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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 23:21

 

Aussitôt connus les chiffres du chômage pour septembre, F Hollande réagissait sur sa page Facebook « Au mois de septembre, le chômage diminue fortement. Ainsi, se confirme une tendance installée depuis le début de l’année... Ces résultats sont le fruit de l’action engagée par le gouvernement à travers le Pacte de responsabilité. Car ce sont les entreprises qui créent les emplois... » Les mêmes éléments de langage étaient aussitôt repris par les membres du gouvernement. Tout ça pour permettre la candidature de Hollande en 2017 puisqu'il avait lié celle-ci à l'inversion de la courbe du chômage.

 

Ce sont donc les 66 300 chômeurs en moins dans la catégorie A qui leur font crier victoire.

 

Mais qu'en est-il réellement ? Certes, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé en septembre mais le nombre total des demandeurs d'emploi, y compris ceux qui ont travaillé quelques heures au cours du mois, est en augmentation : + 1 % sur un an, le chiffre officiel atteint 5,78 millions. Le plan de mise en formation de 500 000 personnes fait basculer les chômeurs de la catégorie A vers la D, dont 85 500 pour septembre. En septembre, le nombre de personnes désinscrites pour « défaut d’actualisation » est de 238 900, sans compter le nombre de chômeurs qui n'entrent pas dans ces statistiques parce que, découragés, ils ne s'inscrivent même plus à Pôle emploi, comme le montrent les enquêtes de l'INSEE sur le "halo" du chômage.

Source : dares.travail-emploi.gouv.fr

 

Cela nous donne tout de même 3.746.000 demandeurs d’emploi en catégorie A, ceux qui n’ont pas travaillé une seule heure dans le mois. Quant au nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégories B et C, il  a augmenté de 39.100 au mois de septembre ce qui porte ne nombre total de demandeurs d’emploi à 5,7 millions de personnes. Et toutes catégories confondues (Dom inclus) ce sont 6. 573.100 Français qui sont privés d’emploi ou sont des travailleurs occasionnels (petits boulots).

 

Depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, la France compte 617.000 chômeurs supplémentaires. Nous sommes donc loin de l’inversion de la courbe du chômage promise dans un premier temps pour la fin de l’année 2012 et dans un second temps pour la fin 2013 par l’actuel président de la République.

 

C'est vrai que le gouvernement n'a pas été aidé par le Medef. Vous vous souvenez du badge, arboré fièrement par Gattaz et de nombreux patrons, promettant le million d'emplois. On ne les a jamais vu mais par contre, ils ont touché les millions du pacte de responsabilité et du CICE. Tout ceci est bien la preuve que les politiques de baisse du coût du travail ne font pas baisser le chômage.

 

Tandis que les PME qui pourraient embaucher n'osent même plus demander un crédit à leur banque de peur de se voir fermer la porte au nez, l'argent des marchés financiers et de la BCE coule à flot pour les multinationales.

 

C'est au coût du capital et au système capitaliste qu'il faut s'attaquer.

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 15:05

Ayele a 33 ans. Elle est caissière. Le 8 juin 2016, à 4 mois et demi de grossesse, elle rompt la poche des eaux au travail, en portant une pastèque sur le tapis de caisse. Les pompiers l'amènent immédiatement à l'hôpital. Pendant 5 jours, elle garde l'espoir de sauver son bébé mais un début d'infection oblige le corps médical à interrompre sa grossesse.

 

Son employeur, O'Marché Frais, est un supermarché de La Courneuve, spécialisé dans les dates limite de consommation. Les conditions de travail des caissières y sont particulièrement difficiles : vidéo-surveillance permanente, infantilisation par les responsables de caisse, isolement et pression au rendement.

 

Ayele a continué à travailler, malgré l'épuisement dû à ses conditions de travail, parce qu'elle avait besoin de son CDI pour que son enfant naisse dans un vrai logement. Elle a travaillé debout et toujours plus vite, pour répondre aux injonctions de sa responsable de caisse et de sa directrice. Et comme elle était épuisée, comme elle le savait, elle a prévenu son employeur, en lui remettant un certificat de grossesse. La direction de O'Marché Frais a-t-elle alors aménagé le poste de travail d'Ayele, pour remplir son obligation de sécurité ? Absolument pas. Ayele a continué à travailler vite, toujours plus vite, sous la surveillance déstabilisante des caméras vidéo au-dessus des caisses et des vigiles de la société sous-traitante, jusqu'à l'accident de travail, fatal pour son bébé.

