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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 17:37

Suite aux révélations publiées dans les médias, le candidat Fillon ne ressemble vraiment pas au citoyen lambda.

 

Je ne sais pas vous, mais moi, on ne m'a jamais offert de costume. C'est vrai que je n'en porte pas, mais on ne m'a pas davantage offert de veste ou de blue-jean. Et au prix des costards qui lui ont été offerts j'aurais eu de quoi me vêtir pour des dizaines et des dizaines d'années.

 

Ses amis lui prêtent de l'argent sans intérêt, comme Marc Ladreit de Lacharrière (50 000 €). Moi je vais à la banque et ça n'a jamais été sans intérêt. Je connais quelqu'un à qui la banque refuse un prêt de 10 000 € pour une situation trop précaire.

 

Et puis il y a aussi les montres en cadeaux. Il n'est pas le premier, Sarkozy en avait eu lui aussi. C'est toujours les mêmes. Fillon en a eu deux, une à 15 000 euros et une autre à 12 000 euros (c'est son évaluation personnelle).

 

On ne me fera pas croire que tout ça c'est sans contrepartie. Quand on graisse la patte de quelqu'un à ce point, c'est pour s'assurer ses bons offices.

 

Mais ces gens là sont tellement coupés du quotidien du commun des mortels, qu'ils paraissent être parfois des extra-terrestres. Interrogé hier matin sur BFM TV par Jean-Jacques Bourdin qui lui demande "est-ce qu'il vous arrive de mettre de l'argent de côté", le candidat Fillon, l'air étonné répond : " Moi personnellement, Non ! ".

 

Comment interpréter son propos ? Plusieurs réponses possibles :

 

1 – Pas besoin d'en mettre de côté, en cas de besoins, il aura toujours un ami pour lui en prêter ou lui en donner.

 

2 – Il se moque des citoyens. Comme cela a été révélé, sur les cinq dernières années, il a gagné en moyenne 292 000 € par an soit 24 300 € par mois. Et il ne met pas d'argent de côté ? Il en fait quoi ? Il doit ignorer que 9 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté (moins de 1008 € par mois).

 

3 – C'est un extra-terrestre. Alors, comment imaginer à la tête de l’État quelqu'un qui est en dehors de tous les codes ?

 

Pour moi, le 23 avril, pour exister et partager, le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon sera le geste qui sauve.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 05:31

Le reportage ci-dessous a été tourné dans une EPHAD ( établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ) dans le cadre de "L’Émission politique" du jeudi 23 mars dont l'invité était F Fillon. Cette courte vidéo de 2 minutes vaut d'être regardée pour comprendre le complet décalage entre la souffrance du personnel et la réponse de Fillon.

 

Le personnel voulait faire part au candidat de ses griefs quant à certains aspects de son programme au regard de la pénibilité de leur travail. « Vous voulez augmenter le temps de travail à 39 heures : vous vous imaginez la pénibilité de notre travail ? », lui a demandé l'une des employées. « Les 39 heures, on les fait déjà ! On a besoin de nos RTT pour nous reposer, parce que l'épuisement professionnel, il arrive aussi ». Vous voulez réduire le nombre de fonctionnaires « Quand vous enlevez un agent administratif dans un service, qui en subit les conséquences ? C'est l'infirmière. Si ce n'est pas l'infirmière, ce sera l'aide-soignante. » Leur demande est d'avoir plus de moyens humains.

 

Et quelle réponse apporte F Fillon ? « On est dans une situation financière très difficile. Sur les moyens humains, mais ça, il faut le payer. Vous voulez que je fasse de la dette supplémentaire. » Et pourtant l'argent existe, à condition de le prendre où il se trouve, voir ce précédent billet. Mais s'attaquer un tant soit peu à la finance, il n'en est pas question pour Fillon puisqu'il est à son service pour qu'elle le serve en retour.

 

De la dette supplémentaire ! Pour Fillon, débloquer des moyens humains chez des personnels de santé s'occupant de personnes âgées dépendantes, c'est créer de la dette.

 

Il se posait moins de questions pour son propre cas. Comme le révélait le Canard il y a quelque temps, c'est pourtant lui qui "pratiquement tous les vendredis, s'octroyait les services d'un Falcon 7X qui décollait de Villacoublay avec à son bord le Premier ministre et sa famille". Dans quelle direction ? L'aéroport d'Angers où une voiture les prenait alors en charge afin de les amener dans leur château de Solesmes. "Coût de l'escapade : 27.000 euros aller et retour, pour parcourir moins de 260 km". Aux frais du contribuable. Ça ne le dérangeait pas de faire de la dette pour un intérêt privé.

