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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 16:52

Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde ont bondi de 14,5% au troisième trimestre 2017 pour atteindre 328,1 milliards de dollars, représentant un record en termes de paiements.

 

Dans le même temps, même si l'extrême pauvreté recule, selon ATD Quart Monde, 2,8 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent avec moins de 2 dollars par jour.

 

Est-ce pour autant que les gouvernements prennent une autre orientation ? En France, le ministre de l'économie Bruno Le Maire concédait : "Nous disons : 'l'économie française a besoin de capital', eh bien, on taxe moins le capital. Nous disons 'l'économie française doit investir', nous lui donnons les moyens d'investir.". Même s'il ne prononce pas le mot ruissellement, c'est bien l'idée qu'il défend. Cette expression était apparue avec Thatcher et Reagan : "Donner les réductions d'impôts aux tranches supérieures, aux individus les plus riches et aux plus grandes entreprises, et laisser les bons effets 'ruisseler' à travers l'économie pour atteindre tout le monde." Cette fable des années 1980, même le FMI n'y croit plus. Et pourtant c'est l'orientation prise par le gouvernement Macron.

 

Les entreprises optimisent leurs bénéfices, notamment en allégeant le plus possible leur charge fiscale, privant ainsi les États des ressources essentielles pour financer les politiques et les services nécessaires pour réduire les inégalités. Et ce n'est pas le dernier scandale des Paradise Papers qui peut me contredire.

 

Mais tant que les gens voteront pour les candidats qui mènent ces politiques économiques centrées sur la finance et non sur l'humain, la seule théorie du ruissellement qui vaudra pour nous, sera celle illustrée par le dessin ci-dessous.

Vous croyez à la théorie du ruissellement ?
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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 08:34

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a contribué à révéler le scandale des "Paradise Papers", l'utilisation de sociétés écrans par des personnalités, pour mettre leur fortune dans des paradis fiscaux, via des pratiques d'optimisation fiscale. En France, le journal Le Monde est un partenaire de l'ICIJ.

 

Alors n'est-il pas paradoxal que le journal Le Monde qui contribue à ces révélations et dénonce comme une faute morale ces pratiques, propose parallèlement dans ses pages un dossier pour échapper au maximum à l'impôt sur la fortune.

 

C'est ce qu'on peut appeler un langage de Tartuffe ?

Evasion fiscale, le double langage
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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 16:10

Cela fait 1 an que les frères Bocquet, deux élus communistes du Nord l'un député l'autre sénateur, sortaient le livre "Sans domicile fisc". Évasion, optimisation et fraude fiscale font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d'euros au budget de la France et plus de 1 000 milliards en Europe.

Ce sont à présent les révélations sur les Paradise Papers. Il est plus que temps d'en finir avec l'indécence de l'évasion fiscale.

Il y a eu HSBC, UBS, les Offshore Leaks, les LuxLeaks, les SwissLeaks, les Panama Papers et aujourd'hui les Paradise Papers ...

Comme le demandent les députés communistes, le gouvernement doit prendre ses responsabilités, et rapidement. La réponse n'est pas en supprimant 3000 postes au contrôle fiscal comme l'ont fait les gouvernements successifs depuis 2010. Où est la volonté politique à lutter contre l'évasion fiscale ?  Ça suffit !

Le gouvernement va t-il se décider à agir contre la finance ?
Le gouvernement va t-il se décider à agir contre la finance ?
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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 07:28

A l’issue d’une réunion intersyndicale le 24 octobre, les syndicats de salariés CGT, FO, Solidaires, et pour les lycéens et les étudiants UNEF, UNL, FIDL, ont appelé  à une nouvelle journée nationale d’action interprofessionnelle le 16 novembre contre « la politique libérale visant à accroître les inégalités au profit d'une minorité » menée par Emmanuel Macron.

