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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 18:50

Christiane Taubira, alors ministre de la justice, avait relancé le début de la réhabilitation des mineurs de la grande grève, alors que la cour de cassation s’était prononcée contre leurs indemnisations aux Prud’hommes, bloquant une procédure entamée en 2007. Fin 2014, la ministre de la justice introduisait dans la loi de finances une indemnisation forfaitaire des mineurs et leurs ayant-droit, affirmant que « La République française reconnaît le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952 ». Lors de la cérémonie qui avait lieu à l’Élysée, elle a conclu par ces mots : « Quand ça veut lutter un homme, ça peut lutter » .

 

Juste un petit rappel, depuis plus de 60 ans, des mineurs se battaient pour faire reconnaître l’injustice de leur licenciement. En 1948, ils avaient été près de 3 000 à être licenciés en représailles à la grande grève de la même année. Dans le climat de guerre froide naissante, les capitalistes font tout pour détruire le mouvement syndical. Le ministre de l’Intérieur de l'époque, Jules Moch (SFIO, qui deviendra le parti socialiste), sera le bras armé de cette offensive.

 

Il est paradoxal de voir que le jour où est reconnue l'injustice des licenciements, d'autres syndicalistes sont poursuivis en justice, là encore sous un gouvernement socialiste. Il y avait hier ceux de Air France, et bientôt il va y avoir ceux de Goodyear jugés en appel, ainsi que de nombreux autres cas. Après son élection, Hollande avait refusé l'amnistie sociale pour des syndicalistes poursuivis en justice. On voit combien le gouvernement méprise le mouvement social et l’action des syndicalistes en lutte pour défendre lemploi.

 

Les syndicalistes d'Air France jugés, le sont pour des faits qui se sont déroulés lors d'une manifestation pour la défense des emplois. La compagnie n'a même pas attendu le jugement pour en licencier certains. Un salarié avec mandat syndical dont le licenciement avait été refusé par l'inspecteur du travail l'a cependant été par l'autorisation de la ministre El Khomri. Ce sont des vies brisées pour des familles dont le mari se retrouve au chômage. Quand au DRH dont la chemise a été déchirée, il a fait le choix d'aller voir ailleurs, il va rejoindre en octobre le groupe Bolloré. Ces gens là n'ont aucun souci, ni d'emploi, ni de revenus.

 

Le procureur a quant à lui repris à son compte les propos de Valls au lendemain des incidents, disant, « Ce n’était pas une opération syndicale, mais une opération de casseurs, puis de voyous ».

 

Et que dire des avocats d'Air France se permettant un comparatif à peine voilé entre la CGT et la barbarie nazie. Ils ont également comparé les salariés d'Air France ayant participé à la manifestation du 5 octobre dernier à une « horde d'animaux sauvages », référence nauséabonde à la guerre en ex-Yougoslavie.

 

En session du comité central d'entreprise Air France qui se tenait aujourd'hui, les élus CGT ont déclaré : «  Nous ne pouvons croire un seul instant que les avocats ont plaidé sans accord de la direction juridique d'Air France. Ceci est une insulte à la mémoire des combattants de la Résistance, salariés d’Air France, parmi lesquels de nombreux camarades de la CGT Air France, qui, lors du second conflit mondial, sont morts pour la France, morts pour Air France. »

 

La direction d’Air France a refusé de condamner ces propos nauséabonds ce qui semble signifier qu’elle les cautionne. Quelle ne prétende pas qu'elle veut "renouer la confiance par un dialogue social apaisé".

 

On a bien à faire à une justice de classe.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 17:32

Les chiffres du chômage du mois d’août 2016 montrent clairement que le chômage repart à la hausse, n’en déplaise aux attentes du gouvernement et malheureusement pour tous les salariés concernés.

 

La catégorie A progresse de 1% sur trois mois (+36500 personnes) avec un chiffre particulièrement inquiétant de 2,2% pour les moins de 25 ans.

 

Aucune catégorie n’échappe à l’augmentation.

 

La catégorie B augmente de 1,3% sur 3 mois, tandis que la catégorie C (cumul chômage avec plus de 78 heures de travail) explose, avec une augmentation de 3,7 % sur trois mois, 3 % sur un mois et 8,2 % sur un an.