 

A la pentecôte 2009, le couple s'est offert des vacances en Toscane, utilisant "un Falcon 50, dont la facture pour l’État avait atteint les 187.000 euros". Encore de la dette. A son passif également des petits services, le couple Fillon a passé deux Noël "logé, nourri, blanchi" par l'ancien dictateur Hosni Moubarak.

 

Quand Fillon était arrivé à Matignon, le logis mesurait très officiellement 90,40 m². Deux ans plus tard, l'appartement s'étend sur 309,72 m². Là encore aux frais du contribuable.


Et viennent s'ajouter toutes les casseroles dont la justice vient de s'emparer. Les emplois fictifs, sa société de conseil, les costards offerts pour plus de 48 000 euros depuis 2012, peut-être avant qu'il ne se prenne une veste à la Présidentielle.

 

C'est d'autant plus honteux pour celui qui n'avait que les mots probité et intégrité à la bouche. Ce type là ne vit pas dans le même monde que la grande majorité d'entre nous. Comment peut-on envisager un instant que ce personnage soit à la tête de l’État ? Sinon, autant confier les clés de la Banque de France au plus grand braqueur.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 23:17

«On nous raconte que les caisses de l’État sont vides, qu’il y a une dérive insupportable des dépenses publiques. C’est une contre-vérité ». Voilà les propos que tenait l’économiste Dominique Plihon, lors de la présentation du rapport « Rendez l’argent ! », réalisé par Attac. Ce rapport présente six propositions pour « récupérer » plus de 200 milliards d’euros d’argent public en France et par an.

 

Oxfam, association de solidarité internationale, rappelle qu'en France, la perte due à l’évasion fiscale des entreprises et des particuliers est estimée entre 60 et 80 milliards d’euros, soit plus que le budget de l’Éducation nationale. Pour les pays en développement, l’évasion fiscale des multinationales se chiffre à plus de 100 milliards de dollars par an. En refusant de payer leur juste part d’impôt, les grandes entreprises, dont les banques, privent les États de recettes fiscales nécessaires aux financements des services publics.

 

Faut-il rappeler qu'en France, 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ! Qu'il y a plus de 140 000 SDF dont plus de 30 000 enfants ! Qu'il y a plus de 6 millions de chômeurs ! Le journal La Croix publiait il y a un peu plus d'une semaine les noms des personnes, adultes ou enfants, morts dans les rues de France en 2016. Ils sont au nombre de 501, et probablement bien plus nombreux assure le journal. La liste comprend 46 femmes et 11 mineurs (6 avaient moins de 5 ans).

 

La même semaine le magazine économique américain Forbes publiait le classement des milliardaires français en 2017, au sein d’un palmarès mondial qui recense précisément 2 043 personnalités. La richesse nette totale de l’ensemble des « heureux élus » s’élève à 7 670 milliards de dollars, soit une progression conséquente de l’ordre de 18 % par rapport au palmarès 2016.

 

Pour les entreprises du CAC 40, les résultats sont exceptionnels. Le CAC 40 a généré un profit de 75,8 milliards d'euros en 2016. Les grands groupes français retrouvent leur niveau de 2012. Au fait, le taux réel d'impôt sur les sociétés du CAC 40 n'est que de 7% alors qu'il est de 30% pour les PME.

 

Alors disons NON aux Fillon, Macron ou Le Pen qui s'en prennent aux dépenses publiques et disent qu'il y a  trop de dépenses en solidarité (eux emploient le mot assistanat). Utilisons lors de la présidentielle le bulletin Jean-Luc Mélenchon qui veut redonner le pouvoir au Peuple et s'attaquer résolument à cette finance qui dicte ses lois dans notre économie. OUI à une autre répartition des richesses. 

 

 

NON il n'y a pas trop de dépense publique, l'argent il y en a, à condition de le prendre où il se trouve
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 18:49

[Communiqué Attac]

« I want my money back » : c’est la fameuse formule de Margaret Thatcher en 1979 qui réclama et obtint une « ristourne » de la quote-part du Royaume-Uni au budget européen. Aujourd’hui, « we want our money back » : nous demandons que les centaines de milliards d’euros confisqués par l’évasion fiscale, par le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE), par une fiscalité trop généreuse à l’égard des plus riches, par l’absence de taxe sur les transactions financières… nous soient restitués ! Et qu’ils servent aux urgences sociales et écologiques, à la réhabilitation des services publics, à la création des dizaines de milliers d’emplois nécessaires à la transition écologique ou encore au respect du droit au logement et à la solidarité internationale..

