Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 23:03

Le 9 octobre 1967, Ernesto Guevara mondialement connu comme le Che, était exécuté en Bolivie sur ordre du dictateur Barrientos et de la CIA.

 
A l’occasion du 50ème anniversaire de sa mort, l’Humanité du 9 octobre publie un cahier central de huit pages.
 
Sous la Une de l'Humanité, une adresse de Jean Ortiz à ceux qui "revisitent" l'histoire du Che...
50ème anniversaire de la mort d’Ernesto Che Guevara

Un peu de respect, bordel de merde !

Merde, merde et merde !! Je viens de faire, comme d’hab, ma revue de presse. Ce matin, c’est « A mort le Che ! » avec l’éminente spécialiste de la sexualité de DSK, qu’elle appelle fort élégamment le « roi des porcs » dans son best seller malodorant, et interdit, « Belle et bête »... Un livre sulfureux, pour « vendre ». Cette dame, de « haut » niveau scientifique, recommence une opération du même acabit avec Che. De la psychologie de bazar, des rumeurs élevées au rang de vérités historiques, des ragots de bistrot... On connaît la dame et son éthique. Mais que « Sud-Ouest dimanche », un journal d’ordinaire de qualité, où j’ai de nombreux amis, lui cire les pompes, je ne le comprends pas. Ou plutôt si, je comprends tout.

 

Les « décideurs » ont converti en mercenaires de la plume, pour défendre le système, des littérateurs vénaux, afin de cracher sur le Che. Nous l’avons déjà écrit. Mais la ficelle est aussi grosse qu’une bitte d’amarrage (rien à voir avec les phantasmes de la dame). Ce sont les stigmatiseurs qui se couvrent de crachats. Mais attention, en criminalisant le Che, c’est d’abord nous qu’ils visent, nous tous qui voulons rompre avec le capitalisme. Il ne doit pas y avoir d’alternative ! Le capitalisme est l’état naturel de la société... Point à la ligne. Escrocs !

 

Et pourtant, une information plurielle aurait été possible aujourd’hui. Quasiment aucun journal n’évoque l’excellent documentaire de Tancrède Ramonet, ce soir, sur la 5. Tancrède porte le nom de son père, et sent le « rouge et noir ». Et puis il y a aussi le livre « Vive le Che ! » qui depuis juin fait son chemin, remplit les salles, sans l’aide des médias dominants nationaux. Avec les coups de main de quelques journalistes locaux, qui eux, respectent la déontologie du métier. Et pas parce qu’ils parlent de mon bouquin, mais parce qu’ils le confrontent, ont le courage de ramer à contre-courant, et d’envoyer bouler les idées dominantes.

Un spécialiste, y compris reconnu, parce qu’il est, et reste, communiste, qu’il n’a pas trahi, qu’il assume ses engagements, avec liberté, critique et fidélité, demeure, pour les « chiens de garde », un « dangereux communiste ». Je m’en réjouis presque. Même affaibli, nous continuons à leur pourrir la vie.

 

Au nom des miens, je l’ai répété mille fois, j’essaie d’être communiste. Jusqu’au bout. Que l’on attende de moi aucun exhibitionnisme, aucune repentance obscène. Je suis bien dans mon identité. J’ai des amis libertaires, trotskistes, prêtres, occitanistes, arabes, palestiniens, gitans, hamonistes, malabaristes... J’apprécie la capacité d’écoute et la simplicité de Pierre Laurent. J’aime la verve et le charisme de Mélenchon, ses meetings « pédagogiques », d’éducation populaire ; mais je n’accepte pas que qui que ce soit me demande de renoncer à ce que je suis. Je n’ai pas besoin de label, ni de passer sous les fourches caudines de la « radicalité ».

Radicalisme, rupture, radicalité, révolution, anticapitalisme, horizon communisme, socialisation, lutte des classes, internationalisme, ne sont pas pour moi des vains mots, ni des mots marketing. Ils structurent ma vie ; j’ai beaucoup donné, je ne demande en retour que le respect. Je ne supporte plus les invectives entre frères de combat de classe, les petits calculs politiciens, « hégémoniques »... Je ne suis ni mélenchoniste, ni hamoniste, ni suiviste..., peut-être « ortiziste », et simplement révolutionnaire, donc critique.