 

Ainsi, si l’on prend les vrais chiffres du chômage c’est-à-dire en incluant tous ceux qui sont inscrits à Pôle Emploi, le total A+B+C comptabilise 5 518 000 chômeurs et même 5 820 000 en incluant les DROM, très touchés par la précarité et le chômage.

 

De plus, la Dares ( Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques ) souligne qu’un grand nombre de radiations (défaut d’actualisation) a eu lieu en août, tandis que la catégorie D (celle des entrées en formation) fait un bond de 10,5% sur 3 mois, essentiellement sous l’effet du plan 500 000 formations.

 

Les récentes prévisions de l’UNEDIC, pour l’année 2017, ne laissent pas entrevoir la moindre inversion de tendance.

 

Pour la CGT, non seulement le nombre de chômeurs ne baisse pas de façon pérenne mais la précarité ne cesse de croître !

 

Il y a donc urgence à instaurer une vraie taxation de la précarité dont usent et abusent les employeurs via notamment des surcotisations sur les contrats courts.

 

Le gouvernement doit de toute urgence mener une véritable politique de relance de l’emploi en cessant de satisfaire aux exigences du Medef. Cela passe notamment par l’instauration d’une réduction du temps de travail à 32 heures.

 

Communiqué CGT

 

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Published by jco - dans Notes social
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 01:35

Dans le cadre du projet de loi Égalité et citoyenneté, l’Assemblée nationale avait adopté en juillet un article interdisant aux communes qui proposent un service de cantine dans les écoles, de discriminer les enfants « selon leur situation ou celle de leur famille ». La FCPE, principale organisation de parents d'élèves, s'était félicitée de l'adoption de cet amendement dans la loi Égalité et citoyenneté qui crée un véritable droit à la cantine scolaire.

 

Lors du passage au Sénat mi-septembre, les sénateurs de la commission ont supprimé l'article 47 assurant un droit à la cantine scolaire dans cette loi Égalité et citoyenneté. Ainsi les communes qui avaient pris des mesures d'exclusion pourront continuer.

 

Quant aux sénateurs, ils pourront continuer à profiter à moindre frais de la cantine du Sénat. Dans un dossier spécial publié en octobre 2015, le magazine Capital s'était intéressé au restaurant du Sénat. Au menu du jour : foie gras mi-cuit entier et une sole des côtes bretonne façon meulière. Montant de la note ? Seulement 16,45 euros.

 

Comment est-ce possible ? C'est simple, la "cantine" du Sénat qui donne sur les jardins du Palais du Luxembourg est... subventionnée. Chaque année, elle coûte 800 000 euros par an aux contribuables. Quand on sait qu'un sénateur gagne 7 100 euros par mois, sans compter l'indemnité de frais de représentation, on comprend qu'ils maintiennent ce privilège et préfèrent supprimer l'égalité dans le droit à la cantine scolaire pour les enfants.

 

Eh bien bon appétit Mesdames et Messieurs les Sénateurs, et j'ajouterais, « que la dernière bouchée vous étouffe ! »

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:00

En promulguant la loi travail le 9 août, le président de la République a ainsi officialisé et confirmé les privilèges des employeurs. Cela équivaut en résumé à un code du travail dans chaque entreprise. Puisque les accords d'entreprise sont privilégiés, ça signifie :

 

- négociation dans chaque entreprise entre le patron et les IRP (instances représentatives du personnel – CE, élus, CHSCT, délégués du personnel),

- à défaut d’IRP et de syndicats, c’est le patron qui décide après référendum (consultation des salariés),

- ce n’est que faute d’accord que le code du travail (nouvelle mouture) s’applique.

 

C'est l'inversion de la hiérarchie des normes, puisqu'on fait sauter le verrou que constituait la branche en affirmant dans la loi que l'accord d'entreprise est premier et que c'est uniquement lorsqu'il n'y a pas d'accord d'entreprise que l'accord de branche s'applique. Et la loi dit bien que dans cet accord d'entreprise, par exemple, on peut diminuer la majoration des heures sup' à 10%, et ainsi être moins-disant par rapport à la branche et à la loi etc. Donc il y a bien un mécanisme d'inversion de la hiérarchie des normes selon un spécialiste du sujet, Jérôme Pélisse, professeur de sociologie à Sciences Po.

