Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 18:02

Il y a tout lieu pour les salariés d'être inquiets. Suite aux annonces faites cette semaine par Manuel Valls et Myriam El Khomri sur la refonte du Code du travail, le Medef a estimé que les annonces vont dans le bon sens. Et s'il y avait besoin d'être rassuré, ce n'est pas l'expertise de la nouvelle ministre du travail qui y contribuera. Invitée ce matin de JJ Bourdin, elle a avoué ne pas savoir combien de fois un CDD pouvait être renouvelé. C'est ballot pour quelqu'un qui s'est engagé à réécrire le Code du travail. Bourdin aurait déjà dû lui préciser que ça signifiait Contrat à durée déterminée et qu'actuellement, 80% des embauches se font en CDD.

 

Faire sa carrière dans les cabinets, ça ne donne pas forcément une grande connaissance du monde de l'entreprise et de ce que vivent les salariés.

 

J'ai eu beau regarder dans les 60 engagements de Hollande pour la France, nulle trace de la réécriture du Code du travail. Le gouvernement ferait mieux de mettre en place ce à quoi Hollande s'était engagé. Peut-être a-t-il secrètement tenu d'autres engagements vis à vis du Medef.  Avec des contreparties pour l'emploi ? Les milliards déjà versés n'ont pour l'instant pas inversé la courbe du chômage !

Quand l'Elysée et le Medef parlent le même langage sur Twitter !

Quand l'Elysée et le Medef parlent le même langage sur Twitter !

Le Code du travail comme l'aimeraient Valls et le Medef

Le Code du travail comme l'aimeraient Valls et le Medef

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 08:45

Les deux pilotes français qui étaient placés sous contrôle judiciaire, et qui devaient être jugés en appel en République dominicaine pour un trafic de drogue présumé, ont fuit pour regagner le territoire français. Le procureur général de la République dominicaine a annoncé l'émission d'un mandat d'arrêt international à l'encontre des deux pilotes.

 

Stéphane Le Foll; le porte-parole du gouvernement français,  a tenu à préciser que le gouvernement n'avait rien à voir dans cette rocambolesque exfiltration. Et quant à l'émission d'un mandat d'arrêt international de la République dominicaine, Stéphane Le Foll a été catégorique : " La France appliquera les règles de droit, nous n'extradons pas des citoyens français lorsqu'ils sont sur notre sol ".

 

Il est regrettable que ce même gouvernement n'ait pas tenu le même langage il y a tout juste trois ans lorsqu'il a extradé vers l'Espagne la citoyenne française Aurore Martin, militante du parti basque indépendantiste Batasuna. Voir mon billet du 3 novembre 2012.

 

Les paroles et les actes sont parfois à géométrie variable.

 

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 18:21

Le Premier ministre, Manuel Valls, a lancé un appel lundi soir à Ryad à ses « amis » saoudiens à investir en France. « Venez en France, venez investir, c'est le moment plus que jamais », a déclaré Manuel Valls devant le 2e Forum économique franco-saoudien. Il a rappelé que la France était le troisième investisseur dans le royaume saoudien et qu'il existait des possibilités de développement des activités des entreprises saoudiennes en France.

 

Et dans un pays féodal où les droits de l'Homme sont quotidiennement bafoués, il a tenu à s'excuser de ce qui s'est passé à Air France. « Les images ont fait le tour du monde (...) alimentant très vite une vieille idée, un vieux cliché qui voudrait que la France soit bloquée, entravée et parfois incapable de se réformer » a déploré Manuel Valls. « Ces événements n'ont rien à voir avec ce qu'est la France qui se réforme. Oui, la France se réforme », a enchaîné le Premier ministre en présentant les différentes initiatives de son gouvernement en matière de baisse de fiscalité des entreprises ou de réformes du marché du travail.

 

Après avoir traité des salariés d'Air France luttant pour défendre les emplois de voyous, il s'excuse de ce qui s'est passé en France en Arabie Saoudite !!! Comment Valls peut-il s'excuser de ce qui s'est passé chez Air France en Arabie Saoudite ???

