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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 00:27

Ce matin, je participais à la manifestation contre cette énième réforme des retraites. J'avais l'impression d'être revenu en 2010 où nous luttions contre une même réforme décidée par Sarkozy. Hélas, le gouvernement Hollande poursuit par une réforme qui va exactement dans le même sens. On nous serine que ces réformes sont indispensables pour combler le déficit des caisses de retraite et sauvegarder notre système. D'autres solutions sont possibles.

 

Avant de rédiger ce billet ce soir, j'ai regardé sur Arte le documentaire « Evasion fiscale, le hold-up du siècle ». Cette évasion représente 30 000 milliards de dollars, soit les deux tiers de la dette mondiale qui sont planqués dans les paradis fiscaux. Pour la France, le montant serait de 600 milliards d'euros. En voyant cela, on supporte encore moins l'injustice de ces réformes.

 

Ce matin, nous étions environ 1500 à manifester à Niort. La bataille n'est pas finie. Le débat va se poursuivre à l'Assemblée nationale. On verra bien la position de chacun des groupes parlementaires sur cette question. Ci-dessous le lien vers un texte du Front de Gauche sur les choix que ferait un vrai gouvernement de gauche concernant les retraites, ainsi que quelques photos de la manifestation Niortaise.

Retraites : ce que ferait un vrai gouvernement de gauche !

 

Diaporama photos, cliquez sur la photo pour faire défiler.

 

Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
Contre la réforme des retraites, la manifestation du 10 septembre 2013 à Niort
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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 07:54

« Le moment est venu de s’interroger sur un modèle qui a longtemps garanti, avec un certain succès, des protections sociales supérieures à la moyenne, mais touche désormais ses limites et finit par entraver nos mouvements. »

 

Ces propos sont de Christophe de Margerie, le PDG de Total. Après Denis Kessler, PDG du Groupe SCOR et ancien vice-président du Medef dont l'objectif était « de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance » voilà un autre PDG qui ne voit les difficultés de notre pays que dans le modèle social français. Il ajoute d'ailleurs dans cet interview : « la France n’est pas considérée comme un pays où l’on peut investir sans risque... Qui aurait envie de s’implanter dans un pays où l’on invente des lois interdisant de fermer des sites ou de quitter le territoire national ? » (Les Echos28/08/2013)

 

A priori les lois interdisant de fermer les sites dont parle Christophe de Margerie n'ont pas empêché Total de liquider sa raffinerie de Dunkerque en 2010 et de prévoir -cela a été annoncé mercredi dernier lors d'un CCE) – la fermeture du dernier vapocraqueur de la plate-forme pétrochimique de Carling en Moselle avec la suppression de 210 postes, ce quin fera 600 postes avec les emplois indirects. Et ce n'est pas l'ANI voté malheureusement par les députés socialistes qui mettra des bâtons dans les roues du PDG de TOTAL. Que veut-il de plus ?

 

Faut-il rappeler que Christophe de Margerie fait partie des PDG les mieux payés, 4,9 millions d’euros en 2012 (en hausse de18 % sur l’année précédente).

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 21:39

La complémentaire pour tous, est-ce une avancée ?

 

Les Français dépensent 12 % de la richesse nationale (PIB) pour se soigner, comme les Hollandais, les Suisses, les Canadiens ou les Allemands. La Sécurité sociale a eu pour ambition pendant un demi-siècle de permettre aux malades d’être soignés sans qu’il ne leur en coûte (trop) tout en cotisant en fonction de leurs ressources. Depuis une décennie, au lieu de renforcer la lutte contre les dépenses injustifiées et de donner un nouvel élan au service public de l’assurance maladie, le choix a été fait de transférer progressivement la prise en charge des soins courants, c’est-à-dire hors hospitalisation et hors affections de longue durée (ALD), vers les assurances dites « complémentaires » (mutuelles, institutions de prévoyance et assureurs privés à but lucratif). Aujourd’hui, la Sécurité sociale ne rembourse plus qu’environ 50 % des soins courants et bien moins encore pour les soins d’optique, dentaires et d’audioprothèses. Si l’on poursuit dans cette voie, la protection sociale ne prendra bientôt plus en charge que les patients les plus démunis et les malades les plus gravement atteints.

Nous sommes en train de passer, sans débat démocratique, d’une logique de prise en charge solidaire pour tous à une logique d’assistance pour les plus pauvres et d’assurance pour les plus riches.

