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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 16:59

Dans mon précédent billet en soutien aux cheminots, j'écrivais que l'enjeu était bien plus grand que la SNCF. Les cheminots se battent pour l'intérêt général, car c'est toute une vision solidaire de la société qui est attaquée par le gouvernement. Les services publics sont notre bien commun, il faut les défendre et les étendre. 

 

Force est de constater que les privatisations larvées de la Justice, de la SNCF, de l’Hôpital, la suppression du régime des cheminots et la sélection des étudiants à l'entrée dans les universités, n'ont d'autre objectif que d'en finir avec le Service Public Français.

 

Si des réformes sont à réaliser, ce que ne contestent pas les cheminots, celles-ci devraient s'orienter vers un meilleur fonctionnement du Service Public au profit de ses acteurs et de ses usagers, ce qui n'est pas le cas. Un simple exemple par rapport à la dette de la SNCF. Un rapport dont il est peu question révèle que « quand SNCF Réseau emprunte 100 euros pour améliorer son réseau, il ne peut réellement en utiliser que 41 euros, les 59 euros restants étant ponctionnés par le système financier » au titre des intérêts de la dette. Est-ce cela l'intérêt général ?

 

Le combat pour la défense des services publics est bien le combat de tous ceux qui veulent défendre l'intérêt général contre celui d'une caste qui cumule toutes les positions dominantes de tous les champs de l'activité économique et sociale. Alors soyons solidaires de cette lutte.

 

De nombreux intellectuels de gauche parmi lesquels Robert Guediguian, Gérard Mordillat, Didier Daeninckx, Christophe Honoré, soutiennent la mise en place d'une cagnotte afin d'indemniser financièrement, via des dons sur internet, les cheminots qui feront grève à compter du 3 avril prochain. Chacun comprend que les journées de grève coûtent et que pour le succès de leurs revendications, il importe que le mouvement puisse durer.

 

Pour contribuer à cette cagnotte :
https://www.leetchi.com/fr/Cagnotte/31978353/a8a95db7

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 22:28

Je soutiens la grève des cheminots car j'aime mieux payer des fonctionnaires qui me servent que des actionnaires qui se servent. 

 

D'autre part, l'enjeu est bien plus grand que la SNCF. Les cheminots se battent pour l'intérêt général, car c'est toute une vision solidaire de la société qui est attaquée par le gouvernement. Les services publics sont notre bien commun, il faut les défendre et les étendre. 

 

C'est un train de régression sociale que Macron et son gouvernement veulent faire passer. La SNCF est attaquée, la RATP est attaquée, la santé est attaquée, la Poste est attaquée, le transport aérien est attaqué, la fonction publique est attaquée.

 

Alors OUI je soutiens cette lutte des cheminots.

Je soutiens la grève des cheminots
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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 22:35

En 14 ans de présence à La Poste, Gaël Quirante est devenu l’une des bêtes noires de la direction. Il a été convoqué à pas moins de 10 entretiens préalables à licenciement ou à sanction disciplinaire et a cumulé presque un an de mises à pied. L’origine principale du conflit entre La Poste et le responsable syndical de Sud remonte au printemps 2010 lorsque dans les Hauts-de-Seine, un mouvement de grève a duré plus de deux mois avec des occupations de locaux. Depuis cette action, la direction de la Poste veut virer ce responsable syndical. Par trois fois, l’inspection du travail (en 2010), puis le ministre du Travail Xavier Bertrand (en 2011) et le tribunal administratif en 2014 avaient refusé son renvoi. Mais en avril 2017, la cour d’appel administrative de Versailles a annulé les trois décisions, relançant la procédure. Cela a permis à l’inspection du travail de se prononcer à nouveau, et de refuser pour la quatrième fois le licenciement en juin 2017 considérant que c'était l'activité syndicale de Gaël Quirante qui était visée.

 

Mais faisant preuve d'un véritable acharnement, la Poste a de nouveau contesté cette décision le mois suivant, en introduisant ce qu’on nomme un « recours hiérarchique ». Il revenait donc une fois de plus au ministère du travail de trancher.

 

La mauvaise nouvelle est tombée le mardi 20 mars 2018. La ministre du travail Muriel Pénicaud a décidé d’autoriser le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD-Poste dans les Hauts-de-Seine. La ministre autorise ce licenciement alors que l’inspection du travail, systématiquement saisie pour vérifier si les licenciements de représentants du personnel sont justifiés, a refusé cette procédure à quatre reprises.

