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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 00:10

Dans un billet en date de mars 2013, Gérard Mordillat (écrivain et cinéaste) posait la question suivante : les socialistes (les dirigeants socialistes passés et présents, ceux qui occupent des postes gouvernementaux, pas les militants bien entendu) trahissent-ils en fonction des circonstances ou trahissent-ils par nature ?

 

Pour ma part, au cas où j'aurais eu encore un doute, la réponse est très claire aujourd'hui. C'est par nature !

 

Pas une semaine pratiquement sans que des engagements de campagne soient trahis ou que des orientations condamnées du temps de Sarkozy soient reprises à présent par le pouvoir socialiste sans aucun scrupule. Dernier exemple en date, le vote bloqué mardi à l'assemblée du projet de loi sur les retraites. Et que disait le PS en octobre 2010, quand le gouvernement Fillon avait utilisé ce procédé pour museler l’opposition à sa réforme des... retraites ? Voici l'intégralité de son communiqué.

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Le vote bloqué déshonore et discrédite le gouvernement et le Président
M. Sarkozy vient de décider d’imposer le vote bloqué au Sénat sur le débat des retraites.
Après avoir braqué le pays en voulant lui imposer une réforme injuste, après l’avoir bloqué en refusant de reprendre les négociations, le Président méprise le Sénat et la démocratie en coupant court aux débats.
Avec M. Sarkozy, c’est le coup de force permanent.
Après le débat amputé à l’Assemblée nationale, ce nouveau contournement du Parlement est scandaleux. Comment accepter que sur un sujet essentiel, qui engage le pacte social et républicain, on refuse aux élus de la nation le temps nécessaire au débat ? Cette décision déshonore et discrédite le gouvernement et le Président.
Face aux Français qui sont dans la rue pour manifester, le gouvernement brandit le respect du vote du Parlement. Mais quand le Parlement fait son travail, il n’a qu’une obsession : l’en empêcher !
Chacun comprend que ce qui gène le gouvernement, c’est le débat. Parce que plus on débat, et plus la vérité apparaît : le projet du gouvernement est profondément injuste et ne règle rien.

 

Les socialistes reprennent à leur compte ce qu'ils condamnaient hier. Ils trahissent les électeurs de gauche qui les ont porté au pouvoir pour le changement. Ce vote bloqué fait que les sous-amendements déposés par les groupes parlementaires de gauche ne sont pas examinés, PS mis à part.

 

Les députés PS qui ont voté cette loi vont laisser leur nom dans l'histoire. ( Seuls 11 députés PS se sont abstenus, et la députée PS de ma circonscription, Geneviève Gaillard, ne figure pas parmi ceux-ci ). Depuis Léon Blum, ce sont les premiers élus de gauche à voter une loi qui allonge la durée de travail des salariés en portant à 43 ans le nombre d'annuités. L'âge de la retraite se trouve repousser à 66 ans pour la grande majorité de ceux qui sont nés après 1973. De même, en repoussant la date de revalorisation des pensions, c'est une perte de pouvoir d'achat pour les retraités. C'est un nouveau recul social. Le vote à gauche, ce n'est surtout pas un vote PS.  A bon entendeur ...

 

Résultat du scrutin 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 21:40
TVA : Mais ça c'était avant

Sur cette affiche électorale du PS de 2012 (celle à droite ... ), le message est clair. NON à la TVA Sarkozy et en dessous, François Hollande annulera la hausse de la TVA. Et comme le disait la pub d'une chaîne d'optique « Mais ça c'était avant », lorsqu'il était candidat.

 

Car maintenant qu'il est président, oubliés les engagements ! En juillet dernier, le taux de TVA sur les services à la personne est passé de 7% à 19,6%. Dès janvier 2014, l'augmentation de la TVA décidée par le gouvernement va opérer une ponction de 7 milliards supplémentaires sur les ménages. Tout ça pour financer les exonérations fiscales nouvelles de 20 milliards d'euros que le Medef a exigé et obtenu du gouvernement. Au 1er janvier 2014, la TVA à taux normal sera majorée de 19.6% à 20% et celle à taux réduit de 7% à 10%.