 

Je suis immensément heureux que le PCF rende hommage au colonel Fabien, ce lundi à 18h30, à ce Che que brandissaient les « gauchistes » en mai 1968, et que les miens considéraient alors comme un irresponsable, un boute feu, un exportateur de révolution, etc. Le Che était un communiste « sui generis », comme tous les jeunes qui en ces années 1960, libérés des dogmes soviétiques par la révolution cubaine, prirent les armes au nom de l’expérience, et l’espérance, cubaines. Et en moururent. Ils allèrent jusqu’au bout d’un sacrifice consenti. Ce sont nos frères, nos camarades. Ils sont des nôtres. Il était temps de les revendiquer... Miguel Henriquez, Roque Dalton, Tamara, les camarades tupamaros, montoneros, de l’ERP, guérilleros guatémaltèques, fondateurs du Front sandiniste, du Front Farabundo Marti, etc. Ils sont patrimoine commun, comme le Che, patrimoine commun de tous les révolutionnaires.

 

Jean Ortiz

Partager cet article

Repost 0
4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 16:33

La journée du 1er octobre qui s'est déroulée en Catalogne restera dans les mémoires comme celle où le chef du gouvernement de l’État espagnol a préféré faire usage des armes anti-émeutes contre ses concitoyens catalans que de les laisser s'exprimer par un vote, quand bien même le scrutin était déclaré illégal si l'on s'en tient aux règles qui régissent les rapports entre les institutions catalanes et l’État espagnol, dans le cadre constitutionnel actuel. De plus, toutes les conditions nécessaires à un vote démocratique n'étaient pas réunies.

 

Pour Mariano Rajoy, qui ajoute le mépris à la violence, il ne se serait « rien passé » ce dimanche où 42 % du corps électoral catalan s'est déplacé et où près de 900 personnes ont été blessées par la Guardia Civil espagnole.

 

Le silence appuyé du président Macron et de son gouvernement, parlant de « troubles à l'ordre public » et d'affaires « intérieures » espagnoles, est aussi indigne que le comportement de Mariano Rajoy. Les violences policières sont intervenues le jour où la France prenait la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU mais ni le président de la République ni son gouvernement n'ont cru bon de les condamner alors que des millions de Françaises et Français ont exprimé leur inquiétude et leur refus de la répression.

 

L'urgence, à la veille de la grève générale qui se déroulera ce 3 octobre en Catalogne, est à la mise en place d'un cadre de discussion et négociation politique démocratique entre le pouvoir espagnol et la Catalogne, ouvrant la possibilité réelle pour les Catalans d'exprimer paisiblement et démocratiquement leur choix .

 

Pour sa part, en ayant fait, lui, le choix de la répression, Mariano Rajoy s'est disqualifié. Les forces démocratiques de l'ensemble de l’État espagnol doivent concourir à ce qu'il laisse la place, favorisant ainsi la reprise d'une réelle discussion entre les forces démocratiques pour favoriser le retour au calme, au débat politique et à la concorde en Catalogne comme dans tout le pays.

 

Le PCF exprime sa solidarité avec les victimes de la répression, les femmes et hommes blessés ce 1er octobre, et apporte son soutien aux forces de gauche espagnoles et catalanes signataires du « Manifeste pour la liberté, la fraternité et la coexistence » adopté à Saragosse et qui appelle à une sortie de crise dans le plein respect du droit des peuples à s’exprimer librement.

Partager cet article

Repost 0
29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 21:08

Dans quelques heures le Venezuela peut être plongé dans un bain de sang par ceux qui, nationalement et internationalement, ne supportent pas que les pauvres refusent de le rester, et qui voudraient faire main basse sur les énormes réserves en hydrocarbures du pays.

L’enjeu géopolitique dépasse Caracas.
 
Les secteurs majoritaires et d’extrême droite de l’opposition connue comme « Table d’union démocratique » (MUD en espagnol) tentent de bloquer le pays pour empêcher les élections à l’Assemblée constituante et en appeler à l’intervention de Washington. Le président TRUMP et la CIA ont prévenu : s’il y a vote, « l’empire » prendra des sanctions immédiates contre le droit à l’auto-détermination d’un peuple.
 
Ce qui se joue au Venezuela aujourd’hui, quelles que soient les erreurs qu’ait pu commettre le président Maduro, a et aura des répercussions continentales et internationales lourdes. Washington (soutenu en sous-main par l’Union européenne) s’apprête à violer la souveraineté du Venezuela. Ils tentent de provoquer une rupture dans l’armée. Pour les États-Unis, le Venezuela bolivarien constitue « une menace pour la (sa) sécurité ». La formule est de ce « bon » président Obama.
 
