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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 18:04

Mardi 22 novembre, un sujet du 20 heures de France 2 traitait de la suppression d'emplois de fonctionnaires (500 000 prévues dans le projet de Fillon). David Pujadas interrogeait J-P Chapel, journaliste sur France 2 et éditorialiste en économie, sur cette mesure du programme de F Fillon, notamment en comparant à la Suède, au Canada et au Royaume Uni, pays cités régulièrement par F Fillon.

 

J-P Chapel explique que la Suède a supprimé le statut de fonctionnaire, a licencié 20% des effectifs, une cure 2 fois plus sévère que celle proposée par F Fillon. Au Royaume Uni ce sont 15% des effectifs qui ont été supprimés par David Cameron, au Canada ce sont 20% des effectifs qui ont été supprimés.

 

Quelles sont les conséquences sur les services rendus demande D Pujadas.

 

Réponse de J-P Chapel, au Canada les urgences ont connu des dysfonctionnements en raison des fermetures d'hôpitaux, au Royaume Uni le nombre d'élèves par classe a augmenté et le ramassage des poubelles ne se fait plus qu'une semaine sur deux au lieu de chaque semaine. Et concernant la dette, si elle a diminué au Canada et en Suède, au Royaume Uni , elle a continué d'augmenter.

 

Fermer le ban ! Voilà l'information donnée sur le service public au 20 heures de France 2 par rapport à la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires préconisées par F Fillon. Pour J-P Chapel répondant aux questions de D Pujadas, rien de dramatique puisque d'autres y sont arrivés. Voilà comment Pujadas et J-P Chapel avec son air patelin trompent le téléspectateur.

 

Quelle partialité dans les éléments apportés. Pour ne prendre que l'exemple du Royaume-Uni, comment peut-on parler dans les conséquences du ramassage des poubelles qui n'a plus lieu qu'une semaine sur deux, et ne rien dire sur la privatisation de la santé et les coupes budgétaires dans les hôpitaux. Le gouvernement avait fixé comme objectif de réduire de 20 milliards de £ les dépenses dans le secteur de la santé d'ici 2015. La conséquence directe : c'est la fermeture d'une trentaine de services d'urgence, de soins pour enfants, les projets de fusion des hôpitaux menacés de faillite, la suppression de 20% du personnel de santé. En 2013, selon une enquête limitée pour l'instant à un dixième des hôpitaux britanniques, près de 20 000 morts seraient imputables sur les dix dernières années à la politique du chiffre.

 

Est-ce ce que veut la majorité de nos concitoyens ? Moins de services de santé, moins de moyens pour l'éducation, etc ?

 

Le but des services publics est de satisfaire les besoins fondamentaux de chacun et de retisser les liens pour faire société. C'est le rôle premier du service public local ou national. Et ce n'est pas en les supprimant ou en privatisant ces services que nous y parviendrons.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 17:59

 

Les milieux financiers savent remercier ceux qui leur font gagner encore plus. En écrivant milieux financiers, le terme « milieu » me fait penser à mafia. D'ailleurs, un article du 31/08/2012 de Courrier International parlait de la crise financière qui avait donné l’occasion aux réseaux mafieux de s’infiltrer davantage dans l’économie mondiale, en investissant du liquide dans les banques européennes et américaines. L'article faisait état des relations incestueuses entre “bankers” et “gangsters”.

 

Cette porosité entre le « milieu » et les banques, existe également entre dirigeants de la communauté européenne et les banques. De là à dire que ces dirigeants seraient maffieux, il n'y a qu'un petit pas à franchir. Disons qu'il y a pour le moins une certaine consanguinité entre milieux de la finance et dirigeants politiques européens.

 

L’ancienne commissaire européen, Mme Neelie Kroes, présidait une société financière offshore durant son mandat. Cette société financière, « Mint Holdings Limited », négociait avec les Emirats Arabes Unis, des stocks de gaz pour acquérir une partie de la propriété de la multinationale américaine de l’énergie Enron. Ceci se faisait au moment même où la commissaire poussait au démantèlement du groupe EDF/GDF, pestant contre les tarifs réglementés. Durant ses années de mandat, elle était de tous les coups contre nos services de l’énergie, du fret ferroviaire, du livret A, des télécommunications.

 

 

Qui trouve t'on à la tête de la BCE ? Mario Draghi qui a été l’un des stratèges de Goldman Sachs pour toute l’Europe. Goldman Sachs, c'est la banque d’affaires dominante, une institution hyper puissante, présente dans tous les avatars de la crise financière de 2008. La crise grecque? Goldman Sachs. La chute de l’euro? Goldman Sachs. Le refus de la régulation? Goldman Sachs encore.