Or les assurances complémentaires sont :

– moins égalitaires, leurs tarifs varient selon la « gamme » des prestations remboursées et sont plus élevés pour les familles et les personnes âgées ;

– moins solidaires, le plus souvent leurs primes n’augmentent pas en fonction des revenus des assurés ;

– plus chères, leurs frais de gestion dépassent souvent 15 % des prestations versées, contre moins de 5 % pour la Sécurité sociale.

De plus, les contrats collectifs d’entreprise, réservés à certains salariés, bénéficient d’exonérations d’impôts et de cotisations sociales, qui coûtent aujourd’hui plusieurs milliards d’euros à l’État et à la Sécurité sociale, et demain plus encore à la faveur de l’accord national interprofessionnel (ANI) de 2013, quoi que l’on puisse penser de cet accord par ailleurs.

Les usagers et les professionnels de santé se mobilisent pour arrêter cette dérive qui sonne le glas de notre Sécurité sociale universelle et solidaire et contribue à creuser les inégalités sociales de santé. Nous demandons que s’ouvre un large débat citoyen, suivi d’un vote solennel de la représentation nationale, sur le choix entre le financement des dépenses de santé par la Sécurité sociale ou par un assureur privé dit « complémentaire ».

Parmi les premiers signataires : Pr André Baruchel, Pr Jean-François Bergmann, Dr François Bourdillon, Jacques Bouveresse, Rony Brauman, André Chassaigne, Annick Coupé, Nicolas Dupont-Aignan, Dr Irène Frachon, Jacqueline Fraysse, Pr Noël Garabedian, Pr Bernard Granger, Pr André Grimaldi, Dr Anne Gervais, Jérôme Guedj, Susan George, Bernadette Groison, Françoise Héritier, Pr Marcel-Francis Kahn, Jean-Pierre Kahane, Hélène Langevin-Joliot, Daniel Le Scornet, Noël Mamère, Frédéric Pierru, Michel Rocard, Evelyne Sire-Marin, Bruno Spire, Henri Sterdyniak, Pr Bernard Vialettes.

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 18:37

C'est ce qu'a annoncé le 1er ministre Jean-Marc Ayrault hier soir dans le 20 heures de France 2. Comment le croire alors que parallèlement, le gouvernement considère comme une piste «cohérente» une augmentation de la CSG pour combler une partie du déficit des retraites.

 

Pendant ce temps, l'argent de la spéculation se porte bien. La bourse de Paris clôturait vendredi dernier une huitième semaine de hausse consécutive. Le monde de la finance est tranquille, il profite de la crise pour augmenter ses prélèvements de richesses sur la production nationale.

 

Ce n'est pas pour faire la même politique que Sarkozy que ce gouvernement a été élu. Si la pression fiscale doit être allégée, que ce soit sur les revenus du travail, et qu'a contrario, elle n'épargne pas les revenus de la spéculation et du capital.

 

Si certains évoquent un déficit cumulé des caisses de retraite qui s'élèverait de 20 à 25 milliards d'euros en 2020 et qu'il est nécessaire d'y remédier, il est bon de rappeler que si la grande majorité des Français souffre de la crise économique, les catégories les plus aisées n’ont jamais été aussi riches. En effet, les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale croître de plus de 25% en 2012. Celle-ci s’établit désormais à 330 milliards d’euros et n’a jamais été aussi élevée. Ainsi, 0,000001% de la population possède 10% de la richesse nationale, autrement dit, 1/10e de la richesse nationale se trouve entre les mains d’1/100 000e de la population.

 

Ce gouvernement se dit de « gauche », eh bien qu'il le prouve, en prenant l'argent là où il est !

 

Pression fiscale moins forte … en 2014, pour qui ?
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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:07

Les retraités le disent : « je n’ai jamais autant travaillé », « je n’ai jamais été aussi heureux de travailler ». Cela veut-il dire qu’ils sont utiles, ou qu’ils sont productifs ? Leurs pensions sont elles un salaire exprimant leur contribution à la production de valeur économique, ou un revenu différé de leur participation passée à cette production ?