« Les caisses de l’État sont vides », « je dirige un État en situation de faillite » : ce refrain revient avec chaque plan d’austérité budgétaire et salariale, chaque renoncement à l’action écologique. Pour François Fillon, la « dérive de la dépense publique » justifierait 100 milliards de coupes sur 5 ans. Emmanuel Macron et Marine Le Pen n’en proposent « que » 60 milliards. Ce qui veut dire diminuer le nombre de postes de fonctionnaires, couper les vivres aux collectivités locales, reculer encore l’âge de la retraite (François Fillon) ou supprimer la Sécurité sociale pour les étrangers arrivant en France (Marine Le Pen et François Fillon).

Fin février, un rapport commandité par l’Institut de l’entreprise demande à nouveau de « réduire la dépense publique pour renouer avec la prospérité » : il a été rédigé par Michel Pébereau, ex-président de BNP Paribas, la banque n°1 de l’évasion fiscale.

En réalité, de l’argent, il y en a beaucoup, concentré entre quelques mains. L’actuel président de la République, autoproclamé « ennemi de la finance », n’a quasiment rien fait pour le récupérer. Pire, il a offert aux entreprises plus de 40 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires. Exaspérée, une partie des classes populaires se réfugie dans l’abstention ou, comme aux États-Unis, dans un vote nationaliste et raciste.

Pourtant, rien n’oblige à détruire l’emploi et les droits sociaux, à appauvrir les services publics ou à bloquer les investissements dont nous avons désespérément besoin pour engager la transition. L’argent est là, accumulé, dissimulé, évadé par les plus riches et les multinationales. L’impôt, qui devrait être vu comme une « contribution citoyenne », est discrédité par la fraude et l’évasion auxquelles se livrent les privilégiés. L’injustice fiscale sape les fondements du contrat social.

Contrairement au discours dominant, il n’y a pas eu de « dérapage » des dépenses publiques, qui sont restées stables depuis 25 ans, autour de 55 % du PIB. Le niveau élevé des dépenses publiques en France correspond à un choix de société, auquel la population est attachée, avec une éducation et une santé publiques. Evidemment toute dépense publique n’est pas bonne par principe et on ne doit pas se passer d’un examen des dépenses inutiles. Certaines sont certainement à réorienter ou à supprimer. Mais il est indispensable de rappeler une réalité trop souvent ignorée : si les déficits et la dette ont flambé, c’est que les recettes publiques ont été progressivement érodées par les cadeaux fiscaux, l’évasion et la concurrence fiscales.

Dans ce rapport, nous montrons qu’il est possible de récupérer plus de 200 milliards d’euros par an. Comment ? Par des mesures balisées et crédibles, qui pourraient être mises en œuvre par un gouvernement volontariste et poussé par les citoyen·ne·s, associations, mouvements et syndicats mobilisé·e·s en ce sens. Ce rapport en dresse une liste, non exhaustive :

  • une lutte efficace contre l’évasion fiscale (80 milliards d’euros)
  • une taxation de l’ensemble des transactions financières (36 milliards d’euros)
  • la suppression des niches fiscales les plus injustes et inefficaces (15 milliards d’euros, hors Pacte de responsabilité et CICE)
  • parmi ces niches, en particulier, la suppression du Pacte de responsabilité et du CICE (40 milliards d’euros)
  • des réformes fiscales visant une plus juste distribution des revenus et des richesses (20 milliards d’euros)
  • la suppression des subventions directes et indirectes aux énergies fossiles (10 milliards d’euros)

À toutes ces mesures il faut ajouter la nécessaire restructuration de la dette publique française : annuler la part de la dette détenue par les fonds spéculatifs, restructurer l’autre part détenue par des fonds de retraite et des épargnants moyens et petits, permettrait d’économiser une part substantielle de la charge des intérêts (environ 50 milliards d’euros par an) et de protéger l’État français de la pression des marchés financiers.

Une autre source importante d’argent public à récupérer est constituée par les grands projets inutiles (GPI), qui concernent les autoroutes, aéroports, réseaux ferrés, etc. Réalisés le plus souvent dans le cadre de partenariats public privé (PPP), ces GPI représentent un surcoût considérable pour l’État et les collectivités publiques, sous forme de redevances exorbitantes payées à des grands groupes comme Vinci. Remettre en cause ces GPI et PPP serait un moyen efficace de récupérer l’argent du contribuable. 100 millions récupérés grâce à l’arrêt d’un GPI tel que la LGV Lyon-Turin représentent le coût de deux collèges ou d’un parc éolien permettant d’alimenter en électricité plus de 100 000 habitants.

