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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 21:09

Après Alstom et Alcatel, c'est un autre fleuron industriel Areva qui est gravement attaqué. La direction annonce vouloir réduire ses frais de personnels de 15 %, en France d'ici 2017, soit plusieurs milliers de suppressions d'emplois.

 

Le groupe rencontre de graves problèmes de gestion. Il a réalisé, en 2014, une perte nette de 4,8 milliards d'euros pour un chiffre d'affaire de 8,3 milliards, alors que le carnet de commandes d'Areva représente plus de 46 milliards d'euros. Comment une telle dérive est-elle possible ? Ce n'est pas aux salariés de servir de variable d'ajustement.

 

Nous avons besoin pour réussir la transition énergétique décarbonnée, et relever le défi du réchauffement climatique d'une filière électro-nucléaire plus performante qui retrouve progressivement son caractère 100 % public.

 

Les salariés du groupe peuvent compter sur la détermination du PCF et de ses élus pour ne pas laisser faire la destruction d’un des leaders mondiaux de la filière énergétique.

 

Il est grand temps et plus que nécessaire que l’Etat assume son rôle d’actionnaire principal. Il a la responsabilité de garder la cohérence du groupe nucléaire et de sauvegarder les savoirs faire industriels. Il nous semble important de prendre le temps sur ce dossier. Il y a nécessité et urgence de réunir l’ensemble des acteurs pour étudier les propositions avancées ici ou là, en élaborer d’autres sans en évacuer aucune y compris celle d’une capitalisation du groupe AREVA à hauteur de ses besoins. Dans un seul objectif principal : éviter toute casse sociale et industrielle.

 

Plus globalement, il est urgent de prendre le chemin d’un nouvel essor de l’industrie créateur de milliers d’emplois couplé à un immense effort de formation et de recherche. Ce sont des conditions essentielles pour redonner espoir à notre peuple en ouvrant des perspectives de développement renouvelé.

 

Aucun des problèmes économiques et sociaux structurels (financement des retraites et de l’assurance maladie, besoin de financement de l’État et des collectivités territoriales, pouvoir d’achat des actifs comme des retraités) ne peut être résolu sans une vigoureuse politique de développement industriel et de l’emploi.

 

D’une façon générale, il est plus que temps de tirer le bilan des déréglementations du secteur de l’énergie en France et en Europe afin de réorienter une politique vers des logiques de long terme et de maîtrise publique à l’opposé des logiques financières à court terme. C’est ce qu’ont proposé entre autres, les parlementaires communistes dans le cadre du débat de la loi transition énergétique.

 

Communiqué du PCF

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 17:28

Mardi 5 mai, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, procédait au lancement des festivités organisées par le gouvernement à l'occasion de l'année du 70ème anniversaire de la Sécurité Sociale.

 

Pour la ministre de la Santé, « la Sécurité sociale est dans notre ADN, elle fonde notre identité sociale collective, elle est notre fierté et notre bien commun ». Elle dit vouloir garantir le maintien de ce système et son adaptation aux évolutions de la société. « Certains veulent lui substituer, au moins partiellement, des assurances privées. Ce gouvernement fait un choix résolument inverse, car la solidarité collective ne choisit pas, ne sélectionne pas, n’exclut personne ».

 

Jolies propos, mais c'est bien aux actes qu'on peut juger. Si la ministre n'a pas été avare en fortes paroles pour la Sécurité Sociale, elle ne s'est pas attardée sur les actes qui la malmènent et dont le gouvernement dont elle fait partie est grandement responsable. Depuis 2012 et l'arrivée de Hollande au pouvoir, c'est la même voie de restriction : Coupes budgétaires, atteinte au principe d'universalité des allocations familiales, mise en place de multiples franchises, déremboursements, réduction des moyens des hôpitaux etc. Le pacte de responsabilité a amputé de 9,6 milliards d’euros les recettes 2015 de la sécurité sociale, du fait de cadeaux sous forme d’exonérations de cotisations patronales. Drôle de conception de la solidarité collective.