Qu’est ce que travailler ? Est ce avoir un emploi sur un marché du travail et produire de la valeur pour un actionnaire dans une entreprise dont on n’est pas propriétaire, ou est ce, comme ces retraités heureux au travail, avoir un salaire à vie et travailler dans des collectifs (une association, une mairie) où l’on décide et dont on ne tire aucun revenu ? L’enjeu du conflit sur la retraite, c’est le devenir du travail : exploité par des propriétaires lucratifs, ou émancipé du marché du travail par le salaire à vie, et des actionnaires par la copropriété d’usage de l’entreprise ? Contre les réformateurs, la démonstration faite à grande échelle par les retraités que nous travaillons mieux sans actionnaire et sans employeur, en étant dotés d’un salaire à vie et de la copropriété d’usage des outils de travail, doit être dite, confirmée et généralisée.

Premièrement, il faut dire que les retraités travaillent.

Trop souvent, nous disons que les retraités sont utiles mais ne travaillent pas, c’est à-dire ne produisent pas de valeur économique. Nous disons que les pensions sont de la solidarité intergénérationnelle, un thème qui a été mis sur la table par Rocard dans son calamiteux Livre blanc de 1991. « Les retraités ont cotisé pour les inactifs quand ils produisaient, ils ont le droit de retrouver dans leur pension, grâce aux cotisations actuelles des actifs, l’équivalent de leurs cotisations d’hier, maintenant qu’ils ne produisent plus » : c’est le fonds de commerce réformateur, qui conduit à faire dépendre les pensions de la durée et du montant des cotisations.

Or cette propagande lit à l’envers ce qu’ont impulsé Croizat et les militants de la CGT : la pension n’est pas la contrepartie des cotisations passées, c’est la continuation à vie du meilleur salaire (75% du brut, soit 100% du net) obtenue à un âge légal le plus bas possible : 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles. Autrement dit : à 55 ans (mais demain à 50 ans, puis à 45 ans…), nous devons être payés à vie, débarrassés de l’obligation de quémander un emploi à un actionnaire. Alors seulement nous pouvons travailler efficacement, produire de la valeur économique sans être empêchés par des managers qui nous contraignent à un mauvais boulot, sans être mis au chômage par des actionnaires qui veulent 15 à 40% de taux de retour.

Deuxièmement, il faut confirmer le salaire à vie des retraités.

D’abord la pension doit être un vrai salaire : chacun doit avoir 100% de son meilleur salaire net (porté au Smic s’il est inférieur) quelle que soit sa durée dans l’emploi. Les pensions ne sont pas la contrepartie du travail passé des retraités, mais la contrepartie de leur travail actuel : donc les annuités et les points doivent disparaître du calcul, ainsi que toute condition de durée de carrière.

Ensuite le salaire à vie doit être garanti le plus tôt possible : le retour à la revendication traditionnelle de 55 ans est un minimum.

Enfin le travail des retraités doit être soutenu : contre la propagande qui raconte qu’on ne produit plus en retraite (et donc qu’il faut prolonger l’emploi avec l’espérance de vie), les retraités doivent obtenir les moyens de travailler, de fonder des entreprises dont ils sont les copropriétaires d’usage (où ils décident de tout sans en tirer de revenu : ils n’en ont pas besoin puisqu’ils sont payés à vie), d’inventer. Non pas en plus de leur pension, comme le veulent les réformateurs avec le pernicieux droit au cumul, mais en tant que pensionnés, montrant ainsi que le salaire à vie est une matrice légitime du travail.

Troisièmement, il faut généraliser la production faite par les titulaires d’un salaire à vie, copropriétaires d’usage de leur entreprise

Les retraités ne sont pas les seuls à travailler avec un salaire à vie : il y a aussi les fonctionnaires, qui sont payés pour leur grade et non pas pour leur emploi. Leur grade est attaché à leur personne, et c’est donc leur personne, et non pas leur poste, qui est payée. Il faut passer à l’offensive en généralisant cette situation à toute la production. Il s’agit d’enrichir la majorité politique d’un droit nouveau : la qualification universelle. A 18 ans, chacun doit être doté :

• du premier niveau de qualification et du salaire à vie qui va avec (par ex. 1500 euros net) et d’un droit à carrière salariale, sanctionnée par des épreuves de qualification, dans une échelle par ex. de 1 à 4 (soit pas de salaires supérieurs à 6000 euros par mois) ;

• de la copropriété d’usage de son outil de travail : c’est à-dire du droit de décider de l’investissement, de la hiérarchie, de ce qui est produit, sans tirer de la copropriété aucun revenu. Généraliser la propriété d’usage suppose la suppression de toute propriété lucrative, avec expropriation de ses actuels titulaires ;

• de la délibération dans les caisses de salaire et les caisses d’investissement qui, sur le modèle si réussi de la sécurité sociale, collecteront les cotisations des entreprises et mutualiseront ainsi la valeur ajoutée tout en créant la monnaie, pour une politique économique maîtrisée par les citoyens.

