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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 15:39

La chronique d'Audrey Vernon du vendredi 17 mars n'est pas disponible à la réécoute sur le site de France-Inter. On ne la retrouve pas non plus en pod-cast. Serait-elle dérangeante ?

 

Elle parlait du suicide d'un cheminot. Il était âgé de 42 ans, et « s’est jeté sous un train » gare Saint-Lazare à Paris. Le cheminot prénommé Edouard était délégué du personnel Sud-Rail. Il avait par ailleurs un statut de travailleur handicapé lié à des « problèmes psychologiques ». Selon Sud-Rail, ce cheminot aurait subi durant « plusieurs années » des attaques de la part d’ « une direction qui ne supportait pas son engagement syndical ». Selon le syndicat, « un conseil de discipline l’avait condamné à un dernier avertissement avant licenciement, avec 12 jours de mise à pied et à un déplacement disciplinaire pour avoir eu un "regard menaçant" envers son directeur » précise le syndicat.

 

A la suite de la page France-Inter indiquant l'indisponibilité à la réécoute, voir le verbatim de la chronique d'Audrey Vernon censurée par France Inter et reprise sur le site de Sud-Rail.

La page France-Inter

La page France-Inter

Le billet d’Audrey Vernon du 17 mars 2017

 

Je suis bien embêtée Eric, je pars en tournée, tout à l’heure en train… et la direction de la SNCF fait rien qu’à tuer des cheminots… ça va pas la tête… 
2 la semaine dernière, un accident du travail et un suicide… Bravo, moi je vous le dis tout net, je sais pas conduire les trains alors comme ce soir je dois être à Thionville à 20h30… ce serait bien que vous fassiez un peu gaffe aux gens … Vous savez les gens c’est… Les trucs dont s’occupe la DRH.

Les dirigeants des entreprises publiques en ce moment, ils font pas gaffe aux travailleurs… 

Leur objectif à la SNCF, La Poste ou l’Hopital, c’est plus de faire rouler les trains, envoyer des lettres ou soigner des gens… 

Non leur objectif c’est d’être rentables comme une entreprise privée … moi je les comprends, j’adore l’argent… Et les services c’est pas rentable… C’est un truc de scouts… 

Aider une vieille chinoise à la poste à remplir son recommandé, on a beau retourner le truc dans tous les sens, c’est pas rentable… (quand je dis « le truc », je parle du problème, c’est pas la vieille chinoise qu’on retourne).
Nettoyer un vieux à l’hôpital pour la troisième fois de la journée, c’est pas rentable… permettre aux gens de se déplacer, c’est définitivement pas rentable…

Du coup ils essaient de presser les travailleurs pour voir ce qui sort.. Peut être de l’or !

La semaine dernière un cheminot qui s’appelait Edouard s’est suicidé en se mettant la tête sur les rails. Il avait 42 ans… Il était syndicaliste… et harcelé par sa direction.
Il n’avait plus de poste, allait être muté et sanctionné, il avait fait un truc très grave, il avait « soutenu le regard »

Alors ses chefs messieurs Théboul, Huteau et Dérousseaux (c’est leur noms, pas une contrepèterie) l’ont convoqué en conseil de discipline. 

Je savais pas qu’adulte on pouvait passer en conseil de discipline… 
J’espère qu’on va pas revenir au bonnet d’âne et aux coups de règles sur les doigts

Vous allez me dire peut être qu’il abusait aussi qu’il se battait pour un jet, une piscine à bulle et un salaire de pdg… 
Même pas !! Il se battait juste pour que les temps d’habillage et de déshabillage soient comptés dans le temps de travail… comme les strip teaseuses.

J’étais gare st Lazare assister au rassemblement en hommage à Edouard, là où il travaillait, là où il s’est tué, C’était beau et triste, mercredi dernier, quai numéro un, tout le monde est allé jeter une fleur sur les rails à l’endroit même où il avait posé sa tête. 

Un rayon de soleil a éclairé ce matin gris, des trains sont passés, faisant hurler leurs sifflets… 

Sa fille qui est infirmière en gériatrie a écrit un texte dans lequel elle dit qu’elle avait été heureuse d’avoir un papa si jeune parce qu’elle pensait pouvoir en profiter longtemps. 

Je voudrais dire aux infirmières, aux cheminots et aux postiers… que Je ne sais ni conduire un train, ni faire un garrot, que je suis nulle en vélo… 

C’est vous qui faites tourner le monde… s’il vous plait, continuez… arrêtez de vous suicider…

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:55

En plein plan social chez Marks and Spencer, la ministre du Travail a autorisé le licenciement d’un délégué syndical. Ce n'est hélas pas la première fois que Myriam El Khomri prend une décision à l'encontre de l'inspection du travail au détriment de salariés. En poste au ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social depuis le 2 septembre 2015, elle a déjà sévi à l'encontre de délégués CGT de Goodyear, de Sodexo, d'Air France, ou tout dernièrement d'un travailleur handicapé.