 

Certains (la CFDT par exemple) pensent que négocier au niveau de l’entreprise plutôt que de la branche permet de produire des règles plus adaptées, et ainsi plus légitimes et donc, aussi, mieux appliquées. Mais dans une période de chômage de masse comme actuellement, chacun peut constater qu'on est dans une forte situation de déséquilibre des rapports de force. Le chantage à l'emploi, individuel et collectif, d’un employeur envers ses salariés, ça existe, les exemples ne manquent pas.

 

Voilà pourquoi plus de 70% de la population est opposé à cette loi travail, et que le gouvernement Hollande-Valls est passé en force avec le 49-3 pour la mettre en place.

 

Il est bon de rappeler quelle était la position du PS il y a un an sur ce même sujet. Il s'était engagé à renforcer la hiérarchie des normes, c'est écrit noir sur blanc dans le texte de la motion majoritaire présentée par Cambadelis lors de leur Congrès du 5 au 7 juin 2015 à Poitiers.

 

Texte de la Motion A intitulé  LE RENOUVEAU SOCIALISTE

 

On y trouve un sous-chapitre « Renforcer la démocratie sociale et les droits des salariés » avec tout de suite précisé « Dans l’entreprise, les salariés, pour être respectés, doivent avoir des droits. C’est pourquoi nous disons qu’il faut un Code du travail alors que la droite et une partie du patronat y voient une atteinte à la liberté d’entreprendre. »   Et un peu plus loin « La démocratie sociale que nous devons construire doit s’appuyer sur un syndicalisme fort et respecté, constructif sur l’innovation, intransigeant sur les régressions sociales. Et puis, il faut rétablir la hiérarchie des normes : la loi est plus forte que l’accord collectif et lui-même s’impose au contrat de travail. »

 

Et devinez qui on trouve parmi les signataires de cette motion ? Manuel Valls, Myriam El Khomri, qui sont les principaux artisans avec le Medef de cette loi travail, et plein d'autres membres du gouvernement. C'est comme quand Hollande se disait ennemi de la finance. Mais au final, ils finissent par faire le contraire de ce qu'ils déclaraient.

 

Si cela ne vous suffit pas à comprendre la vraie nature du PS, vous pouvez toujours continuer à voter pour eux, mais sachez que ce ne sera jamais un vote de gauche !

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 22:48

En 2005, les concessions d'autoroutes ont été totalement privatisées par un gouvernement de droite (Villepin) pour financer, déjà, le remboursement de la dette publique. Ce sont les groupes Eiffage, Vinci et consorts, qui ont racheté ces concessions. Depuis, les péages n'ont eu de cesse d'augmenter et sur ces infrastructures construites avec les deniers publics, les sociétés privées touchent le pactole. Sur 100 euros de péages versés, ce sont entre 20 et 24 euros qui vont directement dans les poches des actionnaires. Depuis 2005, Vinci a reversé plus de 9 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires avec un taux de rentabilité à hauteur de 9 %. Le livret A fait pâle figure à côté.

 

Mais alors qu’un premier plan de relance autoroutier avait été signé en 2015 pour 3 milliards d’euros financé par les sociétés concessionnaires, en échange d’une prolongation de la durée de la concession, un nouveau plan vient d'être confirmé ce week-end par le gouvernement. Mais contrairement au précédent, il ne serait pas financé par les sociétés concessionnaires, mais par les particuliers, par des hausses de 0.3 à 0.4 % des péages, et par les collectivités locales pourtant exsangues en raison de la baisse des dotations.

 

C'est une véritable escroquerie cautionnée par le gouvernement. Claude Bartolone s'est dit favorable à la haisse des péages. Pourtant, à l'époque de la privatisation, l’État avait vendu à bas prix, la contrepartie étant pour les sociétés de supporter le prix de l’entretien et du développement de leur réseau.

