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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 22:45

Qui est Anne Méaux, cheffe de la communication de François Fillon ?

 

Cette communicante venue de l’extrême droite cultive depuis plus de quarante ans ses réseaux d’influence, entre politique et argent.

 

«Cruella ». Ce féroce surnom donné par ses concurrents lui colle à la peau. Anne Méaux, patronne de l’agence Image 7, dispense depuis bientôt trente ans ses coûteux conseils aux barons de la droite comme à ceux du CAC 40. C’est elle qui règne sur la communication de François Fillon : la ligne dure et jusqu’au-boutiste choisie par le candidat de droite reflète bien les convictions de cette femme, libérale affichée et conservatrice assumée.

 

En politique, son premier fait d’armes remonte à 1968, avec la création d’un comité antigrève au lycée Jules-Ferry, à Paris. Elle a 14 ans et déjà la haine du communisme chevillée au corps. « J’ai été très marquée par ce qui se passait au Vietnam. C’est vrai que là, il y a eu un clivage : il y avait ceux qui protestaient contre les Américains qui mettaient des bombes, et il y avait ceux aussi qui étaient très anticommunistes et dont je faisais partie », revendique-t-elle (1). Des convictions qu’elle affermit à Valeurs actuelles, où elle décroche, étudiante, un job de documentaliste. L’hebdomadaire a été fondé quelques années plus tôt par Raymond Bourgine, partisan de l’Algérie française. Anne Méaux a trouvé sa famille politique.

 

Toujours la haine du rouge

Elle s’engage à l’extrême droite, avec les militants d’Occident et d’Ordre nouveau. Leurs slogans claquent comme des sentences de mort : « Tuez tous les communistes, où ils se trouvent ! » Méaux rejoint les nervis du Groupe union défense (GUD), s’enchaîne aux grilles de l’ambassade d’URSS, finit au Parti des forces nouvelles (PFN), où elle cultive de solides amitiés avec Gérard Longuet, Hervé Novelli, Alain Madelin. En 1974, tout ce petit monde se recycle dans le giscardisme. Elle se fait recruter au service de presse de l’Élysée, goûte à la com de crise avec l’affaire des diamants de Bokassa. Mais, après la défaite de 1981, elle s’ennuie auprès de Giscard à l’UDF. Alain Madelin devient son mentor et lorsque la droite revient aux affaires, en 1986, elle le suit au ministère de l’Industrie. Elle y tisse son réseau dans le monde des affaires, se lie à des banquiers, à des capitaines d’industrie, devient l’amie intime de François Pinault. En 1988, elle vote, à contrecœur, pour Chirac, qu’elle juge trop « étatiste ».

 

La même année, à 34 ans, elle fonde son agence de lobbying et de communication. Laurence Parisot, Anne Lauvergeon et Louis Gallois apprécient ses conseils. Plus d’une centaine de clients lui font confiance. Et si elle affecte de ne pas prospecter, elle soigne sa réputation de prêtresse de la com. Image 7 prospère, avec un chiffre d’affaires qui dépassait, en 2015, les 19 millions d’euros. Éric Woerth, Rachida Dati, Jean-Pierre Raffarin ou son vieil ami Hervé Novelli font appel à ses services.

 

À l’international, les contrats sont juteux. Avant la révolution de 2011, Méaux facturait 200 000 euros par an ses services à l’Agence tunisienne de communication extérieure, machine de propagande au service de la dictature de Ben Ali. Quoi de mieux qu’un séjour dans un hôtel de charme au bord de la Méditerranée pour présenter le tyran sous un jour favorable ? Journalistes et patrons de presse se sont laissé tenter. Mais pas tous. Une note interne d’Image 7, révélée en 2011 par le Canard enchaîné, désespère des « journalistes spécialisés dans la politique internationale, qui sont globalement droits-de-l’hommiste et de culture marxiste ». Toujours la haine du rouge.