 

Et à peine un mois après son retour au travail, la direction la licencie sous prétexte d'erreurs de caisse. Au cours de l'entretien préalable, la directrice générale du magasin a dit explicitement qu'elle ne supportait pas que sa responsabilité dans la survenue de l'accident, soit questionnée au travers des questions des délégués du personnel. Elle a ajouté que c'était « SON entreprise ».

 

Le droit de propriété autorise-t-il de telles atteintes à la vie des femmes salariées ? La maternité est un droit, pas une faute professionnelle et l'employeur a des obligations vis-à-vis de tout-e salarié-e. L'une d'elles est l'obligation de protection de la santé et de la sécurité des salarié-e-s définie par l'article L4121-1du Code du Travail.


 

Pour signer la pétition pour exiger :

  • La réintégration immédiate d'Ayele à son poste de travail.

  • Que la responsabilité de la direction par rapport à l'accident du travail d'Ayele fasse l'objet d'une enquête.

  • Au cas où des responsabilités seraient établies, nous demandons au procureur de la République d'engager des poursuites envers les responsables de l'accident.

  • L'inclusion dans le Code du Travail du droit à un aménagement de poste sur présentation d'un certificat médical pour toutes les femmes enceintes, notamment en cas de port de charge.

 

Je signe

 

Note à propos de l'entreprise

 

Derrière O’Marché frais, la famille Quattrucci

Claude, Antoine, Bruno, Céline, Franck, Laetitia, Laura… Deux générations  de Quattrucci, famille de primeurs d’origine italienne vendant sur les marchés parisiens, contrôlent aujourd’hui dix-sept magasins dont douze de l’enseigne O’Marché frais, spécialisée dans les produits proches de la date limite de consommation et implantée dans des zones populaires d’Île-de-France. L’activité est divisée en une myriade de sociétés indépendantes relevant du commerce, de l’immobilier, de la gestion (holding) dirigées par les membres de la famille. Les Quattrucci sont associés à Système U pour certains approvisionnements.

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 22:18

Jusqu'à présent, mêler sur scène, comme sur tout lieu de travail, des personnes rémunérées et des personnes travaillant gratuitement était illégal. A l'occasion de la Loi relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, le gouvernement a fait passer la pure et simple légalisation du travail gratuit.



La bataille se poursuit aujourd'hui sur le décret d'application de cet article qui reste à paraître.



Suite au vote du parlement, le SFA et le SNAM, syndicats de la Fédération du spectacle-CGT, ont tenté d'éviter la politique du pire en participant dans le cadre de la concertation à l’élaboration d’un projet de décret d'application en vue de limiter le recours possible au travail gratuit. Le travail effectué lors de cette concertation, qui a fait l’objet d’un certain consensus avec les employeurs et les fédérations d’amateurs, a été jeté à la poubelle par le ministère qui veut nous imposer son texte directement dicté par des lobbies d’élus locaux en cherchant à rallier nos employeurs, voire certains syndicats de salariés comme la CFTC.



Si ce dernier voit le jour, le recours possible à des artistes non rémunéré.e.s sera pour ainsi dire illimité.



Aujourd'hui le recours à des « amateurs » est de plus en plus courant dans le spectacle vivant. Nous pensons bien sûr à la Philharmonie de Paris et à son chœur constitué d'artistes pratiquant en amateur et non rémunérés, mais aussi à certains orchestres symphoniques, permanents ou intermittents, à des structures d'opéra ou encore aux nombreux spectacles de théâtre ou de danse dont les producteurs ont de plus en plus souvent recours à des artistes non payé.e.s.
 


Bien évidemment, nous sommes heureux d’accueillir les artistes non professionnels sur les grandes et petites scènes. Nous demandons simplement qu'ils ou elles soient rémunéré.e.s lorsque ces spectacles font partie de la programmation ou qu’ils donnent lieu à une billetterie dès lors qu’ils sont à l’initiative de la structure professionnelle.
 


De beaux discours sur la démocratisation de la culture viennent souvent accompagner ces choix qui sont avant tout économiques, et qui vont généraliser le dumping social et la concurrence déloyale. S'empresserait-on de convoquer autant d’amateurs sur scène s'il fallait les rémunérer ?