 

Le 8 novembre 2016, l’enseigne britannique Marks and Spencer (M&S) annonçait la fermeture d’une centaine de magasins dans le monde, parmi lesquels les sept points de vente installés en France depuis le retour de l’enseigne fin 2011. Le même jour, le ministère du Travail signifiait à Yasin Leguet, délégué du Seci-Unsa dans l’enseigne, qu’il rouvrait le dossier de son licenciement refusé par l’administration trois semaines plus tôt. Un mois plus tard, le ministère donnait son aval au licenciement du représentant du syndicat très actif, fraîchement implanté dans l’entreprise.

 

Jusqu'à début 2015, seule la CFDT était présente dans l’entreprise. C'est alors que le Seci-Unsa s’implante et rafle près de 70 % des voix aux élections professionnelles partielles, notamment grâce à la figure populaire de Yasin Leguet. Il a lancé trois grèves sur les salaires qui ont été bien suivies, il est devenu la bête noire de la direction et les avertissements se sont multipliés alors qu’il n’en avait jamais eu avant son mandat.

 

En février 2016, la direction demande à l’administration l’autorisation de le licencier pour faute grave. Elle accuse le délégué du personnel et membre du comité d’entreprise d’avoir « gravement insulté » le directeur général de M&S France, reproche fondé sur les publications sur la page Facebook du syndicat. D’autre part, il aurait, selon la direction, « agressé verbalement puis physiquement » sa supérieure hiérarchique, lors d’une altercation en décembre 2015 au cours de laquelle il lui aurait même fait un croche-pied. « A cette époque, je savais que j’étais sur la sellette et je faisais très attention, mais ce jour-là, j’ai commis l’erreur de me rendre dans son bureau sans être accompagné, raconte Yasin Leguet. Le ton est monté, en sortant du bureau, je lui ai marché sur le pied involontairement. L’agent de maîtrise présent a subi des pressions pour écrire que j’avais fait un croche-pied. J’ai demandé les images d’une caméra de vidéosurveillance placée à cet endroit, mais la direction ne les a jamais produites ».

 

En avril l’inspectrice du travail avait refusé le licenciement, en pointant que les propos sur Facebook ne pouvaient être attribués au délégué et relevaient de la « liberté d’expression étendue » d’un syndicat. Quant à l’accusation d’agression, la fonctionnaire estimait que la matérialité des faits reprochés n’était pas établie puisqu’ils ne reposaient que sur le témoignage de la cadre elle-même et de l’agent de maîtrise.

 

Marks and Spencer ayant formé un recours contre cette décision, le ministère du Travail disposait de quatre mois pour se prononcer. Mi-octobre, le délai était écoulé, le délégué était en principe tranquille, puisque le silence de l’administration vaut décision implicite de rejet du recours. Mais le 8 novembre, le dossier ressort de l’ombre et le ministère revient sur sa décision en estimant que la matérialité des faits est établie concernant des propos irrespectueux et le fameux croche-pied envers la cadre, justifiant ainsi le licenciement pour faute grave. Contacté par l’Humanité, le cabinet de la ministre du Travail Myriam El Khomri n’a pas donné suite.

 

Après la trahison avec la loi travail, El Khomri montre une nouvelle fois quelle est la véritable image des dirigeants PS. Plutôt du côté du patronat que des syndicats ou du salariat !

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 16:47

Scandaleux jugement de classe à Amiens ! La Cour d'appel a condamné 7 des 8 salariés de Goodyear à 12 mois de prison avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve, avec inscription au casier judiciaire. Un seul a obtenu la relaxe totale.


 

Pour rappel, en 2014, les ouvriers de Goodyear Amiens étaient en lutte depuis sept ans pour sauvegarder l’usine de pneus d’Amiens Nord. Les dirigeants de la multinationale venaient alors d’annoncer leur refus de rouvrir les négociations sur les licenciements devant plusieurs centaines d’ouvriers. Les salariés avaient alors retenu durant trente heures, sans violence, les deux cadres venus leur donner cette information. Après avoir déposé plainte, la société Goodyear et ses cadres l’avaient retirée, mais le Parquet avait poursuivi. Le Parquet, c'est le procureur qui agit dans le cadre d'instructions générales qui sont données par le Garde des Sceaux; le gouvernement est donc directement responsable de cette décision.


