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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 13:34
Refusons la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence, manifestation à Niort le 30 janvier
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 22:41

Les annonces récentes du Président de la République en faveur de l’assouplissement du droit de licenciement, du plafonnement des indemnités de licenciement, de la réduction des indemnisations chômage augurent mal du futur Code du travail. Pourtant celui-ci est bien souvent le seul rempart pour le salarié.

 

Sous prétexte de lisibilité et de souplesse pour les entreprises, le gouvernement veut en effet remplacer les actuels articles du Code du travail par des “principes essentiels” auxquels les employeurs pourront déroger en cas d’accords majoritaires ainsi que les parlementaires par la loi.

 

Il est vrai qu'au vu du nombre de chômeurs qui n'a jamais été aussi élevé, on se doute bien des difficultés des entreprises à licencier. Souvent les salariés luttent pour empêcher ces licenciements, et il se trouve même un premier ministre pour les traiter parfois de voyous.

 

Par contre, on ne l'a pas entendu à propos de Denis Olivennes, directeur général d'Europe 1 et président de Lagardère Active, et de sa compagne, le mannequin Inès de la Fressange. Dans leur paradis provençal avec un mas construit sans permis, il y avait également un baraquement en bois au fond du jardin pour abriter la « gouvernante » du couple. Cette femme de 55 ans devait assurer toutes les basses besognes, veiller sur les 9 hectares du domaine, entretenir la piscine, faire les courses au supermarché, jouer les taxis pour les rejetons etc. pour un montant légèrement supérieur au SMIC, amputé de 350 euros pour la location de son abri. Mais à l'automne, le couple a décidé de ne plus la payer, puis de la congédier sans motif ni indemnités considérant qu'elle n'était pas salariée mais auto-entrepreneur, statut qu'elle refusait de prendre. La "Cosette" du 21ème siècle a saisi la justice prud’homale pour travail dissimulé et licenciement abusif.

 

On n'a pas entendu nos chantres du libéralisme crier au scandale et traiter ces employeurs de voyous. Peut-être qu'ils les considèrent comme victimes puisque l'ex-salariée les poursuit devant les prud’hommes. A l'instar du Code du travail, les Valls et Macron veulent transformer cette juridiction. A l'avenir, les conseillers prud'homaux pourraient être désignés par les organisations professionnelles et non plus élus directement par les salariés et les employeurs.

 

En préambule de son programme, Hollande disait vouloir permettre à chaque génération de vivre mieux que la précédente. Ça ne se fera pas en diminuant les droits des salariés.

 

Olivennes et Valls dans la cour d'honneur de l'hôtel des Invalides pour l'opéra La Traviata

Olivennes et Valls dans la cour d'honneur de l'hôtel des Invalides pour l'opéra La Traviata

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:03

Alors que le gouvernement de F. Hollande a distribué des milliards d'euros d'aide aux entreprises, la courbe du chômage n'a pas été inversée, bien au contraire, puisque l'on dénombre 650 000 chômeurs de plus depuis son arrivée au pouvoir.

 

Du côté du MEDEF, Gattaz avait lancé auprès des entrepreneurs de France une grande mobilisation pour que notre pays retrouve la croissance et l’emploi par la création en 5 ans d’un million d’emplois. Mais les milliards du pacte de responsabilité n'ont sans doute pas suffi. Dans un billet de février 2014, je titrais Gattaz et consorts : Où est le bon temps de l'esclavage ?

 

Les mêmes veulent poursuivre avec les mêmes recettes, même si celles-ci ont échoué. En novembre 2015, Gattaz déclarait « Le CDI est très anxiogène... Nous préconisons que, lorsque nous signons un contrat avec un salarié, on puisse intégrer des clauses de séparation dans le contrat. » Après avoir obtenu des réductions de charges, c'est à présent avant même l'embauche qu'il veut envisager les modalités de se séparer du salarié !!! Gattaz n'ignore pourtant pas que 8 embauches sur 10 se font en CDD ; c'est à dire que la date de séparation est déjà déterminée.

 

Ce que préconise aujourd'hui Hollande, c'est de plafonner les indemnités de licenciement abusif prononcées aux prud’hommes. Qui dit licenciement abusif dit non respect par l'employeur du contrat de travail. C'est la double peine pour le salarié qui non seulement est viré mais verrait ses indemnités réduites. Hollande donne satisfaction aux revendications du Medef puisque Gattaz souhaitait que le plafond des indemnités prononcées aux prud'hommes soit fixé entre 6 et 10 mois de salaires. C'est ça qui va créer de l'emploi ?

