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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 23:21

 

Aussitôt connus les chiffres du chômage pour septembre, F Hollande réagissait sur sa page Facebook « Au mois de septembre, le chômage diminue fortement. Ainsi, se confirme une tendance installée depuis le début de l’année... Ces résultats sont le fruit de l’action engagée par le gouvernement à travers le Pacte de responsabilité. Car ce sont les entreprises qui créent les emplois... » Les mêmes éléments de langage étaient aussitôt repris par les membres du gouvernement. Tout ça pour permettre la candidature de Hollande en 2017 puisqu'il avait lié celle-ci à l'inversion de la courbe du chômage.

 

Ce sont donc les 66 300 chômeurs en moins dans la catégorie A qui leur font crier victoire.

 

Mais qu'en est-il réellement ? Certes, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé en septembre mais le nombre total des demandeurs d'emploi, y compris ceux qui ont travaillé quelques heures au cours du mois, est en augmentation : + 1 % sur un an, le chiffre officiel atteint 5,78 millions. Le plan de mise en formation de 500 000 personnes fait basculer les chômeurs de la catégorie A vers la D, dont 85 500 pour septembre. En septembre, le nombre de personnes désinscrites pour « défaut d’actualisation » est de 238 900, sans compter le nombre de chômeurs qui n'entrent pas dans ces statistiques parce que, découragés, ils ne s'inscrivent même plus à Pôle emploi, comme le montrent les enquêtes de l'INSEE sur le "halo" du chômage.

Source : dares.travail-emploi.gouv.fr

 

Cela nous donne tout de même 3.746.000 demandeurs d’emploi en catégorie A, ceux qui n’ont pas travaillé une seule heure dans le mois. Quant au nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégories B et C, il  a augmenté de 39.100 au mois de septembre ce qui porte ne nombre total de demandeurs d’emploi à 5,7 millions de personnes. Et toutes catégories confondues (Dom inclus) ce sont 6. 573.100 Français qui sont privés d’emploi ou sont des travailleurs occasionnels (petits boulots).

 

Depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, la France compte 617.000 chômeurs supplémentaires. Nous sommes donc loin de l’inversion de la courbe du chômage promise dans un premier temps pour la fin de l’année 2012 et dans un second temps pour la fin 2013 par l’actuel président de la République.

 

C'est vrai que le gouvernement n'a pas été aidé par le Medef. Vous vous souvenez du badge, arboré fièrement par Gattaz et de nombreux patrons, promettant le million d'emplois. On ne les a jamais vu mais par contre, ils ont touché les millions du pacte de responsabilité et du CICE. Tout ceci est bien la preuve que les politiques de baisse du coût du travail ne font pas baisser le chômage.

 

Tandis que les PME qui pourraient embaucher n'osent même plus demander un crédit à leur banque de peur de se voir fermer la porte au nez, l'argent des marchés financiers et de la BCE coule à flot pour les multinationales.

 

C'est au coût du capital et au système capitaliste qu'il faut s'attaquer.

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 15:54

L'inversion de la courbe du chômage est une promesse phare de F Hollande depuis 2012 ; je devrais plutôt dire « était » car la fin du quinquennat c'est pour 2017 et malgré les exonérations et cadeaux aux entreprises, l'inversion inlassablement promise n'a pas eu lieu, pire, le nombre de chômeurs sans aucune activité (catégorie A) n'a jamais cessé d'augmenter. En avril 2014, lors d'un déjeuner avec des salariés de l'entreprise Michelin qu'il visitait, il annonçait même «Si le chômage ne baisse pas d'ici à 2017, je n'ai, ou aucune raison d'être candidat, ou aucune chance d'être réélu». Et lors de l'entretien télévisé du 14 juillet 2015, F Hollance a affirmé que « s'il n'y a pas de baisse du chômage, je l'ai dit plusieurs fois, je ne serai pas candidat [en 2017] ».