 

En première instance le 12 janvier 2016, les huit salariés poursuivis, dont cinq militants CGT, avaient été condamnés à deux ans de prison dont neuf mois ferme. Les salariés poursuivis avaient fait appel de ce jugement. L'avocat général avait requis à l'audience en octobre dernier deux ans avec sursis. Le jugement rendu ce jour est donc une condamnation de 12 mois de prison avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve, avec inscription au casier judiciaire.


 

C'est une condamnation scandaleuse ! Quelle différence de traitement avec le jugement récent concernant Christine Lagarde, coupable mais pas responsable selon la justice, et dispensée de peine alors qu'elle a couvert 400 millions de détournement d'argent public au profit de Tapie !


 

Non les ouvriers de Goodyear ne sont pas des voyous mais des salariés qui défendaient leur usine et leurs emplois ! Les vrais voyous sont ceux qui liquident l'industrie et les droits des salariés dans ce pays.


 

Avec leur avocat, ils devraient se pourvoir en cassation.


 

Lien vers le billet du 12 janvier 2016 qui relatait l'historique et la condamnation en 1ère instance

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 17:08

Nous étions plus d'une cinquantaine, militants de la CGT, ainsi que des représentants de Sud et FO, rassemblés mercredi en fin d'après-midi devant le tribunal de grande instance à Niort pour exprimer notre solidarité avec les « huit de Goodyear » jugés hier en appel à Amiens. Voir ce billet sur les raisons de leur condamnation.

 

En première instance, les deux membres de la direction « séquestrés » dans la journée et la nuit du 6 janvier 2014 avaient retiré leur plainte, de même que la direction de Goodyear. C'est donc le parquet, représentant de l'État qui poursuivait les huit ex-Goodyear, « l'action de justice n'étant pas subordonnée à une plainte » comme le précise le juge.

 

C'est un acharnement du pouvoir alors que le gouvernement a refusé l’amnistie sociale pourtant promise par le candidat Hollande.

 

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, présent à Amiens déclarait « halte à la criminalisation du mouvement syndical, et relaxe pour les Goodyear ». « Ce qu’on reproche aux Goodyear, c’est d’avoir défendu leur emploi. Nos camarades devraient avoir une médaille, pas se retrouver devant les tribunaux, s’exclame-t-il. Il faut que la colère monte plus fort dans ce pays pour faire entendre la défense de l’intérêt collectif et la défense de l’emploi. »

 

Sur les 1143 ex-Goodyear, une centaine seulement a retrouvé un emploi en CDI. Les conséquences de la fermeture se font toujours ressentir à Amiens (Somme), ville frappée de plein fouet par la crise. Au total, près de 700 anciens salariés pointent toujours à Pôle emploi. Ce désastre social comporte en plus son lot de drames humains. « Il y a eu beaucoup de séparations, raconte Évelyne Becker, déléguée CGT. Et puis, surtout, nous avons eu 12 décès depuis la fermeture, dont 9 pour maladie... et 3 suicides. »

 

A quand le tour de Goodyear d'être sur le banc des accusés ?

 

À l'issue de la journée d'audience, l'avocat général a requis deux ans de prison avec sursis pour les huit, et leur avocat Fiodor Rilov a plaidé la relaxe. Le jugement doit être rendu en janvier 2017.

 

Il serait inacceptable que les huit soient condamnés. C'est pour cela que des militants un peu partout en France ont participé à des rassemblements pour dire, comme les 10 000 présents à Amiens, « les syndicalistes ne sont ni des terroristes, ni des voyous, relaxe pour les huit Goodyear ».

 

 

 

 

 

A Niort aussi, la solidarité s'est exprimée pour les Goodyear

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 07:24

Ce que Georges Séguy a fait de lui

PAR PATRICK APEL MULLER

MARDI, 16 AOÛT, 2016

L'HUMANITÉ

« L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce que l’on a fait de nous », écrivait Jean-Paul Sartre. Et d’une jeunesse résistante, de l’enfer de la déportation, de la solidarité ouvrière, Georges Séguy a choisi de paver un chemin de combats. Il avait fait sien le serment des anciens de Mauthausen de poursuivre la lutte « pour l’édification d’un monde nouveau, libre et juste pour tous ». À coup sûr, celui qui dirigea la CGT au cœur des événements de 1968 restera comme l’un des syndicalistes majeurs de ce siècle, comme un dirigeant communiste de premier plan et l’un des animateurs les plus actifs du mouvement pacifiste. C’est déjà beaucoup pour un seul homme. Il le fit sans s’enfermer dans ses solides certitudes, mais en cherchant des pistes nouvelles, en nouant des dialogues bien au-delà de ses rives, en respectant ses interlocuteurs. Sa figure résiste à toutes les bassesses – venues des cercles du pouvoir comme des propagandistes du Medef – déversées ces derniers mois sur les syndicalistes. Son engagement et ses succès sont des encouragements pour ceux qui, dès la rentrée, vont reprendre la lutte contre la loi de régression sociale que le gouvernement a lancée contre le monde du travail.