 

(1) Aurore Gorius et Michaël Moreau, les Gourous de la com. Trente ans de manipulations politiques et économiques, La Découverte, 2012.

 

Par Rosa Moussaoui rubrique Monde de L'Humanité

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 07:49

Tous ceux qui depuis des années ont contribué à la montée du FN par le non respect de leurs engagements de candidat, par des politiques menées qui ont contribué à lui faire son lit, pour ceux, et je pense là à certains médias, qui lui ont dressé la table considérant qu'il s'agissait d'un parti comme les autres, eh bien aujourd'hui, sous prétexte qu'il y a danger sur son arrivée imminente au pouvoir, il faudrait voter pour le candidat plus "respectable" que les sondages donnent potentiellement présent au second tour.

 

Dans ce cas, pourquoi organiser les élections ? Pourquoi ne pas laisser les sondeurs désigner l'élu ? Non, non et non. Et j'adhère complètement à l'éditorial de Gérard Miller publié dans Le Monde. Au premier tour, je voterai pour le candidat dont le programme correspond le mieux à la société que je voudrais. Une société plus juste, plus solidaire, plus fraternelle, plus respectueuse de notre environnement. Je voterai Jean-Luc Mélenchon.

 

Dans un prochain billet je reviendrai sur ces ralliements contre nature.

 

EDITO : Est-il encore permis de voter à gauche quand on est de gauche ?