 

Au vu de la situation, c'est pour lui une sacrée épine dans le pied. Malgré cela, Valls répète à qui veut l'entendre que Hollande est le candidat naturel de la gauche pour 2017. Il considère que c'est la candidature la plus logique et la plus légitime.

 

Déjà, il devrait retirer « de la gauche » car Hollande n'a plus rien à voir avec la gauche. Et quand à ce qui est de la légitimité, c'est une nouvelle fois manquer à la parole donnée concernant la candidature puisque le chômage n'a fait qu'augmenter.

 

Car réduire le nombre de chômeurs à moins de 3 millions pour le ramener à son niveau de 2012 tient de la mission impossible. Alors la solution pour Hollande et son gouvernement, c'est de faire disparaître les chômeurs des statistiques, d'où le plan annoncé par Hollande aujourd'hui devant le Conseil économique, social et environnemental. Parmi les mesures, mettre 500 000 chômeurs en formation, cela ne fera pas un emploi de plus pour l'instant, mais 500 000 chômeurs de moins dans les chiffres de pôle-emploi.

 

Il a été versé 34 milliards d'euros de CICE aux entreprises pour un résultat nul en terme de créations d'emplois, puisque depuis 2012 le nombre de chômeurs venus grossir les chiffres de pôle-emploi s'élève à 650 000. Et pendant ce temps, 2015 a été une année record de dividendes versés aux actionnaires du CAC40 avec 56 milliards distribués. Cherchez l'anomalie.

 

C'est manifestement la sauvegarde de son emploi qui intéresse Hollande. Comme le dit le député frondeur PS Laurent Baumel, « Entre le libéralisme sans conscience et l'immobilisme sans avenir, François Hollande invente le libéralisme sans résultats. » 

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 23:32

Les chevaux réactionnaires sont lâchés. Le gouvernement Valls 2 s'étant affiché clairement libéral, et les déclarations d'amour du 1er ministre vis à vis du patronat ayant déplacé le curseur à droite, voilà que le ministre du chômage, euh pardon, ministre du travail, ne trouve rien de mieux que de proposer de sanctionner les victimes du chômage.

 

« Je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi », a déclaré François Rebsamen sur i-Télé, ce jeudi 2 septembre. « Il faut qu'il y ait, à un moment, une sanction », a-t-il ajouté, estimant qu'il faut adopter « un état d'esprit différent », avec « des convocations » et « des vérifications ». Si à la suite de ces démarches, il est démontré qu'un chômeur ne recherche pas réellement un travail, alors il doit être « radié », précise le ministre du Travail.

 

En 2012, le candidat Hollande critiquait fortement dans un communiqué Nicolas Sarkozy qui s'apprêtait « à soumettre aux Français un référendum sur un renforcement des obligations des chômeurs, notamment de ne plus pouvoir refuser un emploi ou une formation. Si le Président sortant n’en n’est pas à sa première tentative d’utiliser la détresse de nos concitoyens pour faire un « coup » bassement politicien, celui-ci est particulièrement choquant. [...] Quand Nicolas Sarkozy attaque les chômeurs, François Hollande, lui, veut s’attaquer au chômage. » Mais ça c'était avant.

 

Le ministre du travail ignorerait-il que les chômeurs sont déjà étroitement contrôlés ? Ignrerait-il que le nombre des chômeurs indemnisés est inférieur à 50% et que la durée d'indemnisation maximale est de deux ans sauf pour les plus de 50 ans où elle est de trois ans ? Si la seule solution pour faire baisser la courbe du chômage c'est de radier les chômeurs, autant se passer d'un ministre du travail.

