Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 21:42

Israël massacre des Palestiniens à la frontière entre la bande de Gaza et Israël depuis fin mars. Pour la seule journée du lundi 14 mai, 61 Gazaouis dont des enfants ont été tués par des soldats israéliens, les blessés se comptent par milliers. Certains devront être amputés.

 

La population palestinienne manifeste pour son droit au retour (résolution 194 de l’ONU du 11 décembre 1948, loi fondamentale) et pour la levée du blocus lui-même acte de crime contre l’humanité.

 

Le même jour, le gouvernement israélien aux côtés de son allié américain fêtait l’anniversaire de la création de son État et l’installation de l’ambassade des USA à Jérusalem (bafouant ainsi l’application des résolutions 476 et 478 de l’ONU de juin et août 1980).

 

Les Gazaouis ne font que crier leur révolte et leur désespoir d'être enfermés, abandonnés par le reste du monde dans une enclave ravagée par le dénuement et la misère en raison de l'inhumain blocus imposé par Israël qui viole les résolutions de l'ONU en toute impunité.

 

Soyons nombreux Samedi 19 mai à 11 heures, place des Halles à Niort, pour dénoncer ces crimes odieux et apporter notre solidarité au peuple Palestinien.

 

Samedi 19 mai 2018 à NIORT, Rassemblement de solidarité avec le peuple Palestinien
Partager cet article
Repost0
29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 07:26

Communiqué de la Fédération CGT Spectacle

 

 

Jouer du pipeau pendant la chasse aux sans-papiers ? Non merci !
Partager cet article
Repost0
24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 18:09

L'Europe avait promis une liste crédible des Paradis Fiscaux. Au rythme de ses révisions, il n'y aura bientôt plus un seul pays dans la liste noire des paradis fiscaux. Ne restent plus que les Samoa, Samoa américaines, île de Guam, Bahreïn, îles Marshall, Namibie, Palaos, Ste LUcie et Trinité-et-Tobago. Ne cherchez pas, il n'y a même plus le Panama, oublié les Panama's Papers.

Les ministres européens des finances se moquent vraiment du monde.

Ci-dessous l'article de Thomas Lemahieu dans l'Humanité

Paradis fiscaux, où ça ???
Partager cet article
Repost0
15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 08:57

Quand je dis "aurions-nous oublier", je parle de notre beau pays à l'origine de la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen votée par l'Assemblée Constituante en 1789, ce qui a fait qu'on a toujours parlé de la France comme le pays des droits de l'homme. Malheureusement, le projet de loi sur l'asile et l'immigration va à l'encontre de ces droits : doublement de la durée de rétention, raccourcissement des délais de recours, intention affichée d'accroître le nombre d'expulsions, instauration du contrôle des migrants résidant dans les structures d'accueil, etc.

 

Ce "aurions-nous oublier" s'adresse en réalité à la France des Macron et de son gouvernement. Tout cela va à l'encontre de " la liberté de circulation est le droit pour tout individu de se déplacer librement dans un pays, de quitter celui-ci et d'y revenir " Elle est garantie par l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

 

Les pires droitiers n'avaient pas osé, Macron s'y met. Lorsqu'il louait l'action de Merkel qui " a sauvé notre dignité collective en recueillant des réfugiés en détresse ", ce n'était peut-être qu'une fausse information.

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 16:27

Aujourd'hui 30 novembre, cela fait 100 jours que Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, est embastillé par Israël, en vertu d’un ordre de détention administrative.

 

Salah Hamouri avait été accueilli à Niort en avril 2012 par l'association France-Palestine Solidarité Deux-Sèvres. Il venait de passer 7 ans dans les geôles israéliennes pour délit d'opinion. Vous trouverez sur ce lien un billet relatant son témoignage lors de cette venue à Niort.

 

Cette liberté n'aura pas duré. Salah Hamouri a été arrêté dans la nuit du 22 au 23 août 2017 par les forces d'occupation israéliennes, dans l'arbitraire le plus total. Salah Hamouri est de nouveau victime de cette arme inique utilisée illégalement de façon massive par le pouvoir israélien : la détention administrative. Après avoir déjà été emprisonné 7 ans pour des accusations fantaisistes, il est condamné à 6 mois de détention administrative sans qu’aucune charge ne pèse sur lui et sans avoir eu droit à aucun procès. La détention administrative permet à un pouvoir autoritaire de maintenir en prison sans aucun motif un opposant - ou supposé tel - sans avoir à avancer le moindre commencement d’un début de preuve. De plus cette condamnation est renouvelable à l’infini sans plus de justification.

