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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 10:43

Suite au massacre du 7 janvier 2015 dont ont été victimes Charb, Wolinski, Cabu, Tignous, Honoré, Bernard Maris et leurs collègues, nous avons été des millions à dire "Je suis Charlie". Comme l'écrivait le directeur de l'Humanité dans l'éditorial du numéro spécial "Solidarité Charlie", ils sont morts pour ce qu'ils représentaient : des idées, le débat, le dévoilement de cette par indicible de l'actualité défilante. Leurs exécuteurs ont tiré sur la liberté d'expression et de conscience. 

 

Nous avons été des millions debout contre la haine. Le journal satirique qui tirait à 20 000 exemplaires a dû, face à la demande, tirer le numéro du 14 janvier à 7 millions d'exemplaires. Eh bien cet élan ne doit pas s'arrêter à l'émotion, la colère, la révolte qu'avait engendré ce massacre. Défendre la liberté d'expression, c'est permettre à une presse d'opinion, à une presse satirique d'exister pour que vive le débat au-delà de ces évènements. Et pour qu'elle vive, il faut l'acheter.

 

Puisque aujourd'hui "C'est reparti" comme le titre Charlie Hebdo, si vraiment nous voulons conserver cet esprit du "Je suis Charlie", rendons nous dans les kiosques pour acheter régulièrement la presse afin que vive la liberté d'expression, la diversité d'opinions, que malheureusement nous ne retrouvons pas dans les médias dominants que sont la radio et la télévision.

 

Lisons la presse !!!

Ma presse du jour

Ma presse du jour

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 14:30

 

Dans la rubrique du journal économique et financier La Tribune, à la rubrique "La chronique des livres et des idées" le journaliste Jean-Yves Paillé publie une analyse d'un ouvrage paru aux éditions La Découverte, et rédigé par cinq des plus éminents chercheurs internationaux. Cet ouvrage a pour titre "Le capitalisme a-t-il un avenir ?".

 

Eh bien non selon ces chercheurs, et c'est rassurant. Cela ne fait que valider la pensée de Marx soulignant que le capitalisme conduit à des contradictions; cela se vérifie actuellement :

- Concentration des richesses sur une classe de la société et misère pour l'autre,

- Accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique,

- Surpopulation de travailleurs, engendrant le chômage,

- Augmentation de la production sans augmentation de la consommation provoquant des crises cycliques de surproduction.

 

L'article de Jean-Yves Paillé à propos de l'ouvrage :

 

"Pourquoi le capitalisme aura disparu dans... moins de 40 ans"

 

Fin de l'accumulation du capital, automatisation, réchauffement climatique, pollution... Dans le livre “Le capitalisme a-t-il un avenir ?”, un collectif réunissant un sociologue, un historien et un économiste voit dans la conjoncture actuelle certaines tendances qui pourraient mener à la fin de l’économie de marché.

 

Remettre au goût du jour la théorie de Marx pour prévoir un effondrement inéluctable du capitalisme. Les universitaires Immanuel Wallerstein, Randall Collins et dans une moindre mesure, Craig Calhoun, s'y sont attelés dans l'ouvrage "Le capitalisme a-t-il un avenir ?". En s'appuyant sur les sciences sociales et en analysant les ressorts de l'histoire économique du XXe siècle, ces trois Américains considèrent que les limites de ce "système-monde" seront atteintes dans quelques décennies. Un déclin qui serait "accéléré et multidimensionnel". Revue de détails des arguments de chacun.

 

  • Un capital qui ne s'accumulera plus

Immanuel Wallerstein, historien, sociologue économiste à l'Université de Yale, n'aime pas les circonlocutions: "Impossible d'imaginer que le capitalisme va poursuivre son chemin. J'annonce sa mort prochaine [...] dans une quarantaine d'années." Selon le chercheur, aucun système historique n'est éternel. La poursuite incessante de l'accumulation du capital, essence du système capitaliste, est au point mort. "Le cycle d'essor passé, on se dirige vers la régression", schématise-t-il.

 

Selon ce chercheur, la rentabilité des quasi-monopoles nécessaires pour accumuler un volume suffisant de capitaux pousse d'autres acteurs à intégrer le marché. Et comme ces monopoles proposent des conditions plus favorables aux travailleurs (notamment pour éviter les arrêts de travail), ils augmentent le coût de la main-d'œuvre ce qui réduit leurs profits. Ces quasi-monopoles sont ainsi sapés d'une "manière ou d'une autre" par les concurrents. S'ensuit une une guerre des prix qui, si elle fait le bonheur des consommateurs, est une hantise pour le producteur qui finit par vendre à perte.