Ainsi donc, parmi d’autres hommes de gauche insoupçonnables, Patrick Braouzec, ancien député-maire communiste, « mesurant les conséquences dramatiques d’un second tour droite-extrême droite », vient d’annoncer dans le Monde daté du 8 mars, qu’il votera pour Emmanuel Macron dès le premier tour. Et ceci après avoir commencé par ces mots : « Chacun connaît mes convictions et mes engagements ». Je l’avoue : les bras m’en tombent !
Jusque là, l’élection présidentielle permettait d’appliquer un principe simple, que d’aucuns avaient résumé par une formule : « Au premier tour on choisit, au second on élimine ». Sous-entendu : si le candidat qu’on pense être le meilleur n’est pas qualifié au terme du premier tour, on peut éventuellement voter au second pour celui qui semble un moindre mal, mais après avoir commencé en tout cas par voter « selon ses convictions et ses engagements ». Comme beaucoup à gauche, c’est ainsi que pour ma part j’ai toujours procédé, soutenant au premier tour le candidat de mon choix (Marie-Georges Buffet, Jean-Luc Mélenchon…) et votant au second pour le socialiste arrivé en tête (Ségolène Royal, François Hollande…)
Or voilà que cette conception démocratique du vote est désormais caduque pour un certain nombre d’électeurs de gauche, et qu’il leur parait nécessaire d’en soutenir une autre, supposée plus réaliste parce que fondée sur les sondages. Et tel vieux militant du PS, approuvant Braouzec, de m’expliquer sans sourciller
qu’il votera lui aussi pour Emmanuel Macron qu’il n’apprécie guère, et ce pour les mêmes raisons qui l’ont conduit à voter à la primaire de droite pour Alain Juppé qu’il déteste. Dans le passé, j’avais déjà entendu brandir l’argument du « vote utile » pour justifier quelques cabrioles électorales, mais je dois dire que je n’avais jamais été confronté à l’élaboration de stratagèmes aussi tortueux !
Tout cela n’est pourtant pas un hasard. Cette confusion des esprits ne signe rien d’autre que l’actuelle victoire idéologique de la droite, qui pousse désormais des hommes et des femmes de gauche à cultiver la finasserie et le paradoxe comme les formes ultimes du pragmatisme.
J’ai par exemple sous les yeux la « lettre à Jean-Luc Mélenchon » que Raphaël Glucksmann a publiée le 4 mars sur le site de L’Obs. Elle comporte huit paragraphes et les cinq premiers sont dithyrambiques. Le leader de la France insoumise, écrit d’emblée Glucksmann, est tout bonnement « le meilleur ». Et il ne mégotte pas sur les arguments pour justifier un tel éloge ! Il explique que c’est « l’enfant chéri des noces de la littérature et de l’histoire », de très loin le plus érudit de tous les candidats. Il ajoute que c’est le plus politique, au sens le plus noble du terme, « à mille lieues des arrangements d’appareils moribonds », et le « dernier héritier d’une grande et belle tradition » qui l’a fait tomber fou amoureux de la France. Et puis surtout, il rappelle que c’est celui qui a eu raison avant les autres. « Raison sur le Parti socialiste, rassemblement de notables passés en un siècle de Jaurès à Séguéla, incapables de transformer une société qui, in fine, leur convient parfaitement. Raison sur la nécessaire conversion écologique des vieux logiciels productivistes
de la gauche postmarxiste. Et au delà, raison sur… » Etc, etc. Bref, il se fait le plus efficace des agents électoraux et dès lors, s’il était une conclusion logique qu’on pouvait attendre d’une telle apologie, c’était bien celle de voter des deux mains pour ledit Mélenchon !
Eh bien, pas du tout ! Rappelant le « sacrifice » de François Bayrou, voilà le jeune essayiste qui évoque un sortilège étrange frappant cette élection — « sortilège étrange », ce sont les termes employés par le rationaliste qu’il est. Et que veut d’après lui ledit sortilège ? Que les plus dignes des candidats renoncent à se présenter. D’où cette adresse à Mélenchon qu’on peut ainsi formuler : « Retirez-vous, Jean-Luc, puisque vous êtes le meilleur. »
On en conviendra : cette dialectique est incroyable. En fait, tout repose sur une affirmation dont je vois bien qu’elle semble évidente à Raphaël Glucksmann comme à Patrick Braouzec : Mélenchon (et pas davantage Hamon, d’ailleurs) ne peut pas être élu président, alors autant qu’il oublie son programme et ses électeurs avec. A suivre un tel raisonnement, on se demanderait même pourquoi continuent de se présenter à l’élection présidentielle des candidats qui, d’après les sondages, ne sont pas assurés d’être au second tour.
Or il y a pourtant au moins une raison : c’est qu’une élection démocratique suppose la confrontation des idées, et pas la prise en compte anticipée d’un résultat aléatoire. Il n’y a rien de plus insupportable que les évidences qu’on veut nous faire gober : qu’il n’y a pas d’autre système possible que le libéralisme, pas d’autre Europe possible que celle d’Angela Merkel, et pas d’autre candidats sérieux que ceux dont les sondages nous disent qu’ils seront au second tour.
Que celui qui soutient en connaissance de cause le programme d’Emmanuel Macron vote pour lui, quoi de
plus normal? Mais au nom de quoi les électeurs potentiels de la France insoumise devraient-ils renoncer ainsi à soutenir le candidat qui leur semble justement « le meilleur » ? Au lieu de tympaniser les oreilles de Mélenchon qui poursuit son bonhomme de chemin sans rien cacher de ce qu’il est et veut, est-ce qu’il ne serait pas plus juste de commencer par demander à tous ceux qui ont accepté de participer à la primaire organisée par le Parti socialiste de soutenir Benoît Hamon sans lui tirer dans le dos ? Et je ne parle même pas de la conduite indigne de ceux qui eux aussi ont filé chez Macron, mais après avoir reproché tant et plus à Mélenchon de ne pas jouer le jeu de la primaire !
Bref, on l’aura compris, je suis résolument pour que les électeurs de gauche ne votent pas sous la pression de certitudes qui n’en sont pas. Aux Etats-Unis, les partisans d’Hillary Clinton eux aussi n’ont cessé de vanter sa stature présidentielle, reprochant à Bernie Sanders de ne pas se rendre à l’évidence. Résultat : Trump a été élu et chacun s’est alors posé la question de savoir si Sanders n’aurait pas été un bien meilleur candidat. Eh bien voilà, pour que le meilleur gagne, encore faut-il qu’il se présente et que ceux qui devraient le soutenir ne renient pas leurs « convictions et engagements ». En ce qui me concerne, pas question en tout cas de laisser BVA et l’IFOP guider ma main : au premier tour, je voterai pour le candidat dont le programme convient vraiment à l’homme de gauche que je reste : Jean-Luc Mélenchon.