 

Et pour une ministre dont le gouvernement poursuit la casse de l'esprit de la Sécurité sociale, un nom était étrangement absent de son discours, tout comme du dossier officiel consacré à la célébration et remis à la presse, celui du communiste Ambroise Croizat, ministre du travail qui fut le bâtisseur de la Sécurité Sociale. Un oubli ? Probablement pas malheureusement. Dans son dernier discours à l'Assemblée Nationale le 24 octobre 1950, Ambroise Croizat déclarait : « Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès. » Voilà ce qu'était un véritable engagement de gauche.

 

A l'inverse, Marisol Touraine, et le gouvernement auquel elle participe, poursuit les politiques d’austérité qui mettent en danger l’intégralité de notre protection sociale.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 22:52

« Une nouvelle fois , la gauche fait la preuve qu'on peut moderniser notre modèle social sans le détruire ». Ces propos sortent de la bouche de Bruno Le Roux, chef de file des députés PS, au sujet de la loi Rebsamen. Affaiblir les comités d'entreprise, quel progrès en effet ! Tout comme la loi Macron avec l'accroissement du travail du dimanche et de nuit, la limitation du rôle des prud'hommes, l'affaiblissement du code du travail …

 

Et qui saluent ces réformes tout en souhaitant qu'elles aillent plus loin encore ? La chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

 

Par contre, il ne vient pas à l'idée de ce gouvernement et des députés socialistes de respecter les engagements pris devant les citoyens. Mais attention, à trop prendre les gens pour des cons...

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 18:08

Pas une semaine sans que des propos ou actes de dirigeants socialistes interpellent les électeurs de gauche sur les renoncements de ces dirigeants. Et pour ceux qui en douteraient encore, c'est Laurence Parisot qui vient apporter sa contribution.

 

Dans une interview au Parisien magazine, l'ex présidente du Medef, syndicat patronal bien connu pour ses idées sociales et progressistes (mais non je blague) vient éclairer les doutes qui pourraient subsister chez les électeurs socialistes se revendiquant de gauche.

 

A la question « Vous semblez apprécier Emmanuel Macron. Auriez-vous pu travailler avec lui ? » Laurence Parisot répond ceci : « C’est quelqu’un que j’apprécie. Dès mon élection à la présidence du Medef, en 2005, la pensée de Michel Rocard m’a inspirée et j’ai développé une approche social-démocrate de l’économie et du dialogue social. Je me sens proche de ceux qui ont une culture rocardienne, comme Manuel Valls ou Emmanuel Macron. J’ai rencontré Emmanuel quand il était banquier d’affaires chez Rothschild (2008-2012, NDLR). Et j’ai immédiatement compris que nous avions une communauté de pensée. J’ai souhaité qu’il me rejoigne pour travailler avec moi, nous avons eu différentes conversations dans ce sens. Mais il préparait son engagement au côté de François Hollande pour la présidentielle de 2012. Quand celui-ci a été élu et qu’Emmanuel Macron a été nommé conseiller à l’Elysée, j’ai travaillé avec lui en bonne entente, même si nos désaccords sur la fiscalité étaient grands. »

 

Voilà l'approche sociale démocrate de Parisot, qu'on peut aussi traduire par l'approche libérale des dirigeants socialistes. On en voit le résultat au travers de la loi Macron sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir. C'est le choix du toujours moins comme le titre le Monde diplomatique. « On ne change pas une politique qui perd. Ni la déroute subie lors des élections départementales, ni l'ancrage de l'extrême droite, ni la montée du chômage ne calment les ardeurs libérales du président François Hollande et de son premier ministre Manuel Valls. »

 

Est-il suffisamment clair que le PS a tourné le dos au peuple de gauche ?

 

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 15:53

S'en prendre aux fraudeurs aux prestations sociales était peut-être pour lui une façon de détourner l'attention de son propre comportement.

