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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 09:04

Réunis le 10 janvier 2018 à l’Assemblée nationale, nous usagers, patient-e-s, personnels soignants, personnels administratifs, ambulanciers, médecins, directeurs d’établissements de santé, membres de comité de défense des hôpitaux et maternités, élu-e-s municipaux, départementaux, régionaux, député-e-s, sénatrices et sénateurs appelons la population à amplifier la mobilisation en faveur de l’hôpital public, mis à mal par les politiques gouvernementales menées depuis des décennies.

 

Nous dénonçons les conséquences de la transformation du service public hospitalier en entreprise, la mise en place de la tarification à l’activité, la création des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) qui a accéléré les regroupements et les fermetures de services et de lits.

 

Les centres de santé sont attaqués par l’introduction d’une gestion à but lucratif, les hôpitaux psychiatriques sont remis en cause avec la suppression du secteur et les réductions des budgets, de nombreuses maternités sont fermées sous prétexte d’assurer la sécurité des patientes et enfin les Ehpads publics voient leur financement diminué et leur personnel épuisé.

 

Ces politiques d’austérité entrainent pour les usagers une dégradation de l’accès aux soins de proximité, pour les patient-e-s une dégradation de la qualité et la sécurité des soins, pour les personnels hospitaliers une détérioration des conditions de travail entrainant épuisement et démotivation.

 

Nous interpellons le gouvernement Macron-Philippe pour un plan d’investissement public en faveur de l’hôpital en supprimant les taxes injustes prélevées sur les salaires et la TVA, en supprimant les exonérations de cotisations patronales, en luttant contre la fraude patronale et en mettant à contribution le capital et les dividendes pour aller vers la prise en charge des soins à 100 % par l’assurance maladie.

 

Cet argent est indispensable pour faire grandir l’hôpital public, garantir l’accès aux soins de proximité pour toutes et tous avec un maillage territorial villes – hôpital qui réponde aux besoins de la population, pour garantir la qualité des soins avec l’augmentation du nombre de personnel et l’amélioration de leurs conditions de travail, pour garantir la démocratie sanitaire avec des véritables contre-pouvoirs dans les établissements.

 

SIGNEZ cette pétition

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13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 16:52

Des années de blocage des pensions, ce n'était sans doute pas suffisant aux yeux de ce gouvernement. La hausse de 1,7 point de la CSG est entrée en application et cette augmentation qui est calculée sur le montant brut, se traduit par un recul net de 1,84% sur la retraite de base et de 1,86% sur la partie complémentaire.

 

Avec une retraite qui était légèrement supérieure à 2500 €, je ne fais pas partie des retraités les plus pauvres, mais elle est à présent amputée de 46 € chaque mois et je repasse en dessous des 2500 €. Dans le même temps, ma cotisation mutuelle complémentaire, le prix du carburant, le tarif des assurances etc. tout cela a continué d'augmenter, c'est donc une baisse du pouvoir d'achat. Je ne me considère pourtant pas comme un retraité nanti, je n'ai pas volé ma retraite, contrairement à certains qui touchent des parachutes dorés.

 

Et entendre Mme Pénicaud invoquer « la solidarité inter-générationnelle » pour justifier la hausse de la CSG me fait bondir. Cette solidarité intergénérationnelle, on n'a pas attendu le gouvernement pour aider enfants et petits-enfants. Et franchement, le mot "solidarité" est bien mal venu dans la bouche de Mme Pénicaud. On l'a moins entendu lorsque le gouvernement dont elle est membre a supprimé l'ISF. Il y avait pourtant le mot solidarité dans Impôt de Solidarité sur la Fortune.

 

C'est vrai qu'elle fait partie des ministres les plus riches du gouvernement avec 7,7 millions d'euros selon la déclaration à la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique). Avec la suppression de l'ISF, c'est 62 000 euros qu'elle ne va plus payer.