 

Cette banque symbole de toutes les turpitudes du capitalisme financier mondial a aidé la Grèce a maquillé ses comptes et cela lui a rapporté 600 millions d'euros. Dans le même temps, le produit dérivé utilisé pour dissimuler l'opération et vendu par la banque américaine a fait bondir la dette de la dette de la Grèce envers la banque d'investissement.

 

 

Et Barroso, ancien président de la Commission européenne, qui exigeait des mesures draconiennes de la part de la Grèce, a été embauché par Goldman Sachs. Tiens tiens. Sous prétexte que le délai de carence de 18 mois pendant lequel un ancien commissaire ne peut travailler sur des dossiers qu'il avait en charge a été respecté, le comité d'éthique de l'exécutif de l'Union Européenne estime qu'il n'y a pas d'infraction.

 

Pour ce qui est de l'éthique de cette commission, elle est au même niveau que l'actuel président de la Commission Européenne J-C Juncker qui alors qu'il était 1er ministre du Luxembourg avait couvert le vaste système d'évasion fiscale connu sous l'appellation Luxleaks.

 

Et ce sont tous ceux-là, grassement rémunérés (Barroso avait doit à 371 000 € de traitements et indemnités annuels et a eu droit une fois partie de son poste à différents bonus et avantages, tels qu’une indemnité dite de réimplantation de 24 422 € en une fois, une indemnité de transition de 36 634 € par an pendant trois ans et, après 55 ans, une pension de retraite de 62 644 € par an) qui exigent plus de rigueur pour les autres que ce soit pour les salaires, le montant des retraites ou l'âge de départ.

 

Il est temps de renverser la table !

 

 

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 08:11
Dessin de Besse dans l'Humanité

Dessin de Besse dans l'Humanité

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 23:21

 

Aussitôt connus les chiffres du chômage pour septembre, F Hollande réagissait sur sa page Facebook « Au mois de septembre, le chômage diminue fortement. Ainsi, se confirme une tendance installée depuis le début de l’année... Ces résultats sont le fruit de l’action engagée par le gouvernement à travers le Pacte de responsabilité. Car ce sont les entreprises qui créent les emplois... » Les mêmes éléments de langage étaient aussitôt repris par les membres du gouvernement. Tout ça pour permettre la candidature de Hollande en 2017 puisqu'il avait lié celle-ci à l'inversion de la courbe du chômage.

 

Ce sont donc les 66 300 chômeurs en moins dans la catégorie A qui leur font crier victoire.

 

Mais qu'en est-il réellement ? Certes, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé en septembre mais le nombre total des demandeurs d'emploi, y compris ceux qui ont travaillé quelques heures au cours du mois, est en augmentation : + 1 % sur un an, le chiffre officiel atteint 5,78 millions. Le plan de mise en formation de 500 000 personnes fait basculer les chômeurs de la catégorie A vers la D, dont 85 500 pour septembre. En septembre, le nombre de personnes désinscrites pour « défaut d’actualisation » est de 238 900, sans compter le nombre de chômeurs qui n'entrent pas dans ces statistiques parce que, découragés, ils ne s'inscrivent même plus à Pôle emploi, comme le montrent les enquêtes de l'INSEE sur le "halo" du chômage.

Source : dares.travail-emploi.gouv.fr

 

Cela nous donne tout de même 3.746.000 demandeurs d’emploi en catégorie A, ceux qui n’ont pas travaillé une seule heure dans le mois. Quant au nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégories B et C, il  a augmenté de 39.100 au mois de septembre ce qui porte ne nombre total de demandeurs d’emploi à 5,7 millions de personnes. Et toutes catégories confondues (Dom inclus) ce sont 6. 573.100 Français qui sont privés d’emploi ou sont des travailleurs occasionnels (petits boulots).

 

Depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, la France compte 617.000 chômeurs supplémentaires. Nous sommes donc loin de l’inversion de la courbe du chômage promise dans un premier temps pour la fin de l’année 2012 et dans un second temps pour la fin 2013 par l’actuel président de la République.

 

C'est vrai que le gouvernement n'a pas été aidé par le Medef. Vous vous souvenez du badge, arboré fièrement par Gattaz et de nombreux patrons, promettant le million d'emplois. On ne les a jamais vu mais par contre, ils ont touché les millions du pacte de responsabilité et du CICE. Tout ceci est bien la preuve que les politiques de baisse du coût du travail ne font pas baisser le chômage.

 

Tandis que les PME qui pourraient embaucher n'osent même plus demander un crédit à leur banque de peur de se voir fermer la porte au nez, l'argent des marchés financiers et de la BCE coule à flot pour les multinationales.

 

C'est au coût du capital et au système capitaliste qu'il faut s'attaquer.

