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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 16:13

Les libertés syndicales ne vont pas bien en France. Depuis l’affaire des cinq militants CGT de Roanne qui étaient poursuivis pour avoir refusé un prélèvement ADN, on assiste à une multiplication d’atteintes au droit syndical; licenciement pour avoir monté une section CGT chez Vuitton, licenciement pour avoir fait grève à la Stef, menaces contre les Bourses du travail... Cette escalade a connu son apogée le 12 janvier dernier avec la condamnations de 8 salariés de Goodyear à deux ans de prison dont neuf mois ferme, une première dans le droit français.

 

Chez Goodyear, la vraie violence ce sont les licenciements économiques contestés par la justice prud'homale qui ont jeté à la rue des milliers de salariés. ( Voir historique).
 

Une pétition pour demander leur relaxe a déjà réuni plus de 160 000 signatures.

 

Pour protester contre cette condamnation, de nombreux rassemblements auront lieu jeudi 4 février un peu partout en France.

 

La CGT, la FSU, la Ligue des droits de l'Homme des Deux-Sèvres portent l'exigence d'une loi d'amnistie et l'arrêt des poursuites en cours en relation avec les mouvements sociaux et l'activité syndicale.

 

A NIORT, un rassemblement aura lieu

 

le jeudi 4 février à partir de 17h30

 

devant le palais de Justice, rue du Palais

 

pour exiger la relaxe des huit de Goodyear.

Salariés de Goodyear, Jeudi 4 février rassemblement de soutien à Niort
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 22:57

Dans le film « La loi du marché », le réalisateur décrit la cruauté de la société avec la violence des rapports humains dans le monde du travail. On y trouve un Vincent Lindon dans le rôle d'un agent de sécurité dans une galerie marchande. On lui demande d'espionner ses collègues pour que le patron puisse licencier du personnel et accroître les bénéfices. On sentait bien que ce film tenait autant du documentaire que de la fiction. D'ailleurs, en dehors de Vincent Lindon, les autres personnages étaient des acteurs non professionnels dans leur propre rôle.

 

Mais "La loi du marché", ce n'est pas que du cinéma. Cette semaine dans les Yvelines, une caissière d'un supermarché Carrefour Market vient de recevoir un courrier lui annonçant son licenciement pour faute grave. Fin décembre, la caissière est prise en faute par le vigile puis recadrée par sa hiérarchie. Il lui est reproché de ne pas avoir scanné un pack de bière d’une valeur de 5,02 €, ainsi que deux sacs en plastique d’un montant unitaire de 0,15 € est-il précisé dans le courrier adressé par son directeur. Cette salariée explique « Je suis travailleuse handicapée, c’était la fin de journée, j’étais épuisée. Le client était un habitué, il parlait beaucoup et j’ai oublié de scanner sa bière », dit-elle à son responsable. Elle reconnaît l’« oubli », et se défend d’une quelconque fraude.

 

L'employeur lui fait-il payer l'obtention récente de son CDI ? Employée depuis 2012, elle avait cumulé les CDD avant de réclamer un CDI qu’elle a fini par obtenir en septembre 2015, grâce aux délégués syndicaux locaux. Depuis, elle se disait « surveillée de près ». Quand elle s’est retrouvée avec ce client, elle avait le vigile en face d’elle et se savait surveillée par les caméras. Cela rend d’autant plus illogique les soupçons de fraude, analyse son défenseur syndical de la CGT qui a rapporté qu'il n’y a même pas eu de préjudice financier pour l’enseigne car le client a remboursé les marchandises.

 

Au fait, le groupe Carrefour a réalisé un chiffre d'affaires 2015 de 86,3 milliards d'euros.

 

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 23:17

Dans les médias, les fonctionnaires sont souvent traités de nantis. Pourtant, même la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu reconnaissait en juin dernier que « la rémunération des fonctionnaires n’était pas juste », Désindexé de la hausse des prix depuis 1983, le point d'indice est gelé depuis 2010. L'arrivée de Hollande en 2012 n'a malheureusement rien changé à la situation.