Le Venezuela redevient le cœur de la stratégie impérialiste. Il doit plus que jamais faire battre le cœur de tous les démocrates. Le Haut commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme vient d’appeler à « garantir la paix » afin que le vote de l’Assemblée constituante, le 30 juillet, se déroule en toute normalité. Les médias vénézuéliens, qui appartiennent très majoritairement à l’oligarchie, et leurs clones français, soufflent sur le feu au lieu de calmer le jeu, hurlent à « la dictature » parce que le gouvernement Maduro a interdit les manifestations pour que le vote ait lieu en toute tranquillité, et éviter que le sang coule davantage.
 
L’opposition, nous serions tenté d’écrire la « subversion », refuse de participer à la consultation. Elle a préalablement et illégalement organisé, un vote parallèle et bidon où elle aurait obtenu plus de 7 millions de suffrages. Aucune vérification, aucun comptage sérieux n’ont pu avoir lieu. Listes électorales « maison » et bulletins de vote ont été monopolisés, puis brûlés.
Les principaux chefs de l’opposition veulent aujourd’hui, après trois mois et demi d’insurrections localisées, surtout dans les quartiers riches, en découdre, quel qu’en soit le prix. Les opposants sont devenus des émeutiers. Depuis l’élection, avec une courte majorité, du président Maduro, en 2013, l’opposition se refuse à reconnaître la légitimité du président. Cette attitude putschiste rappelle et dépasse le « golpe » contre Chavez de 2002. Et pourtant ...
 
L’élection d’une Constituante, l’élargissement de la démocratie, la consultation de l’ensemble de la population, dans un processus de fond, constituent bien l’un des derniers atouts, sans doute, pour le vivre ensemble, dans un pays aujourd’hui déchiré, au bord du gouffre. La révolution veut modifier la Constitution de 1999, y ajouter les acquis sociaux reconnus par les institutions internationales. Malgré l’effondrement économique, la révolution est parvenue à maintenir les grandes « Missions » sociales. Peu en parlent. La pénurie sur des produits ciblés, sur des médicaments, certes cruelle, organisée essentiellement par le patronat, est sur-médiatisée. Et pourtant les chiffres, eux, parlent... L’indice de développement humain du Venezuela était en 2015 de 0.767, 71e rang sur un ensemble de 188 pays. De 1990 à 2015, l’espérance de vie à la naissance a augmenté de 4,6 années. La santé et l’éducation (gratuites) restent des priorités, malgré la profonde crise économique et politique.
 
Le Venezuela ne doit pas être le Chili. L’expérience a prouvé que tout blocus affecte surtout les populations civiles et se retourne finalement contre ses promoteurs. Cuba a plus que prouvé et éprouvé les voies de la résistance pratique, concrète, au quotidien.
 
Les niveaux atteints par la désinformation ne sauraient nous détourner de notre devoir d’internationalisme. L’internationalisme, disait le Che, c’est la solidarité de classe des exploités.
 
 

Partager cet article

Repost 0
25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 16:04

Le réalisateur originaire des Deux-Sèvres Laurent Cantet, palme d'Or à Cannes en 2008 pour son film Entre les murs, vient d'adresser une lettre ouverte à Emmanuel Macron où il fait part de son « profond écœurement » sur le sort fait aux migrants.

Lettre publiée dans le Club de Mediapart dans la rubrique des invités.

 

Monsieur le Président,

Après avoir tenté de m'adresser à vous par des voies officielles, j'ai pris la décision de vous adresser cette lettre ouverte qui, je l'espère, sera plus efficace que mes tentatives plus discrètes.

Le 14 juillet, le jour où, au côté de Monsieur et Madame Trump, vous commémoriez la prise de La Bastille et l'avènement d'un monde plus juste, l'avant-veille veille du jour où, au côté de Monsieur Netanyahou, vous rendiez hommage aux victimes du Vel d’hiv, affirmant que Vichy était bien la France et reconnaissant la responsabilité de la nation dans la rafle, Madame Cao, une jeune femme d'origine chinoise, mère d'une fillette de 10 ans scolarisée en France et enceinte de 4 mois, était conduite à l'aéroport pour être expulsée vers la Chine qu'elle avait quitté il y a deux ans avec sa famille.

Ce jour là, elle a refusé d'embarquer, et a été replacée au centre de rétention du Palais de Justice de Paris, celui-là même où elle venait de passer trois semaines et où elle avait perdu 8 kilos, mettant en danger l'enfant qu'elle attend.