 

Oui c'est une injustice supplémentaire qui va toucher le pouvoir d'achat des français comme il est écrit sur l'affiche. D'autant que la TVA est l'impôt le plus inéquitable puisqu'il ne tient pas compte des revenus.

 

Oui c'est une faute économique qui affaiblira la consommation et nuira donc à la croissance et à l 'emploi.

 

Ce prélèvement énorme sur les revenus des ménages est injuste et catastrophique. Cette ponction a deux finalités principales : réduire la dette publique, c'est à dire rembourser les banques, et compenser les nouvelles exonérations fiscales votées pour les entreprises.

 

Le budget d'austérité 2014 qui prévoit ces hausses de TVA a été voté par tous les députés socialistes ainsi que les Verts à l'exception de Noël Mamère qui a voté contre, comme les députés communistes et Front de Gauche.

 

Ceux qui en votant pour des candidats socialistes en 2012 ont cru voter à gauche, il est temps de comprendre pour les élections à venir qu'une politique de gauche, ce n'est pas cela. Il ne suffit pas de se proclamer de gauche.

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 23:03

Il ne se passe pas une semaine sans que le patronat, le gouvernement, les médias ne parlent du coût du travail.

 

Mais c'est quoi ce «coût du travail» ? Rien d'autre que la somme des salaires et des cotisations sociales employeur appelées par le MEDEF « charges sociales » comme le rappelle l'économiste Frédéric Boccara.

 

Mais par contre, silence patronal, gouvernemental et des médias sur le «coût du capital» que subissent les entreprises. C'est quoi ce coût du capital, tout simplement la somme des dividendes versés aux actionnaires et des charges financières payées aux banques sous forme d’intérêts d’emprunt.

 

Selon les chiffres INSEE de 2013 concernant l'année 2012, ce coût du capital représente environ le double de leurs cotisations sociales employeurs effectivement versées, soit 298,9 milliards d'euros contre 157,9 milliards d'euros.

 

Et les médias autant que le patronat oublient lorsqu'ils évoquent le « coût du travail » de parler du montant des exonérations fiscales et sociales des entreprises pour le budget de l’État, 200 milliards d'euros, donc un coût pour la collectivité.

 

Considérer le travail comme un coût, c'est considérer l'être humain comme une variable d'ajustement dans le système de production capitaliste. En s'attaquant à la notion de coût du capital, dans le cadre d'une semaine d'action qui se terminera par une marche du Front de Gauche à Paris le 1er décembre, les communistes veulent rappeler aux travailleurs que leur emploi n'est pas une chance mais un droit et que ce travail mérite un salaire décent.


 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 17:29

"Minute" a choisi de faire sa une sur Christiane Taubira en titrant à côté de son portrait « Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane ».

 

Pierre Desproges avait raison qui dans un de ses spectacles il y a plus de vingt ans disait : "Il est plus économique de lire Minute que Sartre. Pour le prix d'un journal, on a à la fois la nausée et les mains sales".

"Minute", un journal ? Non, un torchon abject !
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 23:44

Je pourrais reprendre l'article publié le 5 octobre 2012 qui avait pour titre « Le gouvernement socialiste trahit les engagements de son candidat ». En effet, le candidat François Hollande qui avait pris lors de sa campagne l'engagement de sanctuariser le budget de la Culture s’assoit sur cette promesse comme il l'a fait pour un certain nombre d'autres.

 

Déjà amputé en 2013, le budget de la Culture va subir un nouveau recul. Le projet de loi de finances 2014 prévoit une baisse de 2 %, ramenant le budget à son niveau d’avant 1981  !  HONTEUX !!!

 

Les opérateurs publics sont ponctionnés de 148 M€ : prélèvements exceptionnels sur les opérateurs du ministère de 20 M€ (théâtres nationaux, musées...), 38 M€ sur l’audiovisuel public, 90 millions au CNC... Selon les lignes budgétaires, les crédits de soutien à la création, les aides à la presse sont encore en baisse, et comme le plan est triennal, ce sera encore le cas en 2015  !