 

Faut-il être surpris lorsqu'on sait qu'un des conseillers de Valls n'est autre que Loïc Rocard, un des fils de. Ce n'est pas tant le fait qu'il s'appelle Rocard, mais plus qu'avant d'être conseiller à l'énergie, au transport, à l'environnement et au logement au sein du cabinet de Manuel Valls, il était directeur d'exploitation de Cofiroute, une société de Vinci Autoroutes qui exploite les autoroutes du centre-ouest et en octobre 2012, directeur général de Cofiroute.

 

Les communistes estiment aujourd’hui que l’État doit reprendre la main et résilier par anticipation les contrats passés avec les sociétés autoroutières pour motif d’intérêt général, comme les contrats de concession le permettent.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 02:29

Fini "Des paroles et des actes"  sur France 2 et place au nouveau programme "L'Emission politique" présenté par Léa Salamé et David Pujadas.

 

Et c'est bien connu pour cette émission comme pour la précédente et bien d'autres également, dans « L’Émission politique », on ne badine pas avec l’indépendance des médias.

 

Vous en doutez ? Vous avez bien raison. Voici ce qu'en dit Julien Salingue (Docteur en Science politique -Université Paris 8-), co-animateur d'Acrimed (Observatoire des médias) dans l'article Hommage à David Pujadas et Léa Salamé, journalistes intransigeants

 

 

 

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:25

Après de longues années de recul et d'affaiblissement de cette grande entreprise nationale, la fermeture annoncée de l’établissement d’Alstom Belfort est un désastre pour les 500 salariés. Un désastre pour un territoire qui voit disparaître tout un pan de son histoire ouvrière et industrielle. Elle est symptomatique de l’état catastrophique de l’industrie de notre pays et d’une stratégie de niche qu’a incarné la loi Macron et qui sacrifie la production au bénéfice des services. Notre pays est en train de laisser détruire son savoir faire et sa culture industrielle, et les dégâts peuvent devenir irréversibles.

 

Sans industrie, la France ne pourra répondre aux besoins humains et au défi des transitions écologiques, urbaines, démographiques et numériques. Comment répondre aux besoins de mobilité, d’aménagement du territoire et de réduction des gaz à effet de serre, sans industrie et production ferroviaires, sans une coopération renforcée répondant aux objectifs de services publics, entre une SNCF libérée des contraintes d’une concurrence stérile et Alstom ?

 

Notre pays a besoin d’une stratégie nationale de développement basée sur des filières stratégiques, un continuum entre service et industrie, comme de porter en Europe les principes de coopération entre sociétés de transports ferroviaires et industries. C’est pourquoi l’État doit prendre toutes ses responsabilités en empêchant la fermeture du site d’Alstom, y compris en nationalisant Alstom en tant que groupe stratégique pour l’avenir de notre pays.

 

Le Parti communiste français sera de toutes les initiatives pour empêcher cette nouvelle saignée industrielle.

 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 23:19

Bien sûr que la mobilisation pour l'abrogation de la Loi travail a été insuffisante. Mais cela était prévisible parce qu'il est difficile de mobiliser contre une loi adoptée, y compris sans majorité avec le 49-3. Mais le combat n'est pas terminé. C'est aussi ce qu'étaient venu dire les 500 manifestants à Niort.

 

Comme l'a déclaré le secrétaire général de la CGT, « une mauvaise loi, même adoptée, reste une mauvaise loi ». La contestation va se poursuivre, y compris sur d'autres terrains puisqu'il va y avoir des recours juridiques, à travers les questions prioritaires de constitutionnalité ou des recours en conformité par rapport aux conventions internationales du travail. Tout sera fait pour empêcher l'application de la loi en entreprise.

 

Et tous ceux qui ont manifesté ces derniers mois contre cette Loi travail, n'oublieront pas la responsabilité du gouvernement PS dans la casse du Code du travail. Ils s'en souviendront lors des élections en 2017.