Est-ce pour cela que les grands médias se sont efforcés de passer très vite sur sa disparition ? Un articulet dans Libération, quelques lignes dans le ­Parisien, treize secondes dans le journal du soir d’une chaîne publique… Parfois l’histoire passe sous ses yeux, mais cette presse-là est aveugle.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 22:52
Gouvernement et direction d'Air France, main dans la main pour licencier

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 18:22

Les syndicats ouvriers, notamment la CGT, sont soumis à de la répression dans le cadre de luttes menées pour la défense de leurs emplois, avec à l'arrivée une criminalisation de l'action syndicale.

 

Colère ouvrière et sanctions, quelques exemples

 

En octobre 2015, des salariés d'Air France profitent de la tenue d'une réunion pour manifester contre les 3000 suppressions de postes envisagées. Un DRH d'Air France est bousculé et se fait déchirer sa chemise. Cela engendre dans les médias des cris d'orfraie. Six salariés seront interpellés à leur domicile à 6h du matin, comme des malfrats, et mis en garde à vue. Des poursuites judiciaires sont engagées, actuellement en cours, le jugement ayant été mis en délibéré. La direction a déjà procédé à des licenciements.

 

En 2014, chez Goodyear à Amiens, les salariés en lutte pour la sauvegarde de leur site retiennent une trentaine d'heures dans l'usine le directeur des ressources humaines et le directeur de la production. Aucune violence n'est commise, sinon celle de la direction de Goodyear qui a finalement fermé l'usine et a licencié les 1143 salariés. Début janvier 2016, le tribunal correctionnel d'Amiens vient de condamner à deux ans de prison, dont neuf mois fermes huit anciens salariés ayant participé à l'action.

 

Lundi dernier, une manifestation était organisée par la CGT devant une agence Pôle emploi à Mulhouse dans le cadre de la visite gouvernementale de Manuel Valls et Myriam El Khomry pour dénoncer le projet du gouvernement de casse du Code du travail. Un déploiement policier de grande ampleur entourait cette visite et les manifestants étaient empêchés de s'approcher de l'agence Pôle emploi en étant parqués pendant deux heures sur un parking. Un ancien responsable syndical CGT de chez PSA avait alors haussé le ton pour dénoncer ce gouvernement qui s’aplatit devant les patrons en attaquant nos droits et en facilitant les licenciements. Le militant syndical a été interpellé et a passé la nuit en garde à vue. Il a été libéré le mardi matin et comparaissait devant le tribunal vendredi dernier pour "outrages à personnes dépositaires de l'autorité publique". Ce syndicaliste CGT, Joël Morreau, a été condamné à 750 euros d'amende dont 500 euros avec sursis.

 

Ce ne sont que quelques exemples des poursuites à l'encontre de militants syndicaux. Des militants traités de voyous par Manuel Valls et souvent mis à l'index dans les médias, alors qu'ils ne font que lutter pour défendre leur emploi.

 

 

Colère agriculteurs et …

 

Parallèlement, le monde agricole connaît lui aussi des difficultés, notamment parmi les petits exploitants. Si les agriculteurs manifestent, c'est aussi pour défendre leur gagne-pain. On ne peut pas dire que leurs actions passent inaperçues. Ce ne sont pas seulement les magasins de la grande distribution qui sont bloqués ou visités. Des administrations publiques, centres des impôts, Direction des territoires, et même des mairies ont vu pneus et tas de fumiers déversés devant leurs accès. Et sur certains axes routiers, les pneus qui ont été enflammés entraînant parfois de sérieuses dégradations. Et c'est l'argent public qui est réquisitionné pour remettre en état.

 

Les dernières actions en date se sont déroulées au salon de l'agriculture. Le stand du ministère de l'agriculture a été mis sens dessus dessous. En entendant aux infos que des manifestants avaient été interpellés puis relâchés et qu'il n'y aurait pas de poursuites, étant donné qu'il n'y avait que des dégâts légers, je me suis dit qu'il n'y avait aucune crainte à mener ce type d'actions lorsqu'on est à la FNSEA. Voir ci-dessous des extraits rapportés par France-info et Le Parisien.

 

Les uns et les autres, ouvriers ou paysans, défendent le droit de vivre de leur travail. Mais comment se fait-il que les uns et les autres ne soient pas considérés de la même manière

 

Le titre de France-info suite à la destruction du stand du Ministère de l'agriculture au salon international de l'agriculture.

