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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:17

Moi président … j'ai compris que plus le temps avançait, plus je reculais dans les intentions de vote. F Hollande a sans doute envisagé que, comme Sarkozy avant lui, il risquait de ne pas être présent au second tour de la primaire socialiste. Je précise bien primaire socialiste et non pas primaire de gauche comme le disent trop souvent les médias.

 

F Hollance a eu beau plaider pour son bilan, sa politique est rejetée par l'électorat de gauche. Et c'est la raison pour laquelle il a déclaré : « aujourd'hui, je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle au renouvellement donc de mon mandat »

 

Mais ce qui fait avant tout obstacle au rassemblement, ce n'est pas une question d'homme, mais de politique. A ce compte-là, mieux vaut donc que les candidats estampillés PS jettent l'éponge. Oui, tous ceux qui ont permis l'application de cette politique durant le quinquennat, que ce soit au gouvernement ou au parlement. Ils sont discrédités. Ils ne rassembleront jamais l'électorat de gauche.

 

Comme l'écrit Patrick Apel-Muller dans l'Humanité « L'avenir est ailleurs, dans l'agrégation des forces politiques, syndicales ou citoyennes qui veulent ouvrir une nouvelle ère de progrès social et  l'édification de propositions qui placent en leur coeur la conquête de l'égalité. La candidature et la campagne de Jean-Luc Mélenchon en sont les premiers fondements. »

Dessin du site Battrelacampagne.fr - La présidentielle 2017 en dessins

Dessin du site Battrelacampagne.fr - La présidentielle 2017 en dessins

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 08:11

Le seul objectif de ce jugement est de faire baisser la tête aux salariés pour les empêcher de défendre leur travail, en résistant aux mauvais coups des directions d’entreprise. Le message envoyé est clair : liberté d’action pour les actionnaires pour détruire l’emploi et nourrir la finance ! La violence est bien dans ce camp-là.


Nul doute que les salariés ne se laisseront pas intimider.

Affaire Air-France : décision inique du Tribunal de Bobigny

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 16:17

La Sécurité sociale est en danger. D'ailleurs, Fillon envisage ni plus ni moins que sa privatisation, puisque s'il est élu, il veut en confier tout un pan aux complémentaires et assurances privées.

 

Dans le film "La Sociale" sorti en salle le 9 novembre, le réalisateur Gilles Perret * insiste sur l'importance de raconter l'histoire oubliée de la Sécurité Sociale, de rendre hommage à son "vrai" fondateur Ambroise Croizat et de réhabiliter cette institution efficace et progressiste.

* Gilles Perret est le réalisateur entre autres de "Ma Mondialisation", "Walter, retour en résistance", "De mémoires d'ouvriers" ou en 2014 de "Les jours Heureux".

 

Retrouvez toutes les séances de La Sociale dans les jours à venir sur

http://www.lasociale.fr/projections/

 

Ci-dessous, l'interview de Gilles Perret pour le journal L'Humanité

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 17:13

Il est peu probable qu'un institut de sondage pose ce type de question. Et si d'aventure elle était posée, j'imagine mal qu'elle puisse recueillir une majorité de suffrages favorables. Plus probablement, la question qui serait posée aux électeurs sondés, c'est de savoir pour quel candidat ils voteraient en 2017. Et il n'est pas interdit de penser que sans le souhaiter, leur réponse aille dans le sens de plus d'injustice. C'était le cas avec Sarkozy, ça été également le cas avec Hollande qui a trahi avec son gouvernement certains engagements de campagne et valeurs de gauche. Et pour 2017  ???

 

On est loin de connaître à ce jour tous les candidats et leurs programmes, mais avec la droite et son extrême on sait déjà qu'il y aurait du sang et des larmes. Il fallait s'y attendre quel que soit le candidat de droite, et la couleur a été annoncée par celui que leur primaire a choisi, François Fillon, l'ancien 1er ministre sous le quinquennat Sarkozy.