Ces dizaines de milliards d’euros susceptibles d’être récupérés par une restructuration de la dette publique et par un arrêt des GPI ne sont pas comptabilisés dans les 200 milliards d’euros à récupérer chaque année, mais peuvent utilement les compléter. In fine, cet argent permettrait de réellement changer la donne pour l’ensemble des citoyen·ne·s, s’ils étaient alors affectés aux urgences sociales et écologiques, à la consolidation de services publics de qualité, à la création des dizaines de milliers d’emplois nécessaires à la transition écologique ou encore au respect du droit au logement ou à la solidarité internationale.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 09:52

Comment ne pas se souvenir de la catastrophe du Rana Plaza en 2013 au Bangladesh, cet immeuble abritant plusieurs milliers de travailleurs du textile qui s'était effondré, entraînant la mort de 1135 ouvriers et ouvrières.

 

Cette catastrophe avait alerté l'opinion publique internationale sur les conditions de travail qui sévissent dans ces usines textiles, où majoritairement de très jeunes femmes fabriquent les vêtements commercialisés en Europe et en Amérique du Nord. Du côté des donneurs d’ordres, plus de 150 marques ont depuis signé l’Accord sur la sécurité des usines textiles au Bangladesh, en association avec les syndicats nationaux et internationaux, et sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT). Malgré l'Accord (prévoyant l'indemnisation des victimes entre autre), des grands groupes français refusent encore catégoriquement de participer à la compensation des victimes, et les fondements du système d'exploitation sont toujours intacts (des prix bas, des gros volumes, des délais très courts ).

 

Un texte de loi adopté par l’Assemblée nationale le 21 février, au terme d’un marathon législatif de quatre ans, enjoignait les entreprises françaises ou installées en France d’au moins 5 000 salariés (10 000 pour les filiales de groupes étrangers) à établir un plan de vigilance pour « prévenir les atteintes graves » de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs, aux droits de l’homme et à l’environnement. Dans le cas contraire, elles encouraient jusqu’à 10 millions d’euros d’amende, voire 30 millions si l’absence de plan débouchait sur un préjudice (pollution d’un cours d’eau, accidents du travail…), avec publication possible de la sanction.

 

Mais, car il y a un mais, et c'est une déception pour les ONG qui militaient depuis des années pour la mise en œuvre du texte, le Conseil constitutionnel a largement retoqué jeudi 23 mars cette loi « relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre ». Le Conseil constitutionnel a « déclaré contraires à la Constitution les dispositions de la loi prévoyant des amendes ». Les entreprises – 150 à 200 d’entre elles devaient être concernées – étaient farouchement opposées au texte. Une soixantaine de députés Les Républicains (LR) et autant de sénateurs LR avait saisi le Conseil constitutionnel, estimant, comme le Medef, que cette loi allait « nuire à la compétitivité ».

 

La loi mentionnait « les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales ». Une formulation jugée trop vague par le Conseil constitutionnel. « Le principe d’égalité des délits et des peines impose de délimiter une infraction en termes suffisamment clairs et précis ». Il a donc « censuré les dispositions relatives à l’amende civile ».


 

C'est bien pourtant en les touchant au portefeuille que ces grands groupes seraient un peu plus respectueux des conditions de travail. Dans le cas présent, le Conseil constitutionnel a plus écouté le Medef que les ONG défendant les ouvrier(e)s victimes de l'exploitation capitaliste.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 13:50

Ce titre à propos du pluralisme ne vaut hélas pas que pour le JDD. Alors que samedi la marche pour une VIème République organisée par J-L Mélenchon, le candidat de la France Insoumise, avait rassemblé 130 000 participants, la Une du JDD trouvait le moyen de ne pas en parler, même pas avec un bandeau réservé là à Valls. Par contre, cette Une affiche le portrait du candidat Macron tout en lui consacrant les pages 2 à 5. Ce rassemblement de la France Insoumise était pourtant un des événements du week-end. Il fallait se rendre en page 9 pour trouver un article titré " Mélenchon passe la VIè ", sans qu'on y voit de photo de cette foule rassemblée place de la République.