 

Il est vrai qu'il a apporté son soutien aux dirigeants d'Air France dont le PDG Alexandre de Juniac avait en mars livré une approche surprenante du droit social. Sur le travail des enfants il déclarait : « C'est quoi l'âge d'un enfant, de nos jours ? Est-ce que c'est 16, 18 ou 20 ans ? On pense à donner le droit de vote à des enfants qui ont 16 ans ? Est-ce que ce sont des enfants, je ne sais plus... Est-ce qu'il faut les faire travailler, pas travailler ? Pas sûr. » Sur le temps de travail : « La durée du temps de travail, qui, paraît-il, est un acquis social, qu’est-ce cela veut dire pour un ingénieur qui a une tablette et un smartphone et qui travaille chez lui ?", explique le PDG. Avant de s'interroger : "Est-ce que cela a un sens de fixer l’âge de la retraite ? » Et le même de poursuivre : « La rude concurrence des compagnies du Golfe impose de "mettre des limites aux acquis sociaux". Suite à la grève des pilotes de ligne quelques mois plutôt, Alexandre de Juniac livre cette anecdote. « Comme le disait mon homologue de Qatar Airways, hier, à propos de la grève, Monsieur de Juniac, chez nous, ce ne serait pas possible, on les aurait tous envoyés en prison'."

 

Voilà le PDG que soutient Valls, celui qui veur mettre des limites aux acquis sociaux, et ce sont les salariés qu'il traite de voyous. Et bien entendu, pas un mot sur les 134 exécutions depuis le début de l'année en Arabie Saoudite. La vente de quelques rafales et autres contrats juteux vaut plus pour Valls et son gouvernement que les acquis sociaux.

Photo Kenzo Tribouillard/AFP

Photo Kenzo Tribouillard/AFP

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:39

Il y a soixante-dix ans, le 4 octobre 1945, était promulgué le décret donnant naissance à la Sécurité sociale dont le père fondateur, Ambroise Croizat, était un ministre membre du PCF. Mais aujourd'hui, de Sarkozy au Medef en passant par Hollande et Valls, il est question de réforme ou de refondation du modèle social. On entend que que le modèle de la Sécurité sociale est en crise, on nous parle depuis des années du « trou de la Sécu », et à force de le marteler, merci les médias, on fait entrer dans la tête des gens qu'il n'y a plus d'argent et qu'il faut accepter les restrictions en matière de soins, de remboursement des médicaments, de retraite et d'aide aux familles.

 

Mais comme le souligne la députée Front de Gauche Jacqueline Fraysse, « Le "trou" de la Sécu est un choix politique et idéologique ». Il faut savoir que les exonérations des cotisations sociales patronales coûtent 30 milliards d'euros par an. Ce sont les allègements Fillon sur les bas salaires plus les exonérations ciblées sur certains secteurs économiques. Le CICE mis en place par le gouvernement Valls aggrave encore cette situation. A cela il faut ajouter la fraude liée au travail dissimulé que la Cour des comptes évalue à un manque à gagner de 20 milliards d'euros.  Il y a aussi les revenus qui ne cotisent pas à la Sécu, les revenus financiers des entreprises qui représentaient 32 milliards pour 2013.

 

On voit qu'il y a de quoi combler largement le déficit. Mais ça on le rabâche moins. On préfère parler des abus des assurés. Même s'il y en a, ils représentent un pourcentage très infime de ce déficit.

 

Les solutions existent. Oui, soixante-dix ans après sa création, la Sécurité sociale est à reconquérir, c'est une question de justice sociale.

La Sécurité sociale a 70 ans et doit plus que jamais être défendue
Partager cet article
Repost0
1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 18:11

Le gouvernement Valls a déjà eu recours trois fois à l'article 49-3 de la constitution pour faire passer le texte sur la croissance et l'activité plus connu comme loi Macron. Le 49-3 permet de faire adopter une loi sans vote de l'assemblée nationale. Beau mépris de la démocratie.

 

Cette fois-ci, c'est la démocratie sociale qui est piétinée. La loi du 5 juillet 2010 relative à la rénovation du dialogue social précise notamment les critères déterminant les conditions de validité d’un accord (nombre et niveau de représentativité des organisations signataires, absence d’opposition provenant d’organisations ayant recueilli la majorité des suffrages aux dernières élections professionnelles, etc.). Mais Valls et la ministre de la fonction publique M Lebranchu n'en ont cure manifestement puisqu'ils ont décrété que l'accord sur les parcours professionnels , carrières et rémunérations des fonctionnaires (PPCR) s'appliquerait. Les syndicats signataires ne représentent pourtant que 46,7% des agents, alors que la CGT, première organisation syndicale de la Fonction publique, FO et Solidaires sont à elles trois majoritaires et non signataires.