 

Cela fait 70 ans que le peuple Palestinien attend un État. Il est temps que l’impunité d’Israël cesse. Il ne s’agit pas d’antisémitisme mais de droit international. Et en même temps, on apprend que Benyamin Netanyahou sera reçu à l'Elysée le 10 décembre par Emmanuel Macron. Une invitation tachée par la politique de colonisation du peuple palestinien par Israël au mépris des résolutions de l'ONU.

 

À nous tous d’amplifier la mobilisation et de faire connaitre partout l’injustice qui frappe Salah Hamouri et les milliers (6300 prisonniers voir chiffres ici) de détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, dont des parlementaires.  Ils doivent sortir des geôles israéliennes.

 

Libérez Salah Hamouri, avocat franco-palestinien embastillé par Israël
Partager cet article
Repost0
10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 07:22

Depuis quelques jours, les révélations des « Paradise Papers » sur l’optimisation fiscale des multinationales et des grandes fortunes font scandale.

Des chiffres faramineux commencent à être avancés ; au minimum 20 milliards d’euros chaque année échapperaient à la solidarité nationale de notre pays.

Le gouvernement, qui est au service des puissances financières, surfe sur le dumping fiscal mondial, au lieu de centrer son intervention sur la satisfaction des besoins sociaux.
Il facilite, comme beaucoup d’autres, la déréglementation et la mise en concurrence des salariés et des systèmes sociaux.

Cette même logique se traduit, dans les entreprises, par plus de pression sur les salariés et sur les capacités de production, par des fermetures des sites, des délocalisations et des attaques sur le droit du travail pour augmenter les profits.

Afin de réduire ou de ne pas payer l’impôt sur leurs profits, les entreprises font du lobbying auprès des États et ceux-ci mettent en place des dispositifs qui leur permettent d’échapper à l’impôt soi-disant en toute légalité.

Pis encore, ces entreprises profitent souvent de multiples aides et exonérations fiscales et sociales.

Ce qui risque de se traduire d’ailleurs, une nouvelle fois, par un record, en 2018, concernant le crédit d’impôt et divers dégrèvements accordés par l’État aux entreprises ; pouvant atteindre 172 milliards d’euros.

Ces privilèges généreusement distribués aux fameux « premiers de cordée », souvent les mêmes qui optimisent le rendement de leurs dividendes dans des paradis fiscaux, ont un coût en constante augmentation, une efficacité sur la création d’emploi totalement nulle, une traçabilité déficiente et des contrôles inexistants.

Nous le constatons, encore une nouvelle fois, la richesse des plus riches ne sert pas à relancer l’économie, ni l’investissement, encore moins à moderniser nos services publics pour répondre aux besoins des populations ou améliorer l’existence des plus modestes.
Il faut tirer la leçon de cette réalité indéniable.

L’État doit prendre toute sa responsabilité pour mettre fin à cette situation scandaleuse et revenir sur certaines décisions comme celles prises sur l’ISF qui relèvent de l’indécence.

Il est grand temps qu’on demande des comptes aux entreprises, aux actionnaires ou grands patrons qui ont profité de quelques aides que ce soit et pris dans les filets.
Il faut leur demander de rembourser les aides accordées, que des pénalités leur soient imposées, comme à tout citoyen qui aurait enfreint la loi, et que l’on renforce les services de l’état pour se donner les moyens de contrôler efficacement.

Au lieu d’orienter encore plus le système fiscal et social vers la satisfaction des détenteurs de capitaux, l’État doit opérer une véritable réforme fiscale, pour plus de justice sociale et plus d’efficacité économique.

Le scandale des « Paradise Papers » confirme le bien-fondé des mobilisations contre les ordonnances Macron comme les autres mesures antisociales car elles relèvent de la même logique qui est celle des paradis fiscaux.

Communiqué CGT

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 18:05

Des éléments accablants ont mis en lumière les liens entre le groupe industriel Lafarge et l’organisation terroriste Daesh. Dans un communiqué fin mars 2017, le groupe a d'ailleurs reconnu avoir financé « indirectement » des groupes armés syriens pour conserver son activité dans le pays en 2013 et 2014. Par ailleurs, plusieurs dirigeants auraient reconnu que des versements auraient été effectués, jusqu'à 100 000 dollars par mois.

