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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 23:32

C’est ce qui vient de se passer à l’occasion du 15 août au BHV de la rue de Rivoli à Paris. Jamais jusqu’à présent cette enseigne n’avait ouvert un 15 août. Mais probablement que la direction s’est sentie encouragée puisque avec la loi sur le travail dominical, le gouvernement encourage les employeurs à presser les salariés. .

 

La direction de BHV n’a pas pris de gants en adressant en recommandé à plus d’une centaine de salariés une lettre leur notifiant l’obligation de venir travailler le 15 août sous peine de sanction. Voir ci-dessous le courrier en question publié par l’Humanité.

 

Contactée, la direction du BHV ne dément pas l’envoi de cette lettre, mais évoque de son côté une simple « lettre d’information ».


Mais quelle information ! «  (...) Vous ne vous êtes pas déclaré volontaire pour venir travailler ce jour-là. Votre présence est néanmoins indispensable(...). Nous vous demandons de bien vouloir vous présenter à votre poste ce jour. Si vous ne deviez pas tenir compte de notre demande, votre absence serait considérée comme injustifiée et nous serions contraints d’envisager une sanction à votre encontre. »

 

Cela augure mal du fameux volontariat évoqué pour le travail du dimanche et déjà dénoncé dans un précédent article.

 

BHV, Bazar de l’Hôtel de Ville ; C’est vraiment le bazar.

 


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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 23:12

Suite à la manifestation du 13 juin, un commentaire vient de m’être posté sur cet article par un ancien élu du CE de l’entreprise Laroche Peltier, entreprise liquidée, et qui est à présent secrétaire de l'Association des Anciens Salariés Laroche Peltier.

 

Afin de populariser leur association, je publie en article ce commentaire.

 

Les 10 juin et 08 juillet 2009, les deux sociétés du groupe Laroche Peltier fermaient, l’une après l’autre, définitivement leurs portes suite aux décisions de liquidation judiciaire du Tribunal de Commerce de Niort.

 

Désireux de ne pas rompre les liens qui les unissaient à leurs collègues, soucieux de ne laisser aucun d’entre eux sans accompagnement face à un reclassement difficile dans un bassin d’emploi sinistré, convaincus de ne pas être les victimes de la « crise » mais celles d’une gestion malhonnête menée par une direction incompétente, les salariés des sociétés Transline et Frigeline du groupe Laroche Peltier se sont constitués en association le 08 juillet 2009.

 

L’Association des Anciens Salariés Laroche Peltier s’est fixé comme objectif :

 

D’assurer un soutien et une assistance en priorité auprès des ex-salariés, victimes des licenciements collectifs de juin et juillet 2009, ainsi que de leurs familles. De promouvoir ces personnes auprès des employeurs potentiels ainsi que des partenaires de l’association.

 

D’accompagner le Plan Social de liquidation ainsi que toutes les démarches particulières visant à obtenir un reclassement de tous les ex-salariés.

 

De mener toute forme d’action et si nécessaire d’agir en justice, afin de défendre les intérêts individuels des ex-salariés notamment pour obtenir réparation de préjudice moral, sanitaire et financier auprès de la société mère et de son actionnaire de référence.

 

Nous invitons tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, se reconnaissent ici ou pourront contribuer à nos objectifs à nous rejoindre.

 

Que vous soyez « victime », que vous souhaitiez nous apporter votre soutien ou votre aide de quelque manière que ce soit, et même que vous recherchiez du personnel compétent et professionnel, n’hésitez pas à nous contacter.

 

AASLP

Mairie d’Azay Le Brulé

8 Route de Quaireux Cerzeau

79400   AZAY LE BRULE


E mail : aaslp@aaslp.eg2.fr

 

Site web :  http://aaslp.eg2.fr

 

 


 

 


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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 23:36

Après la liquidation de CAMIF Particuliers le 27 octobre 2008, Matelsom, leader français de la vente de literie sur internet, reprenait en mars dernier ce qui restait de Camif Particuliers : essentiellement la marque Camif et le site camif.fr. Pour cette reprise, Matelsom s’est associé à deux partenaires, Téléperformance et Géodis. Le premier exploite des plateformes téléphoniques qui gèrent à distance la relation clientèle des entreprises et le second est un acteur de la logistique.