 

Et concernant le coût des fraudes fiscales et sociales en France, ça suffit ce discours réactionnaire. Ce n'est peut-être pas la fraude d'une extrême minorité à Pôle emploi qui mérite la priorité, sauf à vouloir s'attaquer aux plus faibles. Les chiffres de 2012 pour la fraude donnent : Pôle emploi 39 millions, Douane 367 millions, Sécu 562 millions. C'est ridicule comparé aux 600 milliards de fuite vers les paradis fiscaux sachant que cela provoque chaque année un manque à gagner d'au moins 40, voire 50 milliards pour le budget de la France selon un rapport sénatorial. Il ne faut pas oublier non plus les millions d'euros versés au titre du CICE et qui n'ont aucune contrepartie en terme d'emplois.

 

Ce gouvernement, dont le 1er ministre se pavane devant le Medef et choisit à présent de s'attaquer aux plus faibles, n'a rien d'un gouvernement de gauche, quand bien même ses membres portent l'étiquette PS.

Radier les chômeurs, c'est la solution de Rebsamen pour faire baisser la courbe du chômage

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 21:39

La casse générale continue, sans aucun complexe, dans la continuité des agressions au droit du travail, aux retraites, à la sécurité sociale et d’autres encore, le MEDEF veut faire reculer les droits des demandeurs d’emploi.

Ayant bien compris l’oreille attentive et la soumission totale du gouvernement aux dogmes libéraux au service du capital, le MEDEF demande la suppression pure et simple des annexes 8 et 10 de l’assurance chômage. Il entend supprimer le régime spécifique d’assurance chômage des “intermittents du spectacle” !

 

Le patronat – Medef en tête – a transmis  une « proposition de document-cadre pour l’accord national interprofessionnel relatif à l’indemnisation chômage » qui s’en prend violemment aux droits des demandeurs d’emploi. Dans ce document il est recommandé, sous couvert d’équité, de reconfigurer  et de niveler  par le bas les droits de tous les chômeurs.

Au nom du rétablissement de l’équité entre les demandeurs d’emplois, il propose ni plus ni moins la suppression des annexes 8 et 10 applicables aux artistes et techniciens du spectacle vivant et enregistré engagés par intermittence.

En effet, dans ce document, on peut lire : « Afin de rétablir l'équité entre les demandeurs d'emploi, il est proposé :

  • d'aligner le régime des annexes 8 et 10 sur le régime de droit commun rénové (mise en oeuvre de droits rechargeables) ;
  •  
  • de demander à l'Etat de prendre en charge, s'il considère qu'il relève de l'intérêt général de mieux indemniser les demandeurs d'emploi affiliés aux annexes 8 et 10 que ceux des autres secteurs, le surcoût de ce traitement plus favorable. »
  •  

Lors de la séance de négociations sur l’assurance chômage qui a eu lieu le jeudi 13 février au siège du Medef, la délégation patronale a maintenu ses positions les plus dogmatiques et les plus rétrogrades : baisse des droits pour tous, en particulier pour les salariés précaires relevant de l’activité réduite, les intérimaires ou bien encore les intermittents du spectacle. Pour les artistes et techniciens du spectacle vivant et enregistré, le patronat entend transférer le financement des annexes 8 et 10 à l'Etat. Or, les professionnels du spectacle n'ont pas choisi la précarité mais des métiers qui les y contraignent : ils et elles le payent cher, notamment en période de crise violente aggravée par les mesures d’austérité budgétaires.

 

Face à ce diktat patronal, le gouvernement doit garantir les droits sociaux des salariés !

 

Assurance chômage, la CGT déchire les propostions provocatrices du Medef.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:23

En titrant ainsi, je fais allusion à un précédent billet où De Closets considérait que « les Français pleurent la bouche pleine ». De Closets se posait en défenseur de sa classe sociale car ce sont bien les actionnaires qui ont la bouche pleine et en réclament toujours plus.

