Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 18:50
Partager cet article
Repost0
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:48

Cette cérémonie des César se déroulait le jour-même où un candidat nommé Macron dévoilait quelques aspects de son programme économique. Quel lien me direz-vous ? Eh bien tout simplement la purge annoncée parmi les fonctionnaires, même si Macron va moins loin que Fillon, cette purge étant accompagnée de l'introduction de contrat de droit privé au sein du service public.

 

Eh bien, je vous invite à relire ce que j'écrivais au sujet de ce film lorsque je suis allé le voir début novembre 2016. C'est exactement ce que nous promettent les candidats libéraux, de Macron à Fillon sans omettre la Le Pen. Pour ceux qui ont vu la dernière de L'Emission politique sur France 2 avec J-L Mélenchon, c'est le seul système qui parait crédible aux yeux des Pujadas, Lenglet, Salamé, au point de maltraiter le candidat de la France Insoumise. Et c'est ce système déjà appliqué en Grande Bretagne qui est dénoncé dans le film de Ken Loach.

 

Dans un message lu sur scène, le réalisateur Ken Loach a appelé les Français à «  rejeter l'amertume de la droite et voter en faveur de l'espace suscité par la gauche  » à la présidentielle, dans un message lu sur scène. Cette gauche, c'est celle qui refuse la casse des services publics à laquelle s'est livrée le gouvernement Sarkozy et poursuivie sous Hollande, c'est la politique de gauche défendue par le candidat J-L Mélenchon. 

 

C'est le message de Ken Loach aux français pour éviter que nous ne connaissions dans notre pays la situation de l'ouvrier Daniel Blake.

Partager cet article
Repost0
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 23:29

“Merci patron !” c'est un film documentaire réalisé par François Ruffin, fondateur et dirigeant du journal alternatif de gauche Fakir, qui compte l'histoire réelle d'une famille de ch'tis qui prend une revanche sur le richissime et puissant Bernard Arnault, propriétaire du groupe LVMH, responsable de la fermeture de leur usine suite à une délocalisation. Cet homme à la fortune estimée à 38 milliards d'euros va se faire piéger dans une arnaque en version lutte de classes. Ce film donne du plaisir, une revanche face à ces riches qui méprisent le monde du travail. C'est la preuve que la lutte des classes est toujours d'actualité.

 

François Ruffin sera d'ailleurs le candidat de la gauche hors PS aux législatives  dans la 1ère circonscription de la Somme. Il a le soutien de «La France insoumise», le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, des écologistes d'EELV, du PCF et d'«Ensemble». Soit la véritable gauche, pas celle qui trahit ses engagements.

 

Dans ce genre de cérémonies, il est rare d'entendre quelqu'un  porter haut la voix, le cri des ouvriers. Merci François Ruffin. Et ceux à qui s'adressait la dédicace suivante se seront certainement reconnus. « Dans ce pays, y'a peut-être des sans-dents, y'a surtout des dirigeants sans cran. »

 

 

Partager cet article
Repost0
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 06:54

A ceux qui s'interrogent sur le rôle de certains éléments dans la police, merci à L'Humanité de rappeler certains faits. Mais pourquoi n'en a t-on pas entendu parler dans les revues de presse ? Ah oui, j'oubliais qu'elle est aux mains des puissances d'argent.

 

Le troublant passé judiciaire du commissaire d'Aulnay-sous-Bois

 

Cet ancien chef adjoint de la brigade anticriminalité de nuit à Paris a été condamné, en 2008, pour «non-empêchement d'un délit» dans une sordide affaire de violences policières.

