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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 18:22

François Fillon souhaitait réserver les remboursements de la Sécurité Sociale aux seules maladies graves ou chroniques. Il a changé d’avis et reculé devant le tollé provoqué par sa proposition. Mais il faut faire beaucoup plus pour obliger les candidats à la présidence de la République à s’engager à ne pas diminuer les remboursements des soins préventifs et curatifs par la Sécu.

Les assurances complémentaires ne peuvent pas assumer le rôle de la Sécurité Sociale. Elles sont moins solidaires et plus chères que la Sécu. En effet, leurs frais de gestion représentent 20% de leur chiffre d’affaire (et jusqu’à 30% pour les compagnies d’assurances) contre 6% pour la Sécu.

Transférer une partie du remboursement des soins vers les assurances complémentaires reviendrait plus cher à la collectivité et affaiblirait la solidarité entre les bien-portants et les malades, les jeunes et les vieux, les actifs et les retraités, les riches et les pauvres.

Nous pensons que c’est le chemin inverse qu’il faut suivre en réduisant la part des assurances
complémentaires dans le remboursement des frais médicaux. Nous proposons donc que la Sécurité sociale puisse être choisie pour assurance complémentaire, moyennant une cotisation supplémentaire volontaire : la Sécu serait ainsi à la fois l’assurance maladie obligatoire pour tous et l’assurance complémentaire pour ceux qui le souhaitent.

Merci à toutes et à tous de diffuser et de faire signer la pétition pour la Sécurité sociale, notre bien commun que les assureurs privés convoitent. Ne laissons pas faire ce mauvais coup !


Si nous dépassons les 500 000 signataires, l’année commencera un peu mieux. A ce jour déjà plus de 180 000 signataires.

Professeur André Grimaldi, au nom du collectif pour une Santé égalitaire et solidaire

 

Lien vers la pétition

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 16:34

Au 1er janvier 2017, le SMIC va augmenter de 0,93% et passera de 9,67 euros à 9,76 euros de l'heure, soit un SMIC à 1480,27 euros brut pour un temps de travail équivalent à 35 heures par semaine. En net mensuel, ça fera autour de 1153 euros, une hausse de 11 euros mensuel par rapport à 2016. Ouaaaaaahhhhhh ! Les 1,7 millions de salariés payés au SMIC ne vont pas savoir quoi en faire ?

 

Bien entendu, le coup de pouce réclamé par les organisations syndicales n'a pas été obtenu. Le seul dont aura bénéficié le SMIC remonte à juillet 2012, juste après l'élection de Hollande, depuis rien. En refusant ce coup de pouce, la ministre du travail El Khomri a suivi les recommandations du groupe d’experts sur le SMIC. Cette instance consultative composée d'économistes, certainement pas rémunérés au smic, lui avait déconseillé d'aller « au-delà de la formule légale d'indexation » pour ne pas introduire « un risque de déstabilisation » dans un contexte économique « encore fragile ».

 

Cette fragilité économique est probablement la raison qui fait que la France est le troisième pays au monde qui a distribué le plus de dividendes aux actionnaires en 2016. Et que dire des exonérations de cotisations sociales et fiscales accordées aux entreprises, qui représentent plus de 220 milliards d'euros par an, sans aucune contrainte sur l'emploi, les investissements ou les salaires.

 

Parallèlement, rien de plus pour le SMIC pendant 5 ans, rien que le minimum légal. Voilà la réalité de la politique appliquée par le gouvernement socialiste. Et la remarque de El Khomri pour justifier ce refus du coup de pouce est pathétique : « un coup de pouce au SMIC n'est pas la meilleure solution pour améliorer le pouvoir d'achat de nos concitoyens ». Des coups de pied au cul qui se perdent. Enfin, l'occasion nous sera donnée avec les élections en 2017, à condition de faire le choix de la gauche radicale, celle de la France insoumise et de ses soutiens.

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 15:25

Nommée ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social (?), après la démission de ce poste de François Rebsamen, Myriam El Khomri s'est surtout fait un nom avec la loi travail si décriée puisque le gouvernement, malgré les nombreuses manifestations, a fait passer ce texte en utilisant l'article 49-3 au mépris de tout débat démocratique.

