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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 18:06

« Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouvement et être conscient des intérêts de tous … à un moment, c'est le travail qui doit reprendre », c'est ce qu'a déclaré François Hollande devant la presse.

 

Les syndicats CGT et SUD Rail sont prêts à proposer de suspendre la grève s’il y a un report de l’examen du texte ce qu'exclut pour l'instant le ministre Cuvillier. La CFDT qui elle n’appelait pas au mouvement de grève se comporte toujours en serviteur zélé du pouvoir socialiste (qui le lui rend bien avec les nominations de dirigeants cédédistes) en appelant le ministre « à tenir bon » face aux syndicats grévistes. La CFDT soutient par ailleurs le projet de loi qui prévoit le démantèlement de l’entreprise historique. Ce syndicat de collaboration de classe préfère négocier des aménagements à la réforme.

 

Mais quand Hollande somme les cheminots de cesser la grève, il est franchement mal placé, lui le social-traitre dont on ne compte plus les renoncements tant ils sont nombreux.   

 

Alors avant qu’il ne donne des ordres, nous électeurs de gauche le sommons avant toute chose de tenir ses engagements de campagne ! 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:03

En écoutant hier l'émission de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis » sur la grève des mineurs de 1948 réprimée par le ministre de l'intérieur de l'époque, le socialiste Jules Moch, je ne pouvais m'empêcher de faire un rapprochement avec l'actualité.

 

Ces mineurs survivants ou leurs veuves (neuf survivants et huit veuves) attendent toujours soixante-trois ans après que soit fait application de la loi d’amnistie de 1981 dont le décret n’a jamais été publié. Voir mes billets précédents concernant cette affaire. « La preuve que nous sommes dans un monde de classes » , Les gueules noires, Christine Lagarde et Bernard Tapie .

 

Eh bien l'actualité faisait qu'hier devait être débattue à l'Assemblée nationale le projet de loi sur l'amnistie sociale, loi visant à ce que des militants syndicaux, des salariés injustement condamnés dans le cadre de conflits du travail puissent être réhabilités. « On est des militants, pas des voyous » rappelait devant l'Assemblée nationale un militant de la CGT énergie qui évoque le cas des huit agents EDF mis en examen pour un mouvement contre le licenciement d’une collègue ayant dénoncé un accident du travail ; ou bien cette militante d’Eure-et-Loir condamnée à payer 12 000 euros à la Ville de Chartres pour des autocollants sur le mobilier urbain ; ou encore ces militants condamnés pour avoir distribué des tracts à un péage autoroutier ; et la liste est longue de ces hommes et femmes condamnés en correctionnelle ou menacés de l'être pour avoir défendu avec énergie emplois, salaires, droits à la retraite, pas seulement pour eux mais pour tous les salariés. Que leur était-il reproché, un tag, un jet d'oeuf, un meuble renversé, des cris de colère lors des mouvements sociaux ? Plus certainement de remettre en cause la politique antisociale du gouvernement Sarkozy et les fermetures d'entreprise décidées au nom du profit;  et ça c'est insupportable pour le système capitaliste !

 

A ce projet d'amnistie déposé par les députés PCF - Front de Gauche, quelques jours avant le débat d'hier, on a appris par la voix de Alain Vidalies que « La position du gouvernement sera non ». Et en bons petits soldats, les députés PS ont voté le renvoi en commission de la proposition de loi qui avait pourtant été votée par une majorité de gauche au Sénat le 27 février dernier. Le groupe Front de gauche ne pourra pas la réinscrire à l'ordre du jour avant octobre prochain.

 

Cela revient à renvoyer l'amnistie aux oubliettes puisque l'on sait d'ores et déjà que l'avis de la commission est négatif ; après le vote de l'ANI, ce projet si cher au Medef, c'est une nouvelle trahison des élus socialistes. Ils semblent oublier qu'ils ont été élus par des personnes qui participaient à ces mouvements, y compris parfois certains d'eux y étaient, mais c'était avant les élections, il fallait gagner des voix. Le porte-parole des députés socialistes, Thierry Mandon, déclarait mardi dernier que ce n'était pas "la bonne période" pour voter cette loi "alors qu'il y a beaucoup de casseurs qui n'ont aucune raison d'être amnistiés". Tout le monde dans le même panier, les syndicalistes et salariés qui défendent leur emploi sont assimilés à des casseurs.