 

Les coups bas pleuvent à travers la loi de décentralisation (dont certains articles pourraient remettre en cause le réseau des DRAC) , le report de l’examen de la loi sur la création artistique, et les inquiétudes demeurent à propos de la future négociation assurance chômage, re poussée à début 2014.

 

Les fédérations cgt du spectacle, de la cgt culture et du snj-cgt organisent ce mercredi un rassemblement pour dénoncer l'austérité budgétaire. A l'occasion de l'examen du budget du ministère de la Culture par l'Assemblée Nationale, les trois organisations organisent un rassemblement le mercredi 13 novembre à 10h près de l'assemblée et une délégation demandera à être reçue par les députés.

 

Les socialistes tiennent à respecter le pacte budgétaire européen, mais ce n'est pas la poursuite d’une politique d’austérité et de réduction inconsidérée de la dépense publique qui nous aidera à sortir de la crise.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 23:15

Cette tribune est signée de Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste. Elle a été publiée dans l'Humanité du 6 novembre. Tout le monde ne partage pas son point de vue, pour ma part, j'y souscris totalement, sachant qu'il parle des dirigeants socialistes et non des militants qui, pour un certain nombre, sont sincères. Il avait déjà épinglé ce pouvoir dans un article intitulé "Le jeu du pouvoir et de la trahison ... au Parti socialiste".

 

C’est une constatation cruelle mais c’est une constatation nécessaire : il y a désormais en France deux partis de droite. Un parti à tendance néofasciste, l’UMP à la sauce FN, et un parti néolibéral qui ne porte plus le nom de socialiste que par paresse.

 

Monsieur Valls suggérait d’ailleurs d’en changer, conscient que le terme « socialiste » est désormais vide de sens pour lui et ses semblables, comme le terme « gaulliste » l’est pour messieurs Sarkozy, Copé, Fillon et consorts. Par ailleurs, à propos des socialistes, il est devenu banal de parler de « la gauche de droite », ce qui oblige les commentateurs à distinguer certaines déclarations individuelles émanant de « socialistes de gauche ». Il y aurait donc des socialistes qui récusent le nom même de socialistes – des hommes de droite déguisés en hommes de gauche, si l’on préfère – et des socialistes qui, contre la majorité de leur propre parti, tentent de ne pas solder l’héritage de Jaurès.

 

C’est dire combien la confusion gouverne. Aux élections municipales qui s’annoncent, cette confusion risque d’augmenter encore puisque, à Paris en tout cas, le PCF a décidé de faire liste commune dès le premier tour avec le PS. Mais avec quel PS?

 

Celui dont les membres siègent au gouvernement ou avec quelques irréductibles pour qui le « socialisme », selon Jaurès, travaille « à la réalisation de l’humanité ». Une humanité qui « n’existe point encore ou existe à peine. À l’intérieur de chaque nation, elle est compromise, comme brisée, par l’antagonisme de classe, par l’inévitable lutte d’une oligarchie capitaliste et du prolétariat. Seul le socialisme, en absorbant toutes les classes dans la propriété commune des moyens de travail, résoudra cet antagonisme et fera de chaque nation enfin réconciliée avec elle-même, une parcelle d’humanité ».

 

À l’aune de ces paroles et de ses actes, est-ce que M. Hollande est socialiste? Est-ce que M. Moscovici l’est? Et M. Valls? Et M. Strauss-Kahn? Et M. Sapin ? Et M. Cahuzac, qui récusait la lutte des classes ? Et M. Lamy ? Et tous ces ministres si empressés de parader à l’université d’été du Medef et préférant se faire porter pâles lorsqu’il s’agit d’arpenter les allées de la Fête de l’Huma ? Et… et… et… etc.