 

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 14:36

A l'initiative de plusieurs militants du PCF et de Ensemble, un appel va être lancé en vue de la campagne des présidentielles de 2017. Il s'agit de revendiquer un soutien à Jean-Luc Mélenchon. Plusieurs maires communistes, élu-e-s (locaux et nationaux) sont signataires, ainsi que des syndicalistes et responsables de Ensemble, mais également plusieurs « intellectuels » (Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Patrick Chamoiseau, Jacques Bidet, Razmig Keucheyan, etc).

 

Citoyennes et citoyens de gauche, organisés ou non, nous voulons que les élections présidentielle et législatives de 2017 soient utiles pour ouvrir dans notre pays une perspective politique de progrès humain, démocratique, social et écologique.

 

Après cinq ans de gouvernements se réclamant de la gauche tout en poursuivant les politiques néolibérales et autoritaires de la droite, l’écœurement et la colère risquent de se traduire par une abstention record de l’électorat populaire, une défaite historique du parti socialiste et la victoire d’une droite radicalisée flanquée d’une extrême droite plus menaçante que jamais. Quant à la gauche de transformation sociale et écologique, qui avait commencé à créer du neuf, notamment avec le Front de gauche, elle pourrait bien revenir une nouvelle fois à sa dispersion antérieure et tuer pour longtemps l’espoir qu’elle avait réussi à faire naître en 2012. Nous ne voulons pas de ce scenario épouvantable qui aboutirait à un très dangereux face à face entre néolibéralisme et national-populisme, confortant la supercherie visant à faire passer celui-ci pour la seule alternative envisageable au « système » qui ravage nos sociétés. Le pire deviendrait alors possible. 

 

Au vu des risques bien réels d’une catastrophe politique aux conséquences incalculables, nous en appelons à l’esprit de responsabilité et d’audace de toutes les forces de la gauche de transformation sociale et écologiste. Elles sont diverses, à l’image du peuple qu’il s’agit de rassembler, comme des combats dont elles sont héritières : socialiste, communiste, écologiste, libertaire, féministe, anticolonialiste, pacifiste,  antiraciste, altermondialistes, etc. Mais elles ont tellement en commun, comme l'ont montré l'adoption du programme « l'Humain d'abord » il y a cinq ans, les luttes que nous avons menées ensemble et l’intérêt soulevé en Europe par des expériences novatrices comme celles de Syriza et Podemos, qu'il serait inacceptable qu’elles ne réussissent pas à se rassembler aujourd’hui pour mener ensemble le combat difficile qui s’annonce. 

 

Dans cet esprit, nous décidons de nous engager dans la campagne électorale de 2017.  Les jeux ne sont pas faits. En profondeur, le peuple français est en attente. Les mobilisations au moment de la COP 21, celles contre la déchéance de nationalité et à Notre Dame des Landes, contre la loi travail et Nuit debout ont montré que, dans l'autonomie de leurs mouvements et dans leur diversité, les exigences de justice sociale et écologiste, d’égalité, de démocratie sont toujours bien vivantes. Elles doivent pouvoir trouver l’expression de leur potentiel politique. Il est donc vital de créer un élan, et pour cela de jeter de toute urgence les bases du rassemblement politique à construire.

 

Cela suppose une nouvelle proposition politique, un programme et  des candidatures en rupture avec l’ordre productiviste et néolibéral, permettant un très large rassemblement de forces et de personnalités représentatives des différentes sensibilités de gauche, à égalité avec des citoyennes et des citoyens engagées dans la vie politique, syndicale, associative, intellectuelle et culturelle.

 

On assiste au contraire à un éparpillement suicidaire. EELV s’apprête à désigner son candidat. Les « frondeurs » du PS risquent, après la primaire, de se retrouver à soutenir un candidat qu’ils n’ont eu de cesse de combattre. Le Front de Gauche est éclaté. Le Parti communiste désigne ses candidats aux législatives et annonce qu’il décidera le 5 novembre prochain de la candidature qu’il présentera ou soutiendra pour la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a annoncé la sienne et entend que  « La France insoumise » qu’il a créée soit le cadre unique d’organisation des campagnes électorales de l’an prochain. Tout cela ne pourrait aboutir qu’à des candidatures fratricides, y compris aux législatives, et à un désastre complet. 

 

Nous refusons de laisser une nouvelle fois le piège de l’élection présidentielle et les débats sur une candidature ruiner tout espoir avec la vaine recherche d’une femme ou d’un homme providentiel. Une candidature de large rassemblement est possible et peut résulter d’une construction collective impliquant directement, au-delà des forces concernées, les citoyen-nes. Quels que soient les arguments des uns et des autres ou les divergences que nous pouvons avoir avec lui, la candidature de Jean-Luc Mélenchon estdans les circonstances actuelles installée dans le paysage politique. Elle exprime dans les classes populaires le refus à gauche de la politique mise en œuvre par François Hollande. A six mois de l’échéance, il serait, à nos yeux, irresponsable de ne pas prendre acte de cette situation. Cependant son mouvement « La France insoumise » ne représente qu’une partie des forces disponibles. Réussir à les rassembler très largement nécessite une alternative politique pluraliste, démocratique, répondant aux exigences d’un fonctionnement plus horizontal et citoyen portées notamment par la mobilisation contre la loi travail et les Nuits debout.