 

Un prof gagnait 2,2 fois le SMIC en 1980, aujourd'hui son salaire en est à 1,4 fois le SMIC. Nombreux sont ceux qui jalousent les vacances des enseignants, mais beaucoup plus rares sont ceux qui leur envient leur salaire. Selon une étude d'Alternatives Economiques, les profs Français sont assez mal payés si on compare leur rémunération à celle de leurs collègues étrangers. Au niveau des pays de l'OCDE, les salaires des enseignants ont augmenté partout depuis 2000, sauf en France et en Angleterre. Pour ne rien arranger, ce salaire a diminué en valeur réelle entre 2000 et 2013.

 

Au niveau des pays de l'OCDE, la France occupe le 24e rang sur 36 pays. Le tableau ci-dessous indique le salaire moyen annuel des enseignants du public en primaire en 2013, après 15 ans d'expérience, en équivalent dollars (parité de pouvoir d'achat).

 

Les salariés de la fonction publique avaient vraiment raison d'être dans la rue aujourd'hui à l'appel des syndicats CGT, FO et Solidaires.

Privilégiés les fonctionnaires ? Pas vraiment.
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 22:41

Les annonces récentes du Président de la République en faveur de l’assouplissement du droit de licenciement, du plafonnement des indemnités de licenciement, de la réduction des indemnisations chômage augurent mal du futur Code du travail. Pourtant celui-ci est bien souvent le seul rempart pour le salarié.

 

Sous prétexte de lisibilité et de souplesse pour les entreprises, le gouvernement veut en effet remplacer les actuels articles du Code du travail par des “principes essentiels” auxquels les employeurs pourront déroger en cas d’accords majoritaires ainsi que les parlementaires par la loi.

 

Il est vrai qu'au vu du nombre de chômeurs qui n'a jamais été aussi élevé, on se doute bien des difficultés des entreprises à licencier. Souvent les salariés luttent pour empêcher ces licenciements, et il se trouve même un premier ministre pour les traiter parfois de voyous.

 

Par contre, on ne l'a pas entendu à propos de Denis Olivennes, directeur général d'Europe 1 et président de Lagardère Active, et de sa compagne, le mannequin Inès de la Fressange. Dans leur paradis provençal avec un mas construit sans permis, il y avait également un baraquement en bois au fond du jardin pour abriter la « gouvernante » du couple. Cette femme de 55 ans devait assurer toutes les basses besognes, veiller sur les 9 hectares du domaine, entretenir la piscine, faire les courses au supermarché, jouer les taxis pour les rejetons etc. pour un montant légèrement supérieur au SMIC, amputé de 350 euros pour la location de son abri. Mais à l'automne, le couple a décidé de ne plus la payer, puis de la congédier sans motif ni indemnités considérant qu'elle n'était pas salariée mais auto-entrepreneur, statut qu'elle refusait de prendre. La "Cosette" du 21ème siècle a saisi la justice prud’homale pour travail dissimulé et licenciement abusif.

 

On n'a pas entendu nos chantres du libéralisme crier au scandale et traiter ces employeurs de voyous. Peut-être qu'ils les considèrent comme victimes puisque l'ex-salariée les poursuit devant les prud’hommes. A l'instar du Code du travail, les Valls et Macron veulent transformer cette juridiction. A l'avenir, les conseillers prud'homaux pourraient être désignés par les organisations professionnelles et non plus élus directement par les salariés et les employeurs.

 

En préambule de son programme, Hollande disait vouloir permettre à chaque génération de vivre mieux que la précédente. Ça ne se fera pas en diminuant les droits des salariés.

 

Olivennes et Valls dans la cour d'honneur de l'hôtel des Invalides pour l'opéra La Traviata

Olivennes et Valls dans la cour d'honneur de l'hôtel des Invalides pour l'opéra La Traviata

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:03

Alors que le gouvernement de F. Hollande a distribué des milliards d'euros d'aide aux entreprises, la courbe du chômage n'a pas été inversée, bien au contraire, puisque l'on dénombre 650 000 chômeurs de plus depuis son arrivée au pouvoir.

