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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 18:19

La campagne officielle qui démarre aujourd'hui, prévoit pour les 15 prochains jours l'égalité de traitement pour les 11 candidats à l’Élysée. La première règle est le respect scrupuleux de l'égalité des commentaires sous le contrôle du Conseil supérieur de l'audiovisuel, parmi d'autres règles telles que le même temps de parole pour tous dans les médias etc.

 

Le CSA entend par égalité des commentaires « Les éditoriaux et les commentaires politiques, les revues de presse, les débats réunissant des journalistes, des experts ou d’autres personnes, les analyses et les présentations de sondages d’opinion sont pris en compte dans le temps d’antenne lorsque, pour l’essentiel de leur durée, ils concernent un seul candidat et ne lui sont pas explicitement défavorables. »

 

Tout se joue sur le mot "explicitement".

 

Les auditeurs de France-Inter savent que le seul et unique chroniqueur et éditorialiste économique de la matinale se nomme Dominique Seux. Ce dernier est également directeur délégué de la rédaction d’un quotidien ouvertement libéral, Les Échos, propriété entre autres journaux, de LVMH dont le PDG est Bernard Arnault, le milliardaire le plus riche de France. Fut une époque où une fois par semaine (c'était déjà peu !), Dominique Seux avait un contradicteur des Économistes atterrés. Mais à présent, il peut tranquillement asséner ses options libérales sur une radio du service public sans contradicteur.

 

C'est déjà insupportable, mais ça l'est encore plus quand ce personnage intervient au premier jour de la campagne officielle dans une chronique à charge sur le programme de J-L Mélenchon. Et cela pendant 2' 22" sans réplique possible, puisque l’idéologue libéral est seul devant son micro ; ce serviteur du capitalisme a qualifié le programme de « projet lunaire » en travestissant même le programme pour justifier son analyse. C'est inacceptable !!!

 

Compte-tenu de l'orientation de cet économiste, comment une radio du service public peut-elle permettre à un chroniqueur avec tel parti-pris de poursuivre ses chroniques durant la campagne officielle ? Son temps d'intervention sera t-il décompté du temps de Macron, Fillon ou Le Pen, les chantres du libéralisme ? France-Inter va t-il accorder un droit de réponse à J-L Mélenchon ? Ou va t-il permettre à un économiste de la France insoumise de corriger les contre-vérités du chien de garde libéral Dominique Seux ?

 

France-Inter radio de service public ? Mon œil ! Non seulement les grands groupes financiers aux mains des milliardaires forment une galaxie géante qui règne sur l’information de ce pays (voir infographie), mais le pluralisme qui devrait prévaloir sur le service public est monopolisé par les-mêmes.

 

Le système est vraiment malade, il est nécessaire d'en changer. L'espoir est à portée de voix. Bientôt le pouvoir peut être redonné au Peuple avec la France Insoumise et son candidat J-L Mélenchon ! C'est ce que craignent les milliardaires et leurs serviteurs zélés.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 17:45

 

 

Urgence humanitaire à NIORT, 8 familles immigrées à la rue

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 09:18

Depuis que le Canard a dévoilé le présumé emploi de Pénélope Fillon en tant qu'assistante parlementaire, bien d'autres choses ont été mises au grand jour depuis, au grand dam de l'autoproclamé M. Propre. Il ne comprend pas que la justice s'intéresse à lui, lui le politique qui n'a jamais été pris les doigts dans le pot de confiture, lui qui n'est pas intéressé par l'argent (voir précédent billet), lui qui avait dit qu'il fallait punir les politiques malhonnêtes.

 

Mais à présent qu'il est concerné, après les Balkany, Sarkozy, Tiberi, Cahuzac etc. , il ne supporte pas que lui soient envoyés à la face des quolibets sur l'enveloppe de Pénélope, sur les cadeaux, costumes et montres etc. Concernant les manifestants qui l'attendent lors des déplacements avec des casseroles, tout un symbole, Fillon déclarait à leur propos "Je les emmerde ! Ce sont des militants politiques d'extrême gauche."