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 17:52

La parité n'est toujours pas parvenue jusqu'à l'Assemblée Nationale. Ainsi, la France n'est qu'en 60ème position dans le classement international en matière d'élues au Parlement, derrière l'Irak et le Soudan du Sud. Et pourtant, cela fait dix-sept ans que la Constitution a été révisée pour garantir ce principe de parité. Heureusement !!!

 

Seul le mode de scrutin à la proportionnelle permettrait de réparer cette injustice. A ce propos, le programme de Hollande en 2012 prévoyait l'introduction d'une part de proportionnelle à l'Assemblée nationale. Encore une promesse oubliée.

 

Le tableau ci-dessous donne d'ailleurs une idée de qui sont les mauvais élèves en terme de parité, à savoir le PS et LR. Le groupe communiste au Sénat est le seul groupe parlementaire présidé par une femme et respectant la parité.

 

A propos de ceux qui célèbrent la parité

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:04

Concernant les campagnes électorales, le CSA fixe les règles que doivent respecter les médias audiovisuels dans le domaine du pluralisme politique.

 

Concernant l’élection présidentielle, le principe d’équité remplace désormais celui d’égalité du temps de parole durant la période allant de la publication de la liste des candidats jusqu’à la veille de la campagne « officielle ». Seules les deux dernières semaines avant l’élection sont donc encore soumises à l’égalité du temps de parole dans les médias télé et radios.

 

Si l'origine du mot équité vient du latin "aequitas", de "aequus", égal, l'équité est donc un état d'esprit qui prend en considération l'esprit de la loi plutôt que la lettre. L'équité ne correspond donc pas à l'égalité au sens strict, mais serait une "juste mesure", un équilibre.

 

J'ai utilisé le conditionnel pour parler de la juste mesure. Car si le CSA prévoit pour la période allant du 1er février au 20 mars une équité du temps de parole pour les candidats déclarés ou présumés et leurs soutiens, la réalité est toute autre. Voir tableau ci-dessous. Cela ne semble pourtant pas soulever les foudres du CSA.

 

C'est ça le pluralisme des chiens de garde, ah pardon, des médias !

Temps de parole février

Temps de parole février

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 16:08

La vidéo qui suit n'est pas un montage. Elle est positionnée à 38'53", moment où G Bouleau dit qu'on sent chez les français une très grande exigence de probité.

 

Ecoutez la minute trente qui suit, F Fillon répond, et il a raison, « C'est une question fondamentale, on ne peut pas diriger la France si on n'est pas irréprochable ». Tout était dit, sauf qu'aujourd'hui il ne doit plus se souvenir de ses propos. Vous imaginez qu'un personnage pareil puisse diriger le pays ?

 

On croit rêver car ces propos ne remontent qu'au 24 novembre 2016. Amnésie ou malhonnêteté ? Malhonnêteté c'est certain. Comment être étonné du rejet de la politique chez beaucoup de gens ? Il ne faut pourtant pas. Ce qu'il faut, c'est rejeter ces individus qui la discréditent, ne plus voter pour eux où ceux qui les défendent. Après avoir été le RPR et ses emplois fictifs, l'UMP avait changé de nom, car trop lié aux scandales financiers à répétition, pour devenir LR. Il paraît que c'était "Les Républicains". Ce serait plutôt "Les Ripoux". Changement de nom, mais les affaires continuent.

