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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:38

A l'issue d'un conseil des ministres approuvant la demande d'Alexis Tsipras de consulter le peuple grec par référendum sur les propositions des créanciers de la Grèce, celui-ci en a fait l'annonce dans la nuit de vendredi à samedi sur les télévisions grecques. Une belle leçon de démocratie.

 

Allocution du premier ministre Alexis Tsipras au peuple grec. La choix au peuple souverain (source site Syriza Paris / France)

 

Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédecesseurs. Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité.


La question qui sera posée au référendum dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.

 

Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 17:37

Voilà comment C Lagarde, JC Juncker et M Draghi traitent Alexis Tsipras et le peuple grec qui le soutient. Des traits qui raturent, du rouge qui corrige (voir photo ci-dessous) les propositions du gouvernement grec. Comme s'il s'agissait des professeurs et de l'élève. Pour cette Troika, il n'y a qu'une politique, l'austérité pour les classes populaires.

 

Quand Tsipras entend mettre une taxe exceptionnelle de 12% sur les bénéfices des entreprises au-delà de 500 000 euros, c'est NON. Il veut porter de 26 à 29 % l'impôt sur les sociétés, rayé de rouge, pour la Troika c'est 28% maximum. Ci-dessous un tableau récapitule quelques unes des propositions grecques refusées par les créanciers.

 

A Athènes, l’indignation est à son comble. « Personne ne peut supporter les propositions de la troïka, dénonce-t-on à la tête de Syriza. Nouvelles mesures d’austérité et logique technocratique folle, ces propositions sont purement idéologiques. Elle ne visent pas la conclusion d’un accord raisonnable, elles servent des intérêts particuliers. Comment comprendre le rejet des propositions grecques sur l’imposition des hauts revenus et du grand capital ? On veut imposer un accord humiliant pour le gouvernement grec et le premier ministre. »

 

Dans une tribune publiée dans The New York Times, le prix Nobel d’économie 2008, Paul Krugman, affirme qu’un Grexit serait de la responsabilité du Fonds monétaire international (FMI). Ses critiques se concentrent sur le fait que les créanciers continuent de rejeter les propositions grecques, car elles reposent sur des hausses d’impôts plutôt que sur des baisses de dépenses. Il estime que l’intransigeance des créanciers empêche tout accord. Paul Krugman ironise sur la responsabilité du FMI dans la situation actuelle et assure que le Fonds est mal placé pour donner des leçons de croissance. Il ajoute : « Nous sommes encore dans un projet de contrôle de la politique intérieure. »

 

Cette Europe là ne veut pas des peuples souverains mais des peuples soumis à la loi de la finance.

 

Commission Européenne, FMI et BCE ne veulent pas que Tsipras taxe les riches
Commission Européenne, FMI et BCE ne veulent pas que Tsipras taxe les riches
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 16:32

Le journal Les Echos titrait récemment, « Grèce : ne laissons pas M. Tsípras braquer les banques ! » N'est ce pas plutôt l'inverse qui se passe ?

 

Il ne faudrait pas oublier que les prêts consentis à la Grèce ne le sont pas gratuitement. Selon les informations rapportées par Pierre Ivorra dans l'Humanité, au cours des quatre premiers mois de 2015, Athènes a versé à ses créanciers 2,6 milliards d'euros, rien qu'en intérêts rémunérant les prêts accordés. C'est 1 milliard de plus que la somme que l’État grec doit rembourser au FMI à la fin du mois de juin.

 

Et cette somme s'ajoute au paiement des intérêts versés les années précédentes. 2,1 milliards pour les quatre premiers mois de 2013, 2,2 pour la même période de 2014. Sur l 'ensemble de 2015, le racket approchera les 8 milliards d'euros.

 

Les créanciers sont le FESF (Fonds européen de stabilité financière), la BCE et le FMI , soit des institutions publiques qui ont volé au secours des investisseurs privés , banques et compagnies d'assurance françaises, en leur rachetant massivement des titres de la dette grecque.

 

Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %. Chacun sait – même le FMI et la BCE – que l’actuel fardeau de la dette est trop lourd pour la Grèce. Une renégociation est nécessaire, portant sur une annulation partielle, sur les taux d’intérêt et l’échéancier.

 

Face aux mensonges et omissions sur ces questions, j'invite les lecteurs à lire ce petit guide qui apporte réponses et explications. Il a été réalisé par le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

 

 

Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques

 

Solidarité et soutien au peuple Grec !
Solidarité et soutien au peuple Grec !
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 01:26

Ce sont des gens non élus, des technocrates, qui veulent continuer d'imposer une politique d'austérité destructrice au gouvernement grec légitimement élu. Une politique d'austérité qui va à l'encontre de l'objectif recherché. Comme le soulignent différents économistes, demander des efforts budgétaires supplémentaires à la Grèce dans le cadre des négociations actuelles, c’est accepter l’idée que la récession grecque se prolonge encore et s’accentue. Et dans ce cas, le caillou Grec dans la chaussure de la zone Euro ne partira pas mais en plus il grossira.