 

Le candidat Macron qui ne serait ni de droite, ni de gauche (ça c'est certain, comme le gouvernement qu'il a récemment quitté), ni du système (il en est pourtant un pur produit), est bien en cour auprès des médias. A partir du moment où il a fait circuler son départ du gouvernement il y a 6 mois,  le JDD lui a réservé sa première page le 4 septembre 2016, puis 3 fois en 10 semaines, le 4 décembre 2016 ainsi que le 15 janvier et le 12 février 2017, et donc une cinquième fois ce dimanche 19 mars. On dit merci monsieur Lagardère. Il s'est aussi affiché en Une de de Paris-Match les 11 août 2016, 1er septembre 2016, 24 novembre 2016 et 9 février 2017.

 

Point commun aux deux publications ? Leur propriétaire, Arnaud Lagardère. Mais toute relation d’affaire qu’il aurait pu y avoir entre Macron l'ex banquier de chez Rothschild désormais candidat et le groupe Lagardère Active serait bien évidemment fortuite…

 

Sans doute faut-il avoir un esprit malveillant pour imaginer une sorte de favoritisme vis à vis d'un candidat hors système, sans lien avec les pouvoirs médiatico-politico-financiers.

 

La Une du JDD du 19 mars 2016

La Une du JDD du 19 mars 2016

La foule rassemblée à l'arrivée de la marche Bastille - République

La foule rassemblée à l'arrivée de la marche Bastille - République

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 17:19

Invité de France-Inter jeudi matin, Arnaud Montebourg, soutien du candidat socialiste Benoît Hamon à l'élection présidentielle, a appelé au retrait de la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour permettre à la gauche d'être au second tour.

 

« J'appelle au retrait de la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour nous permettre d'être au deuxième tour », a-t-il dit. « Nous en avons besoin, nous sommes devant le mur de l'Histoire. »

 

Et qu'est-ce qui devrait motiver ce retrait du candidat de la "France insoumise" pour Montebourg ? « Son intelligence, son extrême culture et sa vision de la société française et de ses risques, parce que c'est un homme intelligent et j'ai beaucoup d'estime pour lui. » « Nous avons les moyens, je crois, de convaincre l’un de s’effacer au profit de l’autre dans l’intérêt de la France et de ce que nous pouvons faire ensemble », a-t-il continué, rappelant dans le même temps que Benoît Hamon était « devant [dans les sondages] ».

 

Tenant compte des éléments soulevés par Montebourg, je ne vois qu'une solution, le retrait de Hamon en faveur de Mélenchon.

 

Si c'est pour permettre à la gauche d'être présente au second tour, qui incarne le mieux la gauche si ce n'est J-L Mélenchon. Quand bien même B Hamon se situait du côté des "frondeurs" sans jamais voter pour autant contre le gouvernement, il reste avant tout le candidat du PS. C'est ce parti qui a été à la tête de toutes les régions, qui a été majoritaire dans les deux chambres parlementaires, qui était aux commandes de l’État durant le dernier quinquennat et qui n'a cessé de renier ses engagements et de trahir les électeurs alors qu'il avait les pleins pouvoirs. Ce sont toutes ces périodes passées avec leurs trahisons qui ont contribué à éloigner les électeurs des bureaux de vote ou à les envoyer dans les bras du FN. Aujourd'hui, le rejet du PS est tel que, s'il peut faire partie du rassemblement de la gauche, ce n'est pas autour de lui que se fera ce rassemblement de la gauche. Les pressions des caciques du PS sur Hamon font qu'il a déjà infléchi certaines positions jugées trop clivantes dans son programme.

 

Quant à user comme autre argument que B Hamon serait devant J-L Mélenchon dans les sondages, c'est ridicule. L'écart serait actuellement de 1 point, et on a vu la fiabilité des sondages depuis un certain temps. Le dernier exemple avec les Pays-Bas.

 

Je pose donc la question suivante. Et si c'était B Hamon qui retirait sa candidature au profit de J-L Mélenchon tout en discutant sur une plate-forme commune ?

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 22:59

« Il ne sert à rien de parler d'autorité quand on est pas soi-même irréprochable »

« Il n'y a qu'une seule chose qui m'empêcherait d'être candidat, c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen »

 

Ces propos ont bien été prononcés par F Fillon. Irréprochable, il ne l'est pas. Il y a eu des mensonges, mensonges par omission, dissimulations, délits présumés, arrangements, enrichissement familial, et beaucoup d'argent derrière tout ça. Il vient d'être mis en examen mais est toujours candidat.