 

Il faut donc franchir une étape. Afin de nous engager toutes et tous ensemble dans ce combat politique si important pour l’avenir de notre pays, il est indispensable que soit constitué au plan national, avec toutes les parties concernées, un lieu d’échange et de coordination qui rendra compte de notre diversité politique et sera ouverte aux acteurs des mouvements sociaux comme aux intellectuels, créateurs et artistes, qui manifestera notre ambition commune et donnera à nos campagnes présidentielle et législatives la plus grande efficacité.  Nous proposons que celles et ceux qui entendent se joindre à notre appel contribuent activement à la convergence des forces sociales et politiques de gauche et écologiste dans les villes, les départements et les 577 circonscriptions législatives, avec les organisations locales du PCF, du PG et de « La France insoumise », d’Ensemble, d'EELV et des groupes de socialistes critiques, ceux de l'Appel des cent, les assemblées citoyennes créées dans le cadre du Front de gauche ainsi que les citoyennes et citoyens, celles et ceux qui se sont mobilisés depuis des mois contre la politique du gouvernement, les femmes et les hommes susceptibles de participer à une démarche de rassemblement et d’innovation à gauche pour 2017.C’est la clé d’une convergence à gauche audacieuse et déterminée, d’une véritable dynamique collective et donc du succès. Nous prenons à cette fin toutes les initiatives nécessaires.

 

Nous appelons toutes les femmes, tous les hommes et toutes les forces de progrès à se joindre à cette démarche en signant cet appel et en s’engageant concrètement pour la réalisation des objectifs qu’il se fixe. C’est la condition pour échapper au piège qui nous est tendu en 2017. Et pour que cette campagne marque une étape décisive dans la reconstruction dans notre pays d’une gauche digne de ce nom.

  

Une plateforme pour recueillir les signatures est disponible ici :

(http://www.frontcommun.fr/)

 

Les premières et premiers signataires :

Théo ABRAMOVITZ, militant communiste ; Hélène ADAM, syndicaliste ; Christophe AGUITON, militant altermondialiste ; Sylviane AINARDI, députée européenne (1989-2004) ; Sylvie ALTMAN, maire de Villeneuve-Saint-Georges ; Nils ANDERSSON, éditeur ;

Génica BACZYNSKI, écrivain ; Alain BASCOULERGUE, militant communiste ; Emmanuelle BECKER, conseillère de Paris ; Yannick BEDIN, élu PCF de Bourges ; Habib BEJAOUI, syndicaliste ; Maxime BENATOUIL, animateur du réseau Transform !; Nawel BENCHLIKA, syndicaliste ; Christian BENEDETTI,  metteur en scène et directeur de théâtre ; Gilles BERNARD, syndicaliste ; Jacques BIDET, philosophe ; Gérard BILLON, syndicaliste ; Françoise BONTOUX, militante féministe ; Jean-Pierre BONTOUX, ancien Maire de Mitry-Mory ; Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice honoraire ; Jacques BOURGOIN, ancien Maire et conseiller général de Gennevilliers ; Marie-Pierre BOURSIER, militante communiste ; Patrick BRODY, syndicaliste ;

François CALARET, Ensemble ; Julie CAUPENNE, enseignante, secrétaire générale de l'Appel des appels ; Patrick CHAMOISEAU, écrivain ; Philippe COANET, syndicaliste (92) ; Patrice COHEN-SEAT, président d'honneur d'Espace-Marx ; Jacques COSSARD, économiste ; Alexis CUKIER, philosophe ;

Pierre-Paul DANNA, maire de La Tour sur Tinée ; Jean-Michel DREVON, militant associatif et syndical ; Michel DUFFOUR, ancien ministre ; Jean-Paul DUPARC, journaliste ; Cédric DURAND, économiste ;

Annie ERNAUX, écrivaine ;

Jacques FATH ;

Fanny GAILLANNE, conseillère de Paris ; Isabelle GARO, philosophe ; Emmanuelle GAZIELLO, porte-parole du Mouvement pour la 6e République ; Gregory GEMINEL, militant internationaliste ; Frederick GENEVEE, historien ; Brigitte GONTHIER-MAURIN, sénatrice ; Fabrice GOUGI, maître luthier ; Margot GOUGI, comptable ; Pierre-François GROND, Ensemble ;

Janette HABEL, universitaire ; Jean-Marie HARRIBEY, économiste ; Ingrid HAYES, Ensemble ; Claudie HILSUM, journaliste ;

Muguette JACQUAINT, députée honoraire ; Anne JOLLET, historienne ; Emmanuelle JOSHUA, Ensemble ;