 

« Ce projet offre des perspectives à de nombreuses personnes sans emploi dans un bassin niortais durement touché ces derniers mois », déclarait lors de cette annonce Ségolène Royal, qualifiant ce projet de reprise « d'ambitieux, mené par des entreprises innovantes, agiles, des entreprises qui investissent et qui avancent en temps de crise, démontrant qu'il n'y pas de fatalité ». Téléperformance va créer sur Niort un plateau téléphonique avec la perspective de 150 emplois. Et Géodis compte transférer sur place un centre logistique actuellement implanté sur Nanterre en région parisienne, des emplois de Nanterre rapatriés sur Niort.

 

La presse locale annonçait à l’époque que la Région apportait une aide financière sans précédent pour que ce projet débouche. Sur 9 M € d'emprunts contractés par Matelsom, la Région apporte sa garantie à hauteur de 4,5 M €. De plus, une enveloppe de 970.000 € a été débloquée pour subventionner Matelsom : une moitié est prise en charge par la Région ( 485.000 € ), l'autre par le département des Deux-Sèvres et la communauté d'agglomération de Niort.

 

C’est beau tout ça, sauf que la création du plateau téléphonique sur Niort avec 150 emplois à la clé va se faire avec un plan social chez Téléperformance annoncé à la mi-juin. Suppression envisagée de 157 postes à Paris et à Lyon, fermeture des sites à Paris, Montigny et Pantin, avec transfert à Villeneuve d’Asq et à Orléans de leurs 318 salariés. En cas de refus de ces « mobilités » forcées, un plan de près de 500 licenciements est à craindre. Ety pourtant, le groupe Téléperformance  vient d’annoncer un chiffre d’affaires consolidé de 946,7 millions au 1er semestre 2009. 

 

« Entreprises innovantes, agiles » disait Ségolène Royal. Belle démonstration de Téléperformance qui fait croire à la création de postes à Niort alors qu’on assiste à la suppression d’emplois dans d’autres villes. Et tout ça avec un apport de deniers publics. Inacceptable !


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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 11:24

Vendredi dernier, dans la matinale de France-Inter, une mère de famille interrogeait Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, de Tourisme et des Services et de la Consommation, sur ce qu’a prévu le gouvernement pour la garde des enfants dont les parents vont travailler le dimanche.

 

« Nous avons légiféré pour permettre l’émergence de crèches d’entreprises par exemple. C’est à dire la possibilité de pouvoir sur les lieux de travail emmener ses enfants et de bénéficier d’une crèche comme on peut en bénéficier dans d’autres lieux. Ça c’est très important. Sur les zones exceptionnelles  de densité commerciale, cela pourrait, cela pourra rendre de grands services. »

 

A noter déjà, le « cela pourrait » car bien entendu, faut-il que ces crèches existent. Et le présentateur d’ajouter « Sauf que les crèches municipales sont fermées le dimanche ».

 

Et Novelli de répondre avec aplomb « Les crèches municipales ?  Mais je parlais là des crèches d’entreprise, ça me semble être là une réponse tout à fait adaptée ».

 

Adaptée à quoi, à la vie de famille ? Novelli imagine que ces grandes enseignes qui ont fait le lobbying auprès du gouvernement, pour obtenir cette autorisation d’ouverture dominicale, vont se mettre à réaliser des crèches d’entreprises ? Faudrait-il déjà qu'elles respectent les droits les plus élémentaires des salariés.

 

Comme le dit un journaliste de l’Humanité, c’est plus fort que Marie-Antoinette qui conseillait aux pauvres privés de pain de manger de la brioche …

 

Elle était morte guillotinée …

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 23:26

« Dénouement positif », « sage décision », « C’est le dialogue social qui a gagné ». C’est en ces termes que le ministre de l’industrie a salué l’issue du conflit chez New Fabris à Châtellerault dans la Vienne. Le voisin Deux-Sévrien Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP, ajoute que « cette issue positive doit permettre à tous les salariés concernés d’entrevoir l’avenir avec sérénité ».

