





La Légion d’Honneur est la plus élevée des distinctions nationales, elle est censée récompenser des mérites éminents au service de la Nation, soit à titre civil, soit sous les armes.
On peut cependant s’interroger lorsqu'on voit à qui elle est parfois remise. N’est-ce pas avant tout une récompense offerte à quelques amis du président en place ?. Dans la liste des récents bénéficiaires, je n’ai pas réussi à identifier les mérites de ces personnes au service de la nation :
Jean Réno, est-ce parce que Sarko a accepté d’être son témoin lors de son mariage ?
Christian Clavier, est-ce parce qu’il est grand pote à Sarko ?
André Glucksmann, est-ce pour être passé de soutien de Mao à Sarko ?
Nicole Choubrac, parce qu’elle a prononcé le dicorce de Sarko et Cécilia ?
Jacques Séguéla, parce qu’il a fait se rencontrer Sarko et Carla Bruni ?
Valérie-Anne Giscard d'Estaing, parce qu’elle est la fille de l'ancien président français ?
Bernadette Chirac, parce qu’elle s’est occupée des pièces jaunes ?
Et Isabelle Balkany, parce qu’elle est amie de trente ans avec son mari du couple Sarkozy, et condamnés à plusieurs reprises notamment pour avoir employé du personnel municipal dans leurs domiciles privés.... le dernier fait d’arme étant l’utilisation pour une réception des salons de l'Hôtel de ville de Levallois-Perret, où ils ont marié leur fille en grande pompe avec 450 invités…
A quand la légion d’honneur à Bigard ?
Vous avez dit distinction ? Probablement qu’on peut être plus admiratif pour ceux qui la refusent dans ce contexte. Dans l’histoire, parmi ceux qui l’ont refusé, on trouve Sartre et Simone de Beauvoir, mais aussi Aragon, Jacques Prévert, et plus loin de nous Georges Sand, Maupassant ou Maurice Ravel.
Respect.
Le premier ministre était absent lundi 14 juillet du défilé militaire et de la garden-party à l'Elysée. Il serait terrassé depuis plusieurs semaines par un mal de dos provoqué par une hernie discale.
Marginalisé par Sarko qui réunit autour de lui son G7 (à quoi sert le conseil des ministres alors ?), autant dire tout simplement que Fillon en a plein le dos !

1. Gérard Mulliez et sa famille : 21 milliards d'euros
2. Bernard Arnault : 18,3 milliards d'euros
3. Liliane Bettencourt et sa famille : 13, 6 milliards d'euros
4. Romain Zaleski : 11,3 milliards d'euros
5. Robert Louis-Dreyfus et sa famille : 10 milliards d'euros
6. Bertrand Puech et familles Hermès : 7,4 milliards d'euros
7. François Pinault et sa famille : 7,3 milliards d'euros
8. Serge Dassault et sa famille : 6 milliards d'euros
9. Familles Duval et Aubert : 5, 9 milliards d'euros
10. Alain Wertheimer et sa famille : 5 milliards d'euros
Source : Challenges.fr
Ces chiffres donnent le tournis jusqu’à l’écoeurement le plus complet : de restructurations en restructurations, de sacrifices des salariés en flexibilités toujours plus grandes, de salaires en bernes à l’explosion de la redistribution des bénéfices aux actionnaires, de la fin des investissements dans la recherche et le développement des entreprises... tout, absolument tout, est sacrifié aux logiques financières de court terme.En 1985, le président François Mitterrand s’engage verbalement à ne pas extrader les anciens terroristes ayant rompu avec leur passé de terroriste. C’est ainsi que nombre d’entre eux vivaient au grand jour, travaillaient, avaient fondé une famille. C’est le cas de Cesare Battisti, que la France avait décidé d’extrader et qui s’est donc enfuit au Brésil, c’est le cas de Marina Petrella qui s’est réfugiée en France en 1993 sur la foi de la promesse présidentielle. Elle a, depuis lors, scrupuleusement tenu sa parole, fondant une famille (elle a 2 filles dont la plus jeune est âgée de 10 ans), passant des diplômes, elle exerçait en tant qu’assistante sociale. Arrêtée en août 2007, les dix mois d'enfermement au cours desquels elle s'est vue refuser une mise en liberté provisoire, ont miné sa santé physique et psychique. Marina Petrella a renoncé aux visites de ses proches et ces dernières semaines, a cessé de s'alimenter normalement, l'administration redoute ouvertement un acte fatal.
Toujours est-il que le 9 juin 2008, le très catholique François Fillon, nourri des valeurs de pardon du christianisme, a signé le décret d'extradition de l'ex-brigadiste réfugiée en France depuis 15 ans. Un appel avait été déposé, mais aujourd’hui, Nicolas Sarkozy vient de faire savoir que la France allait l’extrader. Il décide de ce fait que la parole donnée par la République Française en 1985 n’a plus de valeur.
La Ligue des Droits de l’Homme souligne que "la convention d’extradition franco-italienne comporte une clause humanitaire que la simple équité commande d’appliquer à Marina Petrella".
Alors, quand le président Sarkozy se dit prêt à accueillir les guérilleros colombiens des FARC sous la condition qu’ils renoncent à la violence, on appelle ça un double langage ?