 

Et comment admettre que l’UE qui a donné des centaines de milliards d’euros aux banques privées refuse aujourd’hui un effort de 1,5 milliards pour les Grecs, sans compter que la BCE injecte 60 milliards par mois dans les circuits financiers depuis mars et exige de la Grèce un remboursement de 1,7 milliard le 30 juin.

 

Mais au fait, combien gagnent annuellement ces technocrates qui exigent entre autres mesures la baisse des pensions des retraités des grecs ?

 

- Juncker : 384 000 €

- Draghi : 378 240 €

- Lagarde : 551 700 $

 

Et la moyenne annuelle des pensions des retraités grecs est de 8400 € !!!

 

Tout est dit.

 

Combien gagnent ces technocrates qui veulent étrangler le peuple grec
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 08:30

Le 1er ministre Manuel Valls veut aller vite dans les réformes et réaffirmer le soutien de l’État aux entreprises pour soutenir le retour de la croissance. Il justifiait ainsi le passage en force à l'aide du 49-3 de la loi Macron à l'Assemblée nationale. Pour lui, « toute la crédibilité de notre politique économique sera fondée sur le retour de l'emploi. Plus nous aidons les entreprises à créer de l'emploi, plus nous tiendrons notre objectif. »

 

Où sont les effets promis du CICE, du pacte de responsabilité et des 41 milliards d’euros de réduction d’impôts et de cotisations sociales accordés aux entreprises ? N'est-ce pas Emmanuel Macron qui déclarait il y a peu que la France avait besoin « d’un capitalisme de long terme, qui accompagne nos entreprises dans leurs investissements », de la « création de valeur actionnariale » pour « faire émerger de nouveaux champions du CAC 40 ».

 

Un petit graphique valant mieux qu'un long discours, il permet de constater depuis 1981 une forte diminution de la part des salaires dans la valeur ajoutée au profit de la rémunération du capital. Vu les chiffres du chômage, on peut constater l'efficacité de la valeur actionnariale vantée par Macron.

En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières, en 2012, ils en représentent 45 jours. Dit autrement, un salarié travaille 45 jours par an, soit 9 semaines, uniquement pour payer les dividendes des actionnaires.

En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières, en 2012, ils en représentent 45 jours. Dit autrement, un salarié travaille 45 jours par an, soit 9 semaines, uniquement pour payer les dividendes des actionnaires.

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La France est un paradis pour les actionnaires

Selon un document « Approche de la compétitivité française » cosigné en juin 2011 par le MEDEF, l’UPA, la CGPME, la CFDT, la CFTC et la CGC, notre pays est en troisième place sur le podium des dividendes versés aux détenteurs du capital des entreprises.

A qui profitent les réformes libérales ?
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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:53

Des économistes du FMI viennent de publier une étude appelant à la redistribution des richesses. Selon leur calcul, si les 20 % les plus riches augmentent leur fortune de 1 %, le PIB global lui baisse de 0,08%. « Cela semble suggérer que les bénéfices ne retombent pas » sur les plus pauvres, écrit le FMI qu’on peut croire gêné aux entournures, car depuis 1714 et la fable des abeilles de Bernard Mandeville, tous les économistes libéraux assurent que l’enrichissement des plus riches bénéficie in fine à tous, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l'investissement, profitant ainsi à l'activité économique générale et à l'emploi dans le reste de la société. C’est la « théorie du ruissellement » brandie depuis 3 siècles par tous les détracteurs de la redistribution et de la régulation économique.

 

A l’inverse, une hausse similaire des revenus des 20% les plus pauvres doperait la croissance de près de 0,4 point explique ainsi l’étude. Ces chercheurs du FMI ne s’arrêtent pas à ces formules mathématiques. « Des règles plus souples d'embauche et de licenciement, des salaires minimums plus bas (...) et des syndicats moins puissants sont associées à de plus grandes inégalités », explique cette étude, qui prend ainsi le contre-pied total de la politique du FMI, en particulier ses positions dans le cadre de la Grèce…

 

Il est grand temps que nos dirigeants se penchent sur cette étude. Mais la loi Macron passée en force avec le 49-3 n'est pas un signe positif. Alors, attelons nous à convaincre les citoyens qu'il est nécessaire d'en finir avec les politiques d'austérité et qu'une alternative existe à gauche, mais pas avec ceux ( la motion A du PS ) qui soutiennent la politique des Hollande, Valls et autres Macron !