Les quatre policiers mis en examen, l'un pour viol et les autres pour violences volontaires en réunion après la violente interpellation de Théo, appartiennent à une brigade de sécurité de terrain (BST), rattachée au commissariat d'Aulnay-sous-Bois. Coïncidence troublante, l'actuel commissaire divisionnaire, qui règne aussi sur tout le district nord-est de la Seine-Saint-Denis, a déjà été mis en cause dans un scandale de violences policières. L'affaire remonte au 19 février 2004. Le commissaire Vincent Lafon est alors chef adjoint de la brigade anticriminalité de nuit à Paris (BAC 75N). Au petit matin, à Barbès, ses hommes repèrent un conducteur en état d'ébriété qui brutalise la jeune femme assise à ses côtés dans une Opel Corsa qui file à toute allure. Débute alors une «chasse», comme on dit dans le jargon policier, avec des pointes à 150 km/h. Des renforts sont appelés. La coursepoursuite se termine 30 kilomètres plus loin, lorsque le chauffard heurte le muret d'une bretelle d'autoroute, à hauteur de Créteil. Il refuse toujours d'obtempérer, redémarre, renverse et blesse des policiers. Finalement extrait de l'habitacle et tabassé, il finit sur le goudron, pantalon et slip baissés, un cerceau d'enjoliveur entre les fesses. Bilan : un nez cassé, sept jours d'ITT. Les policiers, accuse-t-il, l'ont « menacé de sodomie ». La scène a bien été filmée, mais l'inspection générale des services (IGS), immédiatement saisie, ne parvient pas à mettre la main sur les images, détruites.

Un an de prison avec sursis et un an d'interdiction professionnelle

L'affaire fait grand bruit. Une information judiciaire est ouverte pour « violences aggravées ». Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui fustige « les brebis galeuses dans la police », n'exclut pas la révocation des fonctionnaires mis en cause. Un capitaine et deux gardiens de la paix sont mis en examen pour «violences volontaires par dépositaire de l'autorité publique». Présent sur les lieux, le commissaire Vincent Lafon, lui, est mis en examen pour «non-empêchement d'un délit». Il est suspendu pour « faute de commandement ». Quatre ans plus tard, dans son réquisitoire, le parquet qualifie l'affaire de «honte de la BAC parisienne ».

Les condamnations tombent. Le gardien de la paix qui a reconnu, à l'audience, avoir placé l'enjoliveur «entre les cuisses» du conducteur interpellé est condamné à un an de prison avec sursis et trois ans d'interdiction professionnelle. Le capitaine reconnu coupable de « destruction de documents pour faire obstacle à la manifestation de la vérité » prend dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis et trois ans d'interdiction professionnelle. Le commissaire Vincent Lafon, écope, lui, d'un an de prison avec sursis et d'un an d'interdiction professionnelle pour «abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit ». Devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, cet homme sec, ancien boxeur, amateur de rock metal, avait attribué les violences à un contexte d'« extrême agitation ». « Il n'a jamais cherché à dissimuler son implication dans cette affaire », témoigne un élu parisien. Ce sordide épisode est resté dans les mémoires, à la BAC, comme l'« affaire de l'enjoliveur ». « Qu'une interpellation soit rugueuse, c'est une chose. Mais là, il s'agissait d'un sérieux dérapage, pour ne pas dire plus », commente un policier de la BAC parisienne. Vincent Lafon est arrivé à Aulnay-sous-Bois au début de l'année 2014, quelques mois seulement avant l'élection de Bruno Beschizza. Venu du 13e arrondissement de Paris, le commissaire divisionnaire regrette, dans une vidéo tournée par le site AulnayCap, l'« hostilité » des habitants des cités. Mais il ne tarit pas d'éloges sur la politique sécurité de l'ancien secrétaire général du syndicat policier Synergie officiers.

 

Rosa Moussaoui journaliste à L'Humanité

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 18:04

Dans son meeting de la Villette hier, Fillon a déclaré « avec tous les français qui veulent réussir, je fonce pour une France du plein emploi ». Pour lui « La meilleure politique sociale, c'est celle qui donne du boulot ».

 

Il est clair que socialement, avoir un travail peut être un gage d'une vie plus sereine ; encore faut-il que ce travail ne soit pas précaire, que ce ne soit pas un temps partiel imposé, et plus encore qu'il soit correctement rémunéré.  