 

Pénicaud, qui avait réalisé une plus-value boursière de 1,13 million d’euros sur ses stock-options suite à l'annonce d'un plan de licenciement alors qu'elle était DRH chez Danone, confirme par cette décision politique qu'elle est plus la ministre du capital que la ministre du travail.

 

Ce licenciement arbitraire est inacceptable et doit être annulé !

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 23:05

Quelques photos de la manifestation de Niort du 22 mars qui a rassemblé 2000 manifestants pour défendre des  services publics au service de tous.

Une mobilisation qui appelle une suite.

Devant la gare SNCF

Devant la gare SNCF

Au départ de la manif
Au départ de la manif

Au départ de la manif

Ça fume avec les cheminots
Ça fume avec les cheminots

Ça fume avec les cheminots

2000 manifestants à Niort pour la défense des services publics
2000 manifestants à Niort pour la défense des services publics
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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 08:29

Après le Code du travail l'année dernière, le gouvernement Macron a décidé de s'en prendre à l'ensemble du secteur public. Fidèle à sa tactique de division des salariés, il a lancé les hostilités par une attaque en règle contre le statut des cheminots qui serait responsable de tous les maux de la SNCF.

 

Cette façon de procéder préfigure la future réforme de la fonction publique (Etat, Hôpital, collectivités territoriales) baptisée « plan action publique 2022 ». L'objectif est d'amplifier encore le travail de sape entrepris par les différents gouvernements depuis des années avec la mise en place de mesures libérales (suppressions de postes, recours accru aux contractuels, rémunération au mérite …). Chacun peut mesurer les conséquences de ces politiques d'austérité dans le secteur hospitalier, dans l'éducation etc.

 

A l'heure où le gouvernement cherche à diviser le monde du travail, il n'est pas inutile de rappeler que ces antagonismes sont artificiels, car on est tous le privilégié de quelqu'un d'autre.

 

Usagers, fonctionnaires, salariés du public et du privé, nous avons tous intérêt à défendre l'accès au service public. Refusons que le service public censé être guidé par l’intérêt général soit transformé en une entreprise du CAC 40.

 

 

Lien vers la carte de France des mobilisations du 22 mars

 

Usagers et salariés, le 22 mars 2018, on défend tous nos services publics
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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 22:04

 

 

 

Dans les Deux-Sèvres

A NIORT manifestation à 14 heures

Départ Haut Place de la Brèche

~~~~~~~~~~~~

A THOUARS à 10 heures 30

Place Flandres Dunkerque

~~~~~~~~~~~~

A BRESSUIRE à 14 heures

Devant la Sous-Préfecture

En Deux-Sèvres comme partout en France, le 22 mars agissons pour sauver notre bien commun : le servie public
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 11:34

La pension du retraité n'est pas une allocation sociale ni une variable d'ajustement, mais un droit acquis par le travail.

 

Les pensions ont été "revalorisées" seulement de 0,1% et 0,8% en 5 ans, et l'annonce a été faite qu'en 2018 elles seraient gelées. Réduire le pouvoir d'achat des retraités va non seulement plonger des millions d'entre-eux dans la pauvreté, mais va aggraver les difficultés du pays. La dette, le déficit commercial, la précarité et le chômage progressent. Macron, ce prétendu homme "nouveau", poursuit les recettes anciennes en appliquant la même politique que ses prédécesseurs.

 

Dans le même temps, son gouvernement supprime l'ISF pour les patrimoines boursiers et met en place une taxation plafonnée à 30% pour les dividendes, ce qui représente 4,5 milliards de cadeaux faits aux plus fortunés. Dans le classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, Bernard Arnault a fait un bond spectaculaire. En un an, le patron de LVMH est passé de la 11ème à la 4ème place. Son patrimoine, estimé par Forbes à plus de 72 milliards de dollars (60 milliards d'euros), a enregistré un gain record de 71,5% sur l'année écoulée. 

 

En 2017, les entreprises du CAC40 ont enregistré des profits de 93,4 milliards d'euros. Sur les vingt dernières années , les dix plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 950%.

 

Et Macron fait des cadeaux fiscaux à cette caste de fortunés et organise la rigueur à l'égard du plus grand nombre dont les retraités.

 

Alors, le jeudi 15 mars, manifestons pour faire entendre à Macron, son gouvernement et ses députés à sa botte que les retraité(e)s ne sont pas des privilégiés.