 

Et cette ministre, comme le gouvernement auquel elle appartient, a confirmé depuis dans quel camp elle se situait. Plutôt le patronat que les syndicats.

 

C'est Myriam El Khomri qui a autorisé le licenciement de Vincent Martinez, délégué du personnel CGT d'Air France, alors que l'Inspection du Travail avait invalidé son licenciement.

 

C'est Myriam El Khomri qui dans l'affaire Tefal ( voir ici ) n'est même pas venue au soutien de l'inspectrice du travail poursuivie face aux agissements de Tefal. La condamnation de cette inspectrice s’inscrit dans un contexte plus large de criminalisation des mouvements sociaux et de répression des mobilisations contre les agissements de certains employeurs.

 

C'est Myriam El Khomri encore qui vient d'autoriser le licenciement de Stéphane Bueno, travailleur handicapé et militant CGT. Six mois après le recours adressé à la ministre, elle a validé son licenciement. Elle a superbement ignoré le rapport du médecin du travail qui stipulait que cet ouvrier métallurgiste en fauteuil roulant, à condition d’aménager son poste de travail, était apte à exercer un emploi. Myriam El Khomri a préféré donner sa bénédiction à la direction du sous-traitant aéronautique Ratier-Figeac, qui veut se débarrasser de ce travailleur handicapé, militant CGT de surcroît.

 

Ce salarié a passé plus de vingt-trois ans dans l’usine de Ratier-Figeac dans le Lot, d’où il a été licencié en janvier 2016. Atteint de sclérose en plaques, la direction de Ratier-Figeac avait saisi la médecine du travail. Ah, si Stéphane Bueno avait pu être déclaré inapte !... Le rapport médical, même s’il exclut certaines tâches, ne va pas dans ce sens. La direction passe donc en force. L’usine Ratier-Figeac (1 200 salariés), appartenant au puissant groupe nord-américain UTC, ne pouvait-elle pas aménager un poste de travail pour Stéphane Bueno ? L’inspection du Travail a autorisé le licenciement, confirmé bien entendu par Myriam El Khomri.

 

Stéphane Bueno, quant à lui, poursuit son combat et a porté l’affaire devant le tribunal administratif de Toulouse. Quant à Myriam El Khomri, elle vient d'être investie par les militants PS pour être la candidate socialiste dans la 18ème circonscription de Paris pour les législatives. Les électeurs savent donc à quoi s'en tenir.

 

 

 

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 07:26

François Fillon qui promet la casse des 35 heures, et envisage même d'autoriser la durée du travail jusqu'à 48 heures maximum par semaine, ferait bien de se pencher sur cette étude de l'INSERM.

 

Une étude de l'Inserm révèle que les mauvaises conditions de travail favorisent maladies cardiovasculaires et décès prématurés. Par Olivia Recasens (Le Point)


Travailler, c’est bon pour la santé... Une étude détonante pourrait bien jeter un sort à cet adage. Des chercheurs de l'Inserm, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, se sont lancés dans une exploration inédite*, par sa précision et son exhaustivité, des liens entre santé et travail. Pour ce faire, ils ont passé au crible une cohorte de 20 625 salariés d'EDF-GDF, âgés de 39 à 54 ans, suivis depuis plus de 25 ans, de 1989 à aujourd'hui. De précieuses données qu'ils ont rigoureusement croisées avec l'environnement et les conditions de travail.

 

Troubles du sommeil et dépression

 

Les cobayes ont ainsi été soumis à 30 questions sur leur revenu mensuel moyen (moins de 2 592 euros à plus de 3 811 euros), leur temps de trajet domicile-travail, s'ils étaient soumis à des horaires irréguliers, s'ils travaillaient la nuit, ou dans le froid, le bruit... Ils ont aussi répondu à des questions plus subjectives : considéraient-ils leur job comme physiquement difficile (un peu, moyennement, beaucoup) ? Quelle était leur latitude de décision ? recevaient-ils le soutien de collègues ? Avaient-ils le sentiment de se surinvestir dans leur travail ? pensaient-ils que celui-ci était récompensé comme il se doit...? Premier constat : les conditions de travail dégradées sont une cause majeure de survenue d'accidents cardiovasculaires. Et ce, avant l'âge de la retraite.