 

Certains médias osent le présenter comme le candidat anti-establishment (minorité sociale exerçant un fort contrôle sur l'ensemble de la société). L'Obs révélait le 6 juin 2013 que François Fillon avait invité, en novembre 2011, une trentaine de personnalités du club Bilderberg pour plancher devant eux sur l’état économique de la France et les réformes qu’il compte y appliquer. Le journal y expose l’assistance, non élue par les français et qui pourtant a un droit de regard sur la politique subie par l’ensemble de la population – et qui s’est traduite par le blocage des retraites et des indices de la fonction publique, des désengagements de l’Etat, des abandons du service public : « Sous les lambris de l’hôtel Matignon, il y a là, entre autres, le patron de la banque Goldman Sachs, Peter Sutherland, le big boss de la banque d’affaires Lazard, Ken Jacobs, l’inspirateur des néoconservateurs américains, Richard Perle, le grand manitou de Shell, Jorma Ollila, le futur chef du gouvernement italien, Mario Monti, ou la présidente du Musée d’Art moderne de New York, Marie- Josée Kravis, par ailleurs épouse du propriétaire d’un fonds d’investissement américain. Le grand ordonnateur du dîner n’est autre qu’Henri de La Croix, comte de Castries, PDG du groupe d’assurances Axa et premier Français à présider le Bilderberg. Petit-fils d’un ministre de la IVe République et inspecteur des Finances, ce pilier de l’establishment français est aussi proche de Nicolas Sarkozy que de François Hollande, son camarade de la promotion Voltaire à l’Ena. » On voit où sont ses conseils et combien il est opposé à l'establishment.

 

D'ailleurs, si par malheur il venait à être élu, parmi ses mesures figure la suppression de l'ISF (impôt sur la fortune), la baisse des impôts massive pour les plus riches et pour les entreprises, et le relèvement de 2% de la TVA pour les ménages. Rien de plus injuste que cette taxe puisque quel que soit le revenu, pour un même produit, le taux de TVA est le même pour tous. Les riches seraient les principaux bénéficiaires d'une victoire de Fillon en 2017 si bien que Wauquiez, président par intérim de Les Républicains a cru bon de twitter le 27 novembre "Il faudra dire que les plus riches ne seront pas les seuls bénéficiaires de notre projet. La droite doit s’adresser aux classes moyennes".

 

Fillon veut par exemple transférer une partie de la couverture de la Sécurité sociale vers les assurances et les mutuelles. Seules seraient prises en charge par la sécu les affections graves, la prise en charge des soins courants étant prise par les complémentaires, sachant que certains n'en ont pas. C'est la privatisation du système de santé et il n'y a pas égalité dans la couverture puisque celle-ci serait fonction de ce que vous payez. Voilà la solidarité envisagée par Fillon.

 

Ce même Fillon ne supporte pas les grèves et encore moins les syndicalistes. Il prévoit un durcissement du service minimum et des conditions d'astreinte, et il propose d'«imposer aux délégués syndicaux une activité à temps partiel, au moins à mi-temps». «Il faut arrêter avec les syndicalistes qui sont à temps plein syndicalistes, il faut qu'ils aient une activité professionnelle au moins à temps partiel pour que ce soit un vrai dialogue qui touche à l'intérêt général de l'entreprise», explique François Fillon. Comme si les syndicalistes étaient tous permanents !

 

C'est risible d'entendre ces propos d'un professionnel de la politique. Sachez que Fillon, en dehors de ses études, a toujours été dans la politique, d'abord comme attaché au député de la Sarthe, avant de briguer lui-même le poste en 1981 à l'âge de 27 ans et élu depuis 35 ans. Alors il est vraiment mal placé pour donner des leçons aux syndicalistes qui eux ont travaillé. Comme le disait un maître de conférences en science politique à Nantes à propos de Fillon :  « Il n'a jamais transféré une quelconque notoriété professionnelle en capital électoral. En fait, il n'a jamais fait autre chose que de se faire élire.»

 

Fillon préconise aujourd'hui une rigueur toute thatchérienne. Drôle de modèle ces années Thatcher (1979-1990), un épisode désastreux qui fait rêver Fillon. Ce furent des coupes budgétaires massives aux dépens du système éducatif mais aussi des services sociaux. Elle a privatisé les services de l’eau, du gaz et de l’électricité, qui, sous monopole d’état, fonctionnaient bien et leur privatisation a été un authentique désastre. Elle a bradé aux investisseurs japonais puis allemands l’industrie automobile. Elle a facilité à la fin de son mandat la privatisation des chemins de fer. Et cette dame de fer avait pour ami Augusto Pinochet après avoir eu auparavant beaucoup de complaisance à l’égard du régime d’apartheid d’Afrique du Sud.