 

Dans un courrier adressé mi-octobre au 1er ministre, le député communiste de Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq, rappelle que sur la même période, « ce groupe industriel a bénéficié en France de fonds publics, notamment dans le cadre du CICE. » ce qui ne l'a pas empêché d'appliquer un plan social récemment, aucunement motivé par de prétendues difficultés financières ou industrielles. Lafarge, numéro un mondial du ciment, se livre à des délocalisations et des licenciements qui nuisent aux intérêts de notre pays, malgré son excellente santé financière.

 

Aussi le député communiste « demande d'envisager la nationalisation de ce groupe pour préserver l'outil industriel et ses emplois en France, ce qui ne dispenserait en rien les responsables de ces délits de répondre pénalement de leurs actes ».

 

Comment ne pas faire un parallèle avec le fondateur et patron de Renault pendant la seconde guerre mondiale ? Louis Renault avait collaboré avec les nazis. Le 16 janvier 1945, une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, prononçait la saisie, la dissolution et la nationalisation de la société Renault. Cette mesure avait permis de sauvegarder l'outil industriel mis au service de l'occupant tout en punissant les responsables coupables de collaboration avec l'ennemi.

 

Alors qu'attend le gouvernement pour prendre une telle mesure à l'encontre de Lafarge ?

 

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 23:03

Le 9 octobre 1967, Ernesto Guevara mondialement connu comme le Che, était exécuté en Bolivie sur ordre du dictateur Barrientos et de la CIA.

 
A l’occasion du 50ème anniversaire de sa mort, l’Humanité du 9 octobre publie un cahier central de huit pages.
 
Sous la Une de l'Humanité, une adresse de Jean Ortiz à ceux qui "revisitent" l'histoire du Che...
50ème anniversaire de la mort d’Ernesto Che Guevara
Un peu de respect, bordel de merde !

Merde, merde et merde !! Je viens de faire, comme d’hab, ma revue de presse. Ce matin, c’est « A mort le Che ! » avec l’éminente spécialiste de la sexualité de DSK, qu’elle appelle fort élégamment le « roi des porcs » dans son best seller malodorant, et interdit, « Belle et bête »... Un livre sulfureux, pour « vendre ». Cette dame, de « haut » niveau scientifique, recommence une opération du même acabit avec Che. De la psychologie de bazar, des rumeurs élevées au rang de vérités historiques, des ragots de bistrot... On connaît la dame et son éthique. Mais que « Sud-Ouest dimanche », un journal d’ordinaire de qualité, où j’ai de nombreux amis, lui cire les pompes, je ne le comprends pas. Ou plutôt si, je comprends tout.

 

Les « décideurs » ont converti en mercenaires de la plume, pour défendre le système, des littérateurs vénaux, afin de cracher sur le Che. Nous l’avons déjà écrit. Mais la ficelle est aussi grosse qu’une bitte d’amarrage (rien à voir avec les phantasmes de la dame). Ce sont les stigmatiseurs qui se couvrent de crachats. Mais attention, en criminalisant le Che, c’est d’abord nous qu’ils visent, nous tous qui voulons rompre avec le capitalisme. Il ne doit pas y avoir d’alternative ! Le capitalisme est l’état naturel de la société... Point à la ligne. Escrocs !

 

Et pourtant, une information plurielle aurait été possible aujourd’hui. Quasiment aucun journal n’évoque l’excellent documentaire de Tancrède Ramonet, ce soir, sur la 5. Tancrède porte le nom de son père, et sent le « rouge et noir ». Et puis il y a aussi le livre « Vive le Che ! » qui depuis juin fait son chemin, remplit les salles, sans l’aide des médias dominants nationaux. Avec les coups de main de quelques journalistes locaux, qui eux, respectent la déontologie du métier. Et pas parce qu’ils parlent de mon bouquin, mais parce qu’ils le confrontent, ont le courage de ramer à contre-courant, et d’envoyer bouler les idées dominantes.

Un spécialiste, y compris reconnu, parce qu’il est, et reste, communiste, qu’il n’a pas trahi, qu’il assume ses engagements, avec liberté, critique et fidélité, demeure, pour les « chiens de garde », un « dangereux communiste ». Je m’en réjouis presque. Même affaibli, nous continuons à leur pourrir la vie.