 

Après les 20 milliards d'euros du crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice), F Hollande a annoncé dans sa dernière conférence de presse l'allègement des charges des entreprises avec notamment la suppression des cotisations de la branche famille pour une valeur de 30 à 35 milliards. Que croyez-vous que dit le patronat aujourd'hui ? Insuffisant ! Le Medef par la voix de Pierre Gattaz réclame désormais 60 milliards d'euros de baisse des prélèvements obligatoires, tout en ajoutant « N'attendons pas des mesures presse-bouton pour créer de l'emploi demain matin. »

 

Il n'y a bien que ce gouvernement social-libéral et la droite pour croire et faire croire qu'en accordant toujours plus d’allègements pour les entreprises on résoudra le problème de l'emploi.

 

Hollande voulait inverser la courbe du chômage fin 2013. C'est raté ! Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 6% en 2013. Pourtant, les diverses aides publiques versées aux entreprises au nom de l'emploi atteignent un chiffre record avec 230 milliards d'euros. Ça suffit ! Cette politique qui consiste avec des allègements de cotisations à remettre l'avenir économique de notre pays entre les mains des entreprises ne mène à rien. Le coût du travail n'est pas la cause du chômage, c'est le coût du capital.

 

Mais Hollande poursuit sur le même voie et satisfait les ambitions du Medef qui, malgré ses poches pleines, en réclame encore plus.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 08:37

ENFIN, Pôle em­ploi s’attaque aux vrais problèmes ! Le 3 juin, co­m­mence une « expérience » qui consiste à transfo­r­mer des conseillers en « contrôleurs des demandeurs d’em­ploi ». Un nouveau corps de métier, pour constituer de drôles de « brigade­s » de flics qui ne disent pas leur nom. En plein marasme, avec, au bas mot, 3 mil­lions de chômeurs, il n’y a rien de plus pressé ?

Annoncée, l’an dernier, avec le plan Pôle em­ploi 2015, l’initiative a jusqu’à maintenant fait très peu de bruit, à part quelques pro­te­stations sur des blogs as­sociatifs, telle « Aurore boréale », ap­pare­m­ment mieux informée que les syn­dicats, qui n’en soufflent mot.

A Pôle em­ploi, on ex­plique qu’il est indispensable de vérifier au plus près l’utilisation des deniers pu­blics et de lu­tter con­tre le « trou­ble social » causé par ceux qui bossent au noir en touchant des in­demnités. Ce qui, en temps de crise, « est de moins en moins tolérable, surtout pour ceux qui, déclarés, sont payés à peine plus, voire moins, que les triche­urs ».

L’idée n’est pas tombée du ciel. Avant la révision générale des politiques pu­bliques mise en place par l’ancien go­uve­rne­ment, ces contrôles étaient assurés par les inspecte­urs du ministère du Travail, sur demande de Pôle em­ploi, en cas de soupçon de fraude.

Victime du non-renouve­lle­ment des fonctionnaires, l’Inspection du travail, débordée, n’a plus les moyens d’as­surer cette tâche, et le bébé a été refilé à Pôle em­ploi. L’expérimentation co­m­mence donc ces jours-ci, avec des « vo­lontaire­s » dans cinq Régions et sur douze sites. Elle sera généralisée dans un an, en cas de succès.

Il n’est pas sûr que les candidats se bousculent. En sous-effectif, les conseillers de Pôle em­ploi sont souvent menacés et assistent, im­puissants, au dése­spoir de leurs « clients ». Et ce n’est pas le document inte­rne précisant les contours de ce nouveau métier qui pousse à l’en­thousias­me : « Constat de l’existence ou pas d’actes positifs et répétés de reche­rche d’em­ploi  ; vérification de la récurrence et de la constance des actes  ; appréciation de la réalité et du sérieux des actes. »

Prof d’écono­mie et spécialiste de Pôle em­ploi, Michel Abhervé se gratte le crâne : « Les conseillers ne sont pas des policiers. Ils ne sont pas formés pour aller contrôler des pe­r­sonnes à leur do­micile. »

Les gilets pare-balles sont fournis ?

Do­minique Simonnot

Le Canard Enchaîné 29 mai 2013

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