 

D'ailleurs, des manifestants qui avaient accueilli bruyamment un meeting de soutien à Fillon à Calais en février ont eu la surprise de recevoir un 1er avril un PV pour tapage. Mais ce n'était pas une blague. Une amende de 68 euros pour « émission de bruits portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » selon Article R.1336-7 du Code de la Santé Publique. La police nationale avait relevé l’identité des manifestants. Et pendant ce temps, un mis en examen peut poursuive sa campagne comme si de rien n’était.

 

 

Et que dire de la réaction d'un des soutiens de Fillon après le grand débat de mardi dernier. Son tweet est à l'image de son candidat, le mépris de la classe sociale qui n'est pas la sienne. On connaissait Macron et les employées "illettrées", Hollande et les "sans-dents", et là le mépris de classe au travers la tenue vestimentaire de Philippe Poutou.

Le mépris de classe du clan Fillon

 

Luc Ferry le philosophe en costard ignore manifestement ce qu'est un "Marcel", et on sent tout le mépris dans ses propos. Ce n'est pas la tenue de P Poutou qui envoie des ouvriers vers le FN. Les cadeaux offerts aux puissants, tels les costards à plus de 10 000 euros offerts à Fillon, ou la politique menée par le gouvernement dont il a fait partie en sont plus responsables. Mais il y a aussi cet autre tweet.

 

 

Le mépris de classe du clan Fillon

 

Ce tweet est de la femme de Luc Ferry, une certaine Marie-Caroline Becq Fouquières, non non je n'invente pas. L'entendre parler de mépris de classe ouvrière est risible. Elle comprend certainement mieux les soucis de Penelope Fillon pour l'entretien du manoir de Beaucé, que les problèmes des ouvriers à boucler les fins de mois.

Le mépris de classe du clan Fillon

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 17:37

Suite aux révélations publiées dans les médias, le candidat Fillon ne ressemble vraiment pas au citoyen lambda.

 

Je ne sais pas vous, mais moi, on ne m'a jamais offert de costume. C'est vrai que je n'en porte pas, mais on ne m'a pas davantage offert de veste ou de blue-jean. Et au prix des costards qui lui ont été offerts j'aurais eu de quoi me vêtir pour des dizaines et des dizaines d'années.

 

Ses amis lui prêtent de l'argent sans intérêt, comme Marc Ladreit de Lacharrière (50 000 €). Moi je vais à la banque et ça n'a jamais été sans intérêt. Je connais quelqu'un à qui la banque refuse un prêt de 10 000 € pour une situation trop précaire.

 

Et puis il y a aussi les montres en cadeaux. Il n'est pas le premier, Sarkozy en avait eu lui aussi. C'est toujours les mêmes. Fillon en a eu deux, une à 15 000 euros et une autre à 12 000 euros (c'est son évaluation personnelle).

 

On ne me fera pas croire que tout ça c'est sans contrepartie. Quand on graisse la patte de quelqu'un à ce point, c'est pour s'assurer ses bons offices.

 

Mais ces gens là sont tellement coupés du quotidien du commun des mortels, qu'ils paraissent être parfois des extra-terrestres. Interrogé hier matin sur BFM TV par Jean-Jacques Bourdin qui lui demande "est-ce qu'il vous arrive de mettre de l'argent de côté", le candidat Fillon, l'air étonné répond : " Moi personnellement, Non ! ".

 

Comment interpréter son propos ? Plusieurs réponses possibles :

 

1 – Pas besoin d'en mettre de côté, en cas de besoins, il aura toujours un ami pour lui en prêter ou lui en donner.

 

2 – Il se moque des citoyens. Comme cela a été révélé, sur les cinq dernières années, il a gagné en moyenne 292 000 € par an soit 24 300 € par mois. Et il ne met pas d'argent de côté ? Il en fait quoi ? Il doit ignorer que 9 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté (moins de 1008 € par mois).

 

3 – C'est un extra-terrestre. Alors, comment imaginer à la tête de l’État quelqu'un qui est en dehors de tous les codes ?