 

Du côté du MEDEF, Gattaz avait lancé auprès des entrepreneurs de France une grande mobilisation pour que notre pays retrouve la croissance et l’emploi par la création en 5 ans d’un million d’emplois. Mais les milliards du pacte de responsabilité n'ont sans doute pas suffi. Dans un billet de février 2014, je titrais Gattaz et consorts : Où est le bon temps de l'esclavage ?

 

Les mêmes veulent poursuivre avec les mêmes recettes, même si celles-ci ont échoué. En novembre 2015, Gattaz déclarait « Le CDI est très anxiogène... Nous préconisons que, lorsque nous signons un contrat avec un salarié, on puisse intégrer des clauses de séparation dans le contrat. » Après avoir obtenu des réductions de charges, c'est à présent avant même l'embauche qu'il veut envisager les modalités de se séparer du salarié !!! Gattaz n'ignore pourtant pas que 8 embauches sur 10 se font en CDD ; c'est à dire que la date de séparation est déjà déterminée.

 

Ce que préconise aujourd'hui Hollande, c'est de plafonner les indemnités de licenciement abusif prononcées aux prud’hommes. Qui dit licenciement abusif dit non respect par l'employeur du contrat de travail. C'est la double peine pour le salarié qui non seulement est viré mais verrait ses indemnités réduites. Hollande donne satisfaction aux revendications du Medef puisque Gattaz souhaitait que le plafond des indemnités prononcées aux prud'hommes soit fixé entre 6 et 10 mois de salaires. C'est ça qui va créer de l'emploi ?

 

Mais ce plafonnement ne vaut pas pour les patrons qui eux ne sollicitent pas les prud'hommes. Leurs indemnités sont réglées en famille.

 

N'est-ce pas Chris Viehbacher ancien directeur général de Sanofi, remercié en octobre 2014 avec 4 millions d’euros et qui était le dirigeant le mieux payé du CAC 40 en 2014 avec 8,25 millions d’euros.

 

N'est-ce pas Ben Verwaayen dont le mandat de directeur général de Alcatel-Lucent n'a pas été renouvelé en 2013 pour mauvaises performances et qui est parti avec une retraite chapeau de 4,8 millions d’euros.

 

N'est-ce pas Michel Combes qui a succédé à Ben Verwaayen comme patron d’Alcatel-Lucent. Il n'y est resté que 2 ans et quelques mois et il a touché une prime de départ de 13,7 millions d’euros. Après la polémique que cela a engendré, cette prime aurait été divisée par 2. Mais on ne va pas pleurer sur son sort, il est à présent à la présidence de l’opérateur télécoms Numéricable-SFR, avec un "golden hello", cadeau d'arrivée, d'un montant bien supérieur à celui de sa prime de départ.

 

Et d'autres dans la même lignée tels Philippe Varin ancien président du directoire de PSA parti avec une retraite supplémentaire de 299 000 euros brut par an, ce qui pourrait coûter à Peugeot une quinzaine de millions d’euros, compte tenu de son espérance de vie. Et il est depuis janvier 2015 président du conseil d'administration d'Areva.

 

Il y a aussi Didier Lombard ancien PDG de France-Telecom qui en 2010 est parti avec une retraite chapeau estimée à plus de 350 000 euros par an. La somme totale qu’a provisionnée l’entreprise afin de pouvoir verser cette somme jusqu’au décès du dirigeant serait comprise entre 8 et 10 millions d’euros.

 

« La vie d'un entrepreneur est souvent bien plus dure que celle d'un salarié. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties » voilà les propos tenus il y a quelques jours par Emmanuel Macron ministre de l'économie de Hollande, ancien golden-boy de chez Rothschild. On voit là toute la considération de ce gouvernement pour les salariés.

 

Il y a des coups de pied au cul qui se perdent !