 

Encore une preuve supplémentaire que ce gouvernement agit pour les riches. Ce sont les cadeaux fiscaux à l'égard d'une minorité et des mesures de rigueur pour le plus grand nombre, dont les retraités.

 

La pension du retraité n’est pas une allocation sociale ni une variable d’ajustement mais un droit acquis par le travail.

Nouvelle baisse du pouvoir d'achat des retraités avec la hausse de la CSG
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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 07:26

Communiqué de la Fédération CGT Spectacle

 

 

Jouer du pipeau pendant la chasse aux sans-papiers ? Non merci !
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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 17:29

Voilà 10 ans, que j'ai démarré ce blog avec pour intitulé Réagir. Comme je l'écrivais sur mon premier billet, c'était le recul social en cours qui m'avait inspiré ce titre. J'ajoutais " Car si nous ne réagissons pas, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » inscrite dans notre constitution n’aura jamais autant perdu de sa signification. " Malheureusement, 10 ans plus tard et après quelques 2460 billets publiés, je constate que le recul s'est poursuivi et que la devise républicaine est plus que jamais galvaudée. Je continuerai à réagir, même si ce ne sera peut-être pas toujours aussi régulièrement, et je serai aussi présent que possible dans les luttes. Je ne peux imaginer que mes petits-enfants connaissent un monde plus dégradé que celui que j'aurai connu.

Peut-on accepter que s’accroissent les inégalités, que se répande la pauvreté, alors que les plus riches de la planète viennent d’engranger mille milliards de dollars supplémentaires en une seule année. Et plutôt que de s'attaquer à l'évasion et à la fraude fiscale qui représentent un manque pour la France de dizaines de milliards par an, le gouvernement fait le choix de s'attaquer aux chômeurs, de brader les services publics, de s'attaquer à la Sécurité sociale et à notre système de santé etc.

Cette situation n'est pas une fatalité. Je souhaite par conséquent les Meilleurs voeux pour 2018 à tous ceux qui luttent contre les tenants de ce monde de la finance et ce système capitaliste si néfaste pour notre planète et ses populations. C'est d'un changement profond de société dont nous avons besoin.

Réagir, 10 ans à réagir et le recul social se poursuit. Meilleurs voeux 2018 à ceux qui luttent !
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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 15:42

« La France ne se réforme pas parce qu'on se cabre, on résiste, on contourne... ». Ces propos d'Emmanuel Macron étaient suivis d'une autre tirade qui en disait long sur la réforme du Code du travail qu'il entendait bien poursuivre. « Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ».

 

C'est bien connu, pour le monde libéral, les chômeurs seraient des profiteurs. Selon Gattaz, le chômage est en partie la faute des chômeurs. Il n'est pas contredit par Laurent Wauquiez qui dénonce les « chômeurs qui profitent de la vie », ou Christophe Castaner insistant sur le fait que « la liberté, ce n'est pas bénéficier des allocations chômage pour partir deux ans en vacances », en passant par le député LREM Damien Adam déclarant dans un quotidien régional « Quand vous êtes salarié et que vous voyez certaines personnes qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l'assurance chômage, il est légitime de se dire que ce système marche sur la tête ! ». Pour ma part, je ne connais pas de chômeurs partis en vacances aux Bahamas. Peut-être qu'il y en a parmi ceux qui pratiquent l'évasion fiscale.

 

Fin novembre, Pôle emploi a dressé le premier bilan du contrôle des chômeurs entamé fin 2015 : 269 000 contrôles ont eu lieu, aboutissant à 14% de sanctions, et parmi les sanctionnés, 60% ne touchaient déjà plus d'allocations chômage. Cela signifie que 86% des chômeurs se conforment à leurs obligations. En 2015, selon le dernier rapport disponible, la Délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) estime que cette fraude fait perdre 111,2 millions d'euros à Pôle emploi. Un chiffre bien moins élevé que la fraude fiscale, qui atteignait, en 2015, 7,84 milliards d'euros, pénalités comprises. Quant à l'évasion fiscale, elle représente chaque année pour l'Etat un manque à gagner estimé entre 60 et 80 milliards d'euros selon le ministère de l'Economie.