 

Ceci n'est qu'un tout petit aperçu de ce qu'envisage Fillon. C'est très inquiétant. Un électeur averti en vaut deux.

F Fillon dans son manoir de Beaucé

F Fillon dans son manoir de Beaucé

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 18:28

Non décidément non, je n’y arrive pas, pas moyen de distinguer au fond les deux candidats qualifiés pour la finale de la Star Academy… euh pardon, de la primaire de la droite et du centre.

 

L’impression de nous retrouver au soir du premier tour de l’élection présidentielle de 1969 avec Alain Poher et Georges Pompidou, qualifiés tous les deux pour le second tour, le Parti communiste français qui avait présenté Jacques Duclos eut cette formule magique pour résumer la situation « Bonnet blanc et blanc bonnet ».

 

Car au fond, les programmes, on les connaît, et ils sont forts les gaillards, tout les rassemble : suppression de postes de fonctionnaires en nombre (qui varie un peu c’est vrai), suppression de l’ISF, on tire un trait sur 5,5 milliards d’euros d’impôt, fin des 35 heures… bref, la machine à remonter le temps est construite, on n’attend plus que le mécanicien. Vous aurez évidemment une pensée émue pour les éliminés de marque du premier tour : Nicolas Sarkozy qui a perdu dimanche soir une part de sa morgue habituelle, quant au score de Jean-François Copé…

 

Ce fonds de commerce commun n’empêche en rien les coups bas, les phrases assassines. On assiste depuis dimanche dernier à un affrontement des égos, des ambitions et des statures. Le monde des affaires se frotte les mains. Un numéro des Échos la semaine dernière montrait sur deux pleines pages les soutiens des différents candidats au premier tour des primaires, leur lecture en était absolument édifiante, les grands de la finance et du business étaient tous au rendez-vous. On comprend dès lors l’empressement des finalistes à alléger l’impôt des plus riches. Dis-moi qui te soutient, je te dirai quels intérêts tu défends.

 

Monsieur Fillon réfléchit à tous ces sujets en son château de Beaucé dans la Sarthe, comme il le fit à propos de la retraite en son temps. Monsieur Juppé, « droit dans ses bottes », repense encore à ce terrible mois de décembre 1995 où il se prit les pieds dans le même tapis des retraites… non décidément non, Fillon Juppé, Fippé Jullon, Filjup Pélon… les frères jumeaux du libéralisme pur et dur, ne comptez pas sur nous. Nous, on se prépare à résister au cas où vous arriveriez à l’Élysée, et à construire, non pas l’alternance, mais une véritable alternative à des choix contestés partout dans le monde…


Vous n’avez rien dit Messieurs sur la finance au fait… un simple oubli je suppose ?

 

Par Eric Bocquet dans Liberté Hebdo

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 18:04

Mardi 22 novembre, un sujet du 20 heures de France 2 traitait de la suppression d'emplois de fonctionnaires (500 000 prévues dans le projet de Fillon). David Pujadas interrogeait J-P Chapel, journaliste sur France 2 et éditorialiste en économie, sur cette mesure du programme de F Fillon, notamment en comparant à la Suède, au Canada et au Royaume Uni, pays cités régulièrement par F Fillon.

 

J-P Chapel explique que la Suède a supprimé le statut de fonctionnaire, a licencié 20% des effectifs, une cure 2 fois plus sévère que celle proposée par F Fillon. Au Royaume Uni ce sont 15% des effectifs qui ont été supprimés par David Cameron, au Canada ce sont 20% des effectifs qui ont été supprimés.

 

Quelles sont les conséquences sur les services rendus demande D Pujadas.