 

Des délocalisations industrielles pour compenser cette chute des profits? Elles ne sont plus assez rentables aujourd'hui, rétorque Immanuel Wallerstein. Et la financiarisation ne constitue pas une solution miracle selon lui, car "elle n'augmente pas le capital mais le transfère d'un "richard" (en français dans le texte) à un autre, ironise-t-il. Même les capitalistes n'en voudront plus."

 

 

  • L'automatisation et l'informatisation, dévoreurs d'emplois

La théorie du robot destructeur trouve grâce aux yeux de Randall Collins. Ce professeur de sociologie à l'université de Pennsylvanie en est sûr: la machinerie et l'automatisation causeront la perte de l'économie de marché. "On l'attendait déjà au XIXe siècle, mais la création d'emplois dans le tertiaire a compensé ceux détruits dans l'industrie." Un sursis. Aujourd'hui, l'informatisation élimine la classe moyenne plus rapidement que la mécanisation détruit les emplois dans l'industrie. L'informatisation affecte notamment le travail administratif "et détruit ainsi les emplois des classes moyennes". Cela va prendre 40 ans, sachant que "le processus de.destruction a démarré dès les années 1990", selon le sociologue qui prophétise : "Le capitalisme s'effondrera vers 2045."

 

Randall Collins s'attache en outre à démonter plusieurs contre-arguments. La théorie de la "destruction créatrice" de Schumpeter? Inapplicable pour l'informatisation, parce qu'elle ne sera pas suivie de la création de nouveaux emplois. Le développement dans des pays moins touchés par l'automatisation? Toujours niet, selon Randall Collins qui souligne "la présence d'un marché des classes moyennes presque unifié par les technologies de communication". Et d'ajouter que la mondialisation a déjà commencé à décimer les emplois de cette classe moyenne : l'exemple des cols blancs indiens travaillant dans l'Internet, en tête. L'État ne pourra rien y faire non plus, puisqu'il crée des emplois administratifs avant tout.

 

  • Les catastrophes environnementales: le coup de grâce?

Autre phénomène, les changements climatiques qui provoqueront assurément la mutation du système, d'après Craig Calhoun, sociologue et directeur de la prestigieuse London School of Economics and Political Science. Pour lui, pollution et destruction de l'environnement auront un coût énorme pour les futures générations. En somme, l'accumulation du capital est menacée par la destruction de son "environnement naturel". Elle dépend des matières premières, des moyens de subsistance de la population et de la capacité de celle-ci à supporter "les coûts de dégradation de l'environnement" qui "échappent au marché et pèsent sur la société". Les ressources sont limitées alors que le capitalisme repose sur le principe de l'expansion perpétuelle.

 

Et les solutions enclenchées n'y feront rien. L'innovation a accru la durée de vie des nouveaux matériaux, mais nécessite une énergie alimentée par des ressources rares. "En parallèle, l'environnement sert de monnaie d'échange", juge le sociologue, citant l'exemple du commerce du carbone. "Tous ceux qui ne polluent pas au-delà d'une certaine limite vendent leurs quotas aux pollueurs qui peuvent polluer davantage." En outre, l'offre de technologies vertes ne fournit pas d'énergie proportionnelle à la demande. Pour Craig Calhoun, l'extraction du pétrole de gaz de schiste est une solution partielle et temporaire au mouvement d'accumulation de capital... puisque cela provoquera de nouvelles crises écologiques...

 

Pour Randall Collins, les catastrophes climatiques achèveront à coup sûr le capitalisme. Même si ce dernier a survécu en 2100, l'auteur prévoit cette année-là les effets les plus dévastateurs pour les habitats humains: inondations et déplacements de populations. Un flux de réfugiés synonyme de concurrence et de main-d'œuvre bon marché qui "diminuera les opportunités de la majorité des travailleurs" et ne fera qu'"aggraver la crise économique". Et les "emplois verts", créés par les "industries vertes", ne suffiront pas, prévoit-il, car ces dernières risquent elles-même d'emprunter la voie de l'informatisation et de l'automatisation.

 

 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 22:25

Deux ans après la parution du Président des riches, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon reviennent sur le devant de la scène avec la Violence des riches. Une plongée dans l’univers d’une classe dominante dont les instruments de pouvoir, économiques, financiers, culturels, médiatiques et politiques, déstabilisent 
de plus en plus notre démocratie au détriment du peuple.

Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d'un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d'intensification multiforme de la violence sociale.
Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d'une grande agression sociale, d'un véritable pilonnage des classes populaires : un monde social fracassé, au bord de l'implosion.
Loin d'être l'oeuvre d'un « adversaire sans visage », cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d'un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp.
À ceux qui taxent indistinctement de « populisme » toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du « bourgeoisisme ».