 

Macron disait tout récemment « Les quelques-uns qui abusent des règles, il est normal qu’ils soient contrôlés ». Parlait-il de l'évasion fiscale ? Que nenni ! Il parlait des chômeurs.

 

Pas plus de contrôle sur les sommes versés aux entreprises dans le cadre du CICE. 20 milliards par an, et quand le Medef parlait de la création d'1 million d'emplois, il n'y en aura eu de créés ou de sauvegardés 100 000 ! Ça fait cher l'emploi.

 

Et que dire du nouveau dispositif issu des ordonnances Travail moins contraignant qu'auparavant. Censée faciliter les embauches, la réforme commence donc par simplifier les licenciements. PSA se prépare à utiliser la nouvelle rupture conventionnelle collective pour lancer un plan de licenciements dès la rentrée. Le groupe PSA a déjà effectué 3.000 suppressions d'emplois en 2017 et 25.000 depuis 2013.

 

L'enseigne de prêt-à-porter Pimkie, propriété de la famille Mulliez fondateurs d'Auchan qui pointe au 4ème rang des fortunes de France, a convoqué les syndicats cinq jours avant le réveillon de Noël pour une réunion prévue le 8 janvier afin de présenter son propre projet de rupture conventionnelle collective.

 

Ces futurs chômeurs n'ont pas souhaité perdre leur emploi. Je ne vois pas ce qu'il y a de nouveau dans la politique menée par Macron et sa bande. Il paraît que la France matraquait les plus fortunés. A un point tel que ...l'Hexagone arrive en seconde position (en Europe) pour le niveau de vie des plus riches, juste après la Norvège !

 

Dans le monde, les 500 plus grosses fortunes ont gagné 1000 milliards de plus en 2017. Et chez nous, Macron supprime l'ISF car ça empêchait nos riches d'investir ! Grâce à lui, l'Etat signera un chèque de 1,26 millions d'€ aux cent premiers d'entre eux.

 

L'injustice selon Macron est en marche.

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 07:49

Le tribunal correctionnel de Versailles vient de condamner neuf salariés dont huit syndicalistes CGT de PSA Poissy à 5 mois de prison avec sursis et 11 000 euros de préjudice. Leur crime ? Avoir passé 17 minutes dans le bureau d'un chef d'équipe le 17 février dernier, lorsqu'ils ont accompagné un collègue qui s'était vu arbitrairement changé de poste lors de son retour à l'usine après un arrêt maladie de deux mois. Alors qu'ils n'avaient que pour but de faire respecter les droits de leur collègue, le tribunal a considéré de son côté qu'il s'agissait de violences psychologiques en réunion et séquestration.

 

Les accusés et leur avocate ont immédiatement interjeté appel. Cette dernière, Marie-Laure Dufresne-Castets, avocate en droit du travail, soupire : « J'ai mis quatre ans à poursuivre Renault pour un accident mortel du travail, et là, des syndicalistes discutent 17 minutes dans un bureau et ils sont condamnés dans les six mois, que dire de plus ? ».

 

Que c'est une justice de classe !

 

 

Ci-dessous le communiqué de presse de la CGT du groupe PSA.

De Sarkozy à Macron en passant par Hollande, rien ne change. JUSTICE DE CLASSE !
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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 16:24

En même temps que le monarque Macron fêtait ses 40 ans au château de Chambord, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique publiait les déclarations de patrimoine des ministres. Pas moins de douze millionnaires dans l'équipe du 1er ministre Edouard Philippe, dont lui-même. En tête la ministre du travail avec une fortune estimée à plus de 7,5 millions d'euros dont les 1,3 millions de plus-value réalisés suite à l'annonce de 900 suppressions d'emplois chez Danone alors qu'elle était DRH.