 

 

Le titre repris sur le site de France-info

Le titre repris sur le site de France-info

L'information donnée par Le Parisien

 

 

Mieux vaut être un agriculteur en colère de la FNSEA qu'un ouvrier en colère de la CGT
Le stand du ministère de l'agriculture Photo AFP/ Joel Saget

Le stand du ministère de l'agriculture Photo AFP/ Joel Saget

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 16:40

« Notre CCN s’ouvre dans un contexte particulier.

Je me dois de perturber l’ordre du jour de nos travaux, ainsi que le Bureau l’a dit hier à la Commission Exécutive Confédérale. Personne ne comprendrait et n’accepterait qu’ils se déroulent comme prévu, comme si rien ne s’était passé et je dois vous dire …, moi non plus.

Cela fait 7 jours que, chaque minute qui passe, je pense aux syndiqués de notre CGT, aux militants, aux dirigeants dans les professions et les territoires, aux salariés de la maison confédérale, des structures professionnelles et territoriales.

En clair, je pense à celles et ceux qui font la CGT.

Vous me permettrez aussi d’avoir une pensée pour mes proches, celles et ceux qui m’ont vu et aidé à grandir ma vie durant.

Un dirigeant, quel que soit son niveau de responsabilité, faut-il le rappeler ici, est avant tout une femme ou un homme.

Comme la direction confédérale, j’ai reçu nombre de messages, croisé des regards, eu de nombreuses conversations et c’est à cela que je pense en commençant cette intervention.

J’ai aussi lu la presse, écouté la radio, regardé la télé.

Je ne ferai aucun commentaire sur le traitement de l’information pour me concentrer, devant vous, sur les faits, le pourquoi, et tirer les enseignements qui s’imposent.

Je me souviens de notre CCN au congrès de Toulouse et des propos que je vous avais tenus.

Vous remerciant de votre confiance et mesurant le poids de la responsabilité que vous m’avez confiée, je vous avais dit les trois mots qui ont toujours guidé ma vie et mes engagements.

Je me permets de vous les rappeler aujourd’hui : honnêteté, loyauté, transparence.

Ce n’est pas une simple addition de mots. C’est une ligne de conduite, un état d’esprit et une manière d’être que je souhaite faire partager dans la CGT.

Dans une organisation comme la nôtre, il est juste et bon, normal et essentiel, que les débats aient lieu dans nos structures, nos organisations, entre militants, dans les syndicats et avec les salariés.

Mais un syndiqué en responsabilité ne peut pas faire comme si la responsabilité n’évoluait pas avec le mandat que lui confient les syndiqués, les organisations.

Des dirigeants qui s’expriment, sous couvert d’anonymat, selon la formule trop connue et entendue, fragilisent l’organisation. Lorsqu’ils se répandent dans la presse en disant que le Secrétaire général de la CGT rencontre les Ministres en dilettante, c’est toute la CGT qu’ils offensent.

C’est le contraire de la responsabilité et donc d’être responsable.

Chacune, chacun a droit à la parole, doit participer à la prise de décision. Encore faut-il que cela se fasse au bon endroit, dans l’organisation et les lieux que nous avons collectivement mis en place.

La confiance n’est pas un acte naturel. Elle se construit, se mérite et s’organise entre nous. 

Avec respect, sans naïveté, dans la responsabilité que nous ont confié les syndiqués, nous avons en charge de diriger la première organisation syndicale du pays qui fêtera l’année prochaine ses 120 ans.

Comme vous, je ressens sur mes épaules le poids de l’histoire. Je mesure la responsabilité qui est la nôtre au regard de nos prédécesseurs, de la situation présente, de la place de la CGT dans notre société, des oppositions de classes dans le pays, des défis qui sont devant nous et des attentes des travailleurs.

La logique de blocs, de tendances, d’écuries, ne sera jamais dans ma logique parce qu’elle n’est pas celle de la CGT.

Plus encore, il est du devoir du Secrétaire général de lutter contre ces logiques quand elles existent.

Je crois fondamentalement au travail collectif, c’est ma conception d’une direction au service de ses organisations, de l’intérêt des salariés, de notre pays.

Une confédération est un outil de rassemblement, un acte volontaire pour débattre, pour décider et agir.

Je dois aussi vous dire que je ne sais pas ce qu’est la prétendue « ligne Lepaon ». La seule que je connaisse est celle que nous ont donné les syndicats réunis en congrès à Toulouse et j’entends bien débattre de sa mise en œuvre dans le profond respect des décisions et orientations validées par celles et ceux qui font la CGT.

Il y a un peu plus de deux mois, lors de notre assemblée de rentrée, nous faisions ensemble l’analyse de l’intense campagne idéologique menée à l’encontre de la CGT.