Éditions La Découverte, 2013, 252 pages, 17 euros.

 

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, des sociologues de combat

Monique Pinçon-Charlot, née à Paris en 1946, et Michel Pinçon, né à Lony, dans les Ardennes, en 1942, sont un couple de sociologues, directeurs de recherche au CNRS rattachés à l’Institut de recherche sur les sociétés contemporaines (Iresco). Depuis presque trente ans, ils se consacrent à l’étude des classes dominantes. Trente années durant lesquelles ils ont assidûment fréquenté et pénétré le gotha afin de décrypter le fonctionnement des dynasties, bourgeoises ou nobles, et celui des nouveaux riches. À travers ces différents éclairages, leur ambition est d’une part de construire une anthropologie des privilégiés de la société française contemporaine. D’autre part, de réintroduire la notion de lutte des classes en démontrant le caractère oligarchique des classes dominantes. Parmi les ouvrages les plus importants publiés par le couple, on peut citer : Dans les beaux quartiers, PUF, 1989 ; la Chasse à courre, ses rites et ses enjeux, Payot, 1993 ; Voyage en grande bourgeoisie, PUF, 1997, réédité en 2002 et 2005 ; Grandes Fortunes, Payot, 1998 ; les Ghettos du gotha : comment la bourgeoisie défend ses espaces, Seuil, Paris, 2007, ou encore, plus récemment, le Président des riches, La Découverte.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 22:35

« La cinquième chronique du règne de Nicolas 1er » de Patrick Rambaud, vient de paraître.

 

Dans cette chronique il est écrit en dernière ligne « A suivre une dernière fois, espérons-le. » Oh oui, c’est plus que souhaitable. Et quel plaisir ce serait de découvrir alors la chronique relatant  les six derniers mois  « Fin du règne de Nicolas 1er ».

 

En attendant, comme pour les précédentes chroniques, on va pouvoir apprécier le récit fait de manière humoristique sur le « Leader enflammé » qui règne en Sarkozie.

 

cinquième chronique 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 23:38

Le vendredi 16 septembre, un numéro à ne pas manquer ! Les dessinateurs du journal satirique commentent l’actualité.

Dans ce numéro, un sondage exclusif : "Qu’attendent les Français des candidats de gauche ?" Et un cahier de 4 pages avec tous les débats de la fête de l’Humanité.

 

huma_charb.jpg

 

 

Charb « Mai 68, c’était très bien. Mai 2012, ce sera vachement mieux ! »

Dessinateur de presse et directeur de la publication de Charlie Hebdo, Charb proposait dans l'Humanité du 1er juillet 2011 son abécédaire.

 

A comme… artiste. Je sais bien que ce que je fais ressemble un peu à de l’art mais j’ai plus l’impression de faire du journalisme, sans être journaliste non plus. Disons que je commente l’actualité de manière plus ou moins artistique, mais je commente l’actualité d’abord.

 

B comme… banlieues. Quand la banlieue se révolte, c’est une forme d’expression. Mais cette révolte est représentée dans les médias simplement comme une agitation. Personne ne voit les revendications qu’il y a derrière. Parce qu’il n’y a pas de porte-parole. C’est simplement que les gens sont au bout du rouleau et qu’ils n’ont pas d’autre moyen de s’exprimer. Je souhaite que la prochaine émeute n’ait pas lieu en banlieue. Que les mômes arrêtent de péter leur quartier. Et qu’ils réussissent à s exprimer. Là, ce serait formidable. Et on va y arriver.

 

C comme… Charlie Hebdo. Charlie, c’est une grosse verrue plutôt jolie sur le visage de la presse française. Une verrue qui donne un sens. C’est ma raison de vivre, ça fait dix-neuf ans que j’y suis et j’espère y rester encore au moins autant. C’est pour moi le seul journal libre dans tous les sens du terme. Un journal qui ne vit pas de publicité et qui refuse d’en vivre. Et, quelles que soient les époques, je n’y ai jamais été censuré. Les comptes ont été très mauvais les deux dernières années. Si les lecteurs nous achètent on vit, si les lecteurs ne nous achètent pas on meurt. Les journaux capitalistes qui donnent des leçons sur le respect de la loi du marché survivent grâce à la recapitalisation des gros actionnaires. La moindre grippe peut nous emporter. C’est un journal de liberté absolue, mais la liberté n’est pas rentable. Et comme on est un peu atypiques, on ne bénéficie pas des réseaux médiatiques. Les patrons de presse partent en vacances à Marrakech ensemble et nous, nous ne sommes quasiment plus repris dans les revues de presse. Tout le monde connaît Charlie Hebdo, mais tout le monde ne sait pas que ça existe encore. C’est ça qui est incroyable !