 

Avec la suppression de l'ISF qu'ils viennent de faire voter par les députés macronistes avec le soutien de la droite, on imagine le bénéfice qu'ils vont empocher. Cette suppression de l'ISF, c'est un manque à gagner de 3,2 milliards pour l’État.

 

Mais leur cynisme ne s'arrête pas là. C'est ce même gouvernement qui parallèlement refuse tout coup de pouce au Smic, alors que les marges des entreprises atteignent des sommets et que 2017 battra le record de dividendes servis aux actionnaires. Sans même attendre de recueillir l’avis obligatoire des organisations syndicales, le gouvernement vient de décider d’augmenter du strict minimum le Smic au 1er janvier 2018, soit 1,24% ou concrètement quelques 50 centimes par jour.

 

Bel acte de mépris à la fois pour près de deux millions de salariés et pour les organisations syndicales qui, pour la première fois, sont mises devant le fait accompli. À quoi bon réunir la commission nationale de la négociation collective si la discussion est close avant de s’exprimer ? Comme le rappelle la CGT, « le Smic n’est pas un minimum de subsistance mais le premier niveau de rémunération d’un salarié sans qualification, pour un emploi en début de carrière. Il est le seuil de référence à partir duquel sont construites les échelles de salaire. Limiter sa réévaluation, c’est tirer toutes les grilles de salaires vers le bas ! »

Ce gouvernement agit bien pour les riches. Il fallait oser voter la baisse des aides au logement et le refus d'un « coup de pouce » au SMIC en même temps qu'était publié le riche patrimoine des ministres.

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 17:29

Suite à l'intersyndicale du 24 octobre, les syndicats de salariés CGT, FO, Solidaires, FSU, et pour les lycéens et les étudiants UNEF, UNL, FIDL, ont décidé de poursuivre l’action engagée contre les projets gouvernementaux visant à accroître les inégalités au profit d’une minorité.

 

Cela concerne notamment : la loi travail, la suppression d’emplois et le blocage des salaires dans la fonction publique, la suppression des contrats aidés, la baisse des APL, la hausse de la CSG, sans compensation pour les retraités, la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle, de la retraite et de l’assurance chômage etc.

 

 

Il est grand temps de mettre un coup d’arrêt à cette politique et d’exiger de véritables mesures de progrès social en faveur des salarié·e·s, des jeunes, des retraité·e·s. Notre pays en a largement les moyens : la France est championne d’Europe des dividendes versés à ses actionnaires (54 milliards d’euros l’an dernier). Et avec les Paradise-Papers, on voit comment certains font le choix de l'optimisation fiscale dans les paradis fiscaux au détriment des intérêts des français.

 

Alors, rien ne justifie toutes ces régressions sociales !

D'ailleurs, 65 % de la population rejettent les ordonnances et 57 % approuvent les mobilisations contre ces projets gouvernementaux. Nous pouvons, tous ensemble, faire reculer le gouvernement, aux ordres du Medef.

- Il est possible de réduire le temps de travail, d’augmenter les salaires et de renforcer les garanties collectives,

- il est possible de développer les services publics pour améliorer le quotidien des populations dans tous les territoires,

- il est possible de renforcer la protection sociale des populations par une reconquête de notre Sécurité sociale solidaire, universelle, à partir des richesses créées par notre travail.

 

Que l’on soit salarié·e du public ou du privé, étudiant·e, jeune, retraité·e ou privé·e d’emploi, nous sommes tou·te·s concerné·e·s et nous avons toutes les raisons de nous mobiliser le 16 novembre prochain.  

 

Toutes les conquêtes sociales ont été gagnées par la lutte.

Ne laissons pas Macron et le Medef les détruire.

Si on agit, il est possible de gagner !