 

Mais ce plafonnement ne vaut pas pour les patrons qui eux ne sollicitent pas les prud'hommes. Leurs indemnités sont réglées en famille.

 

N'est-ce pas Chris Viehbacher ancien directeur général de Sanofi, remercié en octobre 2014 avec 4 millions d’euros et qui était le dirigeant le mieux payé du CAC 40 en 2014 avec 8,25 millions d’euros.

 

N'est-ce pas Ben Verwaayen dont le mandat de directeur général de Alcatel-Lucent n'a pas été renouvelé en 2013 pour mauvaises performances et qui est parti avec une retraite chapeau de 4,8 millions d’euros.

 

N'est-ce pas Michel Combes qui a succédé à Ben Verwaayen comme patron d’Alcatel-Lucent. Il n'y est resté que 2 ans et quelques mois et il a touché une prime de départ de 13,7 millions d’euros. Après la polémique que cela a engendré, cette prime aurait été divisée par 2. Mais on ne va pas pleurer sur son sort, il est à présent à la présidence de l’opérateur télécoms Numéricable-SFR, avec un "golden hello", cadeau d'arrivée, d'un montant bien supérieur à celui de sa prime de départ.

 

Et d'autres dans la même lignée tels Philippe Varin ancien président du directoire de PSA parti avec une retraite supplémentaire de 299 000 euros brut par an, ce qui pourrait coûter à Peugeot une quinzaine de millions d’euros, compte tenu de son espérance de vie. Et il est depuis janvier 2015 président du conseil d'administration d'Areva.

 

Il y a aussi Didier Lombard ancien PDG de France-Telecom qui en 2010 est parti avec une retraite chapeau estimée à plus de 350 000 euros par an. La somme totale qu’a provisionnée l’entreprise afin de pouvoir verser cette somme jusqu’au décès du dirigeant serait comprise entre 8 et 10 millions d’euros.

 

« La vie d'un entrepreneur est souvent bien plus dure que celle d'un salarié. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties » voilà les propos tenus il y a quelques jours par Emmanuel Macron ministre de l'économie de Hollande, ancien golden-boy de chez Rothschild. On voit là toute la considération de ce gouvernement pour les salariés.

 

Il y a des coups de pied au cul qui se perdent !

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 15:54

L'inversion de la courbe du chômage est une promesse phare de F Hollande depuis 2012 ; je devrais plutôt dire « était » car la fin du quinquennat c'est pour 2017 et malgré les exonérations et cadeaux aux entreprises, l'inversion inlassablement promise n'a pas eu lieu, pire, le nombre de chômeurs sans aucune activité (catégorie A) n'a jamais cessé d'augmenter. En avril 2014, lors d'un déjeuner avec des salariés de l'entreprise Michelin qu'il visitait, il annonçait même «Si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017, je n'ai, ou aucune raison d'être candidat, ou aucune chance d'être réélu». Et lors de l'entretien télévisé du 14 juillet 2015, F Hollance a affirmé que « s'il n'y a pas de baisse du chômage, je l'ai dit plusieurs fois, je ne serai pas candidat [en 2017] ».

 

Au vu de la situation, c'est pour lui une sacrée épine dans le pied. Malgré cela, Valls répète à qui veut l'entendre que Hollande est le candidat naturel de la gauche pour 2017. Il considère que c'est la candidature la plus logique et la plus légitime.

 

Déjà, il devrait retirer « de la gauche » car Hollande n'a plus rien à voir avec la gauche. Et quand à ce qui est de la légitimité, c'est une nouvelle fois manquer à la parole donnée concernant la candidature puisque le chômage n'a fait qu'augmenter.

 

Car réduire le nombre de chômeurs à moins de 3 millions pour le ramener à son niveau de 2012 tient de la mission impossible. Alors la solution pour Hollande et son gouvernement, c'est de faire disparaître les chômeurs des statistiques, d'où le plan annoncé par Hollande aujourd'hui devant le Conseil économique, social et environnemental. Parmi les mesures, mettre 500 000 chômeurs en formation, cela ne fera pas un emploi de plus pour l'instant, mais 500 000 chômeurs de moins dans les chiffres de pôle-emploi.