 

Avec sérénité ? Il faut oser, alors qu’à Chatellerault, l’industrie est en passe de perdre 2400 emplois en quelques mois selon le quotidien La Nouvelle République du 13 juillet, et que sans la radicalisation du conflit, il n’y avait aucun dialogue social.

 

Il est regrettable qu’Estrosi ait pu s’appuyer sur les propos de la secrétaire confédérale de la CGT, Maryse Dumas qui avait déclaré le matin même qu’elle refusait « d'approuver ou de condamner les menaces des salariés de New Fabris, dont l'ultimatum expire ce vendredi. Je comprends que les salariés estiment que c'est leur seul moyen pour se faire entendre. La plupart du temps ce sont des modalités d'action que je ne conseillerais pas aux salariés parce qu'elles conduisent à des impasses. Mais en même temps lorsqu'ils les décident et qu'ils les décident démocratiquement, la CGT est avec les salariés parce que nous ne nous trompons pas d'adversaire et nous savons très bien que les responsables de la situation actuelle sont du côté du patronat et du gouvernement", a-t-elle poursuivi

 

Ne pas se tromper d’adversaire, soit, mais que signifie l’absence des dirigeants des centrales syndicales à la manifestation nationale du jeudi 30 juillet, veille de l’ultimatum fixé par les New Fabris ? Comme ils n’avaient pas manifesté de soutien lors du procès des Continental. Cela rappelle étrangement le manque d’élan des dirigeants syndicaux dans la suite à donner aux journées d’actions du 1er semestre.

 

Après que Renault et PSA aient empoché la manne des pouvoirs publics avec un prêt de 6 milliards d’euros, les 366 salariés de New Fabris sacrifiés sur l’autel de la sous-traitance automobile peuvent dire, « Renault-PSA, merci pour la mort des Fabris ».

Comme l'ont dit Marx et Engels, « L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes. » Cela n'a toujours pas changé et justifie la radicalisation des mouvements sociaux.

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 19:20

Après l’adoption de justesse par le Sénat de la proposition de loi UMP sur le travail dominical et jours fériés, par 165 voix contre 159, le Parlement a définitivement entériné le texte. On sait que ce texte a avant tout été mis en place pour la grande distribution des zones touristiques.

 

Ce texte stipule notamment que le travail dominical devra s’effectuer sur la base du volontariat. Mais il est clair que ce volontariat sera soumis à la pression exercée par les employeurs. Un véritable chantage à l’emploi.

 

Mais si vous ne connaissez pas les moeurs de la grande distribution, en voici deux exemples récents. Celui de 3 salariés d’un supermarché d’abord, vidéo ci-dessous :







Un autre cas soumis par une auditrice au président du Sénat, ancien ministre du travail, invité de France-Inter le 24 janvier :

 

« Cet incident s’est passé au super marché Carrefour de Mérignac le 14 juillet. Les caissières avaient été obligées, forcées par le directeur, de travailler ce jour là et elles avaient décidé d’accoler à leur caisse un petit écriteau disant qu’elles étaient travailleuses, caissières non volontaires. Suite à cet incident, elles sont toutes menacées de licenciement et on leur a demandé à partir du lendemain de ne plus apparaître dans le magasin. »

 

Réponse de G Larcher «  Il nous faut préserver la vraie liberté de choix du salarié… Sur ce sujet L’attitude de tous ceux qui ne respectent pas le code du travail est susceptible de sanction, il y a pour cela l’inspection du travail, la direction du travail et de l’emploi … La loi actuelle le garantit, encore faudra t’il que concrètement cette garantie soit vérifiée. Pour cela il y a des missions régaliennes de l’état qui est notamment le respect du code du travail. »

 

Pourtant, puisque Monsieur Larcher a été en son temps ministre du travail, il sait fort bien que la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail, et que les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis.