Razmig KEUCHEYAN, sociologue ; Pierre KHALFA, responsable associatif ;

Jean-Pierre LANDAIS, militant communiste ; Annick LE GOFF, militante communiste, Yann LE LANN président d'Espaces-Marx ; Frédéric LEBARON, sociologue ; Patrice LECLERC, maire de Gennevilliers ; Marcel LOPEZ, PCF (09) ; Laurence LYONNAIS, Ensemble ;

Maxence MAILLARD, étudiant ; Lucien MAREST, militant communiste ; Roger MARTELLI,  historien ;  Sonia MASSON, metteur en scène ; Claude MAZAURIC, historien ; Manuel MENAL, cadre territorial ; Alain MENNESSON, syndicaliste ; François MEYROUNE, ancien Maire de Migennes ; Olivier MOLLAZ, Ensemble ; Gérard MORDILLAT, écrivain, cinéaste ; Frank MOULY, élu à Chelles; Gérard MUTEAU, syndicaliste ;

Bernard NOEL, poète et romancier ;

Pierre OUZOULIAS, Conseiller départemental (92) ;

David PELLICER, militant communiste ; Guillaume PIGEARD de GURBERT, philosophe ; Michel PINCON, sociologue ; Monique PINCON-CHARLOT, sociologue ; Hugo POIDEVIN, élu à Cherbourg ; Gilles POUX, maire de La Courneuve ;

Yvon QUINIOU, philosophe ;

Alain RAYMONT, militant communiste ; Jérôme RELINGER, ingénieur ;

Nora SAINT-GAL, élue ; Lucien SEVE, philosophe ;

Jacques TESSIER, syndicaliste ; Jean-Jacques TEVENART, médecin ; Marc THIBERVILLE, syndicaliste ; André TOSEL, philosophe ; Jean-Michel TOULOUSE, ancien directeur de centre hospitalier ; Hugo TOUZET, élu de Paris ; Catherine TRICOT, architecte-urbaniste ;

Marion VAZEILLE-PONCET, militante communiste ; Denis VEMCLEEFS, conseiller municipal de Saint-Ouen, acteur culturel ; Joëlle VOGLIERI-COURTEL, militante de l’éducation populaire (77) ;

Louis WEBER, ancien syndicaliste, éditeur ;

Malika ZEDIRI, association de Chômeurs.

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:53

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 16:02

Droite, centristes et socialistes soutiennent la mise en oeuvre provisoire du CETA

Par Michel Billout, Eric Bocquet et le groupe CRC (Communiste Républicain et Citoyen)

 

Il aura fallu l’initiative du groupe communiste républicain et citoyen pour qu’un débat autour du très important et controversé projet d’accord global commercial et d’investissement entre l’UE et le Canada (CETA) ait enfin lieu au Sénat.

 

Et encore, ce débat se sera limité à une audition de Matthias Feckl, Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur et de la discussion, aujourd’hui, de la proposition de résolution n° 862 (2015-2016) déposée par le groupe CRC devant la commission des affaires européennes.

 

Or, le CETA, négocié dans l’opacité la plus absolue entre la Commission Européenne et le gouvernement fédéral canadien n’a jamais fait l’objet d’une quelconque présentation devant les parlements nationaux avant ou après le 26 septembre 2014, date de l’arrêt négociation. Cet accord de plus de 1000 pages n’est toujours disponible qu’en anglais.

 

Pourtant il porte sur la presque totalité des activités économiques et aura des conséquences très importantes dans la vie des citoyens des deux côtés de l’Atlantique.

 

Alors que les parlements nationaux ne disposent que de très peu d’informations, qu’aucune étude d’impact économique n’a été réalisée sur les conséquences de l’application d’un tel accord, les Chefs d’Etat s’apprêtent à signer l’accord le 27 octobre prochain lors du sommet UE-Canada.



Pire, cette signature sera suivie par une application provisoire de l’accord pendant au moins 3 ans sur la partie de compétence communautaire de l’accord, qui représentera au moins 80 % du contenu de l’accord. L’étendue du périmètre de la compétence communautaire n’est même pas définie à ce jour.



La ratification qui sera demandée, par la suite, aux parlements nationaux n’aura d’incidence que sur la partie des compétences nationales.

 

C’est pourquoi le groupe communiste républicain et citoyen a proposé une résolution demandant notamment au gouvernement français « de refuser toute mise en œuvre provisoire du CETA sans consultation préalable des Parlements nationaux ».

 

Cette proposition, qualifiée pourtant de modérée par le président de la Commission des affaires européennes, a été rejetée par les sénateurs de droite, centristes et socialistes. Seuls les sénateurs écologistes ont apporté leur soutien à notre initiative.