Il s'agit entre autres :


- de nombreuses dispositions inacceptables des ordonnances limitant les droits des salariés ;
- des risques qui pèsent sur les droits des salariés et demandeurs d’emploi en matière d’assurance chômage ou de formation professionnelle ;
- de mesures précarisant toujours un peu plus l’emploi et l’insertion des jeunes sur le marché du travail ;
- de la remise en cause des droits à l’avenir des jeunes par l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur ;
- de la modération salariale et de l’augmentation de la CSG ;
- des atteintes au service public et à la protection sociale.

Les organisations signataires s’adressent solennellement au gouvernement afin qu’il prenne en considération les attentes sociales multiples qui s’expriment dans le public et le privé, par les actifs, les jeunes, les demandeurs d’emploi et les retraités.

Compte tenu de la gravité de la situation, ces organisations décident de faire du 16 novembre 2017 une journée de mobilisation interprofessionnelle, étudiante et lycéenne, par des grèves et manifestations.

 

Après la casse du code du travail, c'est à une attaque sans précédent contre le système de protection sociale que se livre actuellement le gouvernement Macron. Et ce sera ensuite la réforme de l'assurance chômage où l'objectif sera là encore de diminuer les droits des privés d'emploi. Puis ce sera le tour de la formation professionnelle et puis et puis …

A chacun de prendre conscience de ce qui est en train de se passer. Ce sont les luttes de nos aînés qui ont permis toutes les conquêtes sociales au cours de l'histoire. Macron poursuit aujourd'hui à vitesse grand V la destruction de ces droits commencée sous les gouvernements précédents.

Allons nous le laisser faire sans réagir ? Permettrons nous que l'histoire retienne que nous serons ceux qui auront laissé détruire ces conquêtes sociales de nos aînés sans réagir ?

Le 16 novembre, posez-vous bien cette question.

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 18:05

Des éléments accablants ont mis en lumière les liens entre le groupe industriel Lafarge et l’organisation terroriste Daesh. Dans un communiqué fin mars 2017, le groupe a d'ailleurs reconnu avoir financé « indirectement » des groupes armés syriens pour conserver son activité dans le pays en 2013 et 2014. Par ailleurs, plusieurs dirigeants auraient reconnu que des versements auraient été effectués, jusqu'à 100 000 dollars par mois.

 

Dans un courrier adressé mi-octobre au 1er ministre, le député communiste de Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq, rappelle que sur la même période, « ce groupe industriel a bénéficié en France de fonds publics, notamment dans le cadre du CICE. » ce qui ne l'a pas empêché d'appliquer un plan social récemment, aucunement motivé par de prétendues difficultés financières ou industrielles. Lafarge, numéro un mondial du ciment, se livre à des délocalisations et des licenciements qui nuisent aux intérêts de notre pays, malgré son excellente santé financière.

 

Aussi le député communiste « demande d'envisager la nationalisation de ce groupe pour préserver l'outil industriel et ses emplois en France, ce qui ne dispenserait en rien les responsables de ces délits de répondre pénalement de leurs actes ».

 

Comment ne pas faire un parallèle avec le fondateur et patron de Renault pendant la seconde guerre mondiale ? Louis Renault avait collaboré avec les nazis. Le 16 janvier 1945, une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, prononçait la saisie, la dissolution et la nationalisation de la société Renault. Cette mesure avait permis de sauvegarder l'outil industriel mis au service de l'occupant tout en punissant les responsables coupables de collaboration avec l'ennemi.

 

Alors qu'attend le gouvernement pour prendre une telle mesure à l'encontre de Lafarge ?

 

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 08:09

Au moment où l’exécutif serre la ceinture du plus grand nombre, plus de 4,5 milliards d’euros vont être offerts aux plus fortunés, en remplaçant l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI), et la mise en place de cadeaux sans garantie, comme la progressivité de l’impôt avec le PFU (prélèvement forfaitaire unique) qui coûtera près de 2 milliards à l’État.

 

Le gouvernement refuse de rendre public l’impact des mesures fiscales sur les « 100 Français les plus riches », malgré l’appel signé par cent vingt parlementaires (l’ensemble des communistes et des insoumis, des socialistes, un « constructif »).