Et que dire du Ministère de la culture, qui à l'heure d'une crise de l'emploi artistique sans précédent, fait de l’accompagnement de la pratique en amateur une de ses principales missions qu’il substitue à la création artistique ?



Nous refusons de faire une différence entre artistes amateurs/trices et artistes professionnel.le.s. Dans un cadre lucratif, tou.te.s les artistes doivent être payé.e.s pour leur travail.

Quand le gouvernement légalise le travail gratuit
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 17:08

Nous étions plus d'une cinquantaine, militants de la CGT, ainsi que des représentants de Sud et FO, rassemblés mercredi en fin d'après-midi devant le tribunal de grande instance à Niort pour exprimer notre solidarité avec les « huit de Goodyear » jugés hier en appel à Amiens. Voir ce billet sur les raisons de leur condamnation.

 

En première instance, les deux membres de la direction « séquestrés » dans la journée et la nuit du 6 janvier 2014 avaient retiré leur plainte, de même que la direction de Goodyear. C'est donc le parquet, représentant de l'État qui poursuivait les huit ex-Goodyear, « l'action de justice n'étant pas subordonnée à une plainte » comme le précise le juge.

 

C'est un acharnement du pouvoir alors que le gouvernement a refusé l’amnistie sociale pourtant promise par le candidat Hollande.

 

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, présent à Amiens déclarait « halte à la criminalisation du mouvement syndical, et relaxe pour les Goodyear ». « Ce qu’on reproche aux Goodyear, c’est d’avoir défendu leur emploi. Nos camarades devraient avoir une médaille, pas se retrouver devant les tribunaux, s’exclame-t-il. Il faut que la colère monte plus fort dans ce pays pour faire entendre la défense de l’intérêt collectif et la défense de l’emploi. »

 

Sur les 1143 ex-Goodyear, une centaine seulement a retrouvé un emploi en CDI. Les conséquences de la fermeture se font toujours ressentir à Amiens (Somme), ville frappée de plein fouet par la crise. Au total, près de 700 anciens salariés pointent toujours à Pôle emploi. Ce désastre social comporte en plus son lot de drames humains. « Il y a eu beaucoup de séparations, raconte Évelyne Becker, déléguée CGT. Et puis, surtout, nous avons eu 12 décès depuis la fermeture, dont 9 pour maladie... et 3 suicides. »

 

A quand le tour de Goodyear d'être sur le banc des accusés ?

 

À l'issue de la journée d'audience, l'avocat général a requis deux ans de prison avec sursis pour les huit, et leur avocat Fiodor Rilov a plaidé la relaxe. Le jugement doit être rendu en janvier 2017.

 

Il serait inacceptable que les huit soient condamnés. C'est pour cela que des militants un peu partout en France ont participé à des rassemblements pour dire, comme les 10 000 présents à Amiens, « les syndicalistes ne sont ni des terroristes, ni des voyous, relaxe pour les huit Goodyear ».

 

 

 

 

 

A Niort aussi, la solidarité s'est exprimée pour les Goodyear
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 07:25

Dans le cadre du soutien aux 8 camarades de chez "Goodyear", condamnés en première instance à 24 mois de prison dont 9 mois fermes, et qui passent en appel les 19 et 20 octobre, soyons nombreux à participer aux rassemblements qui se tiendront partout en France et à Amiens.

C'est la première fois depuis un demi-siècle que des salariés qui se sont battus pour garder leurs emplois écopent d'une lourde peine de prison ferme, et nous savons tous que François Hollande et Manuel Valls veulent faire des Goodyear un exemple pour intimider tous ceux qui luttent et refusent de baisser la tête.

Voir ce billet qui relate l'objet de leur lutte.

Non à la criminalisation de l'action syndicale.

 

 

 Rassemblement le mercredi 19 octobre
à 18 heures
devant le Tribunal de Grande Instance
2 rue du Palais à Niort
 

 

Il n'y a pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales. Tous Ensemble, partout en France et à Amiens, aux côtés des 8 de Goodyear.

 

Solidarité avec les 8 de GoodYear, rassemblement à Niort le 19 octobre
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 14:26

 

Le système capitaliste n'a qu'un but, réaliser toujours plus de profits.

