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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 08:50

On se souvient qu'au début du quinquennat, au nom de la compétitivité, le gouvernement promettait aux entreprises un allégement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros. Tout cela devait favoriser l'emploi puisque les charges trop élevées des entreprises nuisaient parait-il à leur compétitivité. Gattaz s'affichait alors avec un pin's promettant la création d'1 million d'emplois. Nous voilà en 2016, les milliards ont bien été accordés, et le chômage n'a cessé de croître.

 

Les charges étaient trop élevées freinant les embauches, ils ont eu l'argent mais rien n'a changé. Maintenant ce sont les contraintes du droit du travail qui sont le frein à l'emploi. Monsieur Gattaz, vous regrettez le temps de l'esclavage ? Ce sera votre prochaine demande ?

 

Toujours est-il qu'un gouvernement PS, ne dites pas de gauche car il a plus avoir avec la droite, est en train de donner satisfaction au Medef, nombreux étant ceux qui se demandent si ce n'est pas Gattaz qui a rédigé le texte présenté par la ministre du travail El Khomry.

 

Les salariés pourront être amenés à travailler jusqu'à 60h/semaine. Il y aura une baisse de la majoration des heures supplémentaires. Les licenciements économiques vont être facilités. En cas de licenciement, les indemnités seront plafonnées. En terme de droit applicable, les accords d'entreprise l'emporteront sur le droit du travail. Etc.

 

S’il y a un droit du travail, c’est justement pour qu’il s’impose à tous. Quand dans ses engagements de campagne Hollande avait écrit « Je veux faire prévaloir la justice au travail », il avait oublié de préciser qu'il parlait d'une justice de classe favorable aux patrons.

 

Par rapport à cette attaque en règle contre le Code du travail, le même Hollande, député et secrétaire du PS déclarait en 2006, alors que le gouvernement de Dominique de Villepin voulait mettre en place le CPE (contrat première embauche), «Vous avez fait du Code du travail le bouc émissaire de votre incapacité à créer de l’emploi et fait de son démantèlement l’objet-même de votre politique» .

 

Comme le souligne Dany Lang, Maître de conférences en économie à l'Université Paris 13, membre des Économistes atterrés, « Comment voulez-vous faire baisser le chômage en augmentant la durée du travail de tous les gens qui ont déjà un emploi ? Il y a vraiment un problème ». Quant à faciliter les licenciements pour ne pas craindre d'embaucher, c'est se moquer du monde. La progression de la courbe du chômage grimpe sans cesse, signe que les licenciements sont  plus importants que les embauches.

 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 17:43

 

A la lecture de l'avant-projet de loi de réforme du Code du Travail, Gérard Filoche, ex-inspecteur du travail et membre de la direction du PS a donné un entretien à l'Humanité. Je le reprends in-extenso .

 

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui L'Humanité

 

À la lecture de l’avant-projet de loi El Khomri, reste-t-on selon vous dans le champ d’une simple « simplification » dont parlait la mission Badinter ?

 

Gérard Filoche Non, c’est un véritable bouleversement. Valls avait annoncé qu’il ne voulait pas d’une réformette mais d’une révolution. Nous sommes face à la plus importante contre-révolution depuis un siècle. C’est une attaque à la bombe thermonucléaire contre l’ancien Code du travail. Depuis un siècle, le droit du travail s’est construit pour permettre de protéger les salariés contre les exigences des entreprises et de l’économie. Et voilà qu’ils font l’inverse, ils nous ramènent au statut de loueurs de bras, de tâcherons, de soumis sans droit. C’est la casse de la grande tradition de reconnaissance du salariat comme moteur de la production des richesses.

 

Le gouvernement avait promis de ne pas s’attaquer aux 35 heures, quelle est votre appréciation ?

 

Gérard Filoche Il a menti, noir sur blanc. Les 35 heures ne sont plus, dans ce projet, qu’une éphémère plaisanterie. En une dizaine de chapitres, tous les contrôles sur la durée du travail sautent. Les gens vont avoir du mal à le croire, mais il est bien écrit que la durée maximale du travail pourra, par forfait ou négociation, excéder les 12 heures par jour, tout comme elle pourra dépasser les 48 heures par semaine, pour atteindre les 60 heures.