 

Réponse de J-P Chapel, au Canada les urgences ont connu des dysfonctionnements en raison des fermetures d'hôpitaux, au Royaume Uni le nombre d'élèves par classe a augmenté et le ramassage des poubelles ne se fait plus qu'une semaine sur deux au lieu de chaque semaine. Et concernant la dette, si elle a diminué au Canada et en Suède, au Royaume Uni , elle a continué d'augmenter.

 

Fermer le ban ! Voilà l'information donnée sur le service public au 20 heures de France 2 par rapport à la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires préconisées par F Fillon. Pour J-P Chapel répondant aux questions de D Pujadas, rien de dramatique puisque d'autres y sont arrivés. Voilà comment Pujadas et J-P Chapel avec son air patelin trompent le téléspectateur.

 

Quelle partialité dans les éléments apportés. Pour ne prendre que l'exemple du Royaume-Uni, comment peut-on parler dans les conséquences du ramassage des poubelles qui n'a plus lieu qu'une semaine sur deux, et ne rien dire sur la privatisation de la santé et les coupes budgétaires dans les hôpitaux. Le gouvernement avait fixé comme objectif de réduire de 20 milliards de £ les dépenses dans le secteur de la santé d'ici 2015. La conséquence directe : c'est la fermeture d'une trentaine de services d'urgence, de soins pour enfants, les projets de fusion des hôpitaux menacés de faillite, la suppression de 20% du personnel de santé. En 2013, selon une enquête limitée pour l'instant à un dixième des hôpitaux britanniques, près de 20 000 morts seraient imputables sur les dix dernières années à la politique du chiffre.

 

Est-ce ce que veut la majorité de nos concitoyens ? Moins de services de santé, moins de moyens pour l'éducation, etc ?

 

Le but des services publics est de satisfaire les besoins fondamentaux de chacun et de retisser les liens pour faire société. C'est le rôle premier du service public local ou national. Et ce n'est pas en les supprimant ou en privatisant ces services que nous y parviendrons.

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 18:47

La Justice qui devrait être le premier domaine exonéré de tout rapport à l’argent est perverti par celui-ci. Mieux vaut s'appeler Balkany par exemple, toujours en exercice à la mairie de Levallois, député, bien qu'étant concerné par de nombreuses affaires judiciaires dans lesquelles lui et son épouse adjointe à Levallois sont et ont été impliqués. Pour d'autres il y a des valises de billets, pour d'autres il y a les milliards d'évasion fiscale ...

 

Mais on connaît tous l'expression « qui vole un œuf vole un bœuf » et peut-être que pour les riches, c'est « qui vole un bœuf vole un oeuf ». C'est ce que doit considérer parfois la justice.

 

Il y a quelques jours au palais de justice de Niort était jugé un prévenu âgé de 19 ans, reconnu coupable du vol de… 2,79 € de jambon blanc conditionné. Le jour du méfait, le jeune homme avait caché sous son tee-shirt la nourriture, mais l’agent de sécurité l’avait grillé : il avait alors payé sur place ce qu’il devait à l’enseigne, dont le responsable ne s’est pas constitué partie civile. Comme c'était en récidive, la vice-procureure de la République a requis une amende de 150 euros. Ce nouveau délit lui a valu la mise à exécution d’une précédente peine de prison avec sursis.

 

Il y a le cas de ce jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Toulouse qui a condamné à 3 mois de prison ferme lundi, un jeune homme de 22 ans qui avait volé une bûche de chèvre dans un supermarché parce qu'il avait faim, rapporte La Dépêche du Midi de ce mardi 22 novembre. Ce qui n'a pas dû arranger le cas de ce jeune homme, c'est qu'il était ressortissant marocain en situation irrégulière en France. Il a indiqué aux juges que c'était la première fois qu'il volait et qu'il avait fait cela parce que cela faisait trois jours qu'il n'avait rien avalé.

 

Le procureur de la République a requis une peine de 5 à 8 mois de prison ferme, pour le prévenu dont le casier judiciaire était vierge. Le tribunal l'a finalement condamné à 3 mois de prison avec placement immédiat en détention.

 

Cette sévérité judiciaire pour un simple morceau de fromage n'est pas sans rappeler celle d'un jeune SDF de 18 ans qui avait écopé de 2 mois de prison ferme à Cahors en mai dernier pour s'être introduit dans une maison de Figeac et avoir volé des pâtes et du riz pour manger.