 

Ce faisant le Sénat renonce à sa prérogative politique pour intervenir sur le contenu même d’un accord essentiel. C’est une démission et un véritable déni de démocratie.

 

C’est pourquoi nous appelons les élus et les citoyens à réagir à cette dérive et à se mobiliser contre l’application provisoire du CETA.

 

 

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 17:14
Nous, personnalités publiques et citoyen-ne-s, nous opposons par cette tribune à la signature, la ratification et la mise en application de l’accord économique et commercial global (AECG ou CETA) entre l'Union Européenne et le Canada. Nous appelons les chefs d’Etats des 28 pays membres de l’Union Européenne et notre gouvernement à ne pas signer cet accord, et appelons à la mobilisation citoyenne.
 
Le Comprehensive Economic Trade Agreement ou CETA est un traité commercial de libre échange entre l’Union Européenne et le Canada engageant l’ensemble des pays de l’Union et des provinces Canadiennes. Cet accord contesté doit être signé le 27 octobre, lors de la venue du Premier ministre canadien Justin Trudeau à Bruxelles, si les ministres des finances européens l'approuvent lors du conseil du 18 octobre. Il passera ensuite par une ratification du Parlement européen fin 2016 ou début 2017, puis par celles des Parlements nationaux.
 
Négocié depuis 2009 dans une atonie médiatique, le CETA est en réalité le prototype du plus célèbre TTIP (ou TAFTA), traité similaire entre l’Union Européenne et les Etats-Unis. Comme toute convention internationale, une fois ratifié, il primera sur les lois nationales (et européennes) des deux côtés de l'Atlantique.
 
Ce traité entraînera notamment :
  • La perte de souveraineté de la sphère judiciaire, via l’abandon du pouvoir des tribunaux des Etats et de l’UE, dans le jugement des litiges opposant les Etats membres aux entreprises et investisseurs privé, au profit d'arbitrages privés à travers la mise en place d'une Cour de justice des Investissements sur le modèle ultra-controversé de l'ISDS, notoirement détourné par des multinationales pour s'attaquer aux choix politiques des Etats. 
  • L’uniformisation par le bas des normes environnementales, sanitaires et sociales, en termes de santé et de droits sociaux notamment.
  • L’ouverture à une concurrence plus grande entre les pays membres de l’UE et les provinces du Canada.
 
Si l'accord national de chacun des 28 états membres n’est pas acquis pour l'heure, l'accord décisionnel à venir du Conseil Européen semble déjà joué, malgré la résistance de certains gouvernements. Ce traité sera partiellement effectif pendant trois ans dès sa ratification par les Parlement Européen et Canadien, et ce avant même les ratifications par les Etats membres, court-circuitant de facto la faculté d’opposition des Parlements nationaux ou des provinces canadiennes. Les Etats se verraient donc potentiellement contraints d'appliquer des accords que leurs représentants ont rejetés.
 
Moins d’un an après les accords de Paris lors de la COP21, alors que la question climatique et la transition énergétique sont des enjeux contemporains majeurs, cet accord propose un nivellement par le bas des normes environnementales. 
 
Au moment où l’Europe voit son modèle social menacé par la dérégulation, à travers les différentes lois « Travail », une nouvelle vague de libéralisation s'apprête à aggraver la course à la compétitivité dans un processus de mondialisation non contrôlée.
 
À l'heure où la représentation démocratique traverse une crise de légitimité, cet accord consacre explicitement la perte d’influence de la sphère législative au profit de grands groupes multinationaux dans les domaines clés de la politique économique. 
 
Les scandales concernant les lobbys industriels et financiers se succèdent et s'accélèrent : Luxleaks, Panama Papers, constructeurs automobiles ne respectant pas les normes environnementales, etc. Cet accord œuvre contre l'intérêt général en offrant une forme juridique plus conforme aux intérêts de grands groupes, ce qui convertira les infractions commises aujourd'hui en actes légaux demain.
 
Sur la forme, les négociations du CETA, comme celles du TTIP, ont été d’une opacité sans précédent : les citoyens européens n’ont pas eu l’occasion d'exprimer leurs avis sur ces questions ni même l'opportunité de s'en forger un, seules les institutions industrielles privées ont eu accès aux salles de négociation. Les parlementaires eux-mêmes sont mis devant le fait accompli. Dépouillés de leurs prérogatives, ils devront prendre une décision en quelques semaines sur un sujet dont les implications restent floues. Nos représentants devront ainsi engager l'État à long terme, sans avoir le temps du débat nécessaire à une prise de décision éclairée, ce qui constitue un détournement puissant de la démocratie représentative.
 
Sur le fond, ce traité est une étape de plus dans la mise en concurrence entre les peuples. Sous couvert de Libre échange, il se traduira en pratique par une baisse successive des droits sociaux et des normes environnementales. En laissant libre cours à la gouvernance du marché et en instituant une justice ad hoc, cette convention favorise le moins disant social et environnemental, faisant ainsi obstacle à la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes.
 