 

C’est au nom de l’inversion de la courbe du chômage que le gouvernement justifie ses réformes ; quels dangers pour l’emploi recouvre cet avant-projet ?

 

Gérard Filoche De telles transformations augmenteraient massivement le chômage. Il s’agit de faire travailler plus ceux qui ont un travail au détriment de ceux qui n’en ont pas. L’ampleur du mensonge est fracassante. On atteint des sommets de propagande et de contresens. Comment peut-on prendre des millions de salariés pour des gogos, prétendre qu’il s’agit de leur permettre d’avoir un travail alors que, pour beaucoup, cela le leur enlèvera, et que, pour les autres, cela les exploitera, brisera leur santé ? D’où tout cela vient-il ? Personne ne le demande, à part Pierre Gattaz, et même lui doit sûrement en ce moment s’étonner de la hardiesse ultralibérale de ce projet.

 

Le gouvernement prétend promouvoir le « dialogue social » via le référendum et les accords d’entreprise. Quels sont les risques ?

 

Gérard Filoche Il enterre au contraire le dialogue social. Il ne peut y avoir de référendum dans une entreprise puisque les parties ne sont pas à égalité. Le salarié est subordonné, avec un canon sur la tempe quand il doit se prononcer comme chez Smart. En outre, les dispositions prévues rendent possibles tellement de dérogations à la loi que pratiquement plus rien de l’ordre public social ne restera en place. Il y aura 10 000 Codes du travail dans 10 000 entreprises.

 

Les syndicats et une majorité de gauche peuvent-ils entériner ces mesures ?

 

Gérard Filoche Tout syndicat devrait immédiatement appeler à descendre dans la rue. On est à l’os, il est vital de se défendre. Quant à la majorité, celle que je connais a appelé à reconstruire et à renforcer le Code du travail. C’est un reniement en profondeur du gouvernement, une attaque contre l’histoire même du PS. Les députés qui ont par le passé voté tout le contraire de ce texte seront soumis à leur propre conscience. Même la droite sarkozyste n’envisageait pas d’aller si loin.

 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 16:39

En avril 2006, alors que le droite s'attaquait au Code du Travail, le PS mettait en ligne la vidéo ci-dessous.

 

En 2010, à l'occasion du centenaire du Code du Travail, le PS déclarait à propos de celui-ci : « C'est le fruit des luttes ouvrières des XIX ème et XX ème siècles, il est plus que jamais essentiel ».

 

Aujourd'hui, il est en train de préparer le détricotage, voire pire (article à venir sur le sujet) C'est ni plus ni moins que trahir les électeurs qui ont porté Hollande au pouvoir. C'est poignarder dans le dos les salariés dont c'était la principale protection. Si le PS est en désaccord avec cette destruction programmée du Code du travail, ses députés n'ont qu'à s'y opposer; et si le gouvernement passe en force avec le 49-3, comme il le laisse entendre alors que le débat à l'Assemblée Nationale n'a pas encore commencé, il reste aux députés PS la possibilité de déposer une motion de censure et de la voter.

 

A ceux qui en votant PS croient voter à gauche, vous pouvez invoquer avoir été abusés, une fois, deux fois à la rigueur. Le problème n'est pas de s'être trompé, mais de persévérer dans l'erreur.

 

 

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 17:37

Valls vient de hausser le ton face au patronat pour son manque d'entrain à créer des emplois en contrepartie des baisses de charges et impôts des entreprises accordées par le biais du CICE et du pacte de responsabilité. Pensez donc, les aides apportées atteindront au final 41 milliards d'euros alors que le pays se retrouve avec 600 000 chômeurs de plus. Valls a menacé de conditionner les aides ou de les réorienter vers d'autres entreprises. Mais que ne l'a-t'il fait dès le départ, c'était ce que préconisaient les députés Front de Gauche qui avaient refusé de voter ces plans. Valls fait semblant de découvrir que le patronat n'a fait aucun effort.