 

Les dirigeants de PSA en apportent une nouvelle preuve. Alors que l'heure est au bilan du mondial de l'auto 2016, et que pour les constructeurs les chiffres des ventes réalisées sur le salon sont en nette hausse, PSA réunit un comité central d'entreprise extraordinaire ce lundi après-midi au sujet de la suppression de plus de 2000 emplois dans le groupe l'an prochain.

 

Comme le souligne le communiqué de presse de la CGT du groupe PSA, les milliards engrangés rendent cette décision inacceptable et injustifiée.

 

Il faut en finir avec ce système capitaliste. Je vous renvoie à des billets rédigés sur ce blog à propos de PSA. Ils permettent de constater que les efforts exigés ne servent qu'à enrichir les actionnaires. Est-ce cela le but d'une entreprise ?

 

La grève à PSA Aulnay , l'usine a été fermée depuis.

Quand l'entreprise PSA arnaque l'UNEDIC

Chez PSA comme ailleurs, ce sont bien les salariés qui créent les richesses et non le PDG

PSA – Un "Nouvel Élan pour la Croissance" des bénéfices des actionnaires

 

Alors que se profile l'élection présidentielle de 2017, certains candidats nous parlent de rallonger la durée du travail, de la remise en cause des 35 heures, du report de l'âge de la retraite, etc. Ce n'est certainement pas ce qui va résoudre le problème du chômage. Chez PSA, la direction voudrait inciter des salariés à partir et ceux qui resteraient devraient travailler à des cadences supérieures. C'est à cela que serviraient les profits réalisés et les sommes perçues au titre du CICE ou du pacte de responsabilité (ce dernier mot bien mal approprié) ?

 

Ce monde dirigé par la finance marche sur la tête. Il faut en finir radicalement avec ce système.

 

2 133 suppressions de postes chez PSA malgré les milliards de bénéfices. Inacceptable !
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 08:18

Le Medef, envahi en juin par les intermittents du spectacle, a repris la fameuse méthode gouvernementale : frapper des militants puis les accuser de violence.

 

En attendant son procès qui se tiendra le 8 décembre à Paris, Loïc, le technicien de la compagnie Jolie Môme qui paye cher sa participation pacifique à l’occupation du siège du Medef à Paris en juin dernier, met en scène celui de la fameuse organisation patronale. Avec ses camarades et bon nombres de prestigieux invités, ils nous invitent donc  le 16 octobre au Théâtre de l’Épée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes, de 14h à 22h, pour un « Cabaret d’Urgence » pour la séparation du Medef et de l’Etat et contre la répression des gens debout !

Le 16 octobre, cabaret d'urgence pour la séparation du Medef et de l’Etat
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:47

Petite liste non exhaustive de 147 plans "sociaux", fermetures, liquidations et licenciements en cours, projetés ou dans l'air. Au total plus de 40 000 suppressions d'emplois pour cette rentrée 2016.

 