 

D comme… dessin de presse. Le dessin, c’est ce qui nous donne un avantage sur tous les autres médias. Par exemple, nous sommes les seuls à avoir pu dessiner la femme de ménage de DSK, on peut lui donner un visage. Au moment des caricatures de Mahomet, on a mis en scène le Prophète, et pourtant, personne n’a sa photo ! C’est clairement une grosse déconnade et, en même temps, on fait passer des choses. On peut dire des choses très dures par le dessin dans la mesure où on soupçonne toujours qu’il y a un second degré possible et, du coup, ça n’a pas la violence du texte.

 

E comme… église(s). C’est traditionnellement la cible privilégiée du Charlie Hebdo. À une époque, ça se résumait à l’Église catholique, parce qu’elle était omniprésente et omnipotente. Et puis, au fil de l’actualité, ça a été aussi l’islam. À la suite de l’histoire des caricatures de Mahomet, on a eu un procès avec trois associations musulmanes, mais on oublie de dire qu’on a eu treize procès avec l’extrême droite catholique ! Si on avait perdu le procès des caricatures, on peut être sûrs que ça aurait fait jurisprudence et que le blasphème serait devenu un délit en France ! C’est au-delà du rire ! On défend la laïcité, mais en réalité, on est un journal d’athées militants. Je suis pour les signes ostentatoires. Quand il y a marqué « con » sur la personne d’en face, au moins je gagne du temps.

 

F comme… féminisme. Je me suis déjà imaginé être une femme en France. Aujourd’hui, je n’ai pas envie, et plein de femmes doivent se dirent la même chose ! C’est étonnant que la situation de la femme ait si peu évolué depuis des siècles ! Longtemps les féministes ont prêché dans le désert. Leur situation ne changeait pas beaucoup, mais au moins elles avaient l’occasion de s’exprimer sans qu’on leur tape sur la gueule. Aujourd’hui, certaines n’osent même plus se dire féministes, parce que ça fait ringard, un peu Mamie Nova.

 

G comme… guerre(s). C’est une des raisons pour lesquelles je suis content de travailler à Charlie Hebdo. C’est le journal où on peut s’opposer aussi radicalement à la guerre. Quitte à se faire traiter de Munichois. C’est étonnant de voir qu’en France, il n’y a même plus de débat sur la légitimité de la guerre comme moyen d’action. Ni en Libye ni en Afghanistan. Le seul prétexte qu’on trouve pour parler de la guerre, c’est le fait que ça coûte cher. C’est la Rolex qu’on n’a pas les moyens de se payer.

 

H comme… Hara-Kiri. C’est le glorieux ancêtre de Charlie Hebdo. S’il n’y avait pas eu Hari-Kiri et Cavanna, il n’y aurait pas Charlie Hebdo aujourd’hui. Ce qui est arrivé à ce journal, heureusement, n’arrivera pas à Charlie : Hara-Kiri a été censuré après la couverture sur la mort du général de Gaulle. Aujourd’hui, j’imagine mal qu’un Sarkozy cherche à nous censurer de cette manière-là. Par contre, on peut être harcelés judiciairement. Il y a des petits journaux satiriques qui crèvent sous les procès. On a la chance d’avoir une notoriété suffisante pour effrayer un peu ceux qui voudraient se payer Charlie Hebdo.

 

I comme… internet. Charlie Hebdo est atypique sur le papier. C’est donc sans doute à nous d’être atypiques sur Internet ! Animer des dessins de presse sur Internet, ça serait possible et c’est à cela que nous réfléchissons. Mais il faut une équipe technique capable de le faire et les moyens. Déjà, pour nous, sortir le journal toutes les semaines, c’est un miracle renouvelé 52 fois par an.

 

J comme… journaliste. Je ne m’imaginais pas avoir un jour une carte de presse. Moi, je commente l’info et, bien souvent, mon commentaire consiste à me foutre de la gueule des journalistes. L’exemple que je prends toujours est celui de la couverture de Charlie que Luz avait dessinée après le crash du vol Rio-Paris. On y voyait l’avion en train de s’écraser et le titre était : « 228 disparus, 228 abstentions en plus aux européennes ! » Notre propos n’était évidemment pas de nous moquer des gens qui meurent dans un accident d’avion, mais bien le fait que l’info, à ce moment-là, ne tournait qu’autour de l’abstention aux européennes, sans jamais parler du fond des programmes politiques. On se moque moins de l’événement que de son traitement journalistique.

 

K comme… képi. Je regrette le temps du képi quand je vois les ridicules casquettes des flics aujourd’hui. Ils se déguisent en mômes de banlieue, c’est grotesque. Avec le képi, tu voyais un flic. Là, tu ne sais pas si tu vois un rappeur, un joueur de base-ball. Ça manque de signe ostentatoire !