 

Et Gattaz tremble face à cette pseudo-menace. La preuve, le Medef a déjà dénoncé les propos du Premier ministre, estimant qu'ils étaient « contre-productifs », et Gattaz accuse le gouvernement de « se tirer une balle dans le pied » en menaçant de « conditionner » les aides.

 

Il y en a assez de cette politique qui met en place des politiques d'austérité, dilapide les fonds publics sans contrepartie sinon d'engraisser les actionnaires. C'est le cas entre autres de Sanofi dont je faisais état il y a quelques jours. Il a été annoncé la suppression de 2% des effectifs alors que le géant français du médicament se porte bien avec un bénéfice net en progression de 7,7 % en 2015, à 7,4 milliards d’euros. Mais 51 % du bénéfice net va être distribué aux actionnaires, soit 3,8 milliards d’euros. Et Sanofi touche le CICE.

 

Voilà comment la finance continue de jouer contre l'emploi sans que Hollande n'ait entrepris quoi que ce soit contre celle dont il avait déclaré être l'adversaire. Inacceptable !!!

Valls et Gattaz, arrêtez de faire semblant
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 06:13
Primaire à gauche, ils n'ont rien à y faire
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 07:58

La réforme de l'orthographe semblait simplifier l'écriture de certains mots sans en altérer le sens. 

 

Avec le retour de trois verts dans le gouvernement de Hollande Valls on fait le constat que certains mots deviennent interchangeables. Quelques exemples  :

 

Au lieu d'écologistes on peut dire opportunistes, n'est-ce pas JV Placé,

 

Au lieu de remaniement (gouvernemental) on peut dire reniement, n'est-ce pas E Cosse.

 

Cette entrée dans le gouvernement de la déchéance (de la nationalité, des valeurs), c'est en perspective des échéances (électorales) ?

 

Avec EELV c'est plus que la réforme de l'orthographe qui est en jeu
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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:06

Après avoir encaissé près de 27 millions d'euros au titre du CICE ( Crédit impôt et compétitivité emploi),  SANOFI va procéder à plus de 800 suppressions de postes. Pas par manque de travail, mais pour toujours plus de profits, pour les actionnaires. 

 

L'état va t-il exiger le remboursement ? Qu'attendez vous pour agir monsieur Hollande ?

 

 

Sanofi encaisse l'argent public et licencie
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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 07:36

Selon un sondage publié par Atlantico.fr, 79% des français seraient favorables à une prolongation de l'état d'urgence. J'imagine la peur qui peut engendrer le réflexe de dire oui à l'état d'urgence, espérant ainsi être protégé. Est-ce si sûr ? Amnesty international et Human Rights Watch, organisations non gouvernementales internationales dont la mission est de défendre les droits de l'homme, dressent un bilan accablant de l'état d'urgence instauré depuis 2015; elles considèrent que les autorités françaises ont mené dans le cadre de cet état d’urgence des perquisitions et des assignations à résidence de manière discriminatoire.

 

Sur les 3210 perquisitions administratives effectuées depuis le 13 novembre 2015, seules 4, oui quatre, ont été ouvertes pour terrorisme avec 1 mise en examen pour terrorisme.

 

A ceux qui ne se sentent pas concernés, imaginant que c'est toujours pour les autres, je vous invite à lire le résumé sur le site d'Amnesty International (ici) ou directement en téléchargeant le rapport.

 

 

Comme le disait Benjamin Franklin, l'un des Pères fondateurs des États-Unis qui participa à la rédaction de la déclaration d'indépendance, « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux » .

 

 

Etat d'urgence, je ne fais pas partie des français favorables à une prolongation
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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 07:01

On sait depuis l'élection de Hollande en 2012, que ce gouvernement trahit chaque jour davantage les valeurs du peuple de gauche. Quand je dis gauche, je parle de la gauche avec ses valeurs sociales, et non la gauche libérale des Hollande, Valls, Macron et compagnie.

 

Hollande faisait de la baisse du chômage la condition légitime pour pouvoir se représenter en 2017. Hélas, cette courbe n'a fait que croître comme chacun sait. Depuis 2012 et son arrivée au pouvoir, le nombre de chômeurs venu grossir les chiffres de pôle-emploi s'élève à 650 000.