 

Pour Bruno Le Maire, ministre de l’Économie : « Il n’est pas question de remettre en cause le secret fiscal ». Ce refus de transparence est significatif. Il n'y a pas que les communistes et les insoumis qui dénoncent cette situation.

 

Selon Oxfam (association de solidarité internationale qui agit sur les causes de la pauvreté et des injustices ), les ménages les plus riches sortent grands gagnants de cette réforme fiscale. Celle-ci dispense les grandes entreprises de contribuer à l’effort collectif. Alors que les entreprises du CAC 40 enregistrent des bénéfices record le Gouvernement fait le choix de baisser l’impôt sur les sociétés. Une mesure fiscale qui devrait coûter entre 15 et 17 milliards d’euros par an à l’Etat français dans un contexte où les recettes de l’impôt sur les sociétés ont déjà baissé de 20 milliards d’euros ces dix dernières années (- 40 %). Le CICE, versé sans conditions aux entreprises, n’a créé que 100 000 emplois pour un coût de 20 milliards d’euros par an. De même, les crédits d’impôt en faveur des entreprises ne cessent d’augmenter et ont été multipliés par deux ces 10 dernières années. Pourtant, aucune mesure de transparence ni de contrôle de leur efficacité n’a été introduite.

 

Pour compenser ce manque à gagner, malheureusement, ce sont les impôts touchant des tranches moins aisées de la société qui continuent d’augmenter, comme la TVA ou la CSG.


Quoi qu'il en dise, Macron est bien le président des riches et sa politique aggrave encore les injustices.


 

Ci-dessous une simulation officielle réalisée par les services de l’état et diffusée publiquement par le gouvernement pour vanter sa réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune ( passage de l'ISF à l'IFI ).

 

Toujours plus de cadeaux aux riches, Macron aggrave les injustices
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 21:57

Par Fanny Bugeja-Bloch, Céline Clément, Aurélien Dasré, Sabine Fortino, Colin Giraud, Frédérique Leblanc, Alexandra Oeser, Sylvie Pedron-Colombani, François Reyssat, Anne Steiner, enseignant-e-s-chercheur-e-s  au département de sociologie de l’Université Paris Nanterre.

 

Tous les procès sont importants dans une démocratie, mais certains sont une véritable caisse de résonance pour comprendre les principes du fonctionnement des grandes institutions régaliennes. Police et Justice en particulier. C’est le cas du procès de « la voiture de police brûlée le 18 mai 2016 quai de Valmy » qui s’est tenu du 19 au 27 septembre 2017, à Paris et dont le jugement sera rendu le 11 octobre.
 
 
En tant que sociologues, et parce que, depuis des mois, nous agissons pour que cesse l’acharnement policier et judiciaire qui a déjà valu à notre étudiant, Antonin Bernanos, 10 mois de détention provisoire – nous avons tenu à assister jour après jour aux audiences.  
 
 
Le tribunal nous est apparu telle une arène où les opinions publiques des inculpés se retrouvent au centre du réquisitoire du ministère public. Ainsi, dans une longue introduction, le Procureur a-t-il développé un étonnant discours sur l’engagement antifasciste de certains des prévenus, opposant anarchisme et antifascisme, et dissertant sur le caractère « fasciste » ou non de notre Etat. Pour conclure, selon l’enfantine formule « c’est celui qui le dit qui l’est », que ce fameux 18 mai, les « fascistes »  c’étaient les militants protestant contre les violences policières à deux pas du rassemblement des policiers « contre la haine anti-flics », qui comptait Marion Maréchal-Le Pen dans ses rangs. De fait,  le ministère public entend compenser l’absence de preuves de la participation de certains accusés aux actes qui leur sont reprochés par la criminalisation de leurs opinions politiques : de ces opinions, découlerait l’intention criminelle et de celle-ci, le passage à l’acte violent. 
 