 

Huit facteurs sont particulièrement délétères. Parmi lesquels, bien sûr, la catégorie socioprofessionnelle, le revenu mensuel et les horaires de travail, mais aussi le travail en posture pénible, l'exposition au bruit, à la pression, l'absence de soutien et le manque de reconnaissance. Autant de contraintes à la fois matérielles et psychologiques, qui génèrent chez ceux qui les subissent un risque augmenté de 53 % de développer une obésité, de 60 % de souffrir de troubles du sommeil, et de 113 % d'être victimes d'une dépression ! Trois conséquences sur la santé qui favorisent elles-mêmes la survenue précoce de maladies cardiovasculaires.

 

Une augmentation irréversible !

 

L'impact se vérifie autant chez les hommes que chez les femmes. Et il n'est pas réversible ! "L'augmentation du risque cardiovasculaire lié aux conditions de travail perdure après la retraite alors même que ces personnes n'y sont plus exposées", écrivent les auteurs, tout en remarquant qu'il fait également grimper "la probabilité d'apparition d'autres facteurs de risque pour la santé ". Ainsi, l'obésité, difficile à combattre, favorise à terme l'hypertension et le diabète. D'autant plus inquiétant que la cohorte scrutée par l'Inserm, même si elle comporte 16 % d'ouvriers ou d'employés et 56 % de professions intermédiaires, est plutôt favorisée par rapport à la population générale, notamment en raison du statut de fonctionnaire dont jouissent les personnes qui la composent.

 

"Les conditions de travail dégradées sont un problème de santé publique largement sous-estimé alors qu'elles provoquent maladies et décès prématurés, essentiellement par accidents cardiovasculaires", souligne Pierre Meneton, le chercheur de l'Inserm qui a piloté l'étude. Et d'avertir : "Les entreprises et services publics, en détériorant les conditions de travail par les techniques de management visant à augmenter la productivité, se tirent une balle dans le pied, car les pathologies induites comme les troubles du sommeil, la dépression et l'obésité sont particulièrement invalidantes sur le plan de la productivité, sans compter l'absentéisme et l'augmentation des dépenses de santé qui en résultent et pour lesquelles ces entreprises ou services publics cotisent, en sus des salariés." 

 

À bon entendeur...

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 08:11

Le seul objectif de ce jugement est de faire baisser la tête aux salariés pour les empêcher de défendre leur travail, en résistant aux mauvais coups des directions d’entreprise. Le message envoyé est clair : liberté d’action pour les actionnaires pour détruire l’emploi et nourrir la finance ! La violence est bien dans ce camp-là.


Nul doute que les salariés ne se laisseront pas intimider.

Affaire Air-France : décision inique du Tribunal de Bobigny
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 16:17

La Sécurité sociale est en danger. D'ailleurs, Fillon envisage ni plus ni moins que sa privatisation, puisque s'il est élu, il veut en confier tout un pan aux complémentaires et assurances privées.

 

Dans le film "La Sociale" sorti en salle le 9 novembre, le réalisateur Gilles Perret * insiste sur l'importance de raconter l'histoire oubliée de la Sécurité Sociale, de rendre hommage à son "vrai" fondateur Ambroise Croizat et de réhabiliter cette institution efficace et progressiste.

* Gilles Perret est le réalisateur entre autres de "Ma Mondialisation", "Walter, retour en résistance", "De mémoires d'ouvriers" ou en 2014 de "Les jours Heureux".

 

Retrouvez toutes les séances de La Sociale dans les jours à venir sur

http://www.lasociale.fr/projections/

 

Ci-dessous, l'interview de Gilles Perret pour le journal L'Humanité

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 21:52

Voir l'article du 16 octobre 2015 sur ce qui a conduit une inspectrice du travail et un salarié lanceur d'alerte au tribunal.

 

Après leur condamnation en première instance, il s'agissait du jugement en appel. Et c'est à nouveau la confirmation que nous avons là une justice de classe qui rend un jugement tout ce qu'il y a de plus injuste. C'est une condamnation scandaleuse. La justice préfère se soumettre au patronat. 

 

Ci-dessous le communiqué de l'intersyndicale CGT-SUD-SNU-FO-CNT du 16 novembre 2016.