 

Dans le cas présent, il serait pourtant très simple de sanctionner ces patrons. Puisqu’ils ne respectent pas la loi, pourquoi ne pas leur interdire l’ouverture de leur magasin  les dimanches et jours fériés pendant une période déterminée ?


Ce sont les femmes qui sont plus souvents victimes de ce chantage. Comme l'a chanté Jean Ferrat :


Si nous sortons du Moyen-Age

Vos siècles d’infini servage

Pèsent encore lourd sur la terre ...
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 16:53

Fin mars, Nicolas Sarkozy s’était déplacé à Châtellerault pour discourir sur les « mesures prises par le gouvernement pour faire face à la crise ». Et comme partout où se déplace le président, les milliers de manifestants présents ce jour-là avaient été tenus à distance. Parmi eux, les centaines de métallos de New Fabris avaient fini dispersé préventivement à coups de gaz lacrymogène.

 

Les salariés de Fabris, en liquidation judiciaire, ont depuis contre-attaqué. Ils menacent de détruire les stocks si Renault et PSA ne leur versent pas 30 000 euros de prime. Les donneurs d’ordres que sont PSA et Renault ont touché de l’argent public du gouvernement. Un ancien membre de l’équipe dirigeante de Fabris confiait : « Il y avait au moins un candidat à la reprise qui pouvait paraître sérieux, mais les constructeurs ont fait pression pour qu’à la dernière minute il retire son dossier au tribunal. Dans la crise, Renault et PSA sont en train de restructurer tout le secteur des équipementiers ; ils ont droit de vie ou de mort, et ils l’utilisent sans état d’âme… Après nous avoir demandé des rétrocessions de productivité de 3% par an, ils nous enterrent. »

 

Quelle réponse a apporté le gouvernement ?

 

Xavier Darcos nouveau ministre du travail « Rien ne se réglera dans la violence, dans les ultimatums, ou dans les oukases et forcément il faudra trouver une solution, ils le savent au fond. » Christian Estrosi nouveau ministre de l’industrie avertit que « "Sans une renonciation explicite et sans ambiguïté à tout recours à la menace et la violence, le protocole de fin de conflit, qui reprend tous les aspects acquis au cours de la négociation, ne pourra être mis en œuvre »

 

Aujourd’hui, les New Fabris appellent à manifester « Contre les patrons voyous et licencieurs » afin d’obtenir auprès de Renault et de PSA cette prime extralégale de 30.000 euros pour chacun des 366 salariés. Sinon, ils menacent de faire sauter leur usine à l'aide de bonbonnes de gaz. Ils ont fixé l'ultimatum au 31 juillet.

 

C’est bien l’indifférence des autorités, les torpeurs médiatiques et l’absence de dialogue social qui se trouvent ébranlées par ces formes de lutte inhabituelles.

 

Mais au fond, Darcos et Estrosi s’inquiètent de quoi ? De l’explosion de l’usine, de la destruction des stocks ? Cette entreprise n’est-elle pas déjà détruite par les patrons eux-mêmes ? Et s’inquiètent-ils de la vie détruite de centaines de familles quand dans notre pays, des directions biffent d’un trait de plume des milliers et des milliers d’emplois pour assurer de coquets dividendes aux actionnaires ?

 

Si ça explose chez New Fabris à Châtellerault, on devra considérer qu’il s’agit d’une explosion sociale.

 

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 19:38

Voilà un sujet que le gouvernement a bien pris garde de ne pas soulever avant les élections européennes. Mais sitôt l’échéance passée, François Fillon et Brice Hortefeux ont évoqué un possible relèvement de l'âge légal de départ à la retraite.

 

Le ministre du Travail a présenté le relèvement de l'âge de la retraite parmi les «pistes» du prochain débat sur les retraites l'an prochain. «Comme on sait que si on ne fait rien on va dans le mur, il n'y pas aujourd'hui à ma connaissance 36 solutions, il y en a trois : diminuer les pensions -est ce que vous sentez aujourd'hui dans le pays les gens prêts à cela ?- augmenter la durée de cotisation, reporter l'âge de départ à la retraite comme l'ont fait les Allemands sur une trentaine d'années jusqu'à 67 ans», a expliqué Brice  Hortefeux.

