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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 07:26

Selon une étude Proxinvest, les PDG du CAC40 ont en moyenne touché en une journée le salaire annuel d’un salarié payé au SMIC. Au total, en 2007, ils ont perçu une rémunération moyenne de 4,7 millions d’euros, soit 308 années de SMIC. Ils sont actuellement les patrons les mieux payés d’Europe. En tête de palmarès, les écarts peuvent atteindre jusqu’à 1 200 SMIC par an. Avec les dividendes, les trois plus riches ont touché jusqu’à 20 000 SMIC, selon le magazine Capital. De quoi faire pâlir un Henri Ford, qui préconisait dans les années 1930 un écart « admissible » de salaires de 1 à 40 dans les entreprises.

 

Probablement parce que ça devient trop criant, Sarkozy demande au MEDEF de réfléchir au salaire des patrons.

 

Mais s’il est logique avec lui-même, tant qu’à faire, il devrait demander à la CGT de fixer le montant de celui des salariés.

 

 

 

 

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 07:29
Ce 19 mars, nous étions plus de 15 000 manifestants dans le département dont près de 12 000 à Niort. Comme partout en France, ce printemps s'ouvre dans une grande colère populaire.

 


Une fois de plus, le courageux Sarkozy fuit, il était à Bruxelles ce jour-là, l'urgence sociale, il s'en fout. Et Fillon ne trouve rien de mieux à dire qu'il n'y aura rien d'autre que ce qui a été annoncé après le 29 janvier. Smicards, chômeurs, salariés et retraités à faibles revenus, vous n'êtes pas la priorité, alors que ce gouvernement défend le bouclier fiscal. La prime ,  est à comparer au chèque de 368 261 euros que viennent de recevoir du fisc 834 contribuables très aisés, au titre du « bouclier fiscal » pour 2008. HONTEUX ! exceptionnelle de 150 euros qui va être attribuée aux « 3 millions de familles les plus modestes »


Si Sarkozy et son gouvernement restent sourds, la mobilisation ne pourra que grandir et se radicaliser. Tôt ou tard, alors que beaucoup n'ont plus rien à perdre, l'explosion sociale sera inévitable.


Diaporama de la manifestation de Niort dans l'album photos à gauche.







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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 00:11

Depuis le lancement de l’appel en juin dernier, les initiateurs ont sonné l’alerte, rencontré à plusieurs reprises des représentants du Ministère, la Ministre elle-même, et les Conseillers de l’Elysée. En vain. La seule chose qu’ils aient obtenue, est un décalage accru entre les paroles de la Ministre Madame Roselyne Bachelot et ses actes.

1°) La Ministre récuse fermement le concept d’hôpital entreprise dont se réclamait le conseiller du président, Monsieur Raphaël Radane, qui nous avait affirmé « je ne vois pas de différence de gestion entre un hôpital et une entreprise d’aéronautique ». Mais la Ministre met en œuvre la pratique de l’hôpital entreprise avec un directeur d’hôpital qui pourra venir du privé, recevoir un salaire équivalent au privé. S’il ne réussit pas à assurer le redressement financier de l’hôpital, il pourra être limogé sans préavis et sans appel par le Directeur Général de l’agence Régionale de Santé, le véritable patron.

La loi prévoit également qu’en cas de « bénéfice d’un pôle », le chef de pôle puisse décider d’un « intéressement financier du personnel ». Des médecins pourront être payés au « bonus » ou à l’activité, ou mieux aux honoraires comme dans une clinique privée. D’ores et déjà, les hôpitaux cherchent à conquérir des « parts de marché ». La Ministre est contre le concept d’hôpital entreprise, mais elle le met en pratique.

2°) La Ministre affirme qu’elle ne fermera aucun hôpital, mais elle n’a évidemment jamais dit qu’elle ne fermerait aucune activité. La question posée est d’ailleurs celle des critères sur lesquels on décide de fermer ou de développer une activité. S’il s’agit de critères dépendant des besoins de la population, des progrès de la médecine, et de l’organisation des soins, il n’y a évidemment rien à redire. Il en va tout autrement si le critère est la rentabilité financière de l’activité. La fermeture du service de Maladies Infectieuses de l’Hôpital Saint-Joseph en raison du manque de rentabilité a suscité une légitime inquiétude, alors que les hôpitaux privés participant au service public sont souvent donnés en modèle

3°) L’ensemble des responsables politiques, du Président de la République au Secrétaire National de l’UMP le Docteur Philippe JUVIN, en passant par la Ministre, affirme que l’hôpital est sur-doté, consommant 64 % des dépenses de santé. La réalité est qu’il consomme 34 % des dépenses et que l’augmentation de ces dépenses est moins rapide que celles de la médecine de ville et surtout des médicaments. De même, la Ministre insiste sur le fait que le budget de l’hôpital augmentera de 3 % alors que, compte tenu de l’inflation et des dépenses engagées par l’Etat lui-même, le maintien strict de l’activité actuelle de l’hôpital nécessiterait une augmentation du budget de 4 % selon la Fédération Hospitalière de France.

4°) La Ministre répète que non seulement elle ne fermera pas d’hôpitaux, mais aussi qu’elle ne diminuera pas le personnel, alors même que la diminution de personnel est programmée dans de nombreux hôpitaux : 400 à Nantes, 650 à Nancy, plus de 600 à Paris, plus de 500 au Havre, 190 à Strasbourg, etc. Le total devrait atteindre, pour permettre « le redressement financier » des hôpitaux, une suppression de 20 000 à 30 000 emplois. Comment prétendre améliorer la qualité des soins avec de telles suppressions, qui toucheront non seulement le personnel administratif mais les infirmières et les médecins ?