 

Dans ce domaine, F Fillon a fait preuve d'efficacité quant au job de son épouse Pénélope, au moins en ce qui concerne sa rémunération. Celle-ci aurait en effet perçu 500.000 euros comme attachée parlementaire de son mari pendant huit ans pour un montant de 6.900 à 7.900 euros mensuels selon Le Canard. Tâches minimes ou fictives ? De gros doutes pèsent. C'est le même Fillon qui déclarait en septembre 2012 « qu'il y a injustice sociale entre ceux qui travaillent dur pour peu et ceux qui ne travaillent pas et reçoivent de l'argent public ». Parlait-il de son épouse ?

 

« La meilleure politique sociale, c'est celle qui donne du boulot ». Mais F Fillon a quand même été 1er ministre du 17 mai 2007 au 10 mai 2012. Sur ces cinq années où il a été aux manettes, Pôle Emploi a enregistré 747.000 chômeurs de plus en métropole, un chiffre en  hausse de 35%. Si on cumule les catégories A, B et C, le nombre de chômeurs supplémentaires est monté à 1,078 million.

 

Mais alors, sa politique sociale qui donne du boulot, pourquoi ne l'a t-il pas mise en œuvre quand il était chef du gouvernement ?

 

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 16:55

En plein plan social chez Marks and Spencer, la ministre du Travail a autorisé le licenciement d’un délégué syndical. Ce n'est hélas pas la première fois que Myriam El Khomri prend une décision à l'encontre de l'inspection du travail au détriment de salariés. En poste au ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social depuis le 2 septembre 2015, elle a déjà sévi à l'encontre de délégués CGT de Goodyear, de Sodexo, d'Air France, ou tout dernièrement d'un travailleur handicapé.

 

Le 8 novembre 2016, l’enseigne britannique Marks and Spencer (M&S) annonçait la fermeture d’une centaine de magasins dans le monde, parmi lesquels les sept points de vente installés en France depuis le retour de l’enseigne fin 2011. Le même jour, le ministère du Travail signifiait à Yasin Leguet, délégué du Seci-Unsa dans l’enseigne, qu’il rouvrait le dossier de son licenciement refusé par l’administration trois semaines plus tôt. Un mois plus tard, le ministère donnait son aval au licenciement du représentant du syndicat très actif, fraîchement implanté dans l’entreprise.

 

Jusqu'à début 2015, seule la CFDT était présente dans l’entreprise. C'est alors que le Seci-Unsa s’implante et rafle près de 70 % des voix aux élections professionnelles partielles, notamment grâce à la figure populaire de Yasin Leguet. Il a lancé trois grèves sur les salaires qui ont été bien suivies, il est devenu la bête noire de la direction et les avertissements se sont multipliés alors qu’il n’en avait jamais eu avant son mandat.

 

En février 2016, la direction demande à l’administration l’autorisation de le licencier pour faute grave. Elle accuse le délégué du personnel et membre du comité d’entreprise d’avoir « gravement insulté » le directeur général de M&S France, reproche fondé sur les publications sur la page Facebook du syndicat. D’autre part, il aurait, selon la direction, « agressé verbalement puis physiquement » sa supérieure hiérarchique, lors d’une altercation en décembre 2015 au cours de laquelle il lui aurait même fait un croche-pied. « A cette époque, je savais que j’étais sur la sellette et je faisais très attention, mais ce jour-là, j’ai commis l’erreur de me rendre dans son bureau sans être accompagné, raconte Yasin Leguet. Le ton est monté, en sortant du bureau, je lui ai marché sur le pied involontairement. L’agent de maîtrise présent a subi des pressions pour écrire que j’avais fait un croche-pied. J’ai demandé les images d’une caméra de vidéosurveillance placée à cet endroit, mais la direction ne les a jamais produites ».

 

En avril l’inspectrice du travail avait refusé le licenciement, en pointant que les propos sur Facebook ne pouvaient être attribués au délégué et relevaient de la « liberté d’expression étendue » d’un syndicat. Quant à l’accusation d’agression, la fonctionnaire estimait que la matérialité des faits reprochés n’était pas établie puisqu’ils ne reposaient que sur le témoignage de la cadre elle-même et de l’agent de maîtrise.