        

Le Premier ministre François Fillon a estimé que repousser l'âge légal de la retraite «n'était pas une question taboue» et que le sujet «méritait un débat national». Le 15 mai, François Fillon avait déjà évoqué son «rêve» de «voir la gauche et la droite, les syndicats et le patronat, se rassembler ensemble par exemple pour décider d'une réforme des régimes de retraite portant à 67 ans l'âge de la retraite», ajoutant cependant: «Je ne dis pas que mon souhait, c'est de la porter à 67 ans. Mon souhait, c'est que nous soyons capables de conduire ensemble des réformes absolument stratégiques».

 

Voilà bien une tare de plus du système capitaliste. Ce gouvernement libéral au service du Medef, en fidèle représentant du capitalisme, veut faire travailler les salariés jusqu’à 67ans alors que chaque jour 3000 salariés qui ne demandent qu’à travailler sont mis au chômage.

 

Non décidément, cette société ne tourne pas rond et c’est bien le capitalisme qui en est responsable. Plutôt que de chercher toujours le profit maximum en délocalisant,  il faudrait envisager l’augmentation des ressources par le développement de l’emploi et la contribution des revenus financiers.

 

Mais pour cela, il faudra être plus nombreux à s’opposer à la politique menée au plus haut sommet de l’état. Sinon, qu’allons nous léguer à nos enfants ?

 

 

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 23:47
Les allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) sont invités à intenter des actions en justice à leurs proches (père, mère, ex-conjoint) pour obtenir une aide financière s’ils affrontent des difficultés. C’est ce qu’ont découvert les futurs allocataires en remplissant leurs dossiers de demande de ce minima social entré en vigueur début juin.


Inacceptable. Le formulaire retiré à la CAF (Caisse d’allocations familiales) ou téléchargé sur son site Internet questionne sur cinq pages les postulants au RSA et les encourage à entreprendre des démarches devant les tribunaux. Comme si l’Etat leur demandait de faire jouer la solidarité familiale avant de solliciter la solidarité nationale.


A la rubrique «Vous êtes célibataire et vous vivez seul», le document interroge les futurs allocataires : «Percevez-vous une pension alimentaire ?» Si le demandeur répond «non», le document lui précise qu’il est «susceptible d’engager une action envers (ses) parents [père, mère, ndlr] pour obtenir une pension alimentaire».


Une idée inacceptable pour la plupart de ces grands adultes de 30, 40 ou 50 ans qui ont touché le fond et pour lesquels le RMI d’hier et le RSA d’aujourd’hui constituent le dernier filet de sécurité.


Là, ils se voient proposer par l’administration d’emmener leurs parents âgés parfois de 60, 70 ou 80 ans, devant les tribunaux. «Si vous souhaitez être dispensé de cette démarche, précisez le motif», stipule le formulaire.


Même chose pour les personnes séparées de leurs conjoints et ayant des enfants à charge. Le dossier les invite à «engager une action envers [l’autre] parent pour obtenir la fixation ou le versement d’une pension alimentaire pour chaque enfant concerné». Là encore, pour «être dispensé de cette démarche» il faut «préciser le motif».


Pour certains demandeurs, ces questions réveillent des histoires douloureuses. «Je travaille en emploi précaire depuis plusieurs années. Je gagne 808 euros par mois. J’ai entendu parler du RSA. Je pensais que cela allait m’aider», raconte une femme venue, formulaire en main, à Libération, pour dire son «indignation». La cinquantaine, une fille lycéenne à charge, elle a fait une simulation de sa situation sur le site de la CAF. Elle a droit à une allocation RSA de 180 euros par mois, qui s’ajoute à son salaire. Un vrai bonus. «J’en ai besoin parce que je n’y arrive pas.»Mais elle dit s’être «sentie trahie» lorsqu’elle s’est penchée sur le formulaire. «Le père de ma fille a disparu dans la nature à sa naissance. Depuis, je me débrouille. Je trouve ça cruel qu’on me demande d’aller voir les tribunaux au motif que je demande à bénéficier d’un dispositif de solidarité nationale», souligne cette femme.