Dans la lettre que je vous ai adressée alors (lire sur Mediapart L'expulsée du 14 juillet), je décrivais l'angoisse de sa fille qui se préparait à grandir sans sa mère, celle de son mari qui n'allait pas connaitre son enfant à naître. Je vous rappelais aussi vos déclarations sur le traitement humaniste que vous appeliez de vos vœux face à l'immigration. Dix jours plus tard, il semblerait que tout ça soit resté lettre morte. Madame Cao est toujours en centre de rétention et attend le jour où elle sera remise, de force cette fois, dans un avion en partance pour la Chine.

L'histoire pourrait s'arrêter là, elle ne serait qu'un exemple parmi tant d'autres de l'acharnement dont sont victimes tant de réfugiés et sans papiers.

Mais hier, le 22 juillet, toujours plus affaiblie par ce séjour prolongé en centre de rétention, Madame Cao a tenté de mettre fin à ses jours en s'ouvrant le poignet. Conduite d'urgence à l'hôpital, elle a été soignée, puis sitôt hors de danger, reconduite en rétention !

Je vous écris aujourd'hui pour vous faire part de mon profond écœurement. Est-ce pour en arriver là que j'ai voté pour vous au second tour des élections présidentielles, espérant faire barrage aux idées nauséabondes du Front National ? Depuis longtemps, l'indignité de notre nation grandit de gouvernement en gouvernement. Je crains que ce ne soit pas le vôtre qui mette un terme à cette escalade.

Mais aujourd'hui, je ne suis pas seul à m'indigner. Nous somme nombreux à réclamer un traitement décent pour tous les réfugiés. Une campagne en faveur de la régularisation de Mme Cao a inondé de mails les secrétariats des ministères et de l’Elysée, des coups de téléphone ont occupé les standards. La seule chose que nous puissions faire, c'est dénoncer par tous les moyens l'indignité de ce que vous faites en notre nom à tous. Comptez sur nous pour ne pas y renoncer de si tôt.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments républicains.

Laurent Cantet

Partager cet article

Repost 0
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 22:28
Se souvenir de La Commune de Paris

C'est à cet endroit, un mur du cimetière du Père Lachaise, que se sont achevés dans le sang les derniers combats de la Semaine sanglante qui écrasa la Commune. C'était le 27 mai 1871, 147 fédérés furent fusillés contre le mur; comme tant d’autres ils avaient donné leur vie pour la Commune de Paris. Des milliers furent comme eux exécutés sommairement, désarmés…

 

Ces morts du Père Lachaise furent jetés dans une fosse commune, au pied du mur, avec tant d’autres qui y furent amenés ce jour là. Les corps furent hâtivement enfouis, entassés, couverts à la hâte de chaux vive puis recouverts de terre… Pendant 10 ans c’est le silence, la chape de plomb de l’Ordre moral, le silence gêné des républicains opportunistes.

 

Les Communards qui n’ont pas été exécutés ont été envoyé au bagne, en Nouvelle Calédonie (comme Louise Michel) dont c'est l'anniversaire de naissance en ce 29 mai. Elle était née en 1830.

 

La fosse au pied du mur fut laissée abandonnée, sans rien qui ne la signalait. Dans le secret, les amis de la Commune célèbrent plutôt les débuts victorieux, le 18 mars. Mais avec l’installation de la République, au début des années 1880, les communards sont amnistiés et on reparle de la Commune. La presse militante propose un rendez vous à la fosse commune, pour donner aux morts l’enterrement dont ils avaient été privés. Le premier rassemblement a lieu au mur le 23 mai 1880, car les autorités interdisent une manifestation place de la Bastille. Un rituel vient de naître. C’est surtout un poème d'Eugène Pottier, l’auteur de l’Internationale qui met en avant le Mur dans son poème Le monument des Fédérés (mai 1883).

Ici fut l'abattoir, le charnier ! [...]
Qu'il ressuscite la Commune,
Le monument des Fédérés ! [...]
Qu'il soit notre réquisitoire,
Le monument des Fédérés ! [...]
Qu'il soit l'appel à la revanche,
Le monument des Fédérés !

 

Voilà que désormais on monte au Mur, drapeau rouge au vent, églantine rouge à la boutonnière ! Le mur est aussi préféré à la Fosse commune de par sa verticalité qui fait des perdants des vaincus héroïques, morts debout. Au début les autorités l’interdisent. Il y a des heurts, des blessés. Puis choisissent d’autoriser. Mais les règlements administratifs menacent la fosse commune. Les anciens s’organisent, obtiennent une concession à perpétuité. Le sol de la tombe est nivelé, gazonné. On pose des crochets pour accrocher les couronnes de fleurs ou de cerises en hommage à J-B Clément, auteur du TEMPS DES CERISES, mais aussi héros de la commune de PARIS.