Nous refusons de mettre en compétition nos acquis sociaux, nos systèmes de santé, nos systèmes éducatifs et l’ensemble des services et biens communs. 
Notre démarche est citoyenne et transcende ici les clivages politiques. Nous avons des raisons différentes de nous opposer à ce traité : écologiques, sociales, économiques, politiques ou démocratiques.
 
Par-delà nos divergences, ce qui nous guide est la volonté de préserver nos biens communs. 
Nous appelons donc notre gouvernement et les chefs des Etats membres de l’Union Européenne à ne pas accepter la ratification de ce traité lors du Conseil européen du 18 octobre 2016.
 
Premiers signataires : Commission démocratie Nuit Debout, Commission écologie Nuit Debout, Commission économie politique Nuit Debout
 
Signataires : Laurence Abeille, députée Europe Ecologie Les Verts ; Marina Albiol, députée européenne European United Left - Nordic Green Left; Brigitte Allain, députée Europe Ecologie les Verts; Pouria Amirshahi, député ; Martina Anderson, députée européenne European United Left - Nordic Green Left; Jean-Noël Aqua, conseiller de Paris Front de Fauche; François Asensi, député ; Isabelle Attard, députée; Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble-Front de Gauche, conseillère régionale Ile-de-France; Guillaume Balas, député européen PS; Julien Bayou, Porte parole Europe Ecologie les Verts; Judith Bernard, journaliste ; Michel Billout, sénateur Front de Fauche; Jean-Pierre Blazy, député PS; Frédéric Boccara, économiste, membre du Conseil Economique social et environnemental ; Christophe Bonneuil, historien ; Michèle Bonneton, députée Europe Ecologie les Verts; Benoit Borrits, journaliste; Jean Bouyssou, Ligue des Droits de l’Homme Paris 12; Lynn Boylan, députée européenne European United Left - Nordic Green Left; Jean-Jacques Candelier, député Front de Gauche; Robert Cantarella, metteur en scène; Matt Carthy, député européen European United Left - Nordic Green Left; André Chassaigne, député Front de Fauche; Jean Hugues Chezlemas, Directeur de CES; Eric Coquerel, conseiller régional d'Île-de-France Parti de Gauche; Benjamin Coriat, économiste; Sergio Coronado, député Europe Ecologie les Verts; C215, street artiste ; Caroline De Haas, militante féministe ; Luc Delahaie, gérant de Chantier naval grand Val; Karima Delli, députée européenne EELV, candidate à la primaire des Verts; Fabio De Masi, député européen European United Left - Nordic Green Left; Cecile Duflot, députée Europe Ecologie les Verts, candidate à la primaire des Verts; Pascal Durand, député européen Europe Ecologie les Verts; Enercoop, Société Coopérative d’Intérêt Collectif; Ethiquable, Entreprise Coopérative, Citoyenne et Solidaire; Gerard Filoche, candidat à la primaire PS ; Eleonora Forenza, députée européenne European United Left - Nordic Green Left; Nicolas Framont, sociologue ; Jacqueline Fraysse, députée Front de Fauche; Susan Georges, essayiste ; Benoit Hamon, député PS, candidat à la primaire PS; Srećko Horvat, philosophe ; Yannick Jadot, député européen les Verts; Romain Joron, député PS; Jerome Lambert, député PS; Jean Lassalle, député, candidat à l’élection présidentielle; Laury-Anne, journaliste Gazette Debout; Marc Lavoie, Professeur d’économie Université d’Ottawa et Université Paris 13; Patrick Le Hyaric, député européen Front de Gauche; Marie Noëlle Lienemann, sénatrice PS, candidate à la primaire PS; Paloma Lopez Bermejo, députée européenne European United Left - Nordic Green Left; Sabine Lösing, députée européenne European United Left - Nordic Green Left; Noël Mamère, député écologiste ; Sophie Mazas, avocate, Ligue des Droits de l’Homme 34; Dominique Meda, sociologue ; Jean Luc Melenchon, député européen; Anne-Marie Mineur, députée européenne European United Left - Nordic Green Left ; Luke Ming Flanagan, député européenne European United Left - Nordic Green Left; Mouvement des Jeunes Socialistes; Liadh Ní Riada, députée européenne European United Left - Nordic Green Left; Philippe Nogues, député ; Osons Causer, youtubeurs; Dominique Plihon, porte-parole d’ATTAC France; Thomas Porcher, économiste ; Christophe Premat, député PS; Raphaëlle Primet, conseillère de Paris Front de Fauche; Monique Rabin, députée PS; Laura Raim, journaliste ; Christophe Ramaux, économiste ; Michèle Rivasi, Députée européenne Européen Ecologie les Verts; Jean Louis Roumegas, député Europe Ecologie les Verts; François Ruffin, journaliste ; Nicolas Sansu, député Front de Gauche ; Eva Sas, députée Europe Ecologie Les Verts; Catherine Sinet, journaliste ; Sortir du silence, Association; Henri Sterdyniak, économiste; Bernard Stiegler, philosophe; Sud Commerces et Services; Tatiana, présentatrice du fil d’actu; Isabelle Thomas, députée européenne PS; Marie Christine Vergiat, députée européenne Front de Gauche; Sébastien Villemot, économiste.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:56