 

Jeudi 16 novembre 2017

A NIORT, rassemblement à 11h00

Place de la Brèche

 

et partout en France

lien vers carte des manifestations

 

 

Le recul social n'est pas une fatalité, Manifestation le 16 novembre 2017 à Niort et partout en France
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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 08:34

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a contribué à révéler le scandale des "Paradise Papers", l'utilisation de sociétés écrans par des personnalités, pour mettre leur fortune dans des paradis fiscaux, via des pratiques d'optimisation fiscale. En France, le journal Le Monde est un partenaire de l'ICIJ.

 

Alors n'est-il pas paradoxal que le journal Le Monde qui contribue à ces révélations et dénonce comme une faute morale ces pratiques, propose parallèlement dans ses pages un dossier pour échapper au maximum à l'impôt sur la fortune.

 

C'est ce qu'on peut appeler un langage de Tartuffe ?

Evasion fiscale, le double langage
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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 07:22

Depuis quelques jours, les révélations des « Paradise Papers » sur l’optimisation fiscale des multinationales et des grandes fortunes font scandale.

Des chiffres faramineux commencent à être avancés ; au minimum 20 milliards d’euros chaque année échapperaient à la solidarité nationale de notre pays.

Le gouvernement, qui est au service des puissances financières, surfe sur le dumping fiscal mondial, au lieu de centrer son intervention sur la satisfaction des besoins sociaux.
Il facilite, comme beaucoup d’autres, la déréglementation et la mise en concurrence des salariés et des systèmes sociaux.

Cette même logique se traduit, dans les entreprises, par plus de pression sur les salariés et sur les capacités de production, par des fermetures des sites, des délocalisations et des attaques sur le droit du travail pour augmenter les profits.

Afin de réduire ou de ne pas payer l’impôt sur leurs profits, les entreprises font du lobbying auprès des États et ceux-ci mettent en place des dispositifs qui leur permettent d’échapper à l’impôt soi-disant en toute légalité.

Pis encore, ces entreprises profitent souvent de multiples aides et exonérations fiscales et sociales.

Ce qui risque de se traduire d’ailleurs, une nouvelle fois, par un record, en 2018, concernant le crédit d’impôt et divers dégrèvements accordés par l’État aux entreprises ; pouvant atteindre 172 milliards d’euros.

Ces privilèges généreusement distribués aux fameux « premiers de cordée », souvent les mêmes qui optimisent le rendement de leurs dividendes dans des paradis fiscaux, ont un coût en constante augmentation, une efficacité sur la création d’emploi totalement nulle, une traçabilité déficiente et des contrôles inexistants.

Nous le constatons, encore une nouvelle fois, la richesse des plus riches ne sert pas à relancer l’économie, ni l’investissement, encore moins à moderniser nos services publics pour répondre aux besoins des populations ou améliorer l’existence des plus modestes.
Il faut tirer la leçon de cette réalité indéniable.

L’État doit prendre toute sa responsabilité pour mettre fin à cette situation scandaleuse et revenir sur certaines décisions comme celles prises sur l’ISF qui relèvent de l’indécence.

Il est grand temps qu’on demande des comptes aux entreprises, aux actionnaires ou grands patrons qui ont profité de quelques aides que ce soit et pris dans les filets.
Il faut leur demander de rembourser les aides accordées, que des pénalités leur soient imposées, comme à tout citoyen qui aurait enfreint la loi, et que l’on renforce les services de l’état pour se donner les moyens de contrôler efficacement.

Au lieu d’orienter encore plus le système fiscal et social vers la satisfaction des détenteurs de capitaux, l’État doit opérer une véritable réforme fiscale, pour plus de justice sociale et plus d’efficacité économique.

Le scandale des « Paradise Papers » confirme le bien-fondé des mobilisations contre les ordonnances Macron comme les autres mesures antisociales car elles relèvent de la même logique qui est celle des paradis fiscaux.

Communiqué CGT

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