 

On ne peut pas, bien sûr, mettre tous les socialistes dans le même sac Vuitton. Sur le plan municipal, il est incontestable que des élus socialistes œuvrent sans réserve à améliorer le sort de leurs concitoyens, à tenter de leur rendre la vie plus facile, à développer les activités artistiques et culturelles, etc. Je pense notamment aux actions menées dans les 11e et 20e arrondissements. Il n’y a pas de discussion, ces socialistes-là font ce qu’ils peuvent et, même, font en partie ce qu’il faut et pourraient même faire plus en ce qui concerne le logement, mais ils agissent. Maintenant, si on s’intéresse aux membres « socialistes » du gouvernement, le bilan est tout autre. La liste des reniements, manquements, trahisons est si longue qu’il serait fastidieux de la détailler. Juste pour mémoire : la signature du traité Merkozy, la séparation de façade entre les banques de dépôt et les banques d’affaires, l’absence d’un relèvement significatif du Smic, l’abandon de la lutte historique de la classe ouvrière pour la diminution du temps de travail, l’allongement de l’âge du départ à la retraite, la ruine confirmée de l’hôpital public, l’absence de loi pour empêcher les licenciements de confort financier, le choix du capital contre le travail, Florange, PSA, etc. N’en jetez plus, la cour est pleine !

 

Le piège est là.

Si nous votons pour le socialisme « municipal » et que, par miracle, le parti à la rose évite ainsi la déroute annoncée, le gouvernement y verra l’adhésion des citoyens à sa politique ; au contraire, si c’est la Berezina, les mêmes socialistes « de gouvernement » déclareront que ce vote est sans signification, sinon purement local, et continueront de mener leur insupportable politique. Dans un cas comme dans l’autre, l’électeur sera volé de son vote, comme il l’a été après le référendum à propos du traité constitutionnel rejeté par une très large majorité de Français (y compris une majorité de militants socialistes) et repassé au Parlement dans les mêmes termes sous le nom de traité de Lisbonne, avec l’appui massif des élus socialistes. Un déni de démocratie que « toute l’eau de la mer ne saurait effacer », aurait dit Lautréamont.

 

Mais tout cela serait sans importance.

L’urgence serait de faire barrage au Front national, aux prochaines élections municipales et européennes, de voter utile. Et déjà, le chœur des « socialistes » de gouvernement entonne le grand air de la nécessité, qui fait loi. Mais dans le même temps, quand les citoyens ne votent pas selon le désir des « socialistes » de gouvernement, leur vote est méprisé, annulé ; mais, dans le même temps, M. Valls tient des propos et mène une action en parfait accord avec les idées de madame Le Pen, de Ciotti, Guéant, Hortefeux et les autres, y ajoutant l’hypocrisie d’expulser, de persécuter au nom de « l’humanité ».

 

Avant de voter, si nous posons la question : qu’avons-nous de commun avec les « socialistes » du gouvernement ? La réponse est meurtrière : rien. Qu’ont-ils de commun avec messieurs Sarkozy, Copé, Fillon et leurs amis ? La réponse est assassine: presque tout, hormis quelques nuances sur l’enseignement, la recherche et la justice. Ce qui les distingue ne sont que des postures au grand théâtre de la politique spectacle. Les uns jouent à être de gauche, les autres à être de droite, mais tous chantent en chœur la rengaine thatchérienne « il n’y a pas d’alternative », sont les thuriféraires du capital, de la propriété privée. Personne ne peut avoir oublié cette une stupéfiante de Paris Match où François Hollande et Nicolas Sarkozy posaient côte à côte, dans le même costume, la même attitude, défendant à l’unisson le oui au référendum. Des jumeaux sortis du même œuf néolibéral, affichant la même morgue, le même mépris des citoyens, ces minables, ces rustres, dont le vote n’était organisé que pour amuser la galerie.

 

Dès lors, comment pourrions-nous, une fois encore, voter utile, faire confiance aux « socialistes » de gouvernement ?