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 14:58

Je sais que lorsque à gauche des critiques sont émises à l'encontre du PS, certain(e)s considèrent que c'est faire preuve d'un comportement sectaire. J'assume dans ce cas mon sectarisme et j'en remets une couche.

 

Aujourd'hui, Valls va de nouveau utiliser l'article 49-3 pour faire adopter la loi Macron en seconde lecture à l'Assemblée Nationale. L'article 49-3 de la Constitution permet de faire valider un projet de loi... sans vote. Elle est belle la démocratie. Pourtant, avec plusieurs députés du groupe socialiste (voir ci-dessous), Manuel Valls était porteur en 2008 d'un amendement limitant l'usage de l'article 49-3. C'est exactement comme Hollande , voir billet précédent.

 

Alors comment justifier que ce qui était mauvais hier soit devenu bien aujourd'hui ? Parce que c'est eux qui sont au pouvoir ?

 

Ils se situent sur la même ligne que le Sarkozy qu'ils dénigraient à juste titre. Mais aujourd'hui, c'est eux qui mettent en oeuvre sa politique. Ils ont même un soutien de choix avec Gattaz. Le président du Medef approuve que certaines mesures modifient le code du Travail sans avoir été discutées par les "partenaires sociaux" ou les députés. Le principal, c'est qu'elles aillent dans le sens des entreprises.  « L'utilisation du 49-3 permet d'éviter des risques, des zigs et des zags, a-t-il avoué ce mardi matin lors de sa conférence de presse mensuelle. La loi Macron va globalement dans le bon sens même si ce n'est pas le grand matin libéral (…), c'est une aurore. Je soutiens le 49-3 si ça permet d'aller dans la bonne direction ». Tant pis pour le dialogue social prôné par Hollande !

 

Mon sectarisme m'amène à dire que ce sont des sociaux-traitres. Peut-être bien que le terme social est d'ailleurs en trop.

 

 

Valls contre le 49-3, mais ça c'était avant
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 07:07

C'est un nouveau coup de force du gouvernement pour permettre l'adoption sans débat ni vote du projet de loi Macron. C'est le mépris de la démocratie et des élus parlementaires en les empêchant de débattre sur le texte en deuxième lecture, texte dans lequel de nouvelles mesures régressives ont été introduites par la droite au Sénat et par le Gouvernement.

 

Les députés Font de Gauche appellent les députés progressistes à cosigner une motion de censure. On va bien voir la sincérité des députés frondeurs.   

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 22:49

Le compte à rebours avant le défaut de paiement de la Grèce place la troïka face à ses ­responsabilités. Prendra-t-elle le risque d’un « Grexit », quitte à faire trembler l’Europe libérale sur ses bases ? Fébrile, la ­propagande grise sort l’artillerie lourde. « Athènes joue avec les nerfs des Européens », s’époumone notre confrère du Figaro, quand la secrétaire générale du Parti social-démocrate (SPD) allemand invective le ­gouvernement Tsipras « d’irresponsable ».

 

Ces remontrances sont prodiguées par de fieffés ­démocrates qui savent de quoi ils parlent : ils ont imposé des traités européens rejetés par le suffrage universel. Placez sur leur route un gouvernement qui respecte la souveraineté du peuple, et les voilà tous déstabilisés ! Quand il avait fallu moins de 24 heures à François Hollande pour aller capituler à Berlin, le gouvernement d’Alexis Tsipras tient bon pour sortir son pays du bourbier ­mémorandaire. Il faut dire que l’enjeu, politique, est de taille. Et la question, désormais, n’est pas tant de savoir si la Grèce peut parvenir à rétablir ses comptes mais bien comment elle compte s’y prendre. « Il tient maintenant uniquement à la partie grecque de répondre aux propositions généreuses des institutions », a osé hier le porte-parole du ministre allemand des Finances. La générosité des institutions ? Une avalanche de mesures aussi inefficaces qu’éculées : privatisations à tout-va et baisse des retraites et des salaires. Bref, de l’austérité en boîte dont on connaît le bilan à l’avance : dette qui ne cessera d’enfler, explosion de la grande pauvreté et des inégalités sociales, catastrophe sanitaire, croissance atone et envolée du chômage…

 

Pressions, basses manœuvres. Dans cet ultime rapport de forces, la France pourrait jouer un rôle décisif pour sortir l’Europe du cauchemar austéritaire. Au lieu de cela, François Hollande préfère chuchoter aux oreilles d’Angela Merkel et mêler sa voix aux assassins de l’espérance grecque.

 

Maud Vergnol dans l'Humanité

La raison est à Athènes
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 18:49
Le service public est notre bien commun, manifestation nationale le 13 juin à Guéret !
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