheté bien mal en point. Puis le management a été colonisé par les Étatsuniens. Puis le gouvernement a refusé le prêt auprès de la Banque publique d’Investissement que l’entreprise demandait. Alcatel a donc emprunté à Goldman Sachs qui a pris en gage les 27000 brevets possédés par l’entreprise, somme du génie technique français.

 

Une nouvelle fois, on voit l’incapacité du grand patronat français à faire autre chose que de la mendicité auprès des contribuables. Une nouvelle fois, on voit la limite du discours gouvernemental sur « l’entreprise » qui se limite à gaver des actionnaires sans patrie. Une nouvelle fois, on constate l’ignorance et le mépris pour la production industrielle et les savoir-faire techniques.

 

Le gouvernement doit s’opposer à la perte d’Alcatel. Après avoir laissé General Electric piller Alstom, il doit défendre les intérêts fondamentaux de la nation.

 

C’est-à-dire extirper Alcatel de la finance et des opérations hostiles. Et reconstruire le fleuron français des télécoms qu’Alcatel n’aurait jamais dû cesser d’être. Ce que le patronat français est incapable de faire.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 19:41

« Le gouvernement fait ce qu’il faut et va dans la bonne direction. Pour une fois, reconnaissons-le ! » Ces propos étaient tenus par Pierre Gattaz en août 2014, et confirmés par le numéro deux du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux : « Le cap politique qu’a choisi François Hollande est le bon, et nous on pense qu’il faut aller plus vite et plus fort ». Suite au résultat désastreux des élections départementales le gouvernement dirigé par Manuel Valls ne veut pas faire mentir les dirigeants patronaux et entend poursuivre la même politique, celle adoptée en force à l'Assemblée Nationale grâce à l’article 49.3 sur la loi Macron. Ce texte est fondamentalement idéologique et touche de nombreux aspects du droit du travail et des domaines économiques. Voici quelques unes des grandes lignes : plus de facilités pour licencier, banalisation du travail le dimanche et du travail de nuit et risque d'extension à d’autres secteurs que le commerce, possibilité pour le patron de déroger au Code du travail, mise à mort des conseils des prud’hommes et de la médecine du travail, affaiblissement de l’inspection du travail, affaiblissement des instances représentatives du personnel.

 

Est-ce cela qu'attendaient les électeurs de gauche en portant au pouvoir Hollande en 2012 ? Assurément non ! Et ceux qui attribuent la défaite de la « gauche » à la désunion, se sont-ils un instant posés la question de la trahison du pouvoir en place et du refus des électeurs d'accorder une nouvelle fois leur confiance à leurs candidats, quelles que soit le type d 'élection.

 

Le gouvernement multiplie les gestes en direction du Medef, tout en donnant sans cesse des coups de plus en plus rudes contre le droit du travail. Et comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement s'obstine à poursuivre le même cap et va même jusqu'à rendre responsable les salariés du taux de chômage en France. C'est ce qu'a fait le sinistre Macron en début de mois devant les étudiants d’une grande école de Berlin. « La France n’a pas réformé ces dix dernières années. Nos entreprises perdent des parts de marché, leurs marges sont trop faibles, nos gains de productivité trop lents. Le fait que la France soit l’un des pays qui protège le plus ses travailleurs est l’une des explications de son taux de chômage à 10 % . Protéger des salariés peut aussi tuer des opportunités pour les autres. Il faut accélérer les réformes parce que les Français veulent des jobs et une vie meilleure. ».

 

Quant aux promesses de Gattaz avec son pin's « 1 million d'emplois » épinglé à son revers, les français attendent toujours, malgré les aides publiques allouées sans conditions. Et comme l'écrit Laurent Mauduit dans Mediapart, « Faire une première loi pour apporter 42 milliards d’euros aux entreprises ; et puis en faire une autre, pour leur apporter encore 2,5 milliards de plus : tout cela est normal ! Mais prendre des mesures pour protéger les salariés ou d’autres pour contenir la boulimie de certains grands patrons ? Vous n’y pensez pas ! »

 

Ne soyons pas étonnés que les électeurs de gauche n'aient aucune envie de soutenir des candidats qui se réclament d'un parti (PS) qui assume clairement sa rupture avec les intérêts populaires. Et l'attitude de Martine Aubry, un temps critique de la politique gouvernementale, et qui bat aujourd'hui en retraite, montre que la construction d'une autre alternative à gauche est nécessaire et ne peut se faire autour du PS.