 

Pour moi, le 23 avril, pour exister et partager, le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon sera le geste qui sauve.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 01:02
URGENCE à Niort - Familles immigrées à la rue, manifestation lundi 3 avril à 18 heures Place de la Brèche

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 05:31

Le reportage ci-dessous a été tourné dans une EPHAD ( établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ) dans le cadre de "L’Émission politique" du jeudi 23 mars dont l'invité était F Fillon. Cette courte vidéo de 2 minutes vaut d'être regardée pour comprendre le complet décalage entre la souffrance du personnel et la réponse de Fillon.

 

Le personnel voulait faire part au candidat de ses griefs quant à certains aspects de son programme au regard de la pénibilité de leur travail. « Vous voulez augmenter le temps de travail à 39 heures : vous vous imaginez la pénibilité de notre travail ? », lui a demandé l'une des employées. « Les 39 heures, on les fait déjà ! On a besoin de nos RTT pour nous reposer, parce que l'épuisement professionnel, il arrive aussi ». Vous voulez réduire le nombre de fonctionnaires « Quand vous enlevez un agent administratif dans un service, qui en subit les conséquences ? C'est l'infirmière. Si ce n'est pas l'infirmière, ce sera l'aide-soignante. » Leur demande est d'avoir plus de moyens humains.

 

Et quelle réponse apporte F Fillon ? « On est dans une situation financière très difficile. Sur les moyens humains, mais ça, il faut le payer. Vous voulez que je fasse de la dette supplémentaire. » Et pourtant l'argent existe, à condition de le prendre où il se trouve, voir ce précédent billet. Mais s'attaquer un tant soit peu à la finance, il n'en est pas question pour Fillon puisqu'il est à son service pour qu'elle le serve en retour.

 

De la dette supplémentaire ! Pour Fillon, débloquer des moyens humains chez des personnels de santé s'occupant de personnes âgées dépendantes, c'est créer de la dette.

 

Il se posait moins de questions pour son propre cas. Comme le révélait le Canard il y a quelque temps, c'est pourtant lui qui "pratiquement tous les vendredis, s'octroyait les services d'un Falcon 7X qui décollait de Villacoublay avec à son bord le Premier ministre et sa famille". Dans quelle direction ? L'aéroport d'Angers où une voiture les prenait alors en charge afin de les amener dans leur château de Solesmes. "Coût de l'escapade : 27.000 euros aller et retour, pour parcourir moins de 260 km". Aux frais du contribuable. Ça ne le dérangeait pas de faire de la dette pour un intérêt privé.

 

A la pentecôte 2009, le couple s'est offert des vacances en Toscane, utilisant "un Falcon 50, dont la facture pour l’État avait atteint les 187.000 euros". Encore de la dette. A son passif également des petits services, le couple Fillon a passé deux Noël "logé, nourri, blanchi" par l'ancien dictateur Hosni Moubarak.

 

Quand Fillon était arrivé à Matignon, le logis mesurait très officiellement 90,40 m². Deux ans plus tard, l'appartement s'étend sur 309,72 m². Là encore aux frais du contribuable.


Et viennent s'ajouter toutes les casseroles dont la justice vient de s'emparer. Les emplois fictifs, sa société de conseil, les costards offerts pour plus de 48 000 euros depuis 2012, peut-être avant qu'il ne se prenne une veste à la Présidentielle.

 

C'est d'autant plus honteux pour celui qui n'avait que les mots probité et intégrité à la bouche. Ce type là ne vit pas dans le même monde que la grande majorité d'entre nous. Comment peut-on envisager un instant que ce personnage soit à la tête de l’État ? Sinon, autant confier les clés de la Banque de France au plus grand braqueur.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 23:17

«On nous raconte que les caisses de l’État sont vides, qu’il y a une dérive insupportable des dépenses publiques. C’est une contre-vérité ». Voilà les propos que tenait l’économiste Dominique Plihon, lors de la présentation du rapport « Rendez l’argent ! », réalisé par Attac. Ce rapport présente six propositions pour « récupérer » plus de 200 milliards d’euros d’argent public en France et par an.

 

Oxfam, association de solidarité internationale, rappelle qu'en France, la perte due à l’évasion fiscale des entreprises et des particuliers est estimée entre 60 et 80 milliards d’euros, soit plus que le budget de l’Éducation nationale. Pour les pays en développement, l’évasion fiscale des multinationales se chiffre à plus de 100 milliards de dollars par an. En refusant de payer leur juste part d’impôt, les grandes entreprises, dont les banques, privent les États de recettes fiscales nécessaires aux financements des services publics.