 

Il a été versé 34 milliards d'euros de CICE aux entreprises pour un résultat nul en terme de créations d'emplois, puisque depuis 2012 le nombre de chômeurs venus grossir les chiffres de pôle-emploi s'élève à 650 000. Et pendant ce temps, 2015 a été une année record de dividendes versés aux actionnaires du CAC40 avec 56 milliards distribués. Cherchez l'anomalie.

 

C'est manifestement la sauvegarde de son emploi qui intéresse Hollande. Comme le dit le député frondeur PS Laurent Baumel, « Entre le libéralisme sans conscience et l'immobilisme sans avenir, François Hollande invente le libéralisme sans résultats. » 

 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 21:59

Encore une promesse oubliée du candidat Hollande. Vous me direz, ce n'est qu'une de plus tant elles sont nombreuses à être passées à la trappe parmi les 60 engagements qu'il avait pris pour la France lorsqu'il était candidat.

 

Pendant la campagne en 2012, Hollande s'était pourtant engagé à mettre fin aux discriminations dans les contrôles d'identité. Cette discrimination faisait l'objet de son engagement numéro 30. « Je lutterai contre le ‘délit de faciès' dans les contrôles d'identité par une procédure respectueuse des citoyens, et contre toute discrimination à l'embauche et au logement. Je combattrai en permanence le racisme et l'antisémitisme ».

 

Eh bien ce délit de faciès, c'est le traitement de faveur qu'a subi le journaliste Nadir Dendoune. Assis au milieu de tous les autres journalistes, il est le seul à qui un policier est venu lui demander de justifier d’une carte de presse... Voilà le récit qu'en fait sa confrère Marie Barbier, journaliste à l'Huma.

 

Le 12 janvier 2016

 

« Un incident a émaillé lundi matin le procès du policier Damien Saboundjan, jugé jusque vendredi devant la Cour d’assises de Bobigny (Seine Saint Denis) pour avoir abattu, en 2012, Amine Bentounsi d’une balle dans le dos. Dans cette ambiance assez tendue entre la famille de la victime et les forces de l’ordre venus soutenir leur confrère, un policier n’a rien trouvé de mieux que de procéder à un contrôle au faciès au sein même de la salle d’audience…

Il est 9h35 hier matin, le deuxième jour du procès s’ouvre sur le témoignage des experts, lorsqu’un agent s’approche des bancs réservés à la presse. Il s’adresse directement à notre confrère Nadir Dendoune en lui demandant s’il peut justifier d’une carte de presse. Ce Journaliste (notamment pigiste occasionnel pour l’Humanite), écrivain et documentariste couvre ce procès pour le Courrier de l’Atlas. « Je lui ai répondu ‘’Pourquoi vous ne demandez qu’à moi et pas à mes confrères ?’’ », raconte-t-il. Les autres journalistes commencent aussi à poser des questions, mais l’audience se poursuit et l’avocat de la défense, dont le banc se trouve devant celui de la presse, réclame le silence. L’incident s’arrête là.

Il faudra attendre la suspension d’audience, à 12h15, pour avoir une explication. Interrogé, le policier auteur du contrôle assume tout à fait son geste : « C’est le seul journaliste que je ne connaissais pas, les autres sont des habitués de la cour d’assises. » Faux : l’auteure de ces lignes en personne n’a jamais couvert de procès aux assises du tribunal de Bobigny et n’a pas été contrôlée une seule fois depuis hier…

" Ça fait dix ans que je fais ce métier et je suis contrôlé en permanence, regrette Nadir Dendoune. Ça m’est même arrivé une fois alors que je portais la caméra de France 3 ! ". Mais au cœur d’une cour d’assises, c’est une première… »

 

 