 

L comme… l’Humanité. C’est le seul journal pour lequel je travaille, en dehors de Charlie, de manière régulière. Pas parce que j’ai un besoin délirant d’argent, ni de reconnaissance. Mais parce que c’est le journal qui, quand j’arrête de faire l’andouille dans Charlie, traduit le mieux mes idées. Et si un jour l’Huma devait disparaître, ce serait une catastrophe ! Je lis tous les journaux, et l’information est souvent traitée d’une même façon neutre d’un titre à l’autre, de Libération au Figaro. L’Humanité, c’est un journal de combat. Ça me fait chier, les difficultés dans lesquelles se trouve l’Humanité ! La presse est chère, car elle est chère à produire. La liberté, ça se paie.

 

M comme… Maurice et Patapon. Pour me reposer du dessin politique et d’actualité, il y a Maurice et Patapon. Ça ne prend pas beaucoup de place, trois cases. C’est l’instant crétin dans Charlie Hebdo. Il y a un chien, un chat. Le chien est complètement obsédé et libertaire, le chat est coincé et réac, il représente la société et la morale. Maurice et Patapon ont beaucoup d’amis, même si ce n’est pas 30 millions.

 

N comme… nostalgie. « C’était mieux hier », Charlie ne l’a jamais écrit et, j’espère, ne l’écrira jamais. Parce que ce n’est pas vrai. Et même si ça l’était, il faudrait nier cette vérité et faire en sorte que ce soit mieux demain. Pour résumer : Mai 68, c’était très bien. Mais, mai 2012, ce sera vachement mieux !

 

O comme… opinion. À titre personnel, je soutiens le Front de gauche. Son programme est celui qui me ressemble le plus et ce vers quoi j’ai envie d’aller. C’est à mon sens le plus complet, y compris avec le volet écolo qu’il y a maintenant dans le Front de gauche. J’attendais le résultat du vote des communistes pour voir pour qui j’allais voter en 2012. Maintenant je sais, je voterai Mélenchon !

 

P comme… primaires. Les primaires chez les Verts et chez les socialistes, je les trouve absurdes. C’est aux partis de se démerder en interne, démocratiquement ou non, je m’en fous, pour choisir un candidat, établir un programme et le soumettre aux électeurs. Penser que plus il y a d’élections, plus c’est démocratique, c’est n’importe quoi. Le PS va peut-être se retrouver dans la situation de soutenir un candidat choisi hors de ses rangs.

 

Q comme… le Q. Après le dessin de presse, il reste le cul. On est assis dessus toute la journée et, après huit heures de boulot, il faut bien qu’il serve à autre chose ! Aujourd’hui, dans Charlie, il y a moins de cul que dans les années 1970. Lutter pour plus de cul, c’était alors un combat politique. Aujourd’hui, le cul est commercial. Ce n’est plus l’enjeu d’une réflexion ou la revendication d’une liberté.

 

R comme… révolution. Je l’attends. C’est le saut dans l’inconnu le plus total. Peu d’organisations arrivent avec un programme révolutionnaire assumé. La révolution, on ne sait pas quand ça va arriver, ni où ça va. On regarde les pays arabes, on les comprend et on les applaudit. Mais nous n’arrivons pas à faire chez nous ce qu’ils font chez eux. D’ailleurs, on ne dit plus le mot « révolution » tout court. On dit « révolutions arabes »… La droite a fait son boulot de contre-offensive.

 

S comme… Sarkozy. Ça fait vingt ans que je dessine, et c’est la première fois que je dessine un seul mec pour représenter toute une politique et tout un gouvernement ! Le bon côté des choses, c’est qu’il est facile à dessiner, mon trait un peu lourdaud lui va bien. Le problème, c’est que nous n’allons plus savoir dessiner, à force de ne crayonner que lui ! J’aimerais bien dessiner Fillon, de temps en temps, mais il faudrait que j’aille chercher sa photo sur Internet parce que je ne sais plus comment il est coiffé. Avec Raffarin, je n’avais pas ce problème !

 

T comme… tauromachie. Le ministère de la Culture a demandé que la tauromachie soit classée au Patrimoine immatériel de l’humanité. Nous, à Charlie, nous dénonçons la violence sur les animaux. Pour moi, la torture animale, ce n’est ni un art, ni un sport, ni un spectacle. On a un discours un peu extrémiste sur la question à Charlie, mais en face, il n’y a pas de nuance non plus ! La tradition, la tradition… mort à la tradition !