 

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:59

Suite au jugement concernant huit syndicalistes de Goodyear, le professeur de droit Emmanuel Dockès s'est dit « Abasourdi » par la décision, « l’incroyable disproportion entre ce qu’ils ont fait et ce qu’ils vont subir », il constate « inquiet, combien les puissants demeurent bien lotis en France quand les faibles sont réprimés ». « Que le parquet maintienne ses accusations alors qu’il n’y a eu aucune agression physique et pas de plaintes interroge sur la répression pénale à l’œuvre qui résonne avec la montée de l’autoritarisme » Pour lui, « d’ordinaire, dans les conflits sociaux, les magistrats prennent en compte le contexte des événements et ne prononcent pas de prison ferme, au pire, du sursis », poursuit le juriste, qui plaide pour « une vraie juridiction du travail ». Selon lui, « nous sommes ici face à des magistrats totalement déconnectés du monde du travail auxquels on demande de juger des conflits sociaux et qui les jugent à la chaîne entre un vol de Mobylette et un trafic de stupéfiants, en les isolant du contexte social dans lequel ils ont lieu». (source Mediapart)

 

Hollande a certainement oublié son passage en octobre 2011 sur le parking de l'usine Goodyear, alors en campagne pour la primaire socialiste, il promettait une loi contre les licenciements boursiers. Il avait déclaré entre autres « Je ne suis pas comme [un] autre [NDLR – il évoquait Sarkozy] qui vient devant les travailleurs et leur promet ce qu’il n’est pas capable de tenir après ». Cela aide aussi à comprendre la colère des salariés qui se battaient pour sauver leur usine.

 

Et 24 heures après ce jugement inique contre les syndicalistes de Goodyear, je découvre qu'une autre cour de justice, la cour d’appel d’Aix-en-Provence, vient aujourd'hui de confirmer la relaxe du sénateur Jean-Noël Guérini (ancien président de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône ) et du député socialiste Jean-David Ciot. Ils étaient poursuivis pour détournement de fonds publics et recel de ce détournement.

 

On peut en conclure qu'il vaut mieux détourner de l'argent public que de se battre pour défendre son usine. 

 

Les puissants demeurent bien traités quand les faibles sont réprimés.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:31

Ce n'est pas le premier billet sur mon blog concernant Goodyear. Le précédent date d'un peu plus d'un mois où je titrais, Salariés Goodyear Amiens, va t-on assister à un scandale judiciaire ? La réponse qui vient de tomber ce jour confirme l'inquiétude soulevée.

 

Le tribunal correctionnel d'Amiens vient de condamner mardi à deux ans de prison, dont neuf mois fermes huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir retenu dans l'usine le directeur des ressources humaines et le directeur de la production entre le 6 et le 7 janvier 2014 . Les salariés étaient en lutte pour sauvegarder leur entreprise. Aucune violence n'avait été commise, sinon celle de la direction de Goodyear qui au final a fermé l'usine et a licencié les 1143 salariés.

 

Vous trouverez ci-dessous le lien vers plusieurs billets sur ce sujet.

 

27 novembre 2015 Salariés Goodyear Amiens, va t-on assister à un scandale judiciaire ?

 

7 janvier 2014 Goodyear Amiens, qu'a fait le gouvernement socialiste ?

 

3 octobre 2013 article Mediapart « Comment Goodyear a déshabillé l'usine d'Amiens nord »

 

11 mars 2013 Les ouvriers qui luttent ne sont pas des délinquants

 

30 avril 2008 Chantage chez Goodyear-Dunlop

 

Un communiqué de la CGT Goodyear appelle à une campagne de solidarité pour exiger que cesse la campagne de répression anti-sociale du gouvernement.

 

Ce jugement inacceptable condamnant les militants CGT de Goodyear à 9 mois de prison ferme est l'arme avec laquelle Hollande, Valls, Macron, Taubira et l'ensemble du gouvernement ont décidé d'intimider tous les salariés qui se battent pour leur droit et leurs emplois. C'est une criminalisation de l'action syndicale. La détresse sociale qu'entraînent les licenciements, ce gouvernement semble s'en moquer. Une chose préoccupe Hollande et les siens, leur réélection.

 

Face à cette justice de classe, soyez nombreux à signer l'appel des Goodyear adressé à François Hollande.

 

Justice de classe par Charb

Justice de classe par Charb

 

L’APPEL DES GOODYEAR à François HOLLANDE

 

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participer avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel.