 
 Par ailleurs, ce procès révèle les dangereuses implications du nouveau délit de « regroupement en vue de commettre des violences ». Alors même que défense et accusation se rejoignent pour reconnaître que trois des inculpés n’ont commis la moindre violence, ils se retrouvent sous la menace d’une peine de prison (avec sursis) et d’une interdiction de manifester pendant trois ans.
 
 
La loi de 2010 autorise la justice à dire – mieux que les inculpés eux-mêmes - ce qu’ils avaient dans la tête lorsqu’ils se sont rendus à la manifestation.  L’accusation construit alors le récit du “coupable idéal”. A partir de la possession de vestes noires, de casques de moto, de SMS ou d’historiques de recherches sur Internet vieux de plusieurs années, il s’agit d’établir « l’intention de… », en lieu et place de la personne qui agit, qui pense et désire. Tout acteur du mouvement social peut désormais se retrouver accusé d’avoir eu ce genre d’« intentions ». Tout mouvement, toute action, tout rassemblement peut désormais être réinterprété en “regroupement en vue de commettre des violences”. Il s’agit là d’une remise en cause de la liberté de manifestation et d’association, tout simplement.
 
 
Nous avons enfin constaté qu’un prévenu peut passer 10 mois en détention provisoire et se retrouver sous la menace d’une condamnation lourde assortie d’un mandat de dépôt, sur la base de preuves qui, selon le Procureur de la République lui-même, ne sont que de simples indices. Seul étayage de ce réquisitoire, une dénonciation anonyme dont une erreur dans la procédure a révélé qu’elle émane de la DRPP. Le policier témoin a refusé de s’expliquer sur les contradictions et incohérences de sa déposition.  Tout témoin a pourtant l’obligation juridique de répondre aux questions des deux partis et non pas seulement à celui de son choix (ici l’accusation). Mais ce procès montre surtout qu’aujourd’hui, c’est à l’accusé de faire la preuve de son innocence, ce qui constitue un principe d’inversion de la charge de la preuve.
 
 
Enfin, ce procès ne fait que confirmer un phénomène de durcissement des peines et la criminalisation croissante des délits, en France comme aux Etats-Unis, observé par de nombreux chercheurs en sciences sociales. Le ministère public a, en effet, requis de longues peines d’emprisonnement ferme pour la plupart des inculpés. Or, la prison, ce n’est pas seulement la privation de liberté, c’est aussi la promiscuité, le surpeuplement, le manque d’hygiène souvent, la pudeur bafouée, l’exposition aux violences, l’humiliation, la désocialisation. La prison abîme les hommes et les femmes bien plus qu’elle ne les répare ou les intègre. Durablement et souvent définitivement.
 
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 18:40

Ils n'étaient pas moins de 2500 manifestants ce 10 octobre à Niort, répondant à l'appel national des neuf organisations syndicales de fonctionnaires pour faire front commun contre l'austérité qui mine les salaires et les services publics. Pas que des fonctionnaires parmi les manifestants, mais c'est bien normal, car la défense du service public concerne autant les usagers. La baisse des dotations qui asphyxie les communes a des conséquences sur les personnels, mais également sur les services aux usagers. C'est le cas au niveau des hôpitaux, de l'éducation nationale, des services territoriaux etc. La menace de suppression de 120 000 postes dans la fonction publique pourrait avoir des conséquences dramatiques. Voulons nous moins de personnel hospitalier, moins d'enseignants ?

 

Et que dire de la politique salariale des fonctionnaires. Le gel de leur point d'indice depuis plusieurs années est inadmissible. Si certains les considèrent comme des privilégiés, sauf mauvaise foi, le graphique ci-dessous leur fera peut-être réviser leur jugement.

 

Pour satisfaire les besoins, l'austérité budgétaire doit être remise en cause. L'argent existe à condition de s'attaquer à la finance. Pour trouver les ressources financières, le gouvernement doit s'attaquer à l'évasion fiscale. La commission européenne parle de 1000 milliards pour les 28 états de l'UE. Pour la France le chiffre serait de 80 milliards d'euros annuel. En plus le gouvernement se trompe de cible lorsqu'à cette situation s'ajoute la suppression de l'ISF sur les yachts, lingots et autres biens de luxe et que dans le même temps il ponctionne avec l'augmentation de la CSG.