 

En 1908 a lieu l'inauguration de la première plaque fort consensuelle : « Aux morts de la Commune, 21-28 mai 1871 ». Pas aux vaincus, pas aux martyrs, pas aux héros, mais aux simples morts.

 

Partager cet article

Repost 0
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 21:37
Un toit c'est un droit - Collectif Niort familles immigrées à la rue : NON

Partager cet article

Repost 0
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 17:50

 

Distinguer réfugié politique et migrant économique, c'est monstrueux.

 

Extrait de l'entretien réalisé par Latifa Madani avec le docteur Pietro Bartolo(1), médecin à Lampedusa. A retrouver intégralement dans l'Humanité Dimanche du 27 avril.

 

Les conditions dans lesquelles voyagent les réfugiés ressemblent à celles des déportés dans les trains de la mort. Comment avons-nous fait pour perdre la mémoire à ce point ? L'attitude de ceux qui veulent bâtir des murs et expulser des réfugiés, laisser des milliers d'enfants mourir en mer ou vivre dans des conditions inhumaines n'est pas si éloignée de celle que la philosophe Hannah Arendt appelait « les hommes banals » sous le nazisme. En moins d'un an, nous avons reçu 7000 mineurs. Beaucoup arrivent seuls car leurs parents sont morts. Et cela continue. C'est un crime contre l'humanité. Si on ne fait rien, ce sera pire que les camps de concentration !

 

Comment faire face ? Lutter d'abord contre la désinformation qui devrait être pénalisée par la loi, autant que le vol. Les mensonges alimentent la peur. Les réfugiés n'ont pas de maladie contagieuse et ne sont pas des terroristes. Comme nous ils ont des métiers, ils rêveraient tous de rester chez eux mais on a vidé leurs maisons. On leur a tout pris, et même parfois un morceau de leur chair pour payer leur passage. Le trafic d'organes est un business en plein essor.

 

Nous devons agir par des coopérations pour qu'ils ne partent pas de chez eux. Personne n'aime s'exiler. L'Afrique est le continent le plus riche du monde et il compte le plus de pauvres. Quel paradoxe ! Nous nous sommes enrichis en les pillant. Voilà pourquoi nous devons les accueillir. Distinguer réfugié politique et migrant économique, c'est monstrueux. Mourir de la guerre ou mourir de la faim, quelle différence ?

 

Arrêtons de construire des murs.

 

(1) Depuis 1991, le docteur Pietro Bartolo, né il y a 61 ans dans une famille modeste de pêcheurs de Lampedusa, soigne, écoute les réfugiés qui débarquent sur « l'île aux lumières ». Le livre "Les larmes de sel" retrace 26 années d'un engagement exceptionnel au service de la vie et de la dignité. (Aux éditions JC Lattès)

 

Arrêtons de construire des murs

Partager cet article

Repost 0
1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 00:15
1er mai 2017, pour le progrès social, la solidarité et la paix

Partager cet article

Repost 0
16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:02

Une cabale a été déclenchée dans les médias à propos de l'Alliance bolivarienne dont il est question dans le programme de la France insoumise porté par Jean-Luc Mélenchon.

On ne peut pas tout savoir et parfois même les journalistes n'en savent pas plus que nous, mais face à un candidat qui monte et qui lui va déranger ce système bien en place, il est habituel pour eux de déclencher des peurs.

J'ai trouvé très intéressant cet article paru dans le blog de Mediapart et signé de Olivier Tonneau, enseignant-chercheur à l'Université de Cambridge - Royaume Uni. C'est un spécialiste des Lumières françaises de Pascal à Robespierre en passant par Diderot, enseignant en Angleterre depuis 10 ans.

Je pense que son point de vue est très instructif, en tous cas bien davantage que celui de ces éditocrates qui manipulent l'opinion.

Article en accès libre sur les blogs de Mediapart (lien ci-dessous).

 

L’Affaire Bolivar ou Les Insoumis face aux éditorialistes

La cabale orchestrée contre Jean-Luc Mélenchon à propos de l'Alliance bolivarienne pourrait bien être décisive pour l'élection présidentielle. Mais qui en sortira discrédité? Celui qu'elle vise ou ceux qui l'ont lancée? ...

 

Partager cet article

Repost 0
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 17:45

 

 

Urgence humanitaire à NIORT, 8 familles immigrées à la rue

Partager cet article

Repost 0