 

Au nom des miens, je l’ai répété mille fois, j’essaie d’être communiste. Jusqu’au bout. Que l’on attende de moi aucun exhibitionnisme, aucune repentance obscène. Je suis bien dans mon identité. J’ai des amis libertaires, trotskistes, prêtres, occitanistes, arabes, palestiniens, gitans, hamonistes, malabaristes... J’apprécie la capacité d’écoute et la simplicité de Pierre Laurent. J’aime la verve et le charisme de Mélenchon, ses meetings « pédagogiques », d’éducation populaire ; mais je n’accepte pas que qui que ce soit me demande de renoncer à ce que je suis. Je n’ai pas besoin de label, ni de passer sous les fourches caudines de la « radicalité ».

Radicalisme, rupture, radicalité, révolution, anticapitalisme, horizon communisme, socialisation, lutte des classes, internationalisme, ne sont pas pour moi des vains mots, ni des mots marketing. Ils structurent ma vie ; j’ai beaucoup donné, je ne demande en retour que le respect. Je ne supporte plus les invectives entre frères de combat de classe, les petits calculs politiciens, « hégémoniques »... Je ne suis ni mélenchoniste, ni hamoniste, ni suiviste..., peut-être « ortiziste », et simplement révolutionnaire, donc critique.

 

Je suis immensément heureux que le PCF rende hommage au colonel Fabien, ce lundi à 18h30, à ce Che que brandissaient les « gauchistes » en mai 1968, et que les miens considéraient alors comme un irresponsable, un boute feu, un exportateur de révolution, etc. Le Che était un communiste « sui generis », comme tous les jeunes qui en ces années 1960, libérés des dogmes soviétiques par la révolution cubaine, prirent les armes au nom de l’expérience, et l’espérance, cubaines. Et en moururent. Ils allèrent jusqu’au bout d’un sacrifice consenti. Ce sont nos frères, nos camarades. Ils sont des nôtres. Il était temps de les revendiquer... Miguel Henriquez, Roque Dalton, Tamara, les camarades tupamaros, montoneros, de l’ERP, guérilleros guatémaltèques, fondateurs du Front sandiniste, du Front Farabundo Marti, etc. Ils sont patrimoine commun, comme le Che, patrimoine commun de tous les révolutionnaires.

 

Jean Ortiz

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 16:33

La journée du 1er octobre qui s'est déroulée en Catalogne restera dans les mémoires comme celle où le chef du gouvernement de l’État espagnol a préféré faire usage des armes anti-émeutes contre ses concitoyens catalans que de les laisser s'exprimer par un vote, quand bien même le scrutin était déclaré illégal si l'on s'en tient aux règles qui régissent les rapports entre les institutions catalanes et l’État espagnol, dans le cadre constitutionnel actuel. De plus, toutes les conditions nécessaires à un vote démocratique n'étaient pas réunies.

 

Pour Mariano Rajoy, qui ajoute le mépris à la violence, il ne se serait « rien passé » ce dimanche où 42 % du corps électoral catalan s'est déplacé et où près de 900 personnes ont été blessées par la Guardia Civil espagnole.

 

Le silence appuyé du président Macron et de son gouvernement, parlant de « troubles à l'ordre public » et d'affaires « intérieures » espagnoles, est aussi indigne que le comportement de Mariano Rajoy. Les violences policières sont intervenues le jour où la France prenait la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU mais ni le président de la République ni son gouvernement n'ont cru bon de les condamner alors que des millions de Françaises et Français ont exprimé leur inquiétude et leur refus de la répression.

 

L'urgence, à la veille de la grève générale qui se déroulera ce 3 octobre en Catalogne, est à la mise en place d'un cadre de discussion et négociation politique démocratique entre le pouvoir espagnol et la Catalogne, ouvrant la possibilité réelle pour les Catalans d'exprimer paisiblement et démocratiquement leur choix .

 

Pour sa part, en ayant fait, lui, le choix de la répression, Mariano Rajoy s'est disqualifié. Les forces démocratiques de l'ensemble de l’État espagnol doivent concourir à ce qu'il laisse la place, favorisant ainsi la reprise d'une réelle discussion entre les forces démocratiques pour favoriser le retour au calme, au débat politique et à la concorde en Catalogne comme dans tout le pays.

 

Le PCF exprime sa solidarité avec les victimes de la répression, les femmes et hommes blessés ce 1er octobre, et apporte son soutien aux forces de gauche espagnoles et catalanes signataires du « Manifeste pour la liberté, la fraternité et la coexistence » adopté à Saragosse et qui appelle à une sortie de crise dans le plein respect du droit des peuples à s’exprimer librement.