Au-delà de sa situation, elle «juge inhumain et indigne d’une société soi-disant civilisée» qu’un Etat incite des enfants à attaquer leurs parents en justice «pour leur prendre de l’argent». L’aide parentale pourquoi pas. Mais pas sous la contrainte judiciaire. Ces réactions sont nombreuses car, outre les actuels allocataires du RMI (1,13 million de personnes qui ont basculé au RSA), plus de 2,5 millions de travailleurs pauvres doivent remplir ce dossier pour bénéficier du RSA.

Choc. La découverte de ces questions constitue un choc. Contacté par Libération, le cabinet de Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives entré au gouvernement pour mettre en place le RSA, est très gêné. Sa réponse se fera attendre trois jours (lire ici). En guise d’explication, ses services invoquent un problème d’«articulation entre la solidarité familiale telle que l’organise le code civil, et la solidarité nationale telle que l’organise le code de l’action sociale». Sous-entendu : le code civil non-toiletté de longue date a un temps de retard sur l’action sociale et notamment les dispositifs de solidarité nationale comme le défunt RMI et le nouveau RSA. Le communiqué précise que la loi du 1er décembre 2008 relative au RSA reprend «les mêmes dispositions» que le RMI.


Pas tout à fait vrai. Le Haut-Commissariat reconnaît que l’incitation faite aux enfants de 30, 40 ou 50 ans d’engager une action contre leurs parents «ne figurait pas dans le formulaire national du RMI».


Pourquoi l’avoir rajouté alors ? Parce que cette question «était posée par certains départements au travers de formulaires complémentaires»,argumente le cabinet, qui avance «un souci d’harmonisation».Mais au lieu d’harmoniser par le haut, en éliminant dans tout l’Hexagone cette formule contestable, les services de Martin Hirsch ont harmonisé par le bas, en la généralisant partout et auprès des 3,7 millions de personnes éligibles au RSA. Pour finir, après bien des contorsions, le communiqué du Haut-Commissariat souligne que «le formulaire sera modifié sur ce point pour éviter les troubles inutiles». Une façon très indirecte de reconnaître qu’il y a un malaise auquel il convient de répondre.

Article paru dans Libération :

http://www.liberation.fr/societe/0101574292-revenu-de-solidarite-active-taxez-plutot-vos-parents?xtor=EPR-450206
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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 23:08

Ne pas briser le front de l’unité syndicale, telle était la raison qui avait amené après le 1er mai les confédérations syndicales à fixer les échéances suivantes aux 26 mai et 13 juin. A Niort, la journée d’action du 26 mai s’était déroulée sans la CFDT, FO et la CGC, celle du 13 juin a vu l’absence de FO, de la CGC et de SUD.

 

Au-delà de l’absence de certaines organisations, c’est la non mobilisation des salariés qui est très inquiétante. Si pour certains il est difficile de faire grève pour des questions de fins de mois difficiles, le choix d’un samedi devait permettre au plus grand nombre de participer. Cela n’a pas été le cas puisque la manifestation de ce jour a réuni un peu moins de 1000 manifestants.

 

Après un taux d’abstention record aux européennes, beaucoup ont semble-t-il décidé de poursuivre dans la même voie et d’abandonner le terrain de la lutte.

 

En procédant ainsi, des lendemains difficiles se préparent et il ne sera plus temps de se lamenter.

 

 

 

On retrouvait dans cette manifestation des salariés de l’entreprise de transport Laroche-Peltier dont 117 salariés sont attente d’une décision sur leur sort.

 

Et puis il y avait aussi des salariés qui luttent dans leurs entreprises, je salue à cette occasion Eric G, il se reconnaîtra.

 

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