 

L'homme qui se faisait offrir des costumes pour un montant de 48500 euros depuis 2012 a présenté un programme sur mesure (comme ses costards) pour les plus riches. Suppression de l'impôt sur la fortune, abaissement de l'impôt sur les sociétés, fin de l'alignement de la fiscalité des revenus du travail et du capital, abaissement des cotisations sociales (40 milliards pour les entreprises et 10 milliards pour les salariés) pour quel devenir de l'assurance maladie, la transférer vers le privé lui dont la société de conseil avait pour client AXA. Et viennent s'ajouter dans son progarmme la fin des 35 heures sans compensation salariale, la retraite à 65 ans, la hausse de deux points de la TVA (l'impôt le plus injuste mais pour lui pas de problèmes, les pauvres peuvent moduler dans ce cas leur consommation). Et les services publics seraient mis à mal avec la suppression prévue par lui de 500 000 fonctionnaires et de 100 milliards de coupe dans les dépenses publiques.

 

Quel cynisme de la part de celui dont la famille, avec les salaires de son épouse à l’Assemblée nationale et à la Revue des Deux Mondes, et ceux de ses enfants au Sénat, a perçu un million d’euros (dont 900 000 euros d’argent public) pour des prestations qui restent en grande partie à établir. Au fil des jours, on découvre un candidat qui a construit un véritable système financier destiné à entretenir un train de vie jusqu’alors insoupçonné.

 

Il est temps d'en finir avec ce système corrompu, avec cette 5ème République complètement à bout. Comment ceux pour qui les fins de mois sont difficiles, comment les millions de personnes qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté, comment tous ceux qui gagnent honnêtement leur vie peuvent imaginer un Fillon à la tête de l’État ? Autant confier les clés de la Banque de France au plus grand braqueur.

 

Vivement la VIème République. Ce serait d'abord une loi de séparation de la République et de l'argent comme le dit J-L Mélenchon.

 

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 22:45

Qui est Anne Méaux, cheffe de la communication de François Fillon ?

 

Cette communicante venue de l’extrême droite cultive depuis plus de quarante ans ses réseaux d’influence, entre politique et argent.

 

«Cruella ». Ce féroce surnom donné par ses concurrents lui colle à la peau. Anne Méaux, patronne de l’agence Image 7, dispense depuis bientôt trente ans ses coûteux conseils aux barons de la droite comme à ceux du CAC 40. C’est elle qui règne sur la communication de François Fillon : la ligne dure et jusqu’au-boutiste choisie par le candidat de droite reflète bien les convictions de cette femme, libérale affichée et conservatrice assumée.

 

En politique, son premier fait d’armes remonte à 1968, avec la création d’un comité antigrève au lycée Jules-Ferry, à Paris. Elle a 14 ans et déjà la haine du communisme chevillée au corps. « J’ai été très marquée par ce qui se passait au Vietnam. C’est vrai que là, il y a eu un clivage : il y avait ceux qui protestaient contre les Américains qui mettaient des bombes, et il y avait ceux aussi qui étaient très anticommunistes et dont je faisais partie », revendique-t-elle (1). Des convictions qu’elle affermit à Valeurs actuelles, où elle décroche, étudiante, un job de documentaliste. L’hebdomadaire a été fondé quelques années plus tôt par Raymond Bourgine, partisan de l’Algérie française. Anne Méaux a trouvé sa famille politique.

 

Toujours la haine du rouge

Elle s’engage à l’extrême droite, avec les militants d’Occident et d’Ordre nouveau. Leurs slogans claquent comme des sentences de mort : « Tuez tous les communistes, où ils se trouvent ! » Méaux rejoint les nervis du Groupe union défense (GUD), s’enchaîne aux grilles de l’ambassade d’URSS, finit au Parti des forces nouvelles (PFN), où elle cultive de solides amitiés avec Gérard Longuet, Hervé Novelli, Alain Madelin. En 1974, tout ce petit monde se recycle dans le giscardisme. Elle se fait recruter au service de presse de l’Élysée, goûte à la com de crise avec l’affaire des diamants de Bokassa. Mais, après la défaite de 1981, elle s’ennuie auprès de Giscard à l’UDF. Alain Madelin devient son mentor et lorsque la droite revient aux affaires, en 1986, elle le suit au ministère de l’Industrie. Elle y tisse son réseau dans le monde des affaires, se lie à des banquiers, à des capitaines d’industrie, devient l’amie intime de François Pinault. En 1988, elle vote, à contrecœur, pour Chirac, qu’elle juge trop « étatiste ».

 

La même année, à 34 ans, elle fonde son agence de lobbying et de communication. Laurence Parisot, Anne Lauvergeon et Louis Gallois apprécient ses conseils. Plus d’une centaine de clients lui font confiance. Et si elle affecte de ne pas prospecter, elle soigne sa réputation de prêtresse de la com. Image 7 prospère, avec un chiffre d’affaires qui dépassait, en 2015, les 19 millions d’euros. Éric Woerth, Rachida Dati, Jean-Pierre Raffarin ou son vieil ami Hervé Novelli font appel à ses services.