 

Pourtant, durant cette période, les aides successives aux entreprises au travers du CICE notamment se chiffreront fin 2016 à 40 milliards d'euros. Oui vous lisez bien, 40 milliards d'euros pour actuellement 650 000 chômeurs de plus. On pourrait logiquement en déduire que le gouvernement va s'attaquer à ces aides sans contrepartie.

 

Que nenni ! Car que préconise le gouvernement en ce début 2016, une dégressivité des allocations chômages. C'est ni plus ni moins que la proposition du Medef. La double peine pour les salariés virés des entreprises; au chômage, moins indemnisés et moins longtemps ! Un des objectifs du gouvernement semble être d'en faire sortir le maximum des statistiques alors que déjà, un chômeur sur deux ne perçoit pas d'indemnités. Et les entreprises qui ont perçu cette manne de 40 milliards d'argent public sans créer le moindre emploi, le gouvernement va encore leur octroyer des aides ?

 

Ces mesures viendraient s'ajouter à d'autres qui sont dans les tuyaux. Le plafonnement des indemnités prud’homales comme évoqué ici, la réforme des heures supplémentaires pour payer encore moins et par là-même, la remise en cause progressive des 35 heures. A se demander si Hollande et ses sbires ne regrettent pas le temps de l'esclavage. Il y a aussi l'idée du referendum au sein des entreprises qui pourrait prendre le pas sur les accords syndicaux.

 

C'est un pilonnage inacceptable contre les protections sociales, indigne d'un gouvernement majoritairement élu par ceux qui en sont sa cible aujourd'hui. Cette situation n'est pas une fatalité. D'autres choix sont possibles.

 

Mais pour l'instant, Hollande agit comme un pantin dont le Medef tire les ficelles.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 22:46

Le collectif "Nous ne céderons pas ! " qui regroupe de très nombreuses associations et organisations syndicales, appelle à manifester samedi 30 janvier dans de nombreuses villes de France pour dire le refus de la déchéance de nationalité et de la constitutionnalisation de l’état d’urgence.

 

Ces sujets ont entraîné la démission de la garde des Sceaux Christiane Taubira, le jour du début de l'examen à l'Assemblée de ce projet qu'elle contestait. Évoquant les raisons de sa démission, elle a déclaré « Je quitte le gouvernement sur un désaccord politique majeur. Je choisis d'être fidèle à moi-même, à mes engagements, à mes combats, à mon rapport aux autres. »

 

Cette démission a ravi la droite et son extrême qui avaient fait de Christiane Taubira leur cible favorite. C'est une nouvelle preuve, s'il en était besoin, du glissement toujours plus à droite de ce gouvernement qui reprend avec cette déchéance de la nationalité et la volonté de constitutionnalisation de l'état d'urgence les mesures que réclamaient la droite et l'extrême-droite. On comprend pourquoi Christiane Taubira concluait son allocution à la presse par ces quelques mots du poète martiniquais Aimé Césaire : « Nous ne livrerons pas le monde aux assassins d'aubes », appel déjà utilisé par elle dans une tribune dans le Huntington post pour dire que « la démocratie ne peut se découvrir impuissante face à des périls qui la menacent intrinsèquement. Il faut donc descendre dans l'arène, disputer pied à pied, pouce par pouce l'espace de vie commune, faire reculer cette barbarie ricanante, la refouler, occuper le terrain par l'exigence et la convivialité. »

 

On va voir jusqu'où ira l'hypocrisie des élus socialistes. Valls en tête qui hier louait « l'opiniâtreté » de Taubira qui va « manquer » au gouvernement. Quant aux députés socialistes, ils lui ont fait à l'Assemblée une standing-ovation ; si c'était sincère, le meilleur hommage serait dans la continuité de ne pas voter les textes de déchéance de nationalité et de révision de la constitution sur l'état d'urgence avec lesquels elle était en désaccord.

 

 

Quant à nous citoyens, soyons nombreux demain pour dire notre refus de la réforme constitutionnelle et notre exigence de la levée de l’état d’urgence pour la raison suivante : « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux » pour reprendre cette citation de Benjamin Franklin.

 

 

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