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 21:08

Dans quelques heures le Venezuela peut être plongé dans un bain de sang par ceux qui, nationalement et internationalement, ne supportent pas que les pauvres refusent de le rester, et qui voudraient faire main basse sur les énormes réserves en hydrocarbures du pays.

L’enjeu géopolitique dépasse Caracas.
 
Les secteurs majoritaires et d’extrême droite de l’opposition connue comme « Table d’union démocratique » (MUD en espagnol) tentent de bloquer le pays pour empêcher les élections à l’Assemblée constituante et en appeler à l’intervention de Washington. Le président TRUMP et la CIA ont prévenu : s’il y a vote, « l’empire » prendra des sanctions immédiates contre le droit à l’auto-détermination d’un peuple.
 
Ce qui se joue au Venezuela aujourd’hui, quelles que soient les erreurs qu’ait pu commettre le président Maduro, a et aura des répercussions continentales et internationales lourdes. Washington (soutenu en sous-main par l’Union européenne) s’apprête à violer la souveraineté du Venezuela. Ils tentent de provoquer une rupture dans l’armée. Pour les États-Unis, le Venezuela bolivarien constitue « une menace pour la (sa) sécurité ». La formule est de ce « bon » président Obama.
 
Le Venezuela redevient le cœur de la stratégie impérialiste. Il doit plus que jamais faire battre le cœur de tous les démocrates. Le Haut commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme vient d’appeler à « garantir la paix » afin que le vote de l’Assemblée constituante, le 30 juillet, se déroule en toute normalité. Les médias vénézuéliens, qui appartiennent très majoritairement à l’oligarchie, et leurs clones français, soufflent sur le feu au lieu de calmer le jeu, hurlent à « la dictature » parce que le gouvernement Maduro a interdit les manifestations pour que le vote ait lieu en toute tranquillité, et éviter que le sang coule davantage.
 
L’opposition, nous serions tenté d’écrire la « subversion », refuse de participer à la consultation. Elle a préalablement et illégalement organisé, un vote parallèle et bidon où elle aurait obtenu plus de 7 millions de suffrages. Aucune vérification, aucun comptage sérieux n’ont pu avoir lieu. Listes électorales « maison » et bulletins de vote ont été monopolisés, puis brûlés.
Les principaux chefs de l’opposition veulent aujourd’hui, après trois mois et demi d’insurrections localisées, surtout dans les quartiers riches, en découdre, quel qu’en soit le prix. Les opposants sont devenus des émeutiers. Depuis l’élection, avec une courte majorité, du président Maduro, en 2013, l’opposition se refuse à reconnaître la légitimité du président. Cette attitude putschiste rappelle et dépasse le « golpe » contre Chavez de 2002. Et pourtant ...
 
L’élection d’une Constituante, l’élargissement de la démocratie, la consultation de l’ensemble de la population, dans un processus de fond, constituent bien l’un des derniers atouts, sans doute, pour le vivre ensemble, dans un pays aujourd’hui déchiré, au bord du gouffre. La révolution veut modifier la Constitution de 1999, y ajouter les acquis sociaux reconnus par les institutions internationales. Malgré l’effondrement économique, la révolution est parvenue à maintenir les grandes « Missions » sociales. Peu en parlent. La pénurie sur des produits ciblés, sur des médicaments, certes cruelle, organisée essentiellement par le patronat, est sur-médiatisée. Et pourtant les chiffres, eux, parlent... L’indice de développement humain du Venezuela était en 2015 de 0.767, 71e rang sur un ensemble de 188 pays. De 1990 à 2015, l’espérance de vie à la naissance a augmenté de 4,6 années. La santé et l’éducation (gratuites) restent des priorités, malgré la profonde crise économique et politique.
 
Le Venezuela ne doit pas être le Chili. L’expérience a prouvé que tout blocus affecte surtout les populations civiles et se retourne finalement contre ses promoteurs. Cuba a plus que prouvé et éprouvé les voies de la résistance pratique, concrète, au quotidien.
 
Les niveaux atteints par la désinformation ne sauraient nous détourner de notre devoir d’internationalisme. L’internationalisme, disait le Che, c’est la solidarité de classe des exploités.
 
 
Partager cet article
Repost0