 

Je signe l'appel Nous Sommes Tous Des Goodyear

 

 

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 22:12

A l'heure où comparaissaient au tribunal de Bobigny les cinq syndicalistes d'Air France interpellés suite à l'affaire des chemises, un rassemblement de solidarité s'est tenu devant le tribunal de Niort à l'appel de la CGT, de FO et de la FSU.

 

Nous étions là pour dénoncer la criminalisation de l'action syndicale et la violence patronale. Les coups pleuvent un peu partout sur les salariés et ceux qui les défendent. C'est quoi la chemise déchirée d'un dirigeant comparée aux milliers de suppressions d'emplois qu'il met en oeuvre, ou à côté des plus de 600 000 accidents du travail dont 530 mortels provoqués par la course aux rendements.

 

Les récents événements dramatiques ne doivent pas faire oublier la réalité sociale de notre pays..

Rassemblement à Niort en soutien aux salariés d'Air France
Rassemblement à Niort en soutien aux salariés d'Air France
Rassemblement à Niort en soutien aux salariés d'Air France
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 16:28

Mercredi 2 décembre sera une journée nationale de mobilisation contre la violence sociale. A Paris, à l’appel unitaire des syndicats d’Air France, un rassemblement aura lieu à partir de 12 h devant le tribunal de Bobigny (93) où sont convoqués les 5 salariés d’Air France.

 

Leur délit n'est que d'avoir défendu leur emploi alors que la direction de cette entreprise annonce 2900 suppressions d'emplois après les 9000 déjà supprimés au cours des années précédentes. Face à la réaction massive du personnel et de leurs syndicats unis, la direction choisit la répression plutôt que l'écoute et le dialogue pour construire des alternatives économiques et sociales.

 

A Niort, la CGT, FO et la FSU organisent un regroupement devant le TGI de Niort mercredi 2 décembre à 12 heures, jour où sont convoqués les 5 salariés d’Air France au tribunal de Bobigny. La CGT, FO et la FSU rappellent que le chômage tue entre 10 000 et 20 000 personnes par an et est responsable de nombreux suicides, plus de 580 entre 2008 et 2010. 

 

Ce 2  décembre, exigeons d'autres choix en matière d'emplois, de salaires, de développement de l'industrie et des services publics. L’argent public doit être investi dans la sécurité des citoyens et la réponse aux besoins sociaux, l’urgence de la situation l’exige.

 

Tous rassemblés le mercredi 2  décembre contre la violence sociale.

A NIORT, rendez-vous devant le TGI à 12h00

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 13:49

Pour mieux comprendre cette affaire, j'invite les lecteurs à consulter le billet publié sur ce même blog le 7 janvier 2014 intitulé Goodyear Amiens, qu'a fait le gouvernement socialiste ?

 

L'usine Goodyear d'Amiens est à présent fermée, et ses 1143 salariés ont été licenciés. Les salariés ont lutté pour sauver leur entreprise et c'est dans ce contexte que deux dirigeants avaient été retenus quelques heures dans les locaux de l'usine occupée.

 

Bien que la firme et les dirigeants retenus dans l'usine en janvier 2014 aient retiré leurs plaintes, devant le tribunal correctionnel d'Amiens, plus royaliste que le roi, le procureur de la République poursuit l'affaire et réclame de très lourdes peines contre huit ex-Goodyear. Il a requis contre chacun un an de prison ferme aménageable plus un an avec sursis.

 

Scandaleux quand on pense à la détresse des salariés en lutte qui avait entraîné la séquestration dans le but d'obtenir une négociation. Et les 750 anciens salariés au chômage, les 14 suicides en moins de deux ans, il n'y a pas de procureur pour poursuivre en justice les dirigeants qui créent ces situations ?

 

Le jugement sera rendu le 12 janvier, mais imaginez la triste fin d'année pour ces huit pères de famille injustement poursuivis. C'est le combat de plusieurs années que la justice de classe veut leur faire payer ? Ce pouvoir et sa justice ne supportent plus ceux qui relèvent la tête.

 

 

 

Voir communiqué CGT Goodyear RÉQUISITIONS PROGRAMMÉES ...

 

 

 

 

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