Nous y faisions le constat d’un déchainement médiatique haineux, porté par un vocabulaire et une chronologie directement liés aux conflits alors en cours : celui des cheminots, des salariés de la SNCM, des intermittents du spectacle.

Nous en avions décortiqué les objectifs et les leviers.

Nous n’avions encore rien vu.

Depuis une semaine, la CGT essuie une tempête médiatique plus forte encore. La séquence politique dans laquelle nous sommes nous conduit à penser qu’après cet épisode d’autres sont susceptibles d’advenir.

En effet, un document a été subtilisé de l’intérieur de la CGT. Si l’auteur de cet acte avait eu comme préoccupation l’intérêt des finances de la CGT, il avait à sa disposition toute une palette de possibilités pour attirer notre attention sur un éventuel problème. Il pouvait saisir l’Administrateur, un membre du Bureau, un membre de la Commission Exécutive Confédérale, le secrétaire général, sa fédération, son union départementale, la Commission Financière de Contrôle, dont c’est précisément le rôle. Il a donc choisi volontairement, un mois avant une élection professionnelle décisive dans la fonction publique, de nuire à la CGT, à ses syndiqués, à ses militants. Il est responsable aujourd’hui des conséquences de ses actes.

C’est ce qui a fait dire au Bureau confédéral, dans son communiqué de mercredi dernier, que rien ne nous détournera de nos objectifs revendicatifs.

J’ajoute à l’attention du Premier Ministre, qui a donné le coup d’envoi au déferlement médiatique : qu’il s’occupe des affaires de la Nation pour lesquelles des résultats sont fortement attendus, et qu’il laisse la CGT s’occuper des siennes.

Volontairement, je ne me suis pas exprimé publiquement.

Je sais que cela ne vous a pas facilité la tâche, confrontés que vous étiez à devoir apporter des réponses aux militants et aux syndiqués de vos organisations sans avoir tous les éléments de réponse en main.

Je sais aussi que vous avez fait face à la déflagration. Je voudrais personnellement vous remercier de votre engagement. C’est cela la force de la CGT, celle qui nous est d’ailleurs reconnue :

–       Savoir se serrer les coudes lorsque l’organisation à laquelle chacune et chacun d’entre nous tient comme à la prunelle de ses yeux, est attaquée.

–       Savoir d’emblée identifier les objectifs politiques de ces attaques.

–       Enfin, savoir faire front, même lorsque des interrogations, des doutes, voire des désaccords subsistent et qu’ils demandent des explications entre nous.

C’est la raison pour laquelle j’ai réservé mon expression aux premières et premiers dirigeants que vous êtes.

Notre réunion du CCN qui devra parler de bien d’autres choses me donne l’occasion de le faire en direct.

Comme vous, j’ai découvert, par la presse, le devis et le montant des travaux réalisés dans l’appartement que j’occupe. Un logement qui fait 79 m2 et non pas 120 m2 comme cela circule dans la presse.

J’ai donc demandé à la CFC de prendre toutes initiatives et dispositions pour contrôler la procédure et les montants des travaux réalisés dans l’appartement ainsi d’ailleurs, pour être complet, que ceux réalisés dans le bâtiment confédéral au 8e étage, là où se situent mon bureau et ceux du secrétariat général.

J’ai aussi demandé à la CFC de visiter l’appartement pour qu’elle s’assure de la réalité des travaux et qu’elle rende compte au CCN du niveau des prestations dans cet appartement loué par la confédération. Je souhaite sincèrement les en remercier. Je sais que ce n’est pas facile mais c’est utile.

Chacune et chacun d’entre vous sait que j’habite en Normandie.

La demande d’éléments de compréhension de la part des militants et des adhérents de la CGT est saine. Elle participe de la confiance que nous avons entre adhérents de la CGT quelles que soient nos responsabilités.

La Commission Financière de Contrôle a, dans des délais très courts, produit un rapport que vous avez sur vos tables. Je passerai la parole à Michel Faivre Picon, Président de la commission à la suite de mon intervention.

Avant même cette intervention, il nous faut tirer enseignement de ce que nous avons vécu pour prendre les décisions qui s’imposent.

J’ai commencé mon propos en faisant le lien entre la campagne médiatique de cette semaine et les précédentes.

Elles ont toutes le même objectif.

Pourtant, les précédentes sont restées dans le cercle très restreint des chroniqueurs, des observateurs de la vie publique, voire, pourrait-on dire, d’un microcosme très éloigné des préoccupations des syndiqués de la CGT et des salariés.

Celle-ci est encore beaucoup plus violente. Les effets qu’elle produit sont d’une autre nature.