 

Nous ne pouvons pas. Nous ne pouvons plus. Nous ne pouvons pas à la fois être leurs critiques les plus déterminés et les alliés de circonstance des socialistes municipaux qui, par leur silence – de fait –, font perdurer une politique ouvertement de droite, antisociale et sécuritaire. Au nom de je ne sais quelle morale de circonstance, la confusion ne doit pas être entretenue, ne peut plus l’être. Elle n’est plus de mise. Aujourd’hui, les « socialistes » de gouvernement ne sont plus simplement des faux frères, ni des adversaires, mais des ennemis (de classe) que nous devons affronter, quoi qu’il en coûte. Un siège au conseil municipal de quelque ville que ce soit ne vaut pas d’abdiquer nos convictions, notre volonté de transformer le monde et de réaliser l’humanité que Jaurès appelait de ses vœux. C’est dire qu’il faut avoir le courage de rompre clairement avec ce « socialisme » en peau de lapin qui n’est que démagogie et mensonges. Cette rupture politique est salutaire même pour nos camarades socialistes, ces militants pris en tenaille entre l’affliction et 
l’indignation de ce qui se pratique aujourd’hui en France au nom du « socialisme ». Les positions sont claires : les « socialistes » de gouvernement sont désormais sans vergogne un parti de droite, à nous d’incarner la gauche en actes, de cesser d’être aimables et compréhensifs, 
et de nous dresser contre eux et leurs répliques de l’UMP-FN. Comme disait l’autre : le 
changement, c’est maintenant!

 

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 23:00

Le collectif «Vivre, travailler et décider en Bretagne!» à l'initiative de la manifestation de Quimper, a repris le symbole de la révolte de 1675, celle des bonnets rouges.

 

Il s'est avéré que les bonnets rouges distribués et vendus aux manifestants n'ont pas été confectionnés en France. La société Armor Lux, dont la marinière avait été mise en valeur par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, s'est contentée d'apposée sa marque. Pour Christian Troadec, le maire de Carhaix très impliqué dans le mouvement, cela ne pose pas de problème. « La Bretagne, l'Ecosse, le Pays de Galle, c'est un peu le même pays », explique-t-il, en assurant que l'industriel Armor-Lux fait beaucoup pour l'emploi en Bretagne.

 

Au-delà de l'écotaxe, les bonnets rouges dénoncent les importations de marchandises de l’étranger et les subventions accordées à des boîtes étrangères tout en fustigeant l’Europe. Par contre, le Made in Scotland, ça passe.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 00:29

En 1675, un dimanche 23 juin, à la sortie de la messe, un groupe de paroissiens de Combrit se révolte et moleste le seigneur du Cosquer, qui décédera quelques jours plus tard. Son château est pillé et la population détruit tous les actes notariés. Dès le lendemain, les Combritois, renforcés par la population du quartier de Lambour, s’attaquent au château de Pont-L’Abbé, siège de la baronnie du Pont, et dérobent ou brûlent les aveux qui consignent les droits et privilèges seigneuriaux. Plusieurs manoirs du Pays bigouden connaissent le même sort, notamment Lestrédiagat en Treffiagat et Brénanvec en Plonéour, mais également les Carmes de Pont-L’Abbé, grand propriétaire foncier, qui doivent, sous la menace, renoncer par écrit aux corvées imposées à leurs métayers et domaniers.

 

En 2013, un samedi 2 novembre, c'était un rassemblement très hétéroclite à Quimper. Cela allait des salariés aux emplois menacés ou déjà supprimés, aux dirigeants d'entreprise responsables des licenciements des premiers. Il y avait aussi le Medef, en passant par l'UMP, le Front National, les mouvements régionalistes, FO et même le NPA.

 

Hormis les bonnets rouges, pas grand chose à voir avec la révolte de 1675. A Quimper, la révolte semblait se cristalliser sur l'écotaxe (voir à ce sujet cet article), mais comme elle n'est pas en vigueur, on ne peut pas lui imputer les milliers d'emplois supprimés en Bretagne, chez Alcatel, PSA, Carl Zeiss, Doux, GAD, Tilly-Sabco etc. C'était vraiment une alliance contre nature ce jour-là entre les salariés, les chômeurs et leurs familles qui galèrent, qui défilaient aux côtés des patrons, du Medef, ou de la FNSEA complice du système productiviste dans le secteur agroalimentaire à l'origine de la crise.

 

L'incohérence était de mise lors de cette manifestation.

 

La palme du bonnet rouge de la mauvaise foi revient au député UMP Le Fur, puisqu'il manifestait contre l'écotaxe qu'il a pourtant voté en 2008 et 2009.