 

À l’international, les contrats sont juteux. Avant la révolution de 2011, Méaux facturait 200 000 euros par an ses services à l’Agence tunisienne de communication extérieure, machine de propagande au service de la dictature de Ben Ali. Quoi de mieux qu’un séjour dans un hôtel de charme au bord de la Méditerranée pour présenter le tyran sous un jour favorable ? Journalistes et patrons de presse se sont laissé tenter. Mais pas tous. Une note interne d’Image 7, révélée en 2011 par le Canard enchaîné, désespère des « journalistes spécialisés dans la politique internationale, qui sont globalement droits-de-l’hommiste et de culture marxiste ». Toujours la haine du rouge.

 

(1) Aurore Gorius et Michaël Moreau, les Gourous de la com. Trente ans de manipulations politiques et économiques, La Découverte, 2012.

 

Par Rosa Moussaoui rubrique Monde de L'Humanité

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 07:49

Tous ceux qui depuis des années ont contribué à la montée du FN par le non respect de leurs engagements de candidat, par des politiques menées qui ont contribué à lui faire son lit, pour ceux, et je pense là à certains médias, qui lui ont dressé la table considérant qu'il s'agissait d'un parti comme les autres, eh bien aujourd'hui, sous prétexte qu'il y a danger sur son arrivée imminente au pouvoir, il faudrait voter pour le candidat plus "respectable" que les sondages donnent potentiellement présent au second tour.

 

Dans ce cas, pourquoi organiser les élections ? Pourquoi ne pas laisser les sondeurs désigner l'élu ? Non, non et non. Et j'adhère complètement à l'éditorial de Gérard Miller publié dans Le Monde. Au premier tour, je voterai pour le candidat dont le programme correspond le mieux à la société que je voudrais. Une société plus juste, plus solidaire, plus fraternelle, plus respectueuse de notre environnement. Je voterai Jean-Luc Mélenchon.

 

Dans un prochain billet je reviendrai sur ces ralliements contre nature.

 

EDITO : Est-il encore permis de voter à gauche quand on est de gauche ?