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:59

Suite au jugement concernant huit syndicalistes de Goodyear, le professeur de droit Emmanuel Dockès s'est dit « Abasourdi » par la décision, « l’incroyable disproportion entre ce qu’ils ont fait et ce qu’ils vont subir », il constate « inquiet, combien les puissants demeurent bien lotis en France quand les faibles sont réprimés ». « Que le parquet maintienne ses accusations alors qu’il n’y a eu aucune agression physique et pas de plaintes interroge sur la répression pénale à l’œuvre qui résonne avec la montée de l’autoritarisme » Pour lui, « d’ordinaire, dans les conflits sociaux, les magistrats prennent en compte le contexte des événements et ne prononcent pas de prison ferme, au pire, du sursis », poursuit le juriste, qui plaide pour « une vraie juridiction du travail ». Selon lui, « nous sommes ici face à des magistrats totalement déconnectés du monde du travail auxquels on demande de juger des conflits sociaux et qui les jugent à la chaîne entre un vol de Mobylette et un trafic de stupéfiants, en les isolant du contexte social dans lequel ils ont lieu». (source Mediapart)

 

Hollande a certainement oublié son passage en octobre 2011 sur le parking de l'usine Goodyear, alors en campagne pour la primaire socialiste, il promettait une loi contre les licenciements boursiers. Il avait déclaré entre autres « Je ne suis pas comme [un] autre [NDLR – il évoquait Sarkozy] qui vient devant les travailleurs et leur promet ce qu’il n’est pas capable de tenir après ». Cela aide aussi à comprendre la colère des salariés qui se battaient pour sauver leur usine.

 

Et 24 heures après ce jugement inique contre les syndicalistes de Goodyear, je découvre qu'une autre cour de justice, la cour d’appel d’Aix-en-Provence, vient aujourd'hui de confirmer la relaxe du sénateur Jean-Noël Guérini (ancien président de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône ) et du député socialiste Jean-David Ciot. Ils étaient poursuivis pour détournement de fonds publics et recel de ce détournement.

 

On peut en conclure qu'il vaut mieux détourner de l'argent public que de se battre pour défendre son usine. 

 

Les puissants demeurent bien traités quand les faibles sont réprimés.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:31

Ce n'est pas le premier billet sur mon blog concernant Goodyear. Le précédent date d'un peu plus d'un mois où je titrais, Salariés Goodyear Amiens, va t-on assister à un scandale judiciaire ? La réponse qui vient de tomber ce jour confirme l'inquiétude soulevée.

 

Le tribunal correctionnel d'Amiens vient de condamner mardi à deux ans de prison, dont neuf mois fermes huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir retenu dans l'usine le directeur des ressources humaines et le directeur de la production entre le 6 et le 7 janvier 2014 . Les salariés étaient en lutte pour sauvegarder leur entreprise. Aucune violence n'avait été commise, sinon celle de la direction de Goodyear qui au final a fermé l'usine et a licencié les 1143 salariés.

 

Vous trouverez ci-dessous le lien vers plusieurs billets sur ce sujet.

 

27 novembre 2015 Salariés Goodyear Amiens, va t-on assister à un scandale judiciaire ?

 

7 janvier 2014 Goodyear Amiens, qu'a fait le gouvernement socialiste ?

 

3 octobre 2013 article Mediapart « Comment Goodyear a déshabillé l'usine d'Amiens nord »

 

11 mars 2013 Les ouvriers qui luttent ne sont pas des délinquants

 

30 avril 2008 Chantage chez Goodyear-Dunlop

 

Un communiqué de la CGT Goodyear appelle à une campagne de solidarité pour exiger que cesse la campagne de répression anti-sociale du gouvernement.

 

Ce jugement inacceptable condamnant les militants CGT de Goodyear à 9 mois de prison ferme est l'arme avec laquelle Hollande, Valls, Macron, Taubira et l'ensemble du gouvernement ont décidé d'intimider tous les salariés qui se battent pour leur droit et leurs emplois. C'est une criminalisation de l'action syndicale. La détresse sociale qu'entraînent les licenciements, ce gouvernement semble s'en moquer. Une chose préoccupe Hollande et les siens, leur réélection.

 

Face à cette justice de classe, soyez nombreux à signer l'appel des Goodyear adressé à François Hollande.

 

Justice de classe par Charb

Justice de classe par Charb

 

L’APPEL DES GOODYEAR à François HOLLANDE

 

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participer avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel.

 

Je signe l'appel Nous Sommes Tous Des Goodyear

 

 

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 17:52

Le 11 janvier 2015, suite aux attentats de Charlie Hebdo, des marches républicaines et silencieuses s'étaient déroulées dans toute la France, rassemblant près de quatre millions de personnes. A Paris la place de la République était noire de monde. C'était une vague populaire qui se dressait contre la haine, des citoyens attachés à la défense des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité.