 

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 08:11
Il est donc urgent pour les progressistes de mettre sur pied une alternative politique, rassembleuse, qui apparaisse comme une perspective possible à notre peuple, une issue de secours face aux appétits de retour de Nicolas Sarkozy et à la menace lepéniste. À gauche, il n’y a rien de plus nécessaire. Notre peuple en a besoin.
Pour le gouvernement, c’est une Berezina, précédée par une longue retraite, des redditions devant le patronat, des abandons de postes et des retournements incarnés par le trio Hollande-Valls-Macron. Pourtant, on ne peut pas se contenter de dire « bien fait pour eux ». Ainsi, une défaite d’un binôme socialiste à Moulins, dans l’Allier, privera ses habitants d’une gestion de progrès animée par un communiste. L’arrivée de la droite à la tête de plus de 70 % des départements se traduira par une austérité aggravée et des reculs des missions sociales. À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ignorons encore si l’extrême droite gérera un conseil départemental. Ce serait une mauvaise nouvelle pour la liberté, l’égalité et la fraternité. Tous les discours contre le Front national resteront des discours politiciens, sans un changement de cap qui permette à la France de renouer avec le progrès social. Dans ce cas, il pourrait engranger demain bien plus qu’une quarantaine d’élus.
 
Le signal est sans ambiguïté : si le pouvoir poursuit sa politique libérale, ses amis et le pays en paieront le prix fort. Sourd au message du premier tour, indifférent à l’abstention massive de l’électorat de gauche, Manuel Valls avait assuré dès lundi dernier qu’il poursuivrait et accélérerait ses « réformes ». Ce serait précipiter le pays dans un cul-de-sac périlleux. Le premier ministre peut toujours regretter la dispersion de la gauche… il en est un de plus grand commun diviseur. Il est donc urgent pour les progressistes de mettre sur pied une alternative politique, rassembleuse, qui apparaisse comme une perspective possible à notre peuple, une issue de secours face aux appétits de retour de Nicolas Sarkozy et à la menace lepéniste. À gauche, il n’y a rien de plus nécessaire. Notre peuple en a besoin.
 
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 16:39

 

« Monsieur le Président, je vous fais une lettre... »

 

Les membres des commissions d’enquête du Sénat sur l’évasion fiscale vous avaient adressé un courrier, Monsieur le Président du Sénat, il y a quelques semaines au lendemain des révélations de l’affaire « Swissleaks », impliquant la banque HSBC.

Nous avions jugé nécessaire de renouveler notre proposition de création d’une délégation sénatoriale permanente au sein de notre assemblée, qui serait en charge de la lutte contre l’évasion fiscale. Votre réponse m’est parvenue le 6 mars dernier. Sur un ton très courtois vous m’expliquez que cette demande « a retenu toute votre attention » et que vous « savez parfaitement la qualité des conclusions adoptées par ces deux commissions d’enquête », jusque-là l’espoir vit... mais tout à coup surgit un « malgré » et là ça se gâte, je cite : « ... malgré le fait que je partage pleinement l’objectif que vous poursuivez, je ne puis être favorable à la création de cette délégation permanente. »

Fin de citation et donc de non-recevoir ?!

Quels arguments invoquez-vous, Monsieur le Président ??

D’abord vous dites que d’une part, les représentants des groupes ont souhaité limiter la multiplication des instances internes et que d’autre part nous évoluons dans un contexte budgétaire contraint, un couplet très en vogue depuis... on ne sait plus combien de temps.

Je dois dire M. le Président que ces deux arguments me laissent un peu pantois, pour le premier d’entre eux je me permettrai de rappeler ici la décision prise par la nouvelle majorité UMP/UDI de créer sans sourciller quant aux finances publiques, une délégation aux entreprises, c’était le 12 novembre 2014. Délégation qui a déjà effectué 3 déplacements dans les départements du Rhône, de la Drôme et de la Vendée pour, selon l’objet de la délégation « recenser les obstacles à leur développement et proposer des mesures visant à favoriser l’esprit d’entreprise ».

On dirait du Gattaz... Le deuxième argument budgétaire tombera aisément lorsque nous aurons rappelé le coût de l’évasion fiscale pour notre pays chaque année compris entre 50 et 80 milliards d’euros. Glurps ?!

Vous renvoyez aux compétences de la Commission des Finances, mais le problème c’est que seuls la Présidente et le Rapporteur général de la commission peuvent lever le secret fiscal par rapport aux services du Ministère des Finances à Bercy.

Vous aviez là une occasion rêvée de redorer l’image du Sénat, au moment où le gouvernement grec inscrit la lutte contre l’évasion fiscale comme priorité pour redresser les comptes du pays et qu’une commission spéciale se met en place au sein du Parlement européen afin d’enquêter sur l’affaire « Luxleaks », au temps où votre ami Juncker dirigeait le Luxembourg.

« ... je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps... »
Quoi qu’il arrive nous on continue, pas question de déserter.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 14:24

Encore plus dangereux que les particules fines.

Alerte Pollution ce week-end
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