 

Marks and Spencer ayant formé un recours contre cette décision, le ministère du Travail disposait de quatre mois pour se prononcer. Mi-octobre, le délai était écoulé, le délégué était en principe tranquille, puisque le silence de l’administration vaut décision implicite de rejet du recours. Mais le 8 novembre, le dossier ressort de l’ombre et le ministère revient sur sa décision en estimant que la matérialité des faits est établie concernant des propos irrespectueux et le fameux croche-pied envers la cadre, justifiant ainsi le licenciement pour faute grave. Contacté par l’Humanité, le cabinet de la ministre du Travail Myriam El Khomri n’a pas donné suite.

 

Après la trahison avec la loi travail, El Khomri montre une nouvelle fois quelle est la véritable image des dirigeants PS. Plutôt du côté du patronat que des syndicats ou du salariat !

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 22:36

« Dans une France libérée, nous libérerons les Français des angoisses du lendemain. » Ainsi s'exprimait Ambroise Croizat, ministre du Travail communiste du général de Gaulle, et bâtisseur de la Sécurité sociale au lendemain de la guerre. Une figure historique essentielle et pourtant oubliée au profit du haut fonctionnaire Pierre Laroque, le « père » officiel de la Sécu.

Déjà auteur d'un documentaire sur le programme du Conseil national de la Résistance (Les Jours heureux, 2013), Gilles Perret continue son travail de mémoire. Il donne la parole à des historiens des institutions sociales, mais aussi à un sinistre et farouche opposant qui voit des rouges partout : son plaidoyer ultralibéral ne vaut pas tripette face à la vigueur militante de Jolfred Fregonara, ouvrier métallurgiste né en 1919, adhérent du Front populaire, et qui continue, à 96 ans, de défendre l'intérêt général.

Critique de Jérémie Couston dans Télérama

La projection sera suivie d'un débat avec le réalisateur Gilles Perret également réalisateur du film Les Jours Heureux.

Projection du film " La Sociale " au Moulin du Roc  à Niort le lundi 16 janvier à 20h00
Partager cet article
Repost0
12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 17:34

Le groupe CRC ( Communiste Républicain et Citoyen ) au Sénat avait déposé une proposition d'abrogation de la loi Travail. La présidente du groupe a rappelé que cette proposition est un appel à refuser la résignation, à poursuivre la lutte pour placer la question de l'abrogation au cœur des élections présidentielle et législatives. En effet, cette loi imposée par le 49-3 comporte des mesures régressives concernant par exemple les règles du licenciement économique.

 

« Quel sens y aurait-il à abroger aujourd’hui une loi qui vient tout juste d’entrer en vigueur ? » a demandé dans son intervention la ministre El Khomry. Elle a rappelé que le gouvernement « croyait plus que jamais au bien-fondé et à l’utilité de cette loi ». « Ce texte renforcera nos syndicats, ce texte renforcera les protections des salariés et ce texte renforcera nos entreprises », martèle-t-elle, avant de conclure, droite dans ses bottes : « C’est un choix que le gouvernement assume pleinement : celui d’avancées sociales réelles, inscrites dans le temps long, plutôt que la défense du statu quo et le vacarme parfois vain du temps présent ».

 

Bel exemple d'avancées avec le quotidien La Voix du Nord : son plan social retoqué l'an dernier, est désormais autorisé. La Voix du Nord a annoncé la mise en place d'un plan social prévoyant la suppression de 178 postes, soit 25% des effectifs, qui devait être présenté le 10 janvier lors d'un comité d'entreprise extraordinaire. Pourtant, l'entreprise est bénéficiaire, avec 5 millions d'euros de résultats net d'exploitation en 2016. L'entreprise utilise donc la réforme des plans sociaux prévue dans la loi Travail, qui permet désormais de licencier en cas de baisse du chiffre d'affaire, même si l'entreprise est bénéficiaire. Merci El Khomry, Macron, Valls qui ont porté cette loi Travail.