 

L'histoire se répète, les socialistes finissent toujours par trahir le monde du travail ! Quelle différence aujourd'hui avec la politique libérale de Sarkozy ? L'épaisseur d'une feuille de papier cigarette.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 23:50

Dans mon précédent billet, je relatais le documentaire « L'honneur des gueules noires » retransmis malheureusement à un horaire très tardif (0h00) sur France 3. Il va y avoir une rediffusion à un horaire tout aussi lamentable, le mardi 7 mai à 3h35. Pourtant, ce documentaire mériterait d'être vu par le plus grand nombre et ouvrirait les yeux de beaucoup.

 

Ce documentaire très émouvant nous apprend que c'est après le départ des ministres communistes du gouvernement composé de socialistes et radicaux de gauche que le ministre de l'intérieur de l'époque, le socialiste Jules Moch, anticommuniste primaire, envoya 60 000 CRS et soldats pour réprimer la grève des 15 000 mineurs, les mêmes qui 7 ans plus tôt, avaient subi la répression féroce des nazis pour la même raison. Ils faisaient grève pour défendre le statut qu'ils avaient acquis en contrepartie de quoi ils avaient accepté, par un rendement à la hauteur des enjeux, d'être le socle sur lequel s'appuierait la France pour se relever des années de guerre. Et voilà comment les patrons du bassin houiller et le gouvernement les remerciait, ils furent condamnés, emprisonnés, déshonorés, humiliés, expulsés, empêchés de travailler dans tout le bassin minier du nord.

 

Bien des années plus tard, certains ont engagé une action judiciaire pour obtenir réparation. Et la résultat est contesté puisqu'il y a eu pourvoi en cassation de Christine Lagarde au nom des charbonnages de France. Suite à ce pourvoi, un des survivants de l'époque déclare dans le documentaire « c'est bien la preuve que nous sommes dans un monde de classes ». Un autre dit « Le pouvoir, hier comme aujourd'hui, veut des ouvriers à genoux, surtout pas debout ».

 

Et quand le pouvoir socialiste actuel refuse l'amnistie sociale des syndicalistes pour des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales, je trouve qu'il y a beaucoup de similitude.

 

Oui nous sommes bien dans un monde de classes, et hélas, l'histoire se répète concernant l'attitude du pouvoir socialiste.

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 01:29

Quels points communs entre ces différentes personnes ? Il n'y a rien de commun, sinon que le sujet que je traite permet de faire le lien entre elles. Avec l'honneur pour les gueules noires et le déshonneur pour Lagarde et Tapie.

 

Ce vendredi soir 3 mai à 0h05, France 3 diffuse un documentaire historique intitulé « L'honneur des gueules noires ». Il retrace l'histoire de ces 17 mineurs de fond à qui la cour d'appel de Versailles aura donné raison le 11 mars 2011. Celle-ci reconnaît le caractère discriminatoire de leurs licenciements par les Charbonnages de France en 1948, au motif qu'ils avaient osé faire grève 56 jours durant pour protester contre la suppression de leur statut. Ils étaient syndicalistes, anciens résistants ou sympathisants communistes. Ils faisaient partie des centaines de milliers de mineurs ayant posé le pic et croisé les bras pour protester contre la suppression d'un statut arraché après-guerre.

 

Encerclés par les soldats et les policiers de Jules Moch, ministre de l'intérieur socialiste, les gueules noires seront emprisonnées par milliers. A leur sortie, les hommes n'ont pas retrouvé de travail, les familles seront expulsées des corons par les Houillères. A force de ténacité, malgré la prescription ils sont en 2005 17 mineurs à réclamer réparation. Le 11 mars 2011, la cour d'appel de Versailles donne droit aux 17 résistants de 1948 et ordonne que soient versés 30 000 euros à chacun, reconnaissant qu'ils ont été persécutés par l'état français.

 

Mais le 17 mai 2011, avant de prendre la tête du FMI, la ministre des Finances, Christine Lagarde, représentant les Charbonnages de France, décide de se pourvoir en cassation. Comment peut-elle refuser que soit allouée cette somme de 510 000 euros pour les 17 humiliés dont la vie a été brisée. C'est honteux ! Et dire que c'est la même qui a fait allouer 45 millions d'euros à Bernard Tapie au titre du préjudice moral dans l'affaire du Crédit Lyonnais.

 

N'ayons pas peur des mots, elle est à classer dans la catégorie des salopards.

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