Dans un contexte de crise économique, sociale, politique et morale majeure, les initiateurs et les complices de cette entreprise de déstabilisation visent à faire vaciller la représentation sociale de la CGT aux yeux des salariés.

La CGT, rempart de ceux qui ne comptent pas, contre ceux qui décident des affaires du monde serait-elle en train de changer de camp ?

Deux choix de gestion de la CGT peuvent en effet blesser ou déstabiliser militants et syndiqués de la CGT. C’est le cas, à la fois du choix du lieu et du montant des travaux.

Le choix de Vincennes d’abord. Pour les franciliens et les habitants du Val de Marne, la commune a la réputation des beaux quartiers.

Eux seuls d’ailleurs ont cette référence.

Chaque ville a ses codes sociaux, ses quartiers emblématiques, populaires ou chics.

Depuis, Grenoble, Caen ou Lille, Vincennes n’a pas de connotation sociale particulière.

Vincennes a été choisi parce c’est à côté de la porte de Montreuil.

Beaucoup d’appartements ont été visités par le personnel administratif de la confédération ; cet appartement-là correspondait aux critères recherchés : la proximité de la confédération, la discrétion, le calme et la sécurité, mais également un certain degré d’urgence. Loger plusieurs mois à l’hôtel, ce n’était pas les meilleures conditions pour exercer un mandat aussi exigeant, et loin de ma famille.

C’est aussi simple que cela.

Je vous confirme, puisque la question a été posée, que la solution d’un logement en HLM était d’emblée exclue. D’une part parce qu’il y a pénurie de logements sociaux en Ile de France, d’autre part parce qu’il s’agit d’un logement loué par la confédération.

Nous le savons, la symbolique ouvrière est partie prenante de notre histoire CGT. Nous en sommes fiers. La presse utilise précisément cette légitime fierté comme ressort pour déstabiliser et atteindre profondément chaque adhérente et adhérent au cœur de notre système de valeurs. Elle a voulu instrumentaliser notre histoire en exhibant une vision misérabiliste du monde du travail.

Or, le monde du travail est divers, composé d’ouvriers, d’employés, de techniciens, de cadres, de chômeurs, de retraités, ruraux ou citadins, habitant Aubervilliers, Saint-Denis, Vincennes, Saint-Mandé, Clichy sous-bois, Nanterre, Montrouge, Montreuil, République, Bastille ou Barbès …

Le montant des travaux effectués dans l’appartement ensuite. Il est de 105 000 euros.

Cette somme fait partie des investissements que la confédération engage chaque année pour permettre son fonctionnement.

Le montant de 105 000 euros est élevé. Il s’explique par l’importance des travaux qui ont été réalisés dans cet appartement.

Il s’est d’ailleurs trouvé quelques médias et journaux ayant gardé la tête froide, l’Humanité, Rue 89 ou le Nouvel Observateur, par exemple, pour faire la part des choses, rester dans la rationalité des chiffres de l’immobilier en région parisienne, faire le parallèle entre les 130 000 euros de devis de travaux annoncés et les centaines de milliards d’euros d’évasion fiscale organisée.

Mais cette somme, les syndiqués la comparent à leurs salaires, leurs retraites, leurs indemnités de chômage, leurs difficultés de vie pour joindre les deux bouts à 10 euros près.

C’est précisément le calcul fait par les acteurs de l’opération médiatique.

Je vais adresser, dès cet après-midi, une lettre du Secrétaire général à l’ensemble des syndiqués de la CGT. Je demande à chacune et chacun d’entre vous d’en assurer la diffusion dans les organisations.

Les syndiqués de la CGT doivent pouvoir être rassurés sur leur organisation, être à l’aise pour en parler avec leurs collègues de travail. C’est le sens du message que je leur envoie.

Il faut cependant aller plus loin. Cette opération visant la CGT révèle des failles majeures dans le fonctionnement interne de prise de décisions de notre maison.

Il y a donc une faute collective qui ne peut à aucun moment masquer les responsabilités individuelles.

Vous allez prendre connaissance  du rapport de la Commission financière de contrôle sur les factures, la réalité des travaux et des équipements de l’appartement.

Je rappelle que nos comptes sont doublement audités : par la Commission financière de contrôle d’une part, par le commissaire aux comptes d’autre part. Ils sont publiés, consultables. Notre budget est présenté au Bureau et à la CEC. Les comptes de la CGT sont arrêtés par le Bureau et approuvés par la CEC.

Une question demeure cependant. Elle est parfaitement légitime. Est-ce que le choix budgétaire de dépenser 105 000 euros de travaux dans un appartement dont la CGT n’est pas propriétaire était pertinent ?

Les arbitrages et la décision finale, qui engagent le budget de la confédération n’ont été ni débattus ni validés par une instance. Dans le fonctionnement qui est le nôtre aujourd’hui, une seule personne peut prendre cette décision sans être tenue d’en référer à priori à nos instances.