 

NON à la hausse de la CSG

NON à la baisse des pensions

Jeudi 15 mars 2018

Journée nationale d'actions

 

Dans les Deux-Sèvres

A NIORT rassemblement à 14 heures

14 rue du 24 février

devant la permanence du député Guillaume Chiche

Puis regroupement avec la manifestation des salariés des EHPAD

pour une manifestation en direction des Halles

 

A THOUARS

rassemblement à 10h30 devant le théâtre

 

 

 

 

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 22:24

Les distributions de dividendes dans le monde ont explosé de 7,7 % en un an. C’est historique, selon le cabinet de gestion d’actifs Janus Henderson, qui scrute trimestriellement les 1 200 plus grosses entreprises au monde. Celles-ci versent à elles seules 90 % du total des dividendes. Le cabinet publie chaque année un genre d’indice du bonheur des actionnaires, le JHGDI (indice Janus Henderson des dividendes mondiaux). Et il n’a jamais été aussi haut, à 171,2. « Ce qui signifie que les dividendes ont augmenté de quasiment trois quarts depuis 2009 », se réjouit Janus Henderson dans sa dernière édition parue en février.

 

Pas moins de 11 pays, parmi les plus grosses économies mondiales, ont battu leurs records historiques de distribution. « Ce qui est frappant dans cette étude, c’est le caractère assez global de la hausse des dividendes, souligne justement l’économiste Dominique Plihon, membre du conseil scientifique d’Attac. On est bien dans un capitalisme financiarisé mondialisé, dominé par le rôle de plus en plus central accordé à l’actionnaire. »

 

« Le fait que le secteur financier distribue le plus de dividendes est totalement à l’image de notre capitalisme actuel, explique Dominique Plihon. Et la France est le pays européen qui en distribue le plus (42,7 milliards d’euros), bien davantage que l’Allemagne (31,2 milliards d’euros). Ce qui est symptomatique du fait que nous avons une économie plus financiarisée, avec de très grandes banques notamment. »

 

Ces distributions spectaculaires de dividendes en 2017 sont à mettre en parallèle avec la croissance des inégalités dans le monde, En 2017 il y a eu une augmentation du nombre de milliardaires la plus importante de l’histoire contemporaine grâce aux revenus financiers, alors que 90 % de la population n’en bénéficient pas.

 

Les dirigeants parlent sans cesse des coûts salariaux, mais c'est bien le coût du capital qui est le vrai problème.

 

La France est le pays européen qui distribue le plus de dividendes
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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 18:44

Par Marion d’Allard  L'Humanité

 

Régulièrement pointés du doigt, les conditions de travail et le statut des cheminots nourrissent critiques et fantasmes, accentués par un gouvernement et des partisans de la casse de l’entreprise publique prêts à tout. Décryptage.

À l’heure où le gouvernement annonce sans concertation ni possibilité de débat la fin des recrutements au statut pour les nouveaux entrants à la SNCF, les rumeurs refont surface, à grands coups de « privilèges », faux et parfois même farfelus, mais tellement ancrés qu’une majorité de l’opinion publique se dit aujourd’hui favorable à la disparition de ce statut spécifique.

Né en 1920, à l’époque des grandes compagnies privées, le statut des cheminots fixe alors, avant tout dans un souci de sécurité des circulations, l’égalité des conditions de rémunération et de recrutement, mais également les congés ou encore la couverture maladie des travailleurs du rail. Véritable « outil de protection sociale, il n’est pas surprenant que le statut dérange ceux qui veulent imposer plus de libéralisme, de concurrence et de flexibilité », analyse Maurice Samson, membre du bureau de l’Institut d’histoire sociale CGT des cheminots. Maintes fois réajusté au fil des réformes, le « statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel » est l’ensemble des règles fixant « les conditions d’entrée dans l’entreprise, le déroulement des carrières, les sanctions, la mobilité, les congés, les conditions de cessation de fonction, l’assurance-maladie et le droit syndical », détaille la SNCF.

Mais, finalement, de quoi parle-t-on vraiment ?

Une fois de plus jeté en pâture, le statut qui encadre les conditions de travail de plus de 90 % des salariés de la SNCF ferait d’eux des « privilégiés », grassement payés et souvent en congé. « Une vieille méthode d’Emmanuel Macron (que) de considérer que celui qui a un peu est un privilégié par rapport à celui qui n’a rien du tout », fustige Philippe Martinez, qui dénonce une campagne mensongère.