 

Non, ce 10 octobre n'est pas une fin. Il n'y a pas de démocratie quand il s'agit d'imposer aux citoyens l'injustice sociale. La riposte doit s'organiser, y compris dans la rue.

 

Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
Unité syndicale dans la rue ce 10 octobre à Niort (et ailleurs)
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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 23:03

Le 9 octobre 1967, Ernesto Guevara mondialement connu comme le Che, était exécuté en Bolivie sur ordre du dictateur Barrientos et de la CIA.

 
A l’occasion du 50ème anniversaire de sa mort, l’Humanité du 9 octobre publie un cahier central de huit pages.
 
Sous la Une de l'Humanité, une adresse de Jean Ortiz à ceux qui "revisitent" l'histoire du Che...
50ème anniversaire de la mort d’Ernesto Che Guevara
Un peu de respect, bordel de merde !

Merde, merde et merde !! Je viens de faire, comme d’hab, ma revue de presse. Ce matin, c’est « A mort le Che ! » avec l’éminente spécialiste de la sexualité de DSK, qu’elle appelle fort élégamment le « roi des porcs » dans son best seller malodorant, et interdit, « Belle et bête »... Un livre sulfureux, pour « vendre ». Cette dame, de « haut » niveau scientifique, recommence une opération du même acabit avec Che. De la psychologie de bazar, des rumeurs élevées au rang de vérités historiques, des ragots de bistrot... On connaît la dame et son éthique. Mais que « Sud-Ouest dimanche », un journal d’ordinaire de qualité, où j’ai de nombreux amis, lui cire les pompes, je ne le comprends pas. Ou plutôt si, je comprends tout.

 

Les « décideurs » ont converti en mercenaires de la plume, pour défendre le système, des littérateurs vénaux, afin de cracher sur le Che. Nous l’avons déjà écrit. Mais la ficelle est aussi grosse qu’une bitte d’amarrage (rien à voir avec les phantasmes de la dame). Ce sont les stigmatiseurs qui se couvrent de crachats. Mais attention, en criminalisant le Che, c’est d’abord nous qu’ils visent, nous tous qui voulons rompre avec le capitalisme. Il ne doit pas y avoir d’alternative ! Le capitalisme est l’état naturel de la société... Point à la ligne. Escrocs !

 

Et pourtant, une information plurielle aurait été possible aujourd’hui. Quasiment aucun journal n’évoque l’excellent documentaire de Tancrède Ramonet, ce soir, sur la 5. Tancrède porte le nom de son père, et sent le « rouge et noir ». Et puis il y a aussi le livre « Vive le Che ! » qui depuis juin fait son chemin, remplit les salles, sans l’aide des médias dominants nationaux. Avec les coups de main de quelques journalistes locaux, qui eux, respectent la déontologie du métier. Et pas parce qu’ils parlent de mon bouquin, mais parce qu’ils le confrontent, ont le courage de ramer à contre-courant, et d’envoyer bouler les idées dominantes.

Un spécialiste, y compris reconnu, parce qu’il est, et reste, communiste, qu’il n’a pas trahi, qu’il assume ses engagements, avec liberté, critique et fidélité, demeure, pour les « chiens de garde », un « dangereux communiste ». Je m’en réjouis presque. Même affaibli, nous continuons à leur pourrir la vie.

 

Au nom des miens, je l’ai répété mille fois, j’essaie d’être communiste. Jusqu’au bout. Que l’on attende de moi aucun exhibitionnisme, aucune repentance obscène. Je suis bien dans mon identité. J’ai des amis libertaires, trotskistes, prêtres, occitanistes, arabes, palestiniens, gitans, hamonistes, malabaristes... J’apprécie la capacité d’écoute et la simplicité de Pierre Laurent. J’aime la verve et le charisme de Mélenchon, ses meetings « pédagogiques », d’éducation populaire ; mais je n’accepte pas que qui que ce soit me demande de renoncer à ce que je suis. Je n’ai pas besoin de label, ni de passer sous les fourches caudines de la « radicalité ».