1. SFR, 5 000
2. Alstom, 480
3. General Electric, 800
4. Areva, 2700
5. Air France, 1500
6. Vivarte, 1344
7. IBM, 1200
8. Sotralentz, 1 000
9. Croix Rouge, environ 1 000
10. Take it easy, 2 000 à 3 000 livreurs "auto-entrepreneurs"
11. Engie, 950 ?
12. Philips 230.
13. P et V, 300
14. Intel, 750
15. Servier, 600
16. Airbus, non chiffré, X centaines ?
17. Suppressions des contrôles sur les TER, non chiffré
18. Société Générale, 550
19. DCNS, 500
20. Pulmann, Paris Montparnasse, 500 à 650
21. Sanofi, 600
22. Vallourec, 579
23. SAM Technologies, 552
24. CEA Ripault, 549
25. Primaphot, 500
26. Michelin, 494
27. Airbus Helicopters, 400
28. Nokia, 400
29. Peugeot Scooters Mandeure non chiffré
30. Delphi Diesel, 350
31. Latécoère, 314
32. Sage France, 200
33. Arcelor Mittal 300
34. HSBC, 500
35. STmicroelectronics, 430
36. Cameron, 249
37. Fousse, 400
38. Alcatel-Lucent, 350
39. ADMR 76, 343
40. Carrefour Banque 246
41. CCI Paris Ile de France 300 à 400
42. Lafarge-Holcim, plus de 300
43. Arjowiggins, 300
44. Allia, 257
45. Noyon, 240
46. NLMK, 208
47. Dalkia Infrastructures, 200
48. Téléperformance, 200
49. SCA, 200
50. Siemens, 200
51. Tilly Sabco, 196
52. Gefco, 157
53. Hitachi, 170
54. Vallourec, 180
55. Logo, 180
56. Zilli, 180
57. Ascometal Leffrinckouke, 176
58. Metallyon, 170
59. Secofab, 165
60. Brandt, 161
61. Renault Trucks, 157
62. Flixbus, 170
63. Movitex, 165
64. Sotira, 153
65. Chancerelle, 150 intérimaires
66. MKM, 145
67. Cheminées Philippe, 140
68. Koniambo Nickel, 140
69. Promod, 133
70. Darbo, 131
71. AFPA Martinique 130
72. Défi Mode 123
73. Société Générale, 120
74. MT Technologies, 115
75. André 105
76. Germanaud, 105
77. Mahle Behr, 105
78. Allia, 100
79. Oracle France, 100 ?
80. Rectiphase, 96
81. Alphaillan, 94
82. Sidel, 92
83. Bigard, ailly sur somme, 90
84. Metso, 89
85. Comilev, 90
86. Solev, 88
87. Saintronic, 83
88. Silen and Co, 83
89. Groupon, 80
90. Leoni, 78
91. Ecopla, 77
92. Roux et Cie, 76
93. C et D Foods, 71
94. Transdev, 68
95. Cattin Flitration, 66
96. MGEFI 65
97. Wayne Dalton, 62
98. Casa, 20 boutiques
99. Prim Style, 40 boutiques
100. Vet'affaires, 100 boutiques
101. La Halle aux Chaussures, 100 boutiques
102. SFAR 43
103. Sorin MCR, 75
104. Minerve, 75
105. Isa France, 74
106. Debris, 73
107. Tifany, 71
108. Continental Nutrition 71
109. Prysmian, 67
110. France Tabac, 57
111. APF entreprises, 56
112. Technologies Luminaires, 55
113. Bazin, 55
114. Mersen, 53
115. Pipelife, 51
116. Pierrefeu 50
117. Wolf, 50
118. Hôpital de Voiron, 50
119. Eupec, 50
120. SGP, 47
121. Bezy, 47
122. Evian TG, 45
123. RPC, 44
124. Terex, 40
125. Parakian ?
126. Ligue de l'Enseignement, entre 37 et 200
127. Girod Cellier, 35
128. Kookaï, 32
129. FLS du CEA Marcoule, 30
130. Lotz Frères, 30
131. J. Rivière, 29
132. Jack M, 26
133. Engie, fermeture de 3 centres d'appels
134. Mon caviste à la maison, 20 et 400 vendeurs
135. Poulailler industriel de l'Ain, 20
136. Transports Mathou, 20
137. Léonce deprez 20
138. TVR Machecoul, 19
139. Cité Messagerie, 18
140. ASE Alençon, 16
141. Buffalo Grill Sarreguemines, 15
142. Agri Berry, 15
143. Conforbaie, 15
144. Altaplast, 14
145. Tuilerie Blajans, 11
146. Tubeurope, 11
147. Steico, 9

et tellement d'autres.

 

Voilà la réalité de la politique patronale alors qu'ils touchent des milliards d'aides !


Source Info'Com-CGT

 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 18:22

 

 

Après la loi Travail, le gouvernement va-t-il encore se coucher devant le Medef ?

 

Alors que la ministre du Travail a consulté les organisations syndicales et patronales et que la question des négociations assurance chômage se pose, Manuel Valls vient d’écarter une augmentation des cotisations sur les plus hauts salaires et de s’aplatir, encore une fois, devant les hurlements de Pierre Gattaz.

 

La CGT a rappelé à Myriam El Khomri ses propositions pour permettre la pérennité de l’assurance chômage dont la dette sert d’instrument de chantage pour baisser les droits :


• surcotisation sur les contrats courts pour lutter contre la précarité ;
• taxation des ruptures conventionnelles, particulièrement celle des séniors, dont la majorité correspond à des licenciements déguisés ;
• augmentation des salaires des femmes, pour supprimer les discriminations, facteurs d’inégalités, et accroître d’autant le volume des cotisations ;
• déplafonnement des cotisations et allocations des cadres gagnant plus de 12 812 euros par mois.