 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 23:57

Depuis la privatisation des autoroutes, les actionnaires de Vinci, Eiffage et Abertis (groupe espagnol) se partagent un milliard d’euros de dividendes chaque année. Cette privatisation des autoroutes, initiée en 2002 par le gouvernement Chirac-Jospin, avait été bouclée en 2005-2006 par Chirac-Villepin. Alors que les 7 000  kilomètres d’autoroutes françaises étaient pour la plupart largement amortis, ils avaient été concédés à trois multinationales du béton et du transport pour la somme de 14,8  milliards d’euros . Selon les estimations de la Cour des comptes, il y avait un manque à gagner pour l’État de 10  milliards d’euros ! Les recettes générées par l'exploitation de ces concessions autoroutières donnent lieu chaque année à de très substantiels profits : plus de 2 milliards d'euros de bénéfices net pour un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros en 2012.

 

Et concernant l'écotaxe avec les portiques de la discorde, le contrat a été signé par Madame Kosciusko-Morizet (ex-ministre de l’Ecologie), par Monsieur Baroin (ex-ministre de l’Economie), et Madame Pécresse (ex-ministre du Budget), en octobre 2011 auprès de la société Ecomouv'. Cette société française de droit privé est détenue à 70% par la société d'autoroute italienne Autostrade, les groupes français SFR, Thalès, la SNCF et Stéria se partageant les 30% restant. Durée du contrat avec cette société, 13 ans ! Et si l'écotaxe ne voit pas le jour, le gouvernement doit rembourser immédiatement 800 millions d’euros au titre du dédommagement auquel s'ajoutera un fermage annuel de 250 millions. Là aussi un montant exorbitant représentant le quart de ce que devrait rapporter la taxe chaque année.

 

Voilà le cadeau empoisonné fait par l'équipe en place sous Sarkozy, d'autant plus scandaleux qu'applicable postérieurement à son mandat.

 

Il est indispensable de récupérer le contrôle des infrastructures de transport dans le service public. Et les élus qui ont signé de tels contrats ne doivent pas être quittes de cette situation !

 

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 23:00

Ce qui s'est passé samedi après-midi place de la République à Paris est à la fois banal et indigne. Banal parce que la répression contre les mouvements sociaux est devenue une routine quotidienne dans notre pays, sous Manuel Valls  comme sous Brice Hortefeux, et en particulier contre les sans logis ou les sans emploi. 

Indigne parce que les forces de l'ordre ont dispersé violemment et illégalement un rassemblement déclaré de façon parfaitement légale par le DAL place de la République. D
es mères de familles, des enfants, et des dirigeants du mouvement social ont été blessés. Jean-Baptiste Eyraud, le porte parole du DAL, a été roué de coups de pieds alors qu'il s'était assis par terre en attendant de pouvoir sortir de l'encerclement policier auquel les manifestants étaient soumis. Il a eu deux côtes cassées. Pas de dépêche des agences de presse, pas un mot dans la plupart des quotidiens, silence à la radio.

Les CRS et leur hiérarchie présente sur place ce samedi 17 octobre ne pouvaient ignorer qui est Jean-Baptiste Eyraud. Depuis vingt ans il lutte avec le DAL contre l'indifférence et le silence qui entoure le drame des sans logis et des mal logés. Par son activité inlassable et son énergie communicative, il a permis aux sans logis de disposer d'un outil et une voix écoutée et respectée. Il contribue sans trêve à mettre à nu les contradictions entre les discours et les actes des politiciens, prolixes en promesses mais avares en réalisations.

En frappant Jean-Baptiste Eyraud, les forces de l'ordre n'ont pas agi au hasard: cibler une de ces figures les plus connues vise à répandre la peur dans tout le mouvement social. Ce gouvernement est aussi dur avec les démunis qu'il est prévenant envers les grands patrons et banquiers. La Préfecture de Paris et Manuel Valls doivent cesser leurs agissements brutaux et illégaux. Le gouvernement doit appliquer la loi DALO, le droit à l'hébergement, les réquisitions de logement. En s'engageant dans une politique répressive indigne, le gouvernement saccage les principes de solidarité et de justice, seuls à même de faire barrage à la droite extrême.

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