 

Faut-il rappeler qu'en France, 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ! Qu'il y a plus de 140 000 SDF dont plus de 30 000 enfants ! Qu'il y a plus de 6 millions de chômeurs ! Le journal La Croix publiait il y a un peu plus d'une semaine les noms des personnes, adultes ou enfants, morts dans les rues de France en 2016. Ils sont au nombre de 501, et probablement bien plus nombreux assure le journal. La liste comprend 46 femmes et 11 mineurs (6 avaient moins de 5 ans).

 

La même semaine le magazine économique américain Forbes publiait le classement des milliardaires français en 2017, au sein d’un palmarès mondial qui recense précisément 2 043 personnalités. La richesse nette totale de l’ensemble des « heureux élus » s’élève à 7 670 milliards de dollars, soit une progression conséquente de l’ordre de 18 % par rapport au palmarès 2016.

 

Pour les entreprises du CAC 40, les résultats sont exceptionnels. Le CAC 40 a généré un profit de 75,8 milliards d'euros en 2016. Les grands groupes français retrouvent leur niveau de 2012. Au fait, le taux réel d'impôt sur les sociétés du CAC 40 n'est que de 7% alors qu'il est de 30% pour les PME.

 

Alors disons NON aux Fillon, Macron ou Le Pen qui s'en prennent aux dépenses publiques et disent qu'il y a  trop de dépenses en solidarité (eux emploient le mot assistanat). Utilisons lors de la présidentielle le bulletin Jean-Luc Mélenchon qui veut redonner le pouvoir au Peuple et s'attaquer résolument à cette finance qui dicte ses lois dans notre économie. OUI à une autre répartition des richesses. 

 

 

NON il n'y a pas trop de dépense publique, l'argent il y en a, à condition de le prendre où il se trouve

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 18:49

[Communiqué Attac]

« I want my money back » : c’est la fameuse formule de Margaret Thatcher en 1979 qui réclama et obtint une « ristourne » de la quote-part du Royaume-Uni au budget européen. Aujourd’hui, « we want our money back » : nous demandons que les centaines de milliards d’euros confisqués par l’évasion fiscale, par le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE), par une fiscalité trop généreuse à l’égard des plus riches, par l’absence de taxe sur les transactions financières… nous soient restitués ! Et qu’ils servent aux urgences sociales et écologiques, à la réhabilitation des services publics, à la création des dizaines de milliers d’emplois nécessaires à la transition écologique ou encore au respect du droit au logement et à la solidarité internationale..

« Les caisses de l’État sont vides », « je dirige un État en situation de faillite » : ce refrain revient avec chaque plan d’austérité budgétaire et salariale, chaque renoncement à l’action écologique. Pour François Fillon, la « dérive de la dépense publique » justifierait 100 milliards de coupes sur 5 ans. Emmanuel Macron et Marine Le Pen n’en proposent « que » 60 milliards. Ce qui veut dire diminuer le nombre de postes de fonctionnaires, couper les vivres aux collectivités locales, reculer encore l’âge de la retraite (François Fillon) ou supprimer la Sécurité sociale pour les étrangers arrivant en France (Marine Le Pen et François Fillon).

Fin février, un rapport commandité par l’Institut de l’entreprise demande à nouveau de « réduire la dépense publique pour renouer avec la prospérité » : il a été rédigé par Michel Pébereau, ex-président de BNP Paribas, la banque n°1 de l’évasion fiscale.

En réalité, de l’argent, il y en a beaucoup, concentré entre quelques mains. L’actuel président de la République, autoproclamé « ennemi de la finance », n’a quasiment rien fait pour le récupérer. Pire, il a offert aux entreprises plus de 40 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires. Exaspérée, une partie des classes populaires se réfugie dans l’abstention ou, comme aux États-Unis, dans un vote nationaliste et raciste.