 

Valls comme Hollande ont souvent à la bouche ces mots de « dialogue social ». Là, ils piétinent la démocratie sociale ne respectant même pas la Loi de juillet 2010 qui prévoit la validité d'un accord si les organisations signataires ont recueilli la majorité des suffrages aux dernières élections professionnelles, ce qui n'est pas le cas. Et le coup de grâce est donné par la ministre de la Fonction publique qui non seulement ose se qualifier de « ministre du dialogue social », mais qui décrète que le comité de suivi de cet accord ne sera constitué que par les syndicats signataires. Elle exclut ainsi d'office les syndicats majoritaires de la fonction publique.

 

Belle leçon de démocratie ! C'est le PS qui veut organiser bientôt un référendum ?

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 14:34

Jean-Christophe Cambadélis a annoncé samedi dernier l'organisation par le PS d'un référendum du "peuple de gauche", du 16 au 18 octobre, pour demander s'il est favorable à l'unité entre le PS et les autres partis de gauche aux régionales de décembre.

 

Après les déconvenues des différents scrutins nationaux ou partiels, plombé par un gouvernement discrédité dans l'opinion publique, c'est jusqu'à présent en vain que le PS a lancé des appels au rassemblement en direction des forces de gauche pour les régionales. Il envisage donc d'en appeller aux électeurs en disposant des urnes sur les marchés. Selon Cambadelis, si la gauche est divisée, ce n’est pas sur des questions de contenu (« Une inflexion de la politique du gouvernement ne changerait rien ») mais plutôt pour des raisons de tactique politicienne.

 

Il imagine peut-être que les 41 milliards offerts par le gouvernement au patronat sans contrepartie, la réforme du Code du travail, la mise au placard de la réforme fiscale, le détricotage de la loi Duflot sur le logement, le refus d’un coup de pouce au pouvoir d’achat, l'attaque portée par Macron contre le temps de travail et à présent contre le statut des fonctionnaires, sans parler d'autres engagements de campagne promis mais non tenus, tout cela ne seraient que des broutilles qui ne changeraient rien ?

 

Martine Aubry vient de donner une réponse assez claire. Plutôt qu'un référendum, pour " réunir la gauche ", il faut " faire une politique qui réponde aux attentes des Français ".

 

Le PS n'aurait-il pas compris qu'en soutenant un gouvernement qui mène une politique de droite, il s'éloigne de lui-même des autres partis de gauche. Quant au "peuple de gauche" qu'il souhaite voir s'exprimer, celui-ci se déterminera les 6 et 13 décembre lors des élections régionales. 

 

 

Le PS veut organiser un référendum du "peuple de gauche" ???
Partager cet article
Repost0
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 00:48

A partir d'aujourd'hui, l’ambassadeur de l’Arabie saoudite à Genève, Faisal Trad, a été choisi pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme de l'ONU.

 

Ce n'est pas cela qui va crédibiliser davantage l'ONU.

 

Le but principal du panel du Conseil des droits de l’Homme est de nommer les cinq hauts fonctionnaires qui édictent les standards internationaux, de choisir les personnes qui vont occuper plus de 77 postes relatifs à la défense des droits de l’homme dans différentes régions du monde et d’informer sur les violations perpétrées en matière de droits de l’Homme.

 

Il fallait oser mettre à la tête de la plus importante organisation de défense des droits de l’homme dans le monde, l’ambassadeur du pays le plus critiqué pour le statut qu’il reconnaît aux femmes, aux minorités et aux dissidents et la barbarie des exécutions qui n'ont rien à envier à Daesch. Il faut savoir aussi que violer et assassiner sa fille n'est pas un crime dans la monarchie d’Arabie saoudite.