 

Bernard Friot dans l'Humanité des débats du 5 juillet 2013

 

Bernard Friot est invité au débat de la Fête de rentrée du PCF le dimanche 8 septembre 2013 à Niort.

 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 21:38

Chargée de présenter un projet sur la réforme des retraites, la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, a estimé qu'un financement des retraites avec une hausse de la CSG était « une option qui, assurément, a une forte cohérence. Elle permet de financer les régimes sociaux de façon très claire. ». La CSG est payée par les actifs, mais aussi les retraités pour lesquels est envisagée un alignement sur le taux des actifs soit 7,5% contre 6,6% aujourd'hui.

 

Ce qui est très clair, c'est que les revenus financiers seront épargnés, la CSG étant payée à 70% par les salariés. Les profits continuent de flamber comme je l'évoquais dans un précédent billet, mais pour ce qui est de la solidarité, le gouvernement socialiste préfère adopter le refrain prôné par l'UMP et le Medef lors de la réforme de 2010 : « Touche pas à mon capital.».

 

Il sera nécessaire d'être nombreux dans la rue pour la journée d'action du 10 septembre, pour rappeler à ce gouvernement que s'il a été porté au pouvoir, c'est aussi parce que Sarkozy avait refusé d'écouter les opposants à la précédente réforme.

 

 

Réforme des retraites : le capital épargné
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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 17:24

C'est le site du ministère délégué à la Ville qui l'indique, au plus fort des émeutes de Trappes, il y a une semaine, on avait peu vu et peu entendu le ministre de la Ville. François Lamy s’en est expliqué et a dévoilé ses projets pour les quartiers. Mais sur les banlieues qui ont le sentiment d'avoir été oubliées, pas certain que sa conclusion soit d'un grand réconfort.

 

« Maintenant, on ne réglera pas la situation économique et sociale de ces quartiers tant qu’on n’aura pas réglé la situation économique et sociale de ce pays. Mon objectif, c’est que lorsque la reprise sera là, ces quartiers soient prêts à en profiter. »

 

Sauf que ces populations ne peuvent plus attendre. Comme l'a écrit le maire PCF de La Verrière, commune de 6000 habitants très proche de Trappes, « ce qui s'est passé à Trappes peut se passer ailleurs. »

 

Les minima sociaux atteignent un taux de 50,64% dans sa commune contre 1,68% dans le département des Yvelines. Malgré un parc constitué de 68% de logements sociaux, les demandes de HLM ont explosé dans sa ville. Le taux de chômage à Trappes ou dans sa commune de La Verrière est deux fois plus élevé que dans le reste des Yvelines, 28% des habitants vivent des allocations chômage dans certains quartiers. Et ce maire souligne que les « jeunes connaissent mieux les policiers locaux que leur correspondant de la mission locale. Est-ce cela que la République a à offrir à notre jeunesse ? » « On nous dit sans cesse que les quartiers s’éloignent de la République et basculent soit vers la religion, soit vers le banditisme. N’est-ce pas plutôt la République qui s’éloigne des quartiers et laisse le champ libre à d’autres formes d’organisation sociale ou d’économie ? »

 

Il serait temps que ce gouvernement socialiste mette en œuvre la politique de changement promise. Son adversaire, c'était soit-disant la finance. Et depuis, le système bancaire reste le même dans son organisation, les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur montant grimper de 25% en 2012. Et les plus démunis devraient encore attendre ?

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:29

 

 

La grande distribution était moins à cheval (jeu de mot facile) sur les plats préparés qu'elle vendait à ses clients qu'elle ne peut l'être vis à vis de ses salariés. J'ai souvenir de ces treize caissières d'Auchan licenciées en 2004 pour avoir utilisé des bons d'achat abandonnés par des clients, ou cette caissière de Cora pour un bon d'achat d'un sandwich sur un ticket de caisse, ou celle licenciée pour 1,30 euro de bon de consigne récupéré. De quoi gerber quand on pense aux profits de la grande distribution et aux conditions de travail et salariales imposées à leurs employés.