C’est une faille qu’il faut absolument corriger.

Dès la semaine prochaine, je soumettrai au Bureau confédéral, selon la procédure en vigueur, le recrutement d’un Directeur administratif et financier. Celui-ci rendra compte de son activité conjointement à l’Administrateur de la CGT et au Bureau confédéral.

Il aura d’abord la charge de proposer à la direction confédérale un ensemble de règles permettant de sécuriser notre fonctionnement et nos décisions budgétaires.

Il devra notamment faire au Bureau confédéral une proposition du montant pertinent d’engagement de dépenses de fonctionnement et d’investissements à partir duquel le Bureau confédéral devra donner son accord.

Mes chers Camarades, nous avons pris ensemble des engagements devant les syndicats réunis en congrès.

Mettre en œuvre nos résolutions pour rendre la CGT accessible, utile et solidaire.

Faire vivre notre démarche de proposition, de contestation, d’action et de négociation.

Nous avons besoin aujourd’hui de passer à la vitesse supérieure car les salariés attendent des résultats concrets.

Je considère que nous avons un problème de fonctionnement du Bureau confédéral qui handicape notre capacité collective.

La qualité des personnes n’est pas en cause, mais l’engagement au sein même du Bureau confédéral pose problème.

Nous devons, ensemble, relever ce défi politique. Je crois en les capacités de chacune et chacun pour le faire.

Le Bureau confédéral se doit d’être plus que le rassemblement de porteurs de dossiers, aussi aiguisés soient-ils.

Il doit avant tout préparer et mettre en œuvre les décisions de la CEC.

La participation au Bureau confédéral ne peut pas se faire en fonction des ordres du jour et de leur intérêt.

Cela pourrait nous conduire à ne plus travailler collectivement et donc à ne plus être la CGT.

Je m’y refuse.

Dès jeudi, je recevrai individuellement chaque membre du Bureau confédéral afin de m’assurer de leur engagement et adhésion à l’esprit d’équipe.

Si nécessaire je reviendrai vers le CCN.

Comme les statuts confédéraux nous en donnent la possibilité entre deux congrès, je vais proposer au Bureau de vendredi prochain de présenter à notre prochaine CEC du 12 novembre, un renforcement de notre Bureau actuel par deux membres supplémentaires, une femme et un homme, issus d’une profession et d’un territoire.

Le CCN du mois de février sera amené, conformément à nos statuts à se prononcer par un vote sur cette proposition.

Voilà les mots que je voulais réserver aux dirigeants de notre CGT, et à travers eux, aux syndiqués, aux salariés. »

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 18:06

« Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouvement et être conscient des intérêts de tous … à un moment, c'est le travail qui doit reprendre », c'est ce qu'a déclaré François Hollande devant la presse.

 

Les syndicats CGT et SUD Rail sont prêts à proposer de suspendre la grève s’il y a un report de l’examen du texte ce qu'exclut pour l'instant le ministre Cuvillier. La CFDT qui elle n’appelait pas au mouvement de grève se comporte toujours en serviteur zélé du pouvoir socialiste (qui le lui rend bien avec les nominations de dirigeants cédédistes) en appelant le ministre « à tenir bon » face aux syndicats grévistes. La CFDT soutient par ailleurs le projet de loi qui prévoit le démantèlement de l’entreprise historique. Ce syndicat de collaboration de classe préfère négocier des aménagements à la réforme.

 

Mais quand Hollande somme les cheminots de cesser la grève, il est franchement mal placé, lui le social-traitre dont on ne compte plus les renoncements tant ils sont nombreux.   

 

Alors avant qu’il ne donne des ordres, nous électeurs de gauche le sommons avant toute chose de tenir ses engagements de campagne ! 

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 17:48
Sondage paru dans l'Humanité du 28 mai

Sondage paru dans l'Humanité du 28 mai

La hausse du chômage et les politiques d'austérité font le lit du FN. Mais cela interpelle quand ce sont des salariés proches d'un syndicat qui reportent leur voix sur le FN. Car il s'agit d'une imposture quand celui-ci prétend vouloir répondre aux besoins des salariés. S'il y a eu 53% d'abstentionnistes chez les salariés proches d'un syndicat contre 64% pour l'ensemble, 25% des votants se sont tout de même reportés sur les listes FN.

 

A tous ceux qui ont voté FN « parce qu'on n'a pas tout essayé », n'oubliez pas que le FN n'a pas changé. Sa présidente Marine Le Pen est allée valser à Vienne avec les néo-nazis qui avaient organisé un bal le jour du 67 ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz.

 

Fermez le ban !

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