 

Comme le révèle Mediapart, la Haute Autorité pour la transparence a saisi le parquet de Paris vendredi dernier sur le cas de Dominique Tian, soupçonné de déclaration de patrimoine mensongère. Ce député UMP a dissimulé un compte en Suisse, non déclaré au fisc, d'un montant de 1,5 million d'euros, mais aussi sur un hôtel en Belgique non signalé à la Haute autorité.

 

C'est pourtant bien Dominique Tian qui était auteur d'un rapport parlementaire sur la lutte contre la fraude sociale déposé en juin 2011. Dans cette histoire, c'est s'en prendre à plus petit que soi. Même si ce n'est pas acceptable, ceux qui grugent le RSA ou les allocations familiales le font pour parfois guère plus de 100 euros par mois. Les chiffres sur la fraude sociale en France publiés début 2015 font état d'un montant de 694,77 millions d'euros, dont 386 millions de fraude aux prestations. Bien sûr, ce n'est pas dérisoire, mais cela ne représente que le 1/5ème de la fraude fiscale qui elle se monte à 3,42 milliards d'euros, et je ne parle pas de l'évasion fiscale.

 

L'UMP qui ne manque pas de pointer du doigt les assistés qui profitent du système est moins prolixe sur ses proches qui ont fait des oublis dans leurs déclarations de patrimoine. Après Degauchy (UMP), Sido (UMP), Brochand (UMP), Dassault (UMP) et de Montesquiou (UDI), avec le cas Tian (UMP), c'est la sixième fois que la HATVP (Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique) transmet à la justice des déclarations de patrimoine de parlementaires.

 

Dominique Tian, l'arroseur arrosé !

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:05
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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 23:48

« Madame Le Pen parle comme un tract du Parti Communiste des années 1970 ». Voilà la dernière insulte de Hollande à l'égard des communistes lors de l'émission Le Supplément sur Canal+ où il était invité ce dimanche.

 

Même s'il a tenté de se rattraper en ajoutant que le Parti communiste « ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres », ses propos sont une insulte à l'égard des militantes et militants communistes. Hollande aurait-il oublié que dans les années 1970, le parti communiste c'était le programme commun avec le parti socialiste, une candidature commune en 1974, et qu'il avait largement contribué à la victoire de F Mitterrand en 1981.

 

Mais Hollande a oublié cela, comme il semble avoir oublié que s'il a été élu en 2012, c'est aussi avec les voix des communistes, tout comme il a oublié ses engagements de campagne que lui et son gouvernement renient continuellement.

 

Si un parti a lutté et lutte sans relâche contre les idées du Front national, c'est bien le Parti communiste. On ne peut en dire autant du Parti socialiste qui par la voix de Pierre Beregovoy avait dit au début des années 1980 « On a tout intérêt à pousser le Front national, il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattables. C'est la chance historique des socialistes ».

 

Récemment c'était un député PS qui mettait sur le même plan FN et Front de Gauche voir ici. C'est à présent Hollande qui insulte les communistes. Drôle de façon de faire oublier l'échec de leur politique dont les dégâts contribuent justement à la montée du FN.

Le rappel de cette citation dans l'émission C Politique

Le rappel de cette citation dans l'émission C Politique

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 22:56

A l'heure où des dirigeants politiques s'étonnent des taux d'abstentions très importants lors des élections, celui qui a prononcé cette phrase ces jours-ci  « Renier ses engagements, c'est mettre en cause la crédibilité de l'action et de la parole politique », apporte un élément de réponse qui explique cette désaffection.

 

Mais qui a bien pu la prononcer ? Eh bien c'est Manuel Valls, l'homme chargé de la mise en œuvre du programme de François Hollande.

 

Dans le cadre de sa politique d'austérité, le gouvernement diminue drastiquement les dotations aux collectivités. De 40,6 milliards d'euros en 2013, les dotations vont passer à 29,1 milliards en 2017. En 2015, 50 villes ne percevront rien, et pour d'autres ce sont des millions en moins alors que l'état a procédé à des transferts de charges que doivent assumer ces collectivités.