 

Tout est plus facile quand on est riche, se défendre dans la vie, en général et devant la Justice en particulier.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 17:36

David Pujadas confirme qu'il est un bon « chien de garde » du système. On l'a vu dans son parti pris flagrant contre des syndicalistes, Xavier Mathieu de Continental ou Jean-Pierre Mercier de PSA entre autres, avec ses invectives contre ces syndicalistes qui par leurs mouvements de grève (NDLR - pour défendre l'emploi ou les salaires) mettraient à mal l'économie du pays. Mais quand il s'agit des salaires exorbitants des patrons, aucun souci.

 

On en a eu une nouvelle preuve en début de semaine dans le 20 heures. Alors que les salariés souffrent des politiques d'austérité et voient leurs salaires stagner, la rémunération des grands patrons a fait un bon de +20% en 2015. Cela concerne les 120 premiers groupes français. Des salaires sans rapport avec les résultats financiers des entreprises, selon Loïc Dessaint du cabinet Proxinvest qui conseille les actionnaires. « Ces dirigeants, lorsque les résultats ne sont pas bons, on estime que ce n'est pas de leur faute. Lorsque les résultats sont très bons, on estime que c'est grâce à eux. Avec ce type de raisonnement, on arrive à une forme de dérive » dit-il.

 

Et Pujadas dans tout ça, lui qui émarge chaque mois à un salaire à 5 chiffres proches des 20 000 euros. Eh bien il s'interroge pour savoir si c'est vraiment beaucoup, et il fait la comparaison avec les dirigeants européens. Son "expert" arrive et démontre que 10 millions de salaire par an, ce n'est pas tant que ça par rapport à une entreprise allemande ou suédoise, chiffres à l'appui. La France n'est en fait que 3ème, une « position médiane » conclut-il.

 

Depuis près de vingt-cinq ans que Pujadas présente des JT, rien n'a changé. Jamais révolté par les rémunérations scandaleuses des patrons, en bon « chien de garde » du système qui le nourrit grassement. Comme je l'écrivais en conclusion du billet Rémunérations et lutte de classes en date de février 2008 où il était déjà question de Pujadas, « A ceux qui luttent contre ce système, on dit que la lutte des classes est une vieillerie d’un autre siècle, que c’est quelque chose de dépassé ! Ah bon, vous trouvez ? »

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 21:52

Voir l'article du 16 octobre 2015 sur ce qui a conduit une inspectrice du travail et un salarié lanceur d'alerte au tribunal.

 

Après leur condamnation en première instance, il s'agissait du jugement en appel. Et c'est à nouveau la confirmation que nous avons là une justice de classe qui rend un jugement tout ce qu'il y a de plus injuste. C'est une condamnation scandaleuse. La justice préfère se soumettre au patronat. 

 

Ci-dessous le communiqué de l'intersyndicale CGT-SUD-SNU-FO-CNT du 16 novembre 2016.

 

Nous sommes consternés par ce jugement à l’encontre d’une inspectrice du travail qui est condamnée pour avoir fait son travail et dénoncé les pratiques de la multinationale visant à l’écarter de son poste avec le relais de sa hiérarchie. Nous nous insurgeons contre cette nouvelle condamnation d’un salarié lanceur d’alerte et ne pouvons que constater que la justice française, au-delà des discours convenus, ne protège pas ceux et celles qui risquent leur emploi pour dénoncer les pratiques délictueuses des entreprises.

 

Le délibéré du procès en appel de l’« Affaire TEFAL » est tombé ce mercredi 16 novembre 2016. L’inspectrice du travail Laura Pfeiffer et le salarié lanceur d’alerte ont vus leur condamnation de première instance confirmées en tous points par la Cour d’appel de Chambéry. Ils avaient été condamnés en première instance à 3500 euros d'amende avec sursis, notamment pour violation du secret professionnel et recel de documents volés. Le procès en appel s’était déroulé le 14 septembre 2016 à Chambéry.