Ainsi donc, parmi d’autres hommes de gauche insoupçonnables, Patrick Braouzec, ancien député-maire communiste, « mesurant les conséquences dramatiques d’un second tour droite-extrême droite », vient d’annoncer dans le Monde daté du 8 mars, qu’il votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour. Et ceci après avoir commencé par ces mots : « Chacun connaît mes convictions et mes engagements ». Je l’avoue : les bras m’en tombent !
Jusque là, l’élection présidentielle permettait d’appliquer un principe simple, que d’aucuns avaient résumé par une formule : « Au premier tour on choisit, au second on élimine ». Sous-entendu : si le candidat qu’on pense être le meilleur n’est pas qualifié au terme du premier tour, on peut éventuellement voter au second pour celui qui semble un moindre mal, mais après avoir commencé en tout cas par voter « selon ses convictions et ses engagements ». Comme beaucoup à gauche, c’est ainsi que pour ma part j’ai toujours procédé, soutenant au premier tour le candidat de mon choix (Marie-Georges Buffet, Jean-Luc Mélenchon…) et votant au second pour le socialiste arrivé en tête (Ségolène Royal, François Hollande…)
Or voilà que cette conception démocratique du vote est désormais caduque pour un certain nombre d’électeurs de gauche, et qu’il leur parait nécessaire d’en soutenir une autre, supposée plus réaliste parce que fondée sur les sondages. Et tel vieux militant du PS, approuvant Braouzec, de m’expliquer sans sourciller
qu’il votera lui aussi pour Emmanuel Macron qu’il n’apprécie guère, et ce pour les mêmes raisons qui l’ont conduit à voter à la primaire de droite pour Alain Juppé qu’il déteste. Dans le passé, j’avais déjà entendu brandir l’argument du « vote utile » pour justifier quelques cabrioles électorales, mais je dois dire que je n’avais jamais été confronté à l’élaboration de stratagèmes aussi tortueux !
Tout cela n’est pourtant pas un hasard. Cette confusion des esprits ne signe rien d’autre que l’actuelle victoire idéologique de la droite, qui pousse désormais des hommes et des femmes de gauche à cultiver la finasserie et le paradoxe comme les formes ultimes du pragmatisme.
J’ai par exemple sous les yeux la « lettre à Jean-Luc Mélenchon » que Raphaël Glucksmann a publiée le 4 mars sur le site de L’Obs. Elle comporte huit paragraphes et les cinq premiers sont dithyrambiques. Le leader de la France insoumise, écrit d’emblée Glucksmann, est tout bonnement « le meilleur ». Et il ne mégotte pas sur les arguments pour justifier un tel éloge ! Il explique que c’est « l’enfant chéri des noces de la littérature et de l’histoire », de très loin le plus érudit de tous les candidats. Il ajoute que c’est le plus politique, au sens le plus noble du terme, « à mille lieues des arrangements d’appareils moribonds », et le « dernier héritier d’une grande et belle tradition » qui l’a fait tomber fou amoureux de la France. Et puis surtout, il rappelle que c’est celui qui a eu raison avant les autres. « Raison sur le Parti socialiste, rassemblement de notables passés en un siècle de Jaurès à Séguéla, incapables de transformer une société qui, in fine, leur convient parfaitement. Raison sur la nécessaire conversion écologique des vieux logiciels productivistes
de la gauche postmarxiste. Et au delà, raison sur… » Etc, etc. Bref, il se fait le plus efficace des agents électoraux et dès lors, s’il était une conclusion logique qu’on pouvait attendre d’une telle apologie, c’était bien celle de voter des deux mains pour ledit Mélenchon !
Eh bien, pas du tout ! Rappelant le « sacrifice » de François Bayrou, voilà le jeune essayiste qui évoque un sortilège étrange frappant cette élection — « sortilège étrange », ce sont les termes employés par le rationaliste qu’il est. Et que veut d’après lui ledit sortilège ? Que les plus dignes des candidats renoncent à se présenter. D’où cette adresse à Mélenchon qu’on peut ainsi formuler : « Retirez-vous, Jean-Luc, puisque vous êtes le meilleur. »
On en conviendra : cette dialectique est incroyable. En fait, tout repose sur une affirmation dont je vois bien qu’elle semble évidente à Raphaël Glucksmann comme à Patrick Braouzec : Mélenchon (et pas davantage Hamon, d’ailleurs) ne peut pas être élu président, alors autant qu’il oublie son programme et ses électeurs avec. A suivre un tel raisonnement, on se demanderait même pourquoi continuent de se présenter à l’élection présidentielle des candidats qui, d’après les sondages, ne sont pas assurés d’être au second tour.
Or il y a pourtant au moins une raison : c’est qu’une élection démocratique suppose la confrontation des idées, et pas la prise en compte anticipée d’un résultat aléatoire. Il n’y a rien de plus insupportable que les évidences qu’on veut nous faire gober : qu’il n’y a pas d’autre système possible que le libéralisme, pas d’autre Europe possible que celle d’Angela Merkel, et pas d’autre candidats sérieux que ceux dont les sondages nous disent qu’ils seront au second tour.
Que celui qui soutient en connaissance de cause le programme d’Emmanuel Macron vote pour lui, quoi de
plus normal? Mais au nom de quoi les électeurs potentiels de la France insoumise devraient-ils renoncer ainsi à soutenir le candidat qui leur semble justement « le meilleur » ? Au lieu de tympaniser les oreilles de Mélenchon qui poursuit son bonhomme de chemin sans rien cacher de ce qu’il est et veut, est-ce qu’il ne serait pas plus juste de commencer par demander à tous ceux qui ont accepté de participer à la primaire organisée par le Parti socialiste de soutenir Benoît Hamon sans lui tirer dans le dos ? Et je ne parle même pas de la conduite indigne de ceux qui eux aussi ont filé chez Macron, mais après avoir reproché tant et plus à Mélenchon de ne pas jouer le jeu de la primaire !
Bref, on l’aura compris, je suis résolument pour que les électeurs de gauche ne votent pas sous la pression de certitudes qui n’en sont pas. Aux Etats-Unis, les partisans d’Hillary Clinton eux aussi n’ont cessé de vanter sa stature présidentielle, reprochant à Bernie Sanders de ne pas se rendre à l’évidence. Résultat : Trump a été élu et chacun s’est alors posé la question de savoir si Sanders n’aurait pas été un bien meilleur candidat. Eh bien voilà, pour que le meilleur gagne, encore faut-il qu’il se présente et que ceux qui devraient le soutenir ne renient pas leurs « convictions et engagements ». En ce qui me concerne, pas question en tout cas de laisser BVA et l’IFOP guider ma main : au premier tour, je voterai pour le candidat dont le programme convient vraiment à l’homme de gauche que je reste : Jean-Luc Mélenchon.

 

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