 

Toutes ces mesures permettraient à la fois d’augmenter le financement de la protection sociale et d’améliorer l’indemnisation des privés d’emploi.

 

Valls écarte donc cette dernière proposition soutenue par tous les syndicats de salariés, représentant une augmentation du plafond de cotisations pour les 133 000 plus hauts salaires de France et travaillant essentiellement dans les entreprises du CAC40.


Par contre, il n’a aucunement renoncé à reculer la borne d’âge permettant une indemnisation plus longue des chômeurs de plus de 50 ans. Plutôt le RSA pour les chômeurs âgés que de mettre à contribution les entreprises sur les salaires de leurs dirigeants ?

 

Les arbitrages en faveur du patronat se poursuivent dans la lignée du pacte de responsabilité, des exonérations patronales multiples et de la loi travail…


La CGT appelle le gouvernement à donner enfin suite à ses propositions pour tous les salariés, femmes et hommes de tous âges.

 

CGT à Montreuil, le 3 octobre 2016

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 22:02

Le groupe d'assurance mutualiste COVEA réunit les trois mutuelles que sont GMF, MAAF et MMA sur un modèle économique au service des valeurs de l'économie sociale. C'est du moins ce qu'on trouve affiché sur internet. Le slogan de la GMF, premier assureur des agents du service public, était d'ailleurs " Assurément humain ". Vraiment ?

 

Rappel des faits.

 

Des maliens travaillent sur un chantier au 46 avenue de Breteuil (Paris 7e) dont la société COVEA est propriétaire du bâtiment.

 

Le 6 septembre, un accident du travail s’est produit sur ce chantier confié à la société CAPRON. : double fracture ouverte pour un jeune démolisseur malien tombé d’un échafaudage. Rien de plus banal dans la construction qui détient le sinistre record des accidents du travail. Mais, là, le patron de la société MTBat Immeubles (sous-traitante de l’entreprise Capron) interdit aux salariés d’appeler les secours et propose même une somme d’argent à chacun pour que l’affaire en reste là.

 

Les 25 salariés maliens, tous sans-papiers, ne l’entendent pas ainsi et appellent les pompiers qui arrivent avec la police et l’Inspection du Travail. Ils constatent la situation de travail des salariés, le fait qu’ils n’ont pas ou peu de bulletins de paye et qu’on leur doit des mois de salaire.

 

Le 7 septembre, après avoir rencontré la CGT, ces salariés décident la grève et l’occupation de leur chantier dont le patron leur a interdit l’accès, suite à l’accident du travail, avec 4 revendications :


• la prise en charge de l’accident du travail de leur collègue ;
• l’établissement des bulletins de paye correspondant à l’ancienneté de chacun ;
• le paiement de l’intégralité des salaires non-perçus ;
• l’obtention des « demandes d’autorisation de travail pour salariés étrangers » nécessaires pour leur régularisation administrative.

 

Que des revendications pour le moins basiques !

 

On aurait pu s’attendre à ce que le maître d’ouvrage, COVEA, qui regroupe les trois mutuelles MAAF, GMF et MMA, après avoir constaté la situation de ces salariés, assumerait ses responsabilités et les aiderait à sortir de leur situation de vulnérabilité. Bien au contraire, COVEA fait rompre le contrat avec la société de sous-traitance, considérant de ce fait que ces salariés lui sont étrangers et demande au Tribunal leur évacuation du chantier ! Bel exemple de « solidarité » et d’ « humanité » de ce fleuron du monde mutualiste ! Cerise sur le gâteau : COVEA engage une société de sécurité pour empêcher les allées et venues des grévistes ! Loin de tenter une médiation le propriétaire du bâtiment et donneur d’ordre a en effet demandé, et obtenu, par voie de justice, l’évacuation du site.


 

Dès 7h30 ce vendredi matin, les cars de CRS sont arrivés en nombre devant le 46 avenue de Breteuil, dans le très chic 7e arrondissement parisien, pour déloger les 25 ouvriers maliens, qui avaient installé un piquet de grève sur un chantier.


 

Et dire que c'est un groupe se vantant de valeurs mutualistes. Mais, la réalité est toute autre, c'est plutôt cachez ces esclaves que je ne saurais voir. Sans parler du droit de grève qui est bafoué.

 

NB - Thierry DEREZ le PDG de COVEA a été en responsabilité dans les trois mutuelles du groupe. Voir wikipedia

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