 

Durant la semaine passée, des cérémonies d'hommage avec dévoilement de plaques se sont déroulées sur les différents lieux des attentats de janvier et novembre 2015, et ce dimanche, une cérémonie d’hommage aux victimes des attentats clôturait cette semaine commémorative place de la République.

 

Mais, l'esprit de janvier 2015 n'était plus là. A peine quelques milliers de personnes et un déploiement policier impressionnant pour encadrer cette manifestation commémorative. Comme le dit Michel Guilloux dans l'éditorial de l'Humanité de ce jour, « On ne commande pas la mobilisation populaire en appuyant sur un bouton de caméra, pas plus que sur un coup de menton ».

 

Entre-temps, le pouvoir a mis en place l'état d'urgence, il envisage la déchéance de nationalité, et veut inscrire cela dans la Constitution. On est loin du vivre ensemble.

 

Le journaliste Fabrice Nicolino, journaliste rescapé de la tuerie de Charlie Hebdo n'a pas voulu participer à ces cérémonies. Il dit être « très mal à l'aise par rapport à ce que l'on peut appeler une certaine récupération politique voire politicienne du dossier du terrorisme et des attentats de janvier et de novembre ». « J'ai le sentiment que le président Hollande a voulu par là relancer sa carrière politique qui est quand même mal en point ». Ce combat du vivre ensemble « ne se marie pas bien avec les commémorations officielles et les dévoilements de plaque, les médailles à titre posthume et toute cette falbala pseudo-républicaine qui m'ennuie profondément », conclut-il.

 

Et certains choix pour cet hommage n'était pas forcément les plus appropriés. C'est le cas pour Johnny Hallyday, qui a interprété Un dimanche de janvier, et dont la présence passait mal pour les proches des caricaturistes de Charlie-Hebdo dont il était une des cibles favorites par rapport à l'évasion fiscale et ses orientations politiques. On peut ajouter l'interprétation par les choeurs de l'armée française de la chanson « Le Temps des cerises » composée par le poète communard Jean-Baptiste Clément, lorsqu'on sait que c'est l'armée française qui a écrasé la Commune de Paris.

 

Que reste t'il de l'esprit de janvier ? L'échec de l'hommage populaire voulu par le gouvernement qui montre que les aspirations des dirigeants et les aspirations citoyennes ne sont pas sur la même longueur d'onde.

 

Place de la République à Paris, que reste t'il de ce dimanche de janvier  ?
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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 23:14

Y compris des libertés fondamentales menacées par la constitutionnalisation de l'état d'urgence.

 

En peine de trouver une majorité sur le texte, le gouvernement compte avoir recours aux ordonnances pour adopter une partie des mesures liées au nouveau projet de loi antiterroriste qui doit être présenté en conseil des ministres début février, a annoncé Manuel Valls.

 

Le texte entend durcir le Code pénal en renforçant les pouvoirs des policiers, parquets et préfets. Certaines de ses disposiions seront adoptées par ordonnances, donc sans avis du Parlement.

 

L’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), d’ordinaire modérée, juge certaines dispositions du projet « scandaleuses et dignes d’un État policier ».

Dessin de Besse dans l'Humanité Dimanche

Dessin de Besse dans l'Humanité Dimanche

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 21:20

 

Pour nous, c’est définitivement non !

Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.

Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.

 

A l’initiative de :

AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Apel-Egalité, Altertour, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association femmes solidaires comité Saint-Denis, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association Survie, Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, CADTM France, Cedetim, CGT Police Paris, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Cercle Condorcet de Paris, Clamart-Citoyenne, Collectif des 39, Collectif D’ailleurs nous sommes d’ici Tours 37, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif féministes pour l’égalité, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Mémorial 98, Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération générale du travail (CGT), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination nationale Pas sans nous, Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emancipation Tendance intersyndicale, Emmaüs international, Espace franco-algérien, Euromed Feminist Initiative IFE-EFI, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes égalité, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Halte OPGM07, Ipam, Justice et libertés Strasbourg , La Cimade, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Négajoule!, Osez le féminisme !, Planning familial, Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Powerfoule, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseaux citoyens Saint-Etienne, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau Immigration Développement Démocratie – IDD, Revue Ecole émancipée, Revue Inprecor, Revue Mouvements, Revue Regard, Romeurope 94, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Unef, Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale solidaires.

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