 

Nous sommes consternés par ce jugement à l’encontre d’une inspectrice du travail qui est condamnée pour avoir fait son travail et dénoncé les pratiques de la multinationale visant à l’écarter de son poste avec le relais de sa hiérarchie. Nous nous insurgeons contre cette nouvelle condamnation d’un salarié lanceur d’alerte et ne pouvons que constater que la justice française, au-delà des discours convenus, ne protège pas ceux et celles qui risquent leur emploi pour dénoncer les pratiques délictueuses des entreprises.

 

La confirmation de la condamnation de Laura Pfeiffer et du salarié lanceur d’alerte ne peut que provoquer un sentiment d'indignation. Il est inacceptable de nous empêcher d’alerter les syndicats chargés de défendre nos missions lorsque l’on fait obstacle à celles-ci.

 

Cette indignation est renforcée par la décision récente du parquet d’Annecy de classer sans suite les plaintes de notre collègue contre sa hiérarchie et contre l’entreprise TEFAL pour obstacle à ses fonctions. Il y a bien deux poids et deux mesures et la justice se rend complice des stratégies des entreprises pour échapper à leurs obligations. Désormais, des milliers de patrons pourront s’appuyer sur ce jugement pour licencier des salariés et pour porter plainte contre ceux et celles dont la fonction est de faire respecter les droits des salariés. Certains n’ont d’ailleurs pas tardé à le comprendre : des plaintes contre des agents de contrôles se sont multipliées, en particulier dans le département de la Haute-Savoie.

 

Cette situation a été largement favorisée par l’absence de condamnation publique des agissements de TEFAL et l’absence de soutien à Laura par la hiérarchie du ministère du travail (à tous les échelons, jusqu’à la Ministre) Les agents de l’inspection du travail réalisent à travers cette affaire TEFAL et la condamnation de Laura Pfeiffer qu’ils ne peuvent pas compter sur le soutien de leur hiérarchie en cas de mise en cause pénale, même lorsqu’ils sont victimes de pressions extérieures indues et d’obstacle à leur fonction. Le silence de la hiérarchie locale et régionale ainsi que du ministère du travail, qui dure depuis presque trois ans, est révoltant car il met les agents en situation d’insécurité dès lors qu’ils vont faire un contrôle.

 

La Ministre du travail elle-même se fait le relais des exigences du patronat de museler notre corps de contrôle. La loi El Khomri a introduit un « amendement TEFAL » prévoyant un code de déontologie de l'inspection du travail qui fixera « les règles » que doivent respecter les agents de l’inspection. Loin d’être protecteur des agents et des usagers il a tout d’un arsenal disciplinaire destiné à museler encore plus l'inspection du travail.

 

Cette condamnation s’inscrit dans un contexte plus large de criminalisation des mouvements sociaux (GOODYEAR, CONTINENTAL, AIR FRANCE, …) et de répression des mobilisations (loi travail). Elle vient ainsi s’ajouter à la liste déjà longue des injustices sociales et des attaques contre les droits des salariés.

 

Aujourd’hui comme hier, les organisations syndicales réaffirment avec force que :

  • Il n’est pas possible de condamner une inspectrice du travail, qui dans le cadre de son travail, a dénoncé auprès de nos organisations syndicales les pressions visant à faire obstacle à ses missions,
  • Il n’est pas possible de condamner un lanceur d’alerte pour avoir joué ce rôle essentiel de dénonciation des délits d’une entreprise,
  • Il n’est pas acceptable d’être condamné pour recel de documents confidentiels alors que les documents qui nous ont été transmis démontrent les pressions indues exercées par l'entreprise pour écarter l'inspectrice du travail gênante ainsi que le relais de sa hiérarchie.

Nous n'acceptons pas ce jugement et poursuivrons avec toutes les voies judiciaires offertes le combat pour leur relaxe pure et simple, comme nous poursuivrons nos combats aux côtés des agents et des salariés.

 

Nous étions en colère le 4 décembre 2015, et croyez bien que nous le sommes encore aujourd’hui car le mépris décomplexé des différents protagonistes pour l’inspection du travail et la condition des travailleurs nous est insupportable.