 

Dans ce contexte, des communes ont procédé à une augmentation de la fiscalité locale contrairement à leur engagement de campagne. Et c'est à leurs élus que le 1er ministre adressait ce reproche sur leur reniement, considérant qu'imputer à l'État la pleine responsabilité de la hausse est une supercherie.

 

C'est vrai que question crédibilité, ce gouvernement en connaît un rayon. La liste s'allonge des reniements sur les engagements du candidat Hollande. Concernant les dotations, la promesse numéro 54 de son programme contenait ceci : « Un pacte de confiance et de solidarité sera conclu entre l’État et les collectivités locales garantissant le niveau des dotations à leur niveau actuel. »

 

Une nouvelle promesse non tenue par ce gouvernement PS, ce qui explique leur crédibilité sacrément écornée !

« Renier ses engagements, c'est mettre en cause la crédibilité de l'action et de la parole politique »
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 18:11

Le sénateur communiste Eric Bocquet (rapporteur de la commission d'enquête en 2013 sur l'évasion fiscale, voir article) a interpellé le ministre le 8 avril 2015 sur le rôle inacceptable joué par les banques dans l’évasion fiscale. Ce sont elles qui organisent des placements douteux dans les paradis fiscaux, selon des mécanismes que nous connaissons parfaitement, monsieur le ministre. Nous aimerions vous entendre sur ce sujet. Les banques agissent trop souvent contre l’intérêt général, contre le développement industriel et l’emploi, et cela depuis trop longtemps.

 

Il faut le dire, il n’y aura pas de politique de croissance permettant le retour au plein emploi sans une nouvelle utilisation de l’argent, sans une véritable révolution du système bancaire et financier. Un texte de loi visant à stimuler la croissance qui n’aborde pas cette question cruciale ne peut que déboucher, une fois de plus, sur un constat d’impuissance.

 

Les quatre premiers groupes bancaires français ont affiché, pour l’année 2013, un résultat net cumulé de 15 milliards d’euros. En février de l’année dernière, un grand quotidien économique indiquait que la première banque française, BNP Paribas, voulait porter son taux de distribution des bénéfices à environ 45 % en 2016. N’y a-t-il pas lieu, monsieur le ministre, de s’intéresser à cette manne si l’on veut effectivement promouvoir la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques ?

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 22:46

Alcatel : patronat et gouvernement bradeurs de l'indépendance du pays

 

NOKIA veut acheter Alcatel.

Un instrument majeur de savoir-faire et de prouesse technique dans les télécommunications va être pillé. Et cela au moment même où ils sont au centre de l’économie productive moderne. On voit ce que valent les belles paroles des bavards gouvernementaux et patronaux sur le « redressement productif », « l’innovation » et le reste de leur bla bla. On finit par se demander par quels moyens agissent si efficacement les intérêts à l’œuvre pour priver la France de cet instrument d’indépendance technique.

 

Alcatel a été annexé méthodiquement par le nord-américain Lucent qu’il avait pourtant acheté bien mal en point. Puis le management a été colonisé par les Étatsuniens. Puis le gouvernement a refusé le prêt auprès de la Banque publique d’Investissement que l’entreprise demandait. Alcatel a donc emprunté à Goldman Sachs qui a pris en gage les 27000 brevets possédés par l’entreprise, somme du génie technique français.

 

Une nouvelle fois, on voit l’incapacité du grand patronat français à faire autre chose que de la mendicité auprès des contribuables. Une nouvelle fois, on voit la limite du discours gouvernemental sur « l’entreprise » qui se limite à gaver des actionnaires sans patrie. Une nouvelle fois, on constate l’ignorance et le mépris pour la production industrielle et les savoir-faire techniques.

 

Le gouvernement doit s’opposer à la perte d’Alcatel. Après avoir laissé General Electric piller Alstom, il doit défendre les intérêts fondamentaux de la nation.

 

C’est-à-dire extirper Alcatel de la finance et des opérations hostiles. Et reconstruire le fleuron français des télécoms qu’Alcatel n’aurait jamais dû cesser d’être. Ce que le patronat français est incapable de faire.

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