1 Les cheminots sont-ils employés à vie ?

Pour devenir « agent du cadre permanent » comme dit le jargon, c’est-à-dire être embauché au statut, la nouvelle recrue de la SNCF doit au préalable remplir des conditions impératives, parmi lesquelles être âgé de moins de 30 ans, être ressortissant d’un pays européen et présenter un casier judiciaire vierge. S’ensuit une période d’essai d’un an minimum et jusqu’à deux ans et demi pour les cadres, période dite de « stage d’essai » durant lequel « le contrat de travail peut être rompu sans indemnité », précise la SNCF. Une fois embauché au cadre permanent, il n’existe que trois motifs de rupture du contrat : la démission, la retraite mais aussi la radiation. Cette garantie de l’emploi « à vie » assure dans le temps un haut niveau de formation et de qualification des personnels et demeure, dans l’articulation des autres « droits et devoirs » inhérents au statut, « un rempart à l’individualisation, à la précarisation et à la mise en concurrence entre salariés d’une même entreprise », estime la CGT.

2 les cheminots partent-ils tous à la retraite à 50 ans ?

Actuellement, tous les cheminots au statut sont automatiquement affiliés au régime de prévoyance et de retraite des agents du cadre permanent. Ce régime prévoit le départ en retraite des agents sédentaires entre 55 et 57 ans et des conducteurs de train entre 50 et 52 ans. Théoriquement. En effet, de réforme en réforme, la durée de cotisation a été allongée depuis 2008 (43 ans par exemple pour un cheminot né en 1973). Ainsi, dans les faits, seuls les cheminots sédentaires nés avant 1962 peuvent partir à 55 ans et seuls les cheminots roulants (conducteurs et contrôleurs) nés avant 1967 peuvent partir à 50 ans. Par ailleurs, les cotisations au régime spécial sont plus élevées qu’au régime général : 7,85 %, contre 7,05 %. Habilement épargnée par les ordonnances concernant « l’avenir de la SNCF », la réforme du régime spécial de retraite des cheminots (créée entre 1909 et 1911) sera intégrée à une future réforme globale des retraites.

3 les cheminots sont-ils mieux payés que les autres ?

Six cheminots sur dix touchent moins de 3 090 euros brut mensuels, rémunération moyenne des salariés de la SNCF (contre 2 900 euros brut pour les autres salariés). Leur salaire varie en fonction du poste occupé, la grille comportant huit échelons. À ce traitement mensuel s’ajoute une prime de fin d’année (PFA), versée à mi-décembre, égale à une mensualité, une prime de travail variable, une gratification de vacances (environ 400 euros annuels) et une gratification annuelle d’exploitation (8 % d’un mois de salaire) versées au mois de juin.

Pas le moindre signe d’une « prime de charbon » comme le claironnait encore Marine Le Pen hier. La dernière locomotive charbon ayant parcouru ses ultimes kilomètres en 1974, cette prime a été supprimée dans les années 1970. Il n’existe pas plus de « prime de non-prime »…

4 les cheminots ont-ils plus de vacances ?

Les cheminots sont soumis aux 35 heures. Mais, les trains circulant 24 heures sur 24 et 365 jours par an, une réglementation interne sur le temps de travail, appelée RH 0077, fixe l’organisation des congés et des repos en fonction du poste occupé. Loin des grands « privilèges » que d’aucuns décrivent, un agent de conduite bénéficie de 126 jours de repos annuels. En raison des contraintes de travail le week-end, ces jours de repos comprennent 52 « repos doubles », c’est-à-dire deux jours consécutifs, comme pour tout salarié. Les sédentaires, eux, bénéficient seulement, en dehors des 28 jours ouvrables de congés payés fixés par le Code du travail, de 10 jours de RTT « par année complète travaillée ».

5 les cheminots sont-ils nourris, logés, blanchis ?

Le mythe du logement de fonction pour les 150 000 cheminots est également à démonter. La SNCF dispose de « trois types de logements », précise l’entreprise : « environ 7 000 logements meublés (…) hébergement par nature transitoire et temporaire à disposition des nouveaux embauchés qui n’habitent pas encore leurs lieux d’affectation ou encore pour répondre à des besoins urgents ». L’entreprise dispose également d’un « parc social de 36 000 logements réservés aux cheminots en activité » et dont l’attribution est soumise aux mêmes conditions de ressources que les HLM. Et enfin, « un parc libre de 13 000 logements », à disposition des cheminots en activité sous réserve qu’ils aient les moyens d’en payer le loyer.

Quant aux facilités de circulation, chaque cheminot dispose d’une carte de libre circulation, le Pass Carmillon. Leur conjoint bénéficie de seize trajets annuels et leurs parents et grands-parents de quatre.