 

Nous exigeons de la Ministre du travail, Myriam El Khomri :

  • La reconnaissance des accidents de service de notre collègue,
  • Qu’elle fasse appel du classement des procédures à l’encontre de TEFAL par le Parquet d’Annecy,
  • Qu’elle condamne les agissements de TEFAL,
  • Qu’elle réaffirme publiquement les prérogatives des agents de l’inspection du travail et la légitimité de nos contrôles dans les entreprises.
  •  

Les agents de l’inspection du travail et les lanceurs d’alerte ne sont pas des délinquants !

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 00:33

«Les Enfants Paradis» de Damien Saez

Ils étaient des sourires, ils étaient des sanglots
Ils étaient de ces rires que font les chants d’oiseaux
Ils étaient des matins quand on va bord de mer
Ils étaient cœur chagrin, ils étaient cœur lumière
Ils étaient des poèmes, Ils étaient des oiseaux
Ils étaient des je t’aime qu’on dit bord du ruisseau
Ils étaient du café, ils étaient du bistrot
Ils étaient étrangers, ils étaient sans drapeau

 

Ils étaient de Paris, ils étaient de province
Ils étaient cœurs de pluie qui font cœurs qui grincent
Ils étaient pleins de vie, avaient l’œil du printemps
Ils étaient cœurs qui rient quand le ciel est pleurant
Ils étaient des promesses, ils étaient devenir
Ils étaient bien trop jeunes oui pour devoir partir
Ils étaient fils d’Orient ou fils de l’Occident
Enfants du paradis, enfants du Bataclan

 

Ils étaient cœur français ou international
Ils étaient la rosée qui pleure de sous le châle
Ils étaient des promesses, ils étaient des bourgeons
Qui font monter tristesse, ils étaient des chansons
Ils étaient des familles, ils étaient des amis
Ils étaient ce qui brille dans le ciel de la nuit
Ils étaient amoureux ceux qui se sont blottis
L’un contre l’autre à deux, contre la tyrannie

 

Ils étaient comme toi, ils étaient comme moi
Ils n’étaient pas guerriers mais sont morts au combat
Ils étaient cœur d’amour, ils étaient cœur qui bat
Puis qui battra toujours même en-dessous la croix
Ils étaient ces amis que je connaissais pas
Ils étaient mon pays et puis le tiens je crois
Ils resteront Paris, Paris se souviendra
Toujours de ces amis la lumière brillera

 

Ils s’appelaient je t’aime, ils s’appelaient jeunesse
Ils s’appelaient poème, ils s’appelaient tendresse
Ils s’appelaient frangine, ils s’appelaient frangin
Ils s’appelaient gamine, ils s’appelaient gamin
Ils s’appelaient la joie et puis la non violence
Ils s’appelaient je crois les enfants de la France
De tout les horizons puis de tous les prénoms
Ils s’appelaient amour, s’appelaient l’horizon

 

Ils s’appelaient Jacques Brel puis je crois Barbara
Ils s’appelaient le ciel, ils s’appelaient pourquoi
Toujours ici sommeil l’horreur au creux du bois
Qui rejoint l’éternel va l’innocent je crois
Ils étaient poing levé, ils étaient nos concerts
Ils étaient cœurs serrés oui face aux tortionnaires
Ils étaient cœur d’œillets, des fleurs face au fusil
À nos cœurs endeuillés nous pleurons nos amis

 

À l’innocent qu’on tue, oui, tombé sous les balles
Au soldat inconnu sous l’horreur des mitrailles
Si sont les lettres mortes, les cantiques du chagrin
Puisque frappe à la porte les plaines de Verdun
Si sont tombés ce soir, en ce vendredi noir,
Les frères de mon pays, nous laissant désespoir
Mon pays ta culture est morte, assassinée
Mais tu sais ma culture non ne mourra jamais

 

Toi mon pays Molière, toi mon pays Vinci,
Toi mon pays Voltaire, toi mon pays Valmy
Toi mon pays la Terre, toi mon pays Paris,
Toi mon pays par terre, relève toi mon pays
Toi mon pays lumière, toi mon pays la vie
Mon pays littéraire, mon pays triste vie
Toi mon pays mes frères, toi frère de mon pays
Comme on chérit sa mère, on chérit sa patrie

 

A écouter ici

 

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