 

Nous sommes consternés par ce jugement à l’encontre d’une inspectrice du travail qui est condamnée pour avoir fait son travail et dénoncé les pratiques de la multinationale visant à l’écarter de son poste avec le relais de sa hiérarchie. Nous nous insurgeons contre cette nouvelle condamnation d’un salarié lanceur d’alerte et ne pouvons que constater que la justice française, au-delà des discours convenus, ne protège pas ceux et celles qui risquent leur emploi pour dénoncer les pratiques délictueuses des entreprises.

 

Le délibéré du procès en appel de l’« Affaire TEFAL » est tombé ce mercredi 16 novembre 2016. L’inspectrice du travail Laura Pfeiffer et le salarié lanceur d’alerte ont vus leur condamnation de première instance confirmées en tous points par la Cour d’appel de Chambéry. Ils avaient été condamnés en première instance à 3500 euros d'amende avec sursis, notamment pour violation du secret professionnel et recel de documents volés. Le procès en appel s’était déroulé le 14 septembre 2016 à Chambéry.

 

Nous sommes consternés par ce jugement à l’encontre d’une inspectrice du travail qui est condamnée pour avoir fait son travail et dénoncé les pratiques de la multinationale visant à l’écarter de son poste avec le relais de sa hiérarchie. Nous nous insurgeons contre cette nouvelle condamnation d’un salarié lanceur d’alerte et ne pouvons que constater que la justice française, au-delà des discours convenus, ne protège pas ceux et celles qui risquent leur emploi pour dénoncer les pratiques délictueuses des entreprises.

 

La confirmation de la condamnation de Laura Pfeiffer et du salarié lanceur d’alerte ne peut que provoquer un sentiment d'indignation. Il est inacceptable de nous empêcher d’alerter les syndicats chargés de défendre nos missions lorsque l’on fait obstacle à celles-ci.

 

Cette indignation est renforcée par la décision récente du parquet d’Annecy de classer sans suite les plaintes de notre collègue contre sa hiérarchie et contre l’entreprise TEFAL pour obstacle à ses fonctions. Il y a bien deux poids et deux mesures et la justice se rend complice des stratégies des entreprises pour échapper à leurs obligations. Désormais, des milliers de patrons pourront s’appuyer sur ce jugement pour licencier des salariés et pour porter plainte contre ceux et celles dont la fonction est de faire respecter les droits des salariés. Certains n’ont d’ailleurs pas tardé à le comprendre : des plaintes contre des agents de contrôles se sont multipliées, en particulier dans le département de la Haute-Savoie.

 

Cette situation a été largement favorisée par l’absence de condamnation publique des agissements de TEFAL et l’absence de soutien à Laura par la hiérarchie du ministère du travail (à tous les échelons, jusqu’à la Ministre) Les agents de l’inspection du travail réalisent à travers cette affaire TEFAL et la condamnation de Laura Pfeiffer qu’ils ne peuvent pas compter sur le soutien de leur hiérarchie en cas de mise en cause pénale, même lorsqu’ils sont victimes de pressions extérieures indues et d’obstacle à leur fonction. Le silence de la hiérarchie locale et régionale ainsi que du ministère du travail, qui dure depuis presque trois ans, est révoltant car il met les agents en situation d’insécurité dès lors qu’ils vont faire un contrôle.

 

La Ministre du travail elle-même se fait le relais des exigences du patronat de museler notre corps de contrôle. La loi El Khomri a introduit un « amendement TEFAL » prévoyant un code de déontologie de l'inspection du travail qui fixera « les règles » que doivent respecter les agents de l’inspection. Loin d’être protecteur des agents et des usagers il a tout d’un arsenal disciplinaire destiné à museler encore plus l'inspection du travail.

 

Cette condamnation s’inscrit dans un contexte plus large de criminalisation des mouvements sociaux (GOODYEAR, CONTINENTAL, AIR FRANCE, …) et de répression des mobilisations (loi travail). Elle vient ainsi s’ajouter à la liste déjà longue des injustices sociales et des attaques contre les droits des salariés.