 

 

Entre janvier et mai 2015, le régime avait déjà exécuté 79 personnes, soit presque autant que l'année 2014 en entier. Il y a eu en 2012 l’arrestation de l’écrivain et bloggeur Raif Badawi dont les déclarations ont provoqué son arrestation et sa condamnation à recevoir 1 000 coups de fouet pour avoir «insulté l’islam». Sa femme tente toujours d’obtenir sa libération mais en vain. Il y a le cas de ce jeune chiite, emprisonné en 2012 à l'âge de 17 ans, neveu d'un haut dignitaire opposé au régime, condamné à mort le 27 mai 2014 et qui devrait être exécuté jeudi puisqu'il vient d'épuiser ses voies de recours. Selon l'International Business Times, Il est aujourd'hui sur le point d'être «décapité puis son corps attaché à une croix et laissé [jusqu'à] pourrissement».

 

L'ambassadeur va t-il commencer par informer sur les violations perpétrées en matière de droits de l’Homme dans son propre pays ?

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 15:42

Après une visite au roi du Maroc en avril 2013 où François Hollande avait préféré se taire face au système répressif, il rend à nouveau visite ce week-end au monarque marocain. Va t-il rester silencieux alors que les atteintes au droit de l'Homme se poursuivent ? Il y a à peine plus d'un an, un militant de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc succombait après 72 jours de grève de la faim pour protester contre sa détention. Il y a moins d'un an, Wafaa Charaf, militante syndicaliste et politique et aussi vice-présidente de l'association marocaine des Droits de l'homme était condamnée à un an de prison ferme pour avoir dénoncé la brutalité de la police marocaine.

 

A propos de cette visite, le PCF vient de publier le communiqué suivant :

 
 

La visite de François Hollande au Maroc ce week-end suscite de nombreuses questions.

 

Dans un pays où la corruption et l'impunité règnent en maîtres, où les inégalités sociales et la pauvreté s'aggravent, où la répression policière et les emprisonnements s'abattent sur les démocrates et les syndicalistes, cette visite « d'amitié » et de « travail » du Président de la République ne peut que provoquer indignation et consternation chez les progressistes des deux rives.

 

Les autorités françaises par cette visite donnent une nouvelle fois un blanc-seing à un régime et à son chef qui nient les droits sociaux et humains du peuple marocain.

 

L'abstention massive aux dernières élections locales et régionales ont montré le fossé grandissant entre les Marocains et les institutions et partis politiques. Seul le parti islamique tire profit de ce discrédit.

 

Par ailleurs, rien ne peut justifier l'accord judiciaire adopté par le Parlement en septembre contre l'avis des élus du Front de Gauche et d'EELV.

 

Ce protocole porte gravement atteinte aux prérogatives internationales de la justice française comme l'ont dénoncé les associations Amnesty International-France, la FIDH, la LDH, l'ACAT et HRW.

 

La remise de la Légion d'honneur à Abdellatif Hammouchi, chef du contre-espionnage marocain, et poursuivi pour actes de torture, est une insulte pour toutes les victimes.

 

Enfin, les autorités françaises s'acharnent à soutenir, à l'encontre des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU, la position marocaine sur le Sahara occidental, en refusant le droit à l'auto-détermination du peuple sahraoui.

 

La politique française en direction du Maroc, comme celle vers les monarchies du Golfe, fait peu de cas des droits de ces peuples et des principes de justice, de vérité, de solidarité, de paix et de liberté d'expression qui devraient guider notre politique extérieure.

 

Le PCF se place résolument aux côtés des progressistes marocains, des syndicalistes, des militants des droits humains, dont le combat courageux pour un état de droit et un Maroc démocratique a tout son soutien.

 

 
Partager cet article
Repost0
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 19:00

Sur ce même blog, dans un billet ayant pour titre « Le mur de la honte », j'évoquais les médias qui n'en finissaient pas en novembre 2009 de célébrer la chute du mur de Berlin. Et j'ajoutais que tous ces bien-pensants du monde « dit » libre ne s’émouvaient guère de tous ces autres murs qui se construisent dans le monde. A l'occasion des célébrations qui s'étaient tenues à Berlin, toute l'Europe s'était donnée rendez-vous, y compris la secrétaire d’État Hillary Clinton qui représentait les États-Unis. Parmi tous les dirigeants européens présent à ces cérémonies, l'ancien dirigeant hongrois Miklos Nemeth, qui avant la chute du mur avait autorisé les Allemands de l'Est à passer la frontière austro-hongroise, déclenchant un exode qui encouragea les manifestations anti-régime dans toute la RDA.