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 15:47

 

Et concernant l'avocat, il va avoir du boulot, et pas fictif celui-là.

Dessin de Faujour dans Siné Mensuel de Mars 2017

Dessin de Faujour dans Siné Mensuel de Mars 2017

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 06:45

Marine Le Pen s'en prend aux fonctionnaires de la Justice, brandissant des menaces pour l'avenir si elle était élue. En 1940, Pétain s'en prenait lui aussi aux fonctionnaires.

 

Lisez, et vous ne pourrez plus dire, je ne savais pas.

 

 

Marine Le Pen à Nantes le 26 février 2017

 

« Je veux dire publiquement, ici, aux fonctionnaires à qui un personnel politique aux abois demande d'utiliser les pouvoirs d'État pour surveiller les opposants ou organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus ou des cabales d'État, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique qui n'a plus rien à perdre, ni de comptes à rendre, aura été balayé par l'élection. Mais ces fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales car elles sont totalement illégales. Et ils mettent en jeu leur propre responsabilité. »

 

 

Pétain le 13 aout 1940

Quand Marine Le Pen s'en prend aux fonctionnaires, des similitudes avec des propos de Pétain

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:48

Cette cérémonie des César se déroulait le jour-même où un candidat nommé Macron dévoilait quelques aspects de son programme économique. Quel lien me direz-vous ? Eh bien tout simplement la purge annoncée parmi les fonctionnaires, même si Macron va moins loin que Fillon, cette purge étant accompagnée de l'introduction de contrat de droit privé au sein du service public.

 

Eh bien, je vous invite à relire ce que j'écrivais au sujet de ce film lorsque je suis allé le voir début novembre 2016. C'est exactement ce que nous promettent les candidats libéraux, de Macron à Fillon sans omettre la Le Pen. Pour ceux qui ont vu la dernière de L'Emission politique sur France 2 avec J-L Mélenchon, c'est le seul système qui parait crédible aux yeux des Pujadas, Lenglet, Salamé, au point de maltraiter le candidat de la France Insoumise. Et c'est ce système déjà appliqué en Grande Bretagne qui est dénoncé dans le film de Ken Loach.

 

Dans un message lu sur scène, le réalisateur Ken Loach a appelé les Français à «  rejeter l'amertume de la droite et voter en faveur de l'espace suscité par la gauche  » à la présidentielle, dans un message lu sur scène. Cette gauche, c'est celle qui refuse la casse des services publics à laquelle s'est livrée le gouvernement Sarkozy et poursuivie sous Hollande, c'est la politique de gauche défendue par le candidat J-L Mélenchon. 

 

C'est le message de Ken Loach aux français pour éviter que nous ne connaissions dans notre pays la situation de l'ouvrier Daniel Blake.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 18:32

 

Communiqué de presse de la France Insoumise 79

Bassines en Deux-Sèvres : Stopper les projets et changer de modèle agricole
Bassines en Deux-Sèvres : Stopper les projets et changer de modèle agricole

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 17:41

Adresse du Parti communiste au peuple de France

 

Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d’un système politique réduit à l’impuissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en colère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humaines les plus précieuses.

 

Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre travail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régresser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.

C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.

Nous ne voulons pas de la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c’est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l’élection présidentielle d’une candidature porteuse de ces combats et la constitution en juin d’une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.

Ce qui doit être au cœur de tout, c’est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.

Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu’à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France. Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vigilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.

Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :

- Une VIe République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement.

- Un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l’augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.

- Un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.

- La création d’un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes et le renforcement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle.

- La lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confession, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap.

- La lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.

- Un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un plan d’investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.

- Un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s’appuyant sur un développement conséquent de la recherche, de transition écologique avec un mix énergétique renouvelables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.

Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.

Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, de lever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.

Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L’ennemi, c’est toujours la finance ».

Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de débat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.

À l’heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs candidats appellent au rassemblement pour garantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.

 

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