 

U comme… utopie. L’utopie, c’est devenu une insulte depuis que la droite décide du bon goût. Même à gauche, on n’ose plus le dire. Parce que l’utopie, c’est irréaliste, rêveur, immature… La gauche a intégré ce discours. Pour moi, ce n’est pas un gros mot. Et rêver que demain il y ait un peu de justice sociale, normalement, ça ne devrait pas faire se bidonner toute la droite et, surtout, ne pas faire rougir toute la gauche. C’est comme pour le communisme. Quand le communisme est attaqué, « on » sort Staline. Et les communistes regardent le bout de leurs pompes en disant « ouais, c’est vrai ». Si on commence à comptabiliser les morts, le libéralisme a fait plus de victimes que le stalinisme ! Ce n’est pas pour autant que « vive le stalinisme » ! D’ailleurs, aujourd’hui, on ne dit plus « communiste ». On dit « les millions de mort du communisme ». La honte de la gauche m’ennuie. Cette honte qu’on a réussi à mettre dans la tête des gens qui ont toujours voté à gauche. Mais voilà, c’est pas à la mode, pas branché, pas dans l’air du temps, pas glamour. Comme lorsqu’une petite vieille passe à la télé en disant : « Travailleurs, travailleuses… » C’est pas glamour, mais ça a encore du sens.

 

V comme… vélo. Ce que je reproche au Tour de France, ce n’est pas le dopage. Il y a plein de cadres supérieurs qui prennent de la coke pour « tenir » et ça n’a jamais été critiqué. Mais que le vélo en tant que sport, et que le sport en général, soit obligatoire et traité comme une information, pour moi, c’est une aberration. D’accord, il y a un business, mais le sport, ça reste un loisir. Et quand c’est à égalité, dans les médias, avec la guerre en Libye, c’est fou. Qu’on arrête de faire du sport une religion obligatoire !

 

W comme… deux fois V. La victoire au premier tour et la victoire au second tour !

 

X comme… xénophobie. C’est le produit à la mode qui se vend le mieux en ce moment. La lutte contre la xénophobie, c’est un cheval de bataille de Charlie Hebdo, au même titre que la religion, la tauromachie ou le sport. C’est ce qui me révolte le plus, et le sujet sur lequel j’ai le plus de mal à dessiner tellement je sens que ça va mal tourner. Tout le monde dit : « Marine Le Pen a changé. » Non. Le FN a juste changé de coupe de cheveux. Moi, je m’en fous qu’ils soient racistes ou non à l’UMP, ils mènent une politique raciste. C’est la même chose. Quand on voit les réacs qui passent aujourd’hui dans les médias, quand on entend des gens comme Éric Zemmour se plaindre qu’en France « on ne peut plus rien dire »… Non ! Seulement, on ne peut plus être violent avec les homosexuels, les femmes ou les étrangers. Leur liberté d’expression s’est réduite sur ces trois thèmes-là. Et de fait, en disant qu’ils ne peuvent plus s’exprimer sur ces trois sujets, ils expriment leur xénophobie, leur misogynie et leur homophobie. Et ils sont dans tous les médias…

 

Y comme… yankee. Obama, symboliquement, c’est fort. Mais j’attends que le symbole ait bien pénétré la société. Pour le moment, la photo est plus agréable à regarder qu’avec Bush. Mais ça reste une photo.

 

Z comme… zoophilie. Comparer l’homosexualité à la zoophilie, c’est le cerveau reptilien de l’UMP qui parle. On a juste l’impression d’être dans un autre siècle, dans un autre pays. C’est difficile d’associer les discours de l’UMP sur l’homosexualité à la France des Lumières, de la tolérance.

 


 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 23:04

« Omerta dans la police ». Cela fait un peu plus d’un mois que j’ai lu ce livre. Je me disais qu’à l’occasion, je pourrais faire un billet sur le sujet, et le temps passant, c’était un peu parti aux oubliettes. Mais après que des policiers aient été condamnés à des peines de prison pour « dénonciation calomnieuse » et « faux en écritures », après la lecture de la rubrique « couac … couac » du canard enchaîné de cette semaine que je vais relater par ailleurs, je constate que les faits dénoncés par Sihem SOUID dans son livre « Omerta dans la police » sont peut-être plus fréquents qu’on ne peut le penser. Et c’est grave, car comme elle le dit, elle avait cru que la police nationale était au service du public et des citoyens, et elle s'aperçoit au fur et à mesure que l'institution républicaine n'est plus la garante des valeurs qu'elle est censée défendre et promouvoir.