 

Le vote du Sénat, malheureusement pas surprenant, n'a pas adopté cette abrogation de loi proposée par les communistes. Voir ci-dessous le détail des votes. La droite n'a pas participé au scrutin, à l'exception du milliardaire Dassault qui a apporté son soutien à El Khomry en votant contre l'abrogation. Les élus FN qui prétendent défendre les salariés étaient absents. Les écologistes se sont abstenus. Quant au groupe PS, à l'exception de 4 d'entre eux, ils ont été 99 à voter contre la proposition communiste.

 

Le vote à gauche pour la présidentielle, c'est le vote Jean-Luc Mélenchon qui s'est engagé à abroger la loi Travail. Et pour les législatives, plus il y aura d'élus communistes au parlement, plus les intérêts des salariés seront défendus.


 

Abrogation de la Loi travail –  Quels élus étaient favorables à l'abrogation ?
Abrogation de la Loi travail –  Quels élus étaient favorables à l'abrogation ?
Partager cet article
Repost0
11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 16:47

Scandaleux jugement de classe à Amiens ! La Cour d'appel a condamné 7 des 8 salariés de Goodyear à 12 mois de prison avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve, avec inscription au casier judiciaire. Un seul a obtenu la relaxe totale.


 

Pour rappel, en 2014, les ouvriers de Goodyear Amiens étaient en lutte depuis sept ans pour sauvegarder l’usine de pneus d’Amiens Nord. Les dirigeants de la multinationale venaient alors d’annoncer leur refus de rouvrir les négociations sur les licenciements devant plusieurs centaines d’ouvriers. Les salariés avaient alors retenu durant trente heures, sans violence, les deux cadres venus leur donner cette information. Après avoir déposé plainte, la société Goodyear et ses cadres l’avaient retirée, mais le Parquet avait poursuivi. Le Parquet, c'est le procureur qui agit dans le cadre d'instructions générales qui sont données par le Garde des Sceaux; le gouvernement est donc directement responsable de cette décision.


 

En première instance le 12 janvier 2016, les huit salariés poursuivis, dont cinq militants CGT, avaient été condamnés à deux ans de prison dont neuf mois ferme. Les salariés poursuivis avaient fait appel de ce jugement. L'avocat général avait requis à l'audience en octobre dernier deux ans avec sursis. Le jugement rendu ce jour est donc une condamnation de 12 mois de prison avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve, avec inscription au casier judiciaire.


 

C'est une condamnation scandaleuse ! Quelle différence de traitement avec le jugement récent concernant Christine Lagarde, coupable mais pas responsable selon la justice, et dispensée de peine alors qu'elle a couvert 400 millions de détournement d'argent public au profit de Tapie !


 

Non les ouvriers de Goodyear ne sont pas des voyous mais des salariés qui défendaient leur usine et leurs emplois ! Les vrais voyous sont ceux qui liquident l'industrie et les droits des salariés dans ce pays.


 

Avec leur avocat, ils devraient se pourvoir en cassation.


 

Lien vers le billet du 12 janvier 2016 qui relatait l'historique et la condamnation en 1ère instance

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 16:21

Pourquoi le SFA (Syndicat français des artistes interprètes, affilié à la Fédération CGT du spectacle) assigne le SYNDEAC (Syndicat national des Entreprises artistiques et culturelles) et 15 CDN (Centres dramatiques nationaux ) ?

 

 

Dans un communiqué daté du 4 janvier le SYNDEAC déclare : « l’emploi des artistes est plus que jamais la priorité naturelle des directions des Centres dramatiques. » En vérité, c'est parce que le volume d'emploi des Artistes interprètes, que sont tenus de respecter les Centres dramatiques nationaux (CDN), a atteint un déficit considérable au cours des 10 dernières années, que le SFA et la Fédération CGT du spectacle ont assigné il y a plus d'un an le SYNDEAC et 15 CDN devant le Tribunal de Grande Instance. L'accord relatif aux artistes interprètes dans les CDN, signé par le SYNDEAC en 2003, est annexé à la convention collective nationale des entreprises artistiques et culturelles. La CFDT et FO se sont joints à cette assignation.