 

Simply.jpgCette fois-ci, c'est une caissière licenciée pour une erreur de virgule. Elle travaillait au supermarché Simply Market (groupe Atac) de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), et avait enregistré un bon de réduction de 0,60 euro présenté par une cliente, mais une virgule mal placée avait fait bénéficier la cliente d’une réduction de 60 euros. Suite à cette erreur, l’employée, qui travaillait depuis 12 ans dans ce supermarché et bénéficiait du statut de salariée handicapée, avait été licenciée pour «faute grave» en mai. Lors de son entretien préalable au licenciement, elle se serait défendu en disant « que l'erreur est humaine » et ça, ils ne l'aurait pas supporté.

 

Le conseil des prud'hommes de Saint-Germain-en-Laye, a condamné le groupe Atac à verser plus de 4.000 euros d'indemnités légales de licenciement, en requalifiant le licenciement « pour faute grave » en licenciement « pour cause réelle et sérieuse ». La caissière va faire appel du jugement. Car le licenciement demeure. Selon que tu sois pauvre ou riche, la justice te fera faible ou puissant.

 


 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 22:36

 

Dans la matinale de France-Inter de mardi dernier portant sur la "flexisécurité" de l'emploi et l'accord de sécurisation pour lequel la CGT et FO appelaient à manifester, un auditeur posait la question suivante : « Compte tenu de la très faible représentativité en terme de salariés syndiqués, quelle légitimité ont les syndicats FO et CGT pour bloquer systématiquement toute discussion. » A cela Patrick Cohen apporte une précision indiquant qu'il y a 8% de salariés syndiqués.

 

La connotation de la question me laisse imaginer que cet auditeur ne devait pas faire partie des manifestants du jour. Les invités du jour qui étaient Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly ont corrigé le propos de l'auditeur quant au blocage systématique de toutes discussions puisque ces organisations signent des accords, même si ce n'est pas le cas pour l'ANI, objet de la manifestation du jour.

 

Pour ma part, je trouve que considérer la représentativité à l'aune du nombre de salariés syndiqués, comme l'a fait cet auditeur, cela n'a pas de sens. Est-ce que l'on considère la représentativité des partis politiques au nombre de leurs adhérents ? Non bien sûr, mais au résultat des élections. Eh bien, il en est de même pour les organisations syndicales avec le vote lors les élections professionnelles.

 

Et concernant l'accord signé par le MEDEF d'un coté et la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC de l'autre, on pourrait avoir des surprises lors de la publication des chiffres de la représentativité en fin de mois. Pour être validé, cet accord doit être signé par au moins deux syndicats représentatifs ayant recueilli au moins 30% des voix. La signature de la CFE-CGC qui a choisi de n'être représentative que chez les cadres ne compte pas. La CFTC n'est pas certaine d'atteindre la barre des 8% pour être reconnue nationalement. Les partenaires signataires étant déjà minoritaires comparés à la CGT et FO, si en plus il n'y en a qu'un de représentatif, cet « accord historique » aux yeux du gouvernement n'aurait aucune valeur juridique. Sauf à ce que le gouvernement ait fait voter la loi auparavant. 

 

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 14:46

Dans le précédent article, je traitais de la compétitivité selon Carlos Ghosn. Les choses ne se passant comme il le souhaite, il vient de proposer aujourd'hui « le report de 30% de sa part variable de l'année 2012 au 31 décembre 2016 » si un accord de compétitivité est signé en France. Le paiement de cette somme serait conditionné « à l'exécution, par Renault, de l'ensemble de ses engagements dans le cadre de l'accord », c'est-à-dire de ne pas fermer d'usine en France, de leur assurer un certain volume de fabrication et de ne pas faire de plan social.

 

Carlos Ghosn percevra quand même 2,23 millions d'euros (fixe + variable) pour 2012, précise le journal les Echos qu'on ne peut taxer de journal communiste. Sa propositiion ne convainc pas d'ailleurs les syndicats. Comme le disait ce matin sur France-Inter un représentant de la CGT, « En réalité, il va passer son salaire journalier de 36.000 à 26.000 euros. Il ne touchera que 26.000 euros par jour. Ils [les dirigeants] sont prêts à tout pour augmenter les profits des actionnaires, c'est scandaleux! ».

 

Le geste de Carlos Ghosn ? C'est ni plus ni moins qu'un bras d'honneur aux salariés !

 

 le-pdg-de-renault-carlos-ghosn.jpeg


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