 

Dans son livre, elle raconte son histoire, celle d'une femme flic entrée dans la grande maison par vocation et idéalisme. Elle avait cru que la police nationale était au service du public et des citoyens, elle s'aperçoit au fur et à mesure que l'institution républicaine n'est plus la garante des valeurs qu'elle est censée défendre et promouvoir. Ce sont les coulisses d'un système qui est décrit dans cet ouvrage, abus de pouvoir, corruption, trafics de statistiques et aussi racisme, sexisme, homophobie au sein même de l'institution. Elle est allée, accompagnée de plusieurs collègues, jusqu'à saisir la justice pénale pour dénoncer ces comportements. Ces risques, elle les a pris au détriment de sa carrière mais aussi de sa vie personnelle. Chantages, pressions, menaces, sa plainte la poursuit jusque dans sa vie de citoyenne.

 

La jeune femme vient d'être suspendue pour manquement à son obligation de réserve. Et le ministre de l’intérieur B. Hortefeux qui critique une décision de justice n’a-t-il pas lui aussi un devoir de réserve ?

 

 

Un livre à lire

 

Omerta-Police.jpg 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 21:46

A l’occasion de la sortie du livre qu’il consacre à Jaurès, Charles Silvestre, ancien journaliste à l’Humanité était à Niort vendredi dernier pour une séance de dédicace à la librairie des Halles et pour une conférence le soir sur « Jaurès, la passion du journaliste », titre de son ouvrage.

 

Après quarante années passées à l’Humanité, notamment en qualité de rédacteur en chef de 1976 à 2000, Charles Sylvestre a réellement découvert le Jaurès journaliste en lisant le livre « Jaurès l’intégrale des articles de 1887 à 1914 publiés dans La Dépêche» paru aux éditions Privat. Au total 1312 articles publiés dans La Dépêche, sans compter ceux parus dans l’Humanité et La Petite République. Jaurès y écrivit chaque semaine un article entre janvier 1887 et le 30 juillet 1914, veille de son assassinat.

 

Pour Charles Silvestre, Jaurès c’était à la fois le coup d’œil et le coup d’aile. Le coup d’œil par l’investigation et le coup d’aile, par la volonté de prendre à cœur le sujet qu’il traite. Il a aussi insisté sur le côté visionnaire des articles de Jaurès. Ainsi dans plusieurs d’entre eux, et dans un paru en 1906 dans L’Humanité, Jaurès prévoit qu’il faudra une sécurité sociale garantissant les travailleurs contre la maladie, la vieillesse les accidents du travail et le chômage. « Eh bien, ce ne sont rien d’autre que les quatre branches actuelles de notre sécurité sociale ! » rappellera Charles Silvestre.

 

Visionnaire, Jaurès l’est également au plan international. La guerre qui éclate en 1905 entre la Russie et le Japon est à ce point extraordinaire qu’elle est la première guerre des tranchées de l’histoire. Jaurès y perçoit l’horreur de l’instant mais également celle de demain : S’il y a  la guerre avec l’Allemagne, voilà ce qu’il va se passer.

 

Jaurès était un homme écrivant également sur l’art et la littérature. Il écrira quatre-vingt sept articles sur ces thèmes. Il fut là encore un précurseur. Il cita de nombreuses fois Arthur Rimbaud à qui il vouait une grande admiration, « alors que tant d’autres critiques sont passés à côté ».

 

Il a bien sûr été également question du Jaurès acquis à la lutte des classes et au socialisme.

 

Charles Silvestre a passionné son auditoire, nul doute qu’il y aura la même passion à la lecture de son livre.

 

« Jaurès, la passion du journaliste », de Charles Silvestre, Editions "Le Temps des Cerises", 2010.

 

Quelques photos de cette soirée.

 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 15:37

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Pour redécouvrir le journaliste Jaurès 

 

 

 

Jaurès, la passion du journaliste, par Charles Silvestre (aux éditions Le Temps des Cerises), préface d'Edmonde Charles-Roux, dessins d'Ernest Pignon-Ernest (12 euros).

 

Le vendredi 3 décembre 2010 entre 12 heures et 14 heures, Charles Silvestre, ancien journaliste à l'Humanité dédicacera son livre à la librairie des Halles à NIORT . Il y sera question du Jaurès journaliste et fondateur du journal... l'Humanité !

 

 

Le vendredi 3 décembre 2010 à 20h30 au "Bar du marché" en face des Halles de NIORT, à l'initiative du PCF des Deux-Sèvres, conférence débat avec Charles Silvestre sur le thème « JAURES et le JOURNALISME ».