Pourtant, rien n’oblige à détruire l’emploi et les droits sociaux, à appauvrir les services publics ou à bloquer les investissements dont nous avons désespérément besoin pour engager la transition. L’argent est là, accumulé, dissimulé, évadé par les plus riches et les multinationales. L’impôt, qui devrait être vu comme une « contribution citoyenne », est discrédité par la fraude et l’évasion auxquelles se livrent les privilégiés. L’injustice fiscale sape les fondements du contrat social.

Contrairement au discours dominant, il n’y a pas eu de « dérapage » des dépenses publiques, qui sont restées stables depuis 25 ans, autour de 55 % du PIB. Le niveau élevé des dépenses publiques en France correspond à un choix de société, auquel la population est attachée, avec une éducation et une santé publiques. Evidemment toute dépense publique n’est pas bonne par principe et on ne doit pas se passer d’un examen des dépenses inutiles. Certaines sont certainement à réorienter ou à supprimer. Mais il est indispensable de rappeler une réalité trop souvent ignorée : si les déficits et la dette ont flambé, c’est que les recettes publiques ont été progressivement érodées par les cadeaux fiscaux, l’évasion et la concurrence fiscales.

Dans ce rapport, nous montrons qu’il est possible de récupérer plus de 200 milliards d’euros par an. Comment ? Par des mesures balisées et crédibles, qui pourraient être mises en œuvre par un gouvernement volontariste et poussé par les citoyen·ne·s, associations, mouvements et syndicats mobilisé·e·s en ce sens. Ce rapport en dresse une liste, non exhaustive :

  • une lutte efficace contre l’évasion fiscale (80 milliards d’euros)
  • une taxation de l’ensemble des transactions financières (36 milliards d’euros)
  • la suppression des niches fiscales les plus injustes et inefficaces (15 milliards d’euros, hors Pacte de responsabilité et CICE)
  • parmi ces niches, en particulier, la suppression du Pacte de responsabilité et du CICE (40 milliards d’euros)
  • des réformes fiscales visant une plus juste distribution des revenus et des richesses (20 milliards d’euros)
  • la suppression des subventions directes et indirectes aux énergies fossiles (10 milliards d’euros)

À toutes ces mesures il faut ajouter la nécessaire restructuration de la dette publique française : annuler la part de la dette détenue par les fonds spéculatifs, restructurer l’autre part détenue par des fonds de retraite et des épargnants moyens et petits, permettrait d’économiser une part substantielle de la charge des intérêts (environ 50 milliards d’euros par an) et de protéger l’État français de la pression des marchés financiers.

Une autre source importante d’argent public à récupérer est constituée par les grands projets inutiles (GPI), qui concernent les autoroutes, aéroports, réseaux ferrés, etc. Réalisés le plus souvent dans le cadre de partenariats public privé (PPP), ces GPI représentent un surcoût considérable pour l’État et les collectivités publiques, sous forme de redevances exorbitantes payées à des grands groupes comme Vinci. Remettre en cause ces GPI et PPP serait un moyen efficace de récupérer l’argent du contribuable. 100 millions récupérés grâce à l’arrêt d’un GPI tel que la LGV Lyon-Turin représentent le coût de deux collèges ou d’un parc éolien permettant d’alimenter en électricité plus de 100 000 habitants.

Ces dizaines de milliards d’euros susceptibles d’être récupérés par une restructuration de la dette publique et par un arrêt des GPI ne sont pas comptabilisés dans les 200 milliards d’euros à récupérer chaque année, mais peuvent utilement les compléter. In fine, cet argent permettrait de réellement changer la donne pour l’ensemble des citoyen·ne·s, s’ils étaient alors affectés aux urgences sociales et écologiques, à la consolidation de services publics de qualité, à la création des dizaines de milliers d’emplois nécessaires à la transition écologique ou encore au respect du droit au logement ou à la solidarité internationale.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 09:52

Comment ne pas se souvenir de la catastrophe du Rana Plaza en 2013 au Bangladesh, cet immeuble abritant plusieurs milliers de travailleurs du textile qui s'était effondré, entraînant la mort de 1135 ouvriers et ouvrières.