Radicalisme, rupture, radicalité, révolution, anticapitalisme, horizon communisme, socialisation, lutte des classes, internationalisme, ne sont pas pour moi des vains mots, ni des mots marketing. Ils structurent ma vie ; j’ai beaucoup donné, je ne demande en retour que le respect. Je ne supporte plus les invectives entre frères de combat de classe, les petits calculs politiciens, « hégémoniques »... Je ne suis ni mélenchoniste, ni hamoniste, ni suiviste..., peut-être « ortiziste », et simplement révolutionnaire, donc critique.

 

Je suis immensément heureux que le PCF rende hommage au colonel Fabien, ce lundi à 18h30, à ce Che que brandissaient les « gauchistes » en mai 1968, et que les miens considéraient alors comme un irresponsable, un boute feu, un exportateur de révolution, etc. Le Che était un communiste « sui generis », comme tous les jeunes qui en ces années 1960, libérés des dogmes soviétiques par la révolution cubaine, prirent les armes au nom de l’expérience, et l’espérance, cubaines. Et en moururent. Ils allèrent jusqu’au bout d’un sacrifice consenti. Ce sont nos frères, nos camarades. Ils sont des nôtres. Il était temps de les revendiquer... Miguel Henriquez, Roque Dalton, Tamara, les camarades tupamaros, montoneros, de l’ERP, guérilleros guatémaltèques, fondateurs du Front sandiniste, du Front Farabundo Marti, etc. Ils sont patrimoine commun, comme le Che, patrimoine commun de tous les révolutionnaires.

 

Jean Ortiz

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 17:11

Une nouvelle fois, Macron a affiché son mépris de classe à l'encontre de salariés en lutte pour la défense de leur emploi, lui l'énarque, l'ancien associé de la banque Rothschild. Cela s'est passé alors qu'il était en visite hier à l’École d’Application aux métiers des Travaux Publics à Egletons en Corrèze. La veille il était allé à la rencontre des salariés de Whirlpool d’Amiens qui produiront bientôt des boites aux lettres (et pendant combien de temps?), suite à la délocalisation des sèche-linge de la firme américaine en Pologne. Il voulait leur donner à penser qu’il était pour quelque chose dans la reprise du site par un industriel local.

 

Hier à Egletons, des salariés de l'équipementier automobile GM&S à la Souterraine dans la Creuse souhaitaient pouvoir rencontrer le chef de l’État. Ils sont confrontés à la quasi fermeture de leur usine. 157 salariés sur 277 seraient licenciés, dans un territoire déjà sinistré puisque 18,5% de la population de la Creuse vit en dessous du seuil de pauvreté. Les suppressions d’emploi sont imputables à la baisse des commandes des deux donneurs d’ordres que sont Renault et Peugeot-Citroën. Ces deux firmes préfèrent importer des pièces plutôt que de les produire en France. Et pourtant, Macron a refusé de rencontrer ces salariés en lutte pour l’emploi. Les salariés espéraient le rencontrer, mais ce sont les gendarmes mobiles qui les ont accueillis. Alors que le cortège qui comprenait également des élus creusois approchait des lieux de la visite du chef de l'État, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène.

 

Pendant ce temps-là, le Président de la République venu parler formation et emploi sur leur territoire discutait avec A Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, ce dernier lui faisant part d'une fonderie non loin de là (à deux heures de route de la Souterraine tout de même) qui a du mal à recruter. Et quelle a été la réponse de Macron : « Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire ».

 

Encore une sortie méprisante de plus de ce président au service des riches qui vient s'ajouter à sa précédente sortie sur sa « détermination absolue à ne rien céder ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. »

 

Quant aux salariés, et pas seulement ceux de GM&S en lutte, Macron a donné un aperçu de sa conception du dialogue social, l'envoi de CRS.

 

Petit rappel dans le billet du 11 septembre 2017 des précédentes sorties de Macron.

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