Le SFA et la Fédération du Spectacle CGT ont déjà expliqué publiquement que plusieurs centaines de milliers d’heures avaient manqué ces dernières années aux comédiennes et comédiens vivant dans notre pays, soit plus de 4500 mois de travail (1 an de travail pour 375 comédiennes et comédiens) ! Bagatelle. Pendant plus de dix ans, sans relâche, nous nous sommes battus pour améliorer l'application de l'accord de 2003, la veille de l'assignation encore... et sur la vitrine du SYNDEAC, toujours le même panneau "Demain on rase gratis"... et nos barbes ont poussé. La situation n’était plus tolérable.

Aujourd'hui, avec un art consommé du retournement, le SYNDEAC s'emploie à présenter la situation "catastrophique" dont des CDN seraient victimes par suite de l'assignation, occultant ainsi toute responsabilité des directeurs de CDN et du SYNDEAC lui-même. C'est une falsification pure et simple de la réalité qu'il est nécessaire de rétablir. Pour n'être pas nouvelle, cette présentation de l'histoire sans la moindre référence à l'Histoire justement relève d'une conception de l'information que nous ne partageons pas et que nous combattons partout où elle est à l'œuvre. Venant d'une organisation dont certains membres sont des artistes dirigeant des entreprises chargées de missions d'intérêt général, on serait en droit d'attendre moins de traficotage et un peu plus de rigueur intellectuelle.

 

Mais revenons aux explications données il y a un an déjà. Et d'abord ce rappel : notre action s'inscrit dans la défense des missions des CDN dont la première est de créer, produire et coproduire des œuvres dramatiques en direction des publics les plus larges. Il n'y a pas de théâtre sans comédiens. Ce n'est pas une déclaration théorique, une affirmation emphatique pour la galerie, c'est l'évidence d'une réalité concrète, le crédo qui fonde notre action : Notre bataille pour l’emploi des artistes interprètes est tout à fait indissociable de celle pour la pérennisation des missions de service public d’intérêt général des CDN.

Ce sont pour des raisons analogues que, devant le délabrement et le non-respect, déjà, d'un premier accord sur l'emploi des artistes interprètes dans les CDN datant de 1975, que le SFA avait assigné le SYNDEAC en 1999. Le présent accord de 2003 est né de cette assignation-là. Nous sommes fidèles à notre combat, le SYNDEAC est fidèle au sien, reconnaissons-lui ce mérite.

Selon l’organisation patronale et certains directeurs, le SFA et la CGT ainsi que les autres syndicats qui se sont joints à la procédure seraient responsables de la situation "catastrophique" en réclamant près de 8 millions d’Euros à une quinzaine de CDN. Ils prétendent que des entreprises seraient menacées de fermeture et que les personnels technique et administratif risquent d’être licenciés suite à notre action en justice. Pourtant ils n'ont pas attendu l'assignation, cela fait longtemps que nombre de CDN externalisent de nombreux postes et services et demandent aux salariés de faire autant avec moins de moyens, appliquant une politique qui ressemble fort au libéralisme qu'ils dénoncent par ailleurs. Dresser les salariés les uns contre les autres en maniant le chantage et le mensonge est une très mauvaise guerre menée par des apprentis sorciers.

Mais, à y regarder de près, il y a une certaine cohérence entre ces autoproclamés-défenseurs-de-l’emploi-des-artistes et ceux qui n’ont pas trouvé un mot pour défendre le métier d’acteur, de chanteur, de danseur et de circassien professionnels face à la volonté destructrice du gouvernement de permettre l'engagement de bénévoles dans des spectacles exploités commercialement.

C'est seulement en regardant l'Histoire en face que, après que Justice soit passée, nous trouverons les moyens de construire ENSEMBLE, dans le respect de chacun, le théâtre public sur des bases saines.

 

Publié le 9 Janvier 2017 par le syndicat français des artistes interprètes

Partager cet article
Repost0