 

Ce rappel parce qu'aujourd'hui, ce même pays la Hongrie vient d'ériger un mur de barbelés avec lames de rasoir d'une longueur de 175 km le long de sa frontière avec la Serbie et le gouvernement ultra-nationaliste de Viktor Orban prévoit de construire une nouvelle clôture, cette fois-ci à sa frontière avec la Roumanie et en envisage également une avec la Croatie.

 

La mondialisation a aboli bien des frontières, pour les marchandises et la finance qui peuvent circuler, mais pas pour les humains. Il y a un quart de siècle, à la chute du mur de Berlin, il y avait 16 murs défendant des frontières dans le monde. Il y en a aujourd'hui 65, terminés ou en voie de l'être.

 

Les murs et les barrières sont de plus en plus prisés par certains politiques désireux de paraître fermes sur les questions de migrations et de sécurité. Mais les murs ne changent rien aux causes profondes de l'insécurité ou de l'immigration. Les barricades n'ont en rien enrayé la hausse des demandes d'asile. La fermeture des frontières ne fait que déplacer le problème, conduisant les migrants à travers de terribles déserts ou sur des bateaux de fortune en Méditerranée. Cela ne fait qu'augmenter le nombre des victimes.

 

Des dizaines de milliers de personnes prennent le chemin migratoire pour fuir les guerres, les persécutions et les famines. Ce ne sont pas les murs qui résoudront le problème. Il faut s'attaquer aux causes, et ne pas oublier les ravages causés par l'impérialisme occidental dans les régions d'où fuient toutes ces personnes.

 

« Le monde est trop petit pour avoir des murs », pouvait-on sur le béton du mur de Berlin ... Il serait bon de s'en souvenir !

Dessin de Chappatte dans Le Temps (Suisse)

Dessin de Chappatte dans Le Temps (Suisse)

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 17:25

« Avec le rapport Combrexelle, la France socialiste va s’attaquer au code du travail.... La France s’attaque, veut-on espérer, au sujet comme l’ont fait toutes les social-démocraties apaisées de la vieille Europe. En passant en force. Courageusement....Las, si Combrexelle (auteur du rapport sur la réforme du Code du travail) se rêve en Hartz (ancien directeur des ressources humaines de Volkswagen qui avait accompagné le chancelier social-démocrate allemand Schröder qui lança en 2003 ses réformes du marché du travail) Hollande ne sera jamais Schröder. L’objectif n’est pas de traiter de front les «chiffons rouges » sociaux français : un SMIC trop élevé, des salaires qui progressent trop, des prud’hommes lents et imprévisibles, une Cour de cassation «rouge», une formation professionnelle gaspillée, des indemnités de chômage trop longues. Il faudrait que le marché du travail redevienne un marché, où l’on peut embaucher, licencier et retrouver un emploi rapidement »

 

On pourrait croire du Gattaz, du Kessler, du Macron ou du Valls. Mais non, cette saillie est due à un digne représentant de l'idéologie dominante. Il appartient à cette caste de journalistes qui se considèrent comme arbitres-experts-compétents, ces fameux chiens de garde du capitalisme. Lui s'appelle Arnaud Leparmentier du journal Le Monde ; après avoir été en poste à Bruxelles, il est depuis le 1er septembre directeur éditorial. Il a tellement défendu la position de Bruxelles et insulté Tsipras et les Grecs que sa ligne néo-libérale est dans l'air du temps.

 

Et ce larbin au service du patronat d'en appeler « à des syndicalistes courageux pour signer des accords de dérogation au SMIC par accord de branche étendu ». Et sur quelle base ? Pour cela il appelle en renfort Patrick Artus, économiste en chef chez Natixis  pour lui faire dire « le SMIC est à 63% du salaire médian. S’il était à 43%, ce qui correspond à la moyenne internationale, on augmenterait de moitié l’emploi non qualifié ». Le salaire net payé au SMIC est d’environ 1.137€ par mois, le ramener à 1/3 du revenu moyen le mettrait à 691€ !!! Leparmentier ignorerait-il que le seuil de pauvreté se situe à 823 euros par mois ?

 

Dans la surenchère au moins-disant social, Gattaz et Macron ont un sérieux concurrent avec Arnaud Leparmentier.

 

Dessin de Babouse dans l'Humanité

Dessin de Babouse dans l'Humanité

Partager cet article
Repost0