 

Les militantes du « bateau des femmes » expulsées d'Israël

 

L'enclave palestinienne de Gaza est soumise depuis dix ans à un sévère blocus terrestre, aérien et maritime par Israël. Depuis 2008, plusieurs expéditions civiles ont tenté, à chaque fois vainement, de forcer le blocus de ce territoire miné par la pauvreté et le chômage.

 

Des militantes pour la paix avaient embarqué à Barcelone pour tenter de rallier l'enclave palestinienne. Quel danger pouvaient représenter ces militantes ? Parmi les 13 femmes, la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, prix Nobel de la Paix en 1976, et la parlementaire algérienne Samira Douaifia. Leur voilier qui tentait de briser le blocus a été arraisonné dans les eaux internationales, les empêchant, comme lors des tentatives précédentes, de rallier l'enclave palestinienne. Après l'interception de leur embarcation, les militantes ont été escortées jusqu'au port israélien d'Ashdod. Elles ont été placées en détention avant d'être expulsées.

 

Le blocus israélien, aggravé par la fermeture de la frontière avec l’Égypte, créé une situation sanitaire dramatique pour les deux millions d’habitants de cet étroit territoire. Gaza est victime du non-respect par Israël des accords d’Oslo. Il n'y a absolument aucun blocus « légal » de Gaza.

 

Pourquoi nos dirigeants et la grande majorité des médias restent-ils silencieux face à cette situation ? Il faut en finir avec l'impunité d'Israël.

 

Comme le disait Angela Davis* dans une interview en 2014, « Tout comme le combat contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud a fini par devenir une des préoccupations premières d’une grande majorité des mouvements de lutte pour la justice dans le monde, la question palestinienne doit devenir la priorité de tous les mouvements progressistes aujourd’hui. »

 

* Angela Davis, Militante des droits de l'homme, féministe et communiste américaine.

 

 

 

Le silence des dirigeants et des médias sur le blocus de Gaza par Israël n'a que trop duré

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 01:38

Pour opérer le « redressement » du pays, François Hollande a pourtant renié l’essentiel de ses promesses de campagne pour ne jurer que par la baisse des « charges des entreprises ». L’objectif : améliorer la compétitivité-coût, répondant favorablement aux exigences du Medef. Dès 2012, le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) est lancé. Il consiste à réduire « les charges » par diminution de l’impôt sur les sociétés. Un dispositif qui n’a cessé de monter en puissance et a été accompagné par d’autres mesures incluses dans le pacte de responsabilité.

 

Pour cette année, 34 milliards d’euros d’« aides » seront attribués aux entreprises, après 24 milliards en 2015, 10 milliards en 2014. Soit un total de 109 milliards d’ici la fin du quinquennat. Joli pactole pour quels résultats ? Cette politique d’urgence devait se traduire selon le gouvernement, par la création de quelque 500 000 emplois. Un bide. Le nombre de chômeurs, toutes catégories confondues, est de 6 611 300 en août, en hausse de 2,6% sur un an.

 

Le tableau ci-dessous (Source Trendeo : Observatoire de l'emploi et de l'investissement en France) montre que la désindustrialisation n'a pas cessé depuis 2009, et que la politique de l'offre voulue par le gouvernement Hollande-Valls ne produit pas les effets escomptés.

 

Par contre, le capital se porte bien. Chaque année en France, environ 298,9 milliards d'euros (soit 30,41% de la richesse nationale) sont prélevés par le capital en frais financiers et dividendes. A cela s'ajoutent les exonérations de cotisations patronales qui sur 20 ans atteignaient en 2012 le montant de 280 milliards d'euros. A cela s'ajoutent depuis chaque année les 20 milliards du CICE.

 

La baisse du coût du travail est une impasse.

 

J'ai rédigé ce billet à partir d'éléments publiés dans l'Humanité du 28 septembre. Et comme le conclut l'éditorial de ce jour-là, « la nécessité d'un grand projet industriel innovant s'avère d'une urgence absolue. Un projet délié des requins de la finance, en phase avec les mutations mais non soulmis à elles. La renaissance du travail et l'instauration d'une nouvelle économie politique et sociale n'ont rien d'un rêve : c'est une obligation. »

 

Le coût du travail n'est pas la cause de la débâcle industrielle

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