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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 22:35

En 14 ans de présence à La Poste, Gaël Quirante est devenu l’une des bêtes noires de la direction. Il a été convoqué à pas moins de 10 entretiens préalables à licenciement ou à sanction disciplinaire et a cumulé presque un an de mises à pied. L’origine principale du conflit entre La Poste et le responsable syndical de Sud remonte au printemps 2010 lorsque dans les Hauts-de-Seine, un mouvement de grève a duré plus de deux mois avec des occupations de locaux. Depuis cette action, la direction de la Poste veut virer ce responsable syndical. Par trois fois, l’inspection du travail (en 2010), puis le ministre du Travail Xavier Bertrand (en 2011) et le tribunal administratif en 2014 avaient refusé son renvoi. Mais en avril 2017, la cour d’appel administrative de Versailles a annulé les trois décisions, relançant la procédure. Cela a permis à l’inspection du travail de se prononcer à nouveau, et de refuser pour la quatrième fois le licenciement en juin 2017 considérant que c'était l'activité syndicale de Gaël Quirante qui était visée.

 

Mais faisant preuve d'un véritable acharnement, la Poste a de nouveau contesté cette décision le mois suivant, en introduisant ce qu’on nomme un « recours hiérarchique ». Il revenait donc une fois de plus au ministère du travail de trancher.

 

La mauvaise nouvelle est tombée le mardi 20 mars 2018. La ministre du travail Muriel Pénicaud a décidé d’autoriser le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD-Poste dans les Hauts-de-Seine. La ministre autorise ce licenciement alors que l’inspection du travail, systématiquement saisie pour vérifier si les licenciements de représentants du personnel sont justifiés, a refusé cette procédure à quatre reprises.

 

Pénicaud, qui avait réalisé une plus-value boursière de 1,13 million d’euros sur ses stock-options suite à l'annonce d'un plan de licenciement alors qu'elle était DRH chez Danone, confirme par cette décision politique qu'elle est plus la ministre du capital que la ministre du travail.

 

Ce licenciement arbitraire est inacceptable et doit être annulé !

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