 

Abrogation de la Loi travail, à Niort non plus, on ne désarme pas

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 18:40

C'est ce que voulaient certainement laisser penser lundi matin les radios publiques et privées. Que 450 000 personnes se soient rassemblées un week-end à la Courneuve pour la Fête de l'Humanité, le plus grand rassemblement populaire de la rentrée selon l'INA (Institut National de l'Audiovisuel), c'était pour certains médias un "non-événement" si on en juge par le traitement accordé (ou plutôt refusé) à cette manifestation politique et culturelle.

 

En tête, la revue de presse de France-Inter où Hélène Jouan a carrément ignorer l'Humanité.  Il faut le faire un lendemain de Fête de l'Huma, fête pourtant considérée comme étant la rentrée politique de la gauche. Idem pour Natacha Polony sur Europe 1. Sur RTL, l'éditorialiste Alba Ventura s'est contenté de trois clichés, « il y a du monde, ça sent la merguez, c'est sympathique ». Voilà en résumé le traitement dans les médias de ce lendemain de week-end de fête.

 

Trois jours de concerts, des centaines de débats, un village du monde, un autre de l'économie sociale et solidaire, un village du livre, un village du sport, une scène des Arts vivants, un espace cinéma, des expositions, un forum social, de la fraternité à foison, de la solidarité, 450 000 personnes, etc. c'est probablement un cocktail indigeste pour ces éditocrates qui préfèrent dérouler le tapis aux chantres de la société capitaliste.

 

Une de l'Humanité du 12 septembre

Une de l'Humanité du 12 septembre

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 16:45

Rendez-vous à NIORT

Jeudi 15 septembre à 11h30

Place de la Brèche

 

 

Déclaration commune CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Un mauvais projet de loi devient une mauvaise loi !

La loi Travail n’est pas bonne pour les salarié-e-s et les jeunes. Elle ne le sera pas non plus pour l’économie du pays. Alors que le chômage et la précarité augmentent, en affaiblissant les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, cette loi accroît la concurrence entre les entreprises poussant à l’alignement sur le « moins offrant » pour les salariés. Cette logique de dumping social va engendrer davantage de flexibilité et de précarité et remettre en cause nombre d’acquis sociaux.

 

Cette loi contrevient aux conventions 87, 98 et 158 de l’Organisation Internationale du Travail relatives à la négociation collective, aux libertés syndicales et aux licenciements.

 

Les organisations syndicales étudient tous les recours et moyens juridiques possibles pour s’opposer à la mise en œuvre de la loi Travail.

 

L’emploi, les salaires et les conditions de travail restent des préoccupations majeures pour les citoyen-ne-s.


Le chômage et la précarité sont des fléaux pour notre pays. Les créations d’emplois, dans le privé comme dans le public, sont pourtant nécessaires pour répondre aux besoins de toute la société. La stabilité et la qualité des emplois sont non seulement gage de progrès social et de qualité de vie pour les salarié-e-s et les jeunes, mais sont aussi un facteur essentiel de création d’emplois. La loi Travail tourne le dos à cet enjeu ! Tous les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui les conséquences néfastes.

 

Affaiblir le code du travail, c’est affaiblir les droits de tous les salarié-e-s !

 

Il est clair qu’à terme la fonction publique sera aussi concernée car nombre de règles statutaires relève de la transposition de dispositions du code du travail (dialogue social, respect de la hiérarchie des normes et des droits collectifs, temps de travail, etc.).

 

C’est pourquoi nos organisations continueront à mener tous les débats nécessaires avec les salarié-e-s et les jeunes pour, à l’inverse de cette loi, promouvoir d’autres propositions, obtenir son abrogation et gagner de nouveaux droits pour toutes et tous.

 

Pendant l’été, de nombreuses initiatives locales se sont développées et la carte postale au Président de la République a été largement utilisée. Comme nous l’avons écrit au Président de la République, « on se retrouve à la rentrée... », notamment sur les meetings et débats unitaires déjà programmés.

 

Les organisations dénoncent les faits de répression dont sont aujourd’hui victimes des militant-e-s syndicaux-ales, des jeunes, des salarié-e-s et des agents publics.

 

Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement pour réussir la journée d’actions du 15 septembre contre la loi Travail, selon des modalités décidées localement (rassemblements, manifestations, grèves, etc…), pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

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