 

Cette catastrophe avait alerté l'opinion publique internationale sur les conditions de travail qui sévissent dans ces usines textiles, où majoritairement de très jeunes femmes fabriquent les vêtements commercialisés en Europe et en Amérique du Nord. Du côté des donneurs d’ordres, plus de 150 marques ont depuis signé l’Accord sur la sécurité des usines textiles au Bangladesh, en association avec les syndicats nationaux et internationaux, et sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT). Malgré l'Accord (prévoyant l'indemnisation des victimes entre autre), des grands groupes français refusent encore catégoriquement de participer à la compensation des victimes, et les fondements du système d'exploitation sont toujours intacts (des prix bas, des gros volumes, des délais très courts ).

 

Un texte de loi adopté par l’Assemblée nationale le 21 février, au terme d’un marathon législatif de quatre ans, enjoignait les entreprises françaises ou installées en France d’au moins 5 000 salariés (10 000 pour les filiales de groupes étrangers) à établir un plan de vigilance pour « prévenir les atteintes graves » de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs, aux droits de l’homme et à l’environnement. Dans le cas contraire, elles encouraient jusqu’à 10 millions d’euros d’amende, voire 30 millions si l’absence de plan débouchait sur un préjudice (pollution d’un cours d’eau, accidents du travail…), avec publication possible de la sanction.

 

Mais, car il y a un mais, et c'est une déception pour les ONG qui militaient depuis des années pour la mise en œuvre du texte, le Conseil constitutionnel a largement retoqué jeudi 23 mars cette loi « relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre ». Le Conseil constitutionnel a « déclaré contraires à la Constitution les dispositions de la loi prévoyant des amendes ». Les entreprises – 150 à 200 d’entre elles devaient être concernées – étaient farouchement opposées au texte. Une soixantaine de députés Les Républicains (LR) et autant de sénateurs LR avait saisi le Conseil constitutionnel, estimant, comme le Medef, que cette loi allait « nuire à la compétitivité ».

 

La loi mentionnait « les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales ». Une formulation jugée trop vague par le Conseil constitutionnel. « Le principe d’égalité des délits et des peines impose de délimiter une infraction en termes suffisamment clairs et précis ». Il a donc « censuré les dispositions relatives à l’amende civile ».


 

C'est bien pourtant en les touchant au portefeuille que ces grands groupes seraient un peu plus respectueux des conditions de travail. Dans le cas présent, le Conseil constitutionnel a plus écouté le Medef que les ONG défendant les ouvrier(e)s victimes de l'exploitation capitaliste.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:38

C'est un cas qui représente un manque à gagner pour l'Urssaf de 10 à 12 millions d'euros. Qui se cache derrière ce cas ?

 

Ce sont des tricheurs, mais ce ne sont pas ceux que la droite et l'extrême droite qualifient de « cancer de la société française », au point de vouloir éradiquer la fraude en élaguant les droits sociaux des bénéficiaires de la solidarité nationale.

 

La triche dont je parle ici concerne Bouygues TP, filiale de travaux publics du géant français de la construction. Entre 2009 et 2011 Bouygues TP a employé 163 travailleurs polonais sur le chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville sans les avoir dûment déclarés. Bouygues n'était pas la seule société concernée puisque en juillet 2015, cinq entreprises dont deux filiales de Bouygues avaient été condamnées pour du travail dissimulé concernant quelque 500 salariés originaires de Pologne et surtout de Roumanie.

 

Bouygues TP avait fait appel de sa condamnation pourtant faible en première instance (25 000 euros). Lundi dernier, la cour d'appel de Caen a confirmé la condamnation prononcée en juillet  2015, à l’encontre de Bouygues, aggravant la sanction de 25 000 à 29 950 euros. OUAAAAAAAAH !!!

 

Non seulement l'Urssaf ( qui ne s'était pas portée partie civile ) est spoliée, mais comment ne pas être sidéré devant la clémence d'un tel jugement. Avec des montants d’amendes aussi dérisoires envers un groupe qui déclare des centaines de millions d’euros de résultat net, ce n'est certainement pas dissuasif.

 

L'explication ? Que Bouygues puisse toujours soumissionner aux appels d'offres des marchés publics, ce qui est impossible en cas de condamnation supérieure à 30 000 euros.

 

Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

 

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