 

Aujourd’hui comme hier, les organisations syndicales réaffirment avec force que :

  • Il n’est pas possible de condamner une inspectrice du travail, qui dans le cadre de son travail, a dénoncé auprès de nos organisations syndicales les pressions visant à faire obstacle à ses missions,
  • Il n’est pas possible de condamner un lanceur d’alerte pour avoir joué ce rôle essentiel de dénonciation des délits d’une entreprise,
  • Il n’est pas acceptable d’être condamné pour recel de documents confidentiels alors que les documents qui nous ont été transmis démontrent les pressions indues exercées par l'entreprise pour écarter l'inspectrice du travail gênante ainsi que le relais de sa hiérarchie.

Nous n'acceptons pas ce jugement et poursuivrons avec toutes les voies judiciaires offertes le combat pour leur relaxe pure et simple, comme nous poursuivrons nos combats aux côtés des agents et des salariés.

 

Nous étions en colère le 4 décembre 2015, et croyez bien que nous le sommes encore aujourd’hui car le mépris décomplexé des différents protagonistes pour l’inspection du travail et la condition des travailleurs nous est insupportable.

 

Nous exigeons de la Ministre du travail, Myriam El Khomri :

  • La reconnaissance des accidents de service de notre collègue,
  • Qu’elle fasse appel du classement des procédures à l’encontre de TEFAL par le Parquet d’Annecy,
  • Qu’elle condamne les agissements de TEFAL,
  • Qu’elle réaffirme publiquement les prérogatives des agents de l’inspection du travail et la légitimité de nos contrôles dans les entreprises.
  •  

Les agents de l’inspection du travail et les lanceurs d’alerte ne sont pas des délinquants !

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 01:31

Il y a quelques jours, je suis allé voir le dernier film de Ken Loach « Moi, Daniel Blake ». Ce film qui a obtenu la palme d'Or au dernier festival de Cannes tient plus du documentaire que de la fiction. On en ressort avec la boule au ventre en pensant au nombre de Daniel Blake que cette société capitaliste tue.

 

Le cinéaste de 80 ans porte la classe ouvrière à l'écran pour en faire une héroïne. Ken Loach raconte l'histoire d'un ouvrier, Daniel Blake, menuisier expérimenté qui fait face à une injustice. Ses problèmes cardiaques ont conduit son médecin à lui interdire de travailler alors qu'il a perdu sa pension d'invalidité. Lors de ses démarches pour recouvrer ses droits, il rencontre Katie, mère célibataire de deux enfants, elle aussi mise hors système après un retard succinct à un entretien. Ces deux écorchés de la vie s'entraident, sans assurance de pouvoir maintenir totalement la tête hors de l'eau.

 

Comme le dit Ken Loach dans une interview à L'Humanité, le système se sert de la santé des citoyens pour faire baisser les statistiques. Si les gens malades font appel de leur radiation des listes de chômage, ils gagnent. Mais beaucoup sont démoralisés ou se sentent trop faibles pour faire appel. Les tentatives de suicide augmentent. Mais le gouvernement gagne puisque ces gens perdent leurs allocations. Le problème est idéologique. Ils veulent faire croire aux pauvres qu'ils sont des incapables et feignent d'ignorer que près de 2 millions de personnes sont sans emploi. « Si vous n'avez pas de travail, c'est parce que votre CV n'est pas bon, parce que vous êtes arrivé en retard à un rendez vous, parce que vous ne maîtrisez pas la technologie ou parce que vous n'avez pas postulé pour tel travail. Quelle que soit la raison, vous avez échoué par votre propre faute. »

 

Cela se passe en Grande-Bretagne, mais la situation dans notre pays n'a rien à envier. Tout est bon pour faire baisser les chiffres du chômage. Ce film est un fort témoignage. A VOIR ABSOLUMENT.

 

Peut-être serons-nous plus nombreux ensuite à nous dire qu'on ne peut rester spectateur de ces situations et qu'on doit faire quelque chose pour changer cette société.

 

Rappelez-vous les propos du milliardaire américain Warren Buffet qui il y a quelques années déclarait « Il y a une guerre des classes, c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner ».

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 08:11
Dessin de Besse dans l'Humanité

Dessin de Besse dans l'Humanité

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 08:14

Si ce n'est pas de la criminalisation de l'action syndicale, alors que des patrons voyous dans le bâtiment poursuivent leurs exactions.

Voir par exemple cet article concernant des travailleurs sans-papiers sur un chantier.

Militant poursuivi pour avoir jeté des confettis
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