Après ces précisions sur les cheminots, vous rêvez d'en être. Voilà ci-dessous une fiche de paie d'un cheminot avec 18 ans d'ancienneté. Je suis certain que tous ceux qui dénoncent ce statut de cheminot vont s'empresser de se porter candidat à un emploi à la SNCF.

SNCF - Les cheminots, ces grands privilégiés... Vraiment ?
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 08:16

A peine croyable ! Deux journalistes de l’Humanité, Kareen Janselme et Cyprien Boganda, ont été entendus le 20 février dernier par un juge d’instruction avant d’être mis en examen pour diffamation. Leur forfait ? Avoir relaté, témoignages et preuves à l’appui, la discrimination syndicale qu’a vécu notre camarade Mahamadou Kanté au sein de l’entreprise de recyclage Paprec. « Comme l’illustraient déjà leurs auditions devant les enquêteurs de la police judiciaire au mois de décembre, leurs articles ne sont pas attaqués sur une formule ou une autre, mais bien sur de nombreux passages entiers. Ce qui signifie que, malgré les pièces mises en lumière, l’entreprise entend les censurer ou les réduire au silence. Au passage, elle tente d’obtenir par le biais judiciaire des éléments sur leurs sources », écrivent dans un communiqué le SNJ-CGT et le SNJ.

 

C’est à une procédure bâillon que ces journalistes de l'Huma et, par extension, tous les journalistes  sont confrontés aujourd’hui. La manœuvre vise à empêcher de réaliser une part essentielle du travail d’information sur les conflits sociaux et les luttes syndicales dans les entreprises. Elle doit donc être déjouée. Nous ne comptons pas nous laisser intimider, et nous continuerons à défendre la liberté d’informer, même sur les événements qui se déroulent derrière les murs des entreprises…

 

Et pourtant Paprec est condamné pour discrimination par la cour d'appel

 

La société devra réintégrer le représentant syndical CGT et payer 9 666,34 euros pour les salaires non versés.

«La décision est positive et conforme à la jurisprudence en la matière. » Maître Hervé Tourniquet n’est pas surpris. La décision de la cour d’appel de Paris est claire : le représentant syndical CGT Mahamadou Kanté doit être réintégré à son poste de conducteur d’engin dans l’établissement de la société Paprec Île-de-France de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), qui devra lui payer 9 666,34 euros pour les salaires non intégralement versés. Cette décision confirme la position de l’inspection du travail, qui avait refusé le 21 février 2017 le licenciement du salarié protégé. Le 21 novembre, le ministère du Travail donnait aussi raison à l’inspection du travail. Pourtant, Mahamadou Kanté n’a toujours pas pu réintégrer son poste.

Le conflit qui l’oppose à son entreprise remonte à l’hiver 2016. À la suite de deux vives altercations, son supérieur lui reproche un comportement agressif et menaçant, et des « mensonges sur ses conditions de travail en vue de monnayer son départ de l’entreprise », comme le précise l’arrêt de la cour d’appel. Pour Mahamadou Kanté, c’est le fait de lui imposer le nettoyage de tout l’entrepôt et non de sa seule zone de travail qui lui aurait fait hausser le ton. Il sera mis à pied à titre conservatoire, puis licencié. Mais, pour lui, c’est la création nouvelle de la section syndicale CGT dans l’entreprise qui lui vaut un traitement particulier.

Le 21 février 2017, l’inspecteur du travail refuse son licenciement, considérant également « que l’activité syndicale de M. Kanté, ainsi que celle de la section syndicale CGT, a bien été prise en compte pour décider le licenciement du salarié », se référant entre autres à un mail du directeur de l’établissement adressé à la responsable des ressources humaines. Mais Mahamadou n’arrivera pas à réintégrer son poste. Estimant qu’elle ne peut plus mettre en contact l’employé et son supérieur, craignant un risque psychosocial chez ce dernier, la direction proposera à Mahamadou Kanté un poste dans une entreprise cliente où il est le seul salarié de Paprec. Une situation incompatible avec son mandat syndical, estime-t-il. Or, comme vient de le rappeler la cour d’appel de Paris, un salarié protégé est « fondé à refuser tout changement d’affectation ». Après son refus, l’entreprise aurait dû le réintégrer à son poste initial. Une situation rappelée par l’Humanité en mars dernier qui a valu au journal et à ses journalistes une plainte en diffamation de la part de la société.

 

Kareen Janselme , Journaliste à L'Humanité

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