 

 

 

«  Jaurès, la passion du journaliste » vu par la presse jaures.jpg

 

 

«  Jaurès journaliste, on croyait tout connaître de cette histoire. Eh bien, Charles Silvestre la renouvelle et lui redonne fraîcheur et sens, car il sait poser avec pertinence des questions simples, mais essentielles ». Gilles Candar, historien. L’Humanité. 28/08/2010


«  Fondateur de l’Humanité, Jaurès fut aussi un chroniqueur inlassable de l’actualité. C’est le mérite de Charles Silvestre de faire revivre cet aspect du personnage ». Denis Sieffert. Politis. 30/09/2010

 

« Jaurès était un ogre, un monstre. De la pensée, de la politique, de l’éloquence. Du journalisme aussi. Et le journaliste Charles Silvestre nous le rappelle preuves à l’appui, dans un livre passionnant ». Franz-Olivier Giesbert. Le Point. 30/09/2010


« Si ce géant qu’est Jaurès projette toujours son ombre sur nous…il le doit aussi – et c’est un aspect souvent méconnu de ce Protée socialiste – à son extraordinaire activité de journaliste. Charles Silvestre, ancien rédacteur en chef de l’Humanité, choisit cet angle de vue pour donner de ce lointain et glorieux prédécesseur un portrait aigu qui vient compléter avec justesse la bibliographie consacrée à l’ami des mineurs de Carmaux ». Laurent Joffrin. Libération. 9/10/2010


« Jaurès, la passion du journaliste, c’est le titre d’un magnifique texte de Charles Silvestre que je reçois ce soir sur Europe 1 . La préface est d’Edmonde Charles-Roux et les dessins d’Ernest Pignon-Ernest, ce qui n’est pas rien ». Pierre-Louis Basse. Entretien pour Europe 1. 21/10/2010


« Ce bouquin est accompagné de dessins magnifiques d’Ernest Pignon-Ernest. En ces temps où, à juste titre, le métier de journaliste est critiqué, ça fait du bien de lire ou de relire un livre, hommage à Jaurès, qui prend le journalisme comme un moyen de lucidité, une matière à penser, un métier qui peut fournir du grain à moudre ». Daniel Mermet. France-Inter. Entretien pour Là-bas si j’y suis. 10/11/2010


« Jaurès, la passion du journaliste ». Charles Silvestre. Préface Edmonde Charles-Roux. Dessins Ernest Pignon-Ernest. 180 pages. 12 euros. Editeur Le Temps des Cerises, 47 avenue Mathurin-Moreau, 75 020 Paris. Tel : 01 42 01 45 99.  ou à la Librairie des Halles à Niort. 

 

Le conseil de lecture sur le blog de Jean-Emmanuel Rédacteur en chef de l’Humanité, éditorialiste, chroniqueur et écrivain

 


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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 22:54
Ah, qu'il aurait été agréable de ne pas avoir de troisième chronique du règne de Nicolas 1er. Cela aurait signifié que notre monarque en avait terminé avec le pouvoir. Hélas, il n'en est rien, et il est même probable que nous aurons une quatrième et une cinquième chronique. Pourvu que ça s'arrête là.

En attendant, Patrick Rambaud dresse un bilan pertinent de douze mois de présidence (de l'été 2008 à l'été 2009).

Un petit extrait :

15 septembre 2008,  spectaculaire faillite d'une grande banque américaine. Le chroniqueur imagine alors "le chevalier de Guaino" surgissant dans le bureau de "Son Maître" :


J'avais raison, Sire ! dit-il en se raclant la gorge. L'aristocratie financière meurt de ses turpitudes !

-Tu t'calmes et tu expliques ...

- Lehman Brothers vient de tomber !

-Y s'est fait mal ?
-C'est l"une des plus puissantes banques en Amérique, Sire. Zéro ! Ruinée ! Plus de joujou ! Des milliards envolés !
Et l'auteur de rappeler à ce sujet que « notre monarque visionnaire » avait longtemps « prôné l'endettement des ménages » qui conduisit les Etats-Unis à la crise immobilière, puis financière.

Bonne lecture.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 22:31

« C’est parce que nous sommes nombreux à souffrir votre règne, Sire, que j’ai entrepris de le raconter, afin qu’en demeurent les péripéties et, oserais-je le dire, une manière de trace. La plume m’en tremble entre les doigts, mais Votre Compulsive Grandeur doit comprendre que, selon les lois de la nature et celles de la politique, la pluie succède au beau temps. Voici venue pour Votre Omnipotence la saison des orages. »   Patrick Rambaud


Sa première chronique avait fait parler d'elle, la deuxième est une excellente suite sur ce bien triste sire et sa basse cour. Cela débute avec le Bédouin "Mouammar le Cruel", puis l’arrivée de la comtesse Bruni, et l’on retrouve les personnages de la 1ère chronique tels le cardinal de Guéant, le chevalier d’Arcos, la baronne d’Ati, le grossier du Bigard etc. durant l’année écoulée.


Un moment de plaisir, cela tranche avec  la servitude affichée par les médias envers Sa Sérénissime Toute-Puissance.





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