5°) La Ministre prétend que la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » augmente le pouvoir des soignants, notamment le pouvoir médical. Dans les faits, il s’agit à l’évidence de l’inverse en traduisant dans la loi le mot d’ordre du Président, « un seul patron à l’hôpital » : le corps médical n’a plus aucun pouvoir décisionnaire, il ne peut plus donner que des avis consultatifs. Le directeur nomme et peut révoquer les membres du directoire et les chefs de pôle. Les services hospitaliers sont supprimés, remplacés par « d’éventuelles structures internes », laissés à la libre décision des chefs de pôle et du directeur. L’équipe médicale et paramédicale soignante, qui est à la base de l’hôpital, ne trouve pas la moindre mention dans la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ». Cet hôpital, qui ne marchera plus que sur une seule jambe, est un hôpital qui ne marchera pas.

6°) La Ministre prétend qu’elle n’a pour objectif que l’amélioration de la qualité des soins et que la décision du financement à 100 % par la T2A a été justifiée par cet objectif. Or chacun sait que la T2A est un instrument purement quantitatif, qui ne mesure ni la qualité, ni l’indication des soins.

7°) La Ministre prétend alléger les tâches du service public qui reposent sur les épaules de l’hôpital public, en faisant partager le poids des contraintes par les cliniques privées à but lucratif. Elle se demande comment les défenseurs de l’hôpital public peuvent lui faire reproche d’une telle sollicitude. A la vérité, on voit mal comment le privé à but lucratif accepterait des missions non lucratives ou susceptibles de réduire les dividendes versés aux actionnaires. On voit bien par contre comment les cliniques privées à but lucratif peuvent proposer d’assumer certaines missions choisies relevant jusqu’ici du service public, par exemple d’accueillir les bras ouverts des internes de 4ème ou 5ème année qui feront défaut à l’hôpital public, mais pourront être ensuite « capturés » par les dites cliniques.

Finalement, la Ministre et le gouvernement parlent peu ou pas de l’objectif réel : la convergence public / privé, qui prend la forme d’une convergence tarifaire pour 2012. Cette mesure n’aurait de sens que dans une réelle convergence des pratiques et des modes de rémunération des personnels. Elle fait mine d’ignorer que les services rendus à la population ne sont nullement comparables. Et comme c’est souvent le cas, cette convergence se traduira en réalité par l’affaiblissement du service public et le développement du privé lucratif, réel objectif dont on se garde bien de faire la publicité.

Face à une telle politique caractérisée par l’écart de plus en plus grand entre les paroles et les actes, il est urgent de renforcer la mobilisation contre le volet hospitalier de la loi HPST.

Les signataires de l’appel « sauver l’hôpital public » appellent à :


-Diffuser cette information auprès de leurs proches,

-Relancer le recueil des signatures (http://www.appel-sauver-hopital.fr )

-Alerter tous les élus,

-Participer aux actions unitaires pour la défense du service public hospitalier.

-Demander un véritable débat démocratique sur l’organisation de notre système de santé et son financement dans notre Pays. Les Américains veulent aujourd’hui le faire. Pourquoi les Français ne le pourraient-ils pas ?

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 22:35


Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.


Pas de doute, Frédéric Lefebvre le porte-parole de l’UMP (souvenez-vous, ce champion de l’orthographe) entre dans cette catégorie. Après avoir fustigé les syndicalistes en demandant de sanctionner les représentants syndicaux pour les abus du recours au droit de grève, après avoir dit il y a quelques semaines que la dénonciation était "un devoir républicain" en rapport aux sans-papiers appelés à dénoncer leurs passeurs, il ose encore l’ouvrir par rapport aux chiffres du chômage et voyez de quelle manière :


"Les chiffres du chômage et les chiffres de la consommation sont à la hausse. Ces deux chiffres à la hausse, ils viennent faire quoi ? Ils viennent valider la politique du gouvernement".


Il fallait oser !


Le résultat de cette politique vient pourtant de produire une augmentation du chômage de 4,1% sur un mois et de 15,4% sur un an. Si l’on comptabilise l’ensemble des catégories de chômeurs sauf la 5 (voir détail) la note se monte à 3 506 600 demandeurs d’emploi en métropole. Et ils veulent continuer leur même politique ?


Le mouvement du 19 mars devra être puissant pour peser en faveur d’un changement de cap absolument nécessaire.






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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 17:23

Cela s’est passé en Allemagne, mais nous n’avons hélas pas de leçons à donner. Souvenez-vous de cette caissière aux fins de mois difficiles. Ou bien de ces treize caissières d’Auchan dont je parlais dans un autre article, licenciées pour avoir utilisé des bons d’achat abandonnés par des clients.


C’est un peu la même chose qui vient de se produire outre-Rhin. Après 31 ans de service, une caissière de supermarché a été licenciée sans préavis parce qu’elle aurait détourné 1,30 euro. La chaîne de supermarchés allemande Kaiser's assure, témoignage et relevé de caisse à l'appui, que la caissière avait en janvier 2008 utilisé deux bons d'un montant de 48 et 82 centimes d'euros, obtenus en échange de bouteilles consignées et oubliées par un client dans le supermarché de l'est berlinois où elle travaillait.


La Confédération allemande des syndicats (DGB) a eu beau dénoncer une décision qui "tire au canon sur des moineaux", le tribunal du travail de Berlin-Brandebourg a jugé en deuxième instance que le licenciement en début d'année dernière de cette Berlinoise de 50 ans était fondé, considérant qu’ une caissière doit se montrer "absolument honnête même pour de petits montants".


La caissière, qui travaille depuis 31 ans pour la même chaîne de supermarchés, propriété d'Etat pendant la RDA et rachetée par l'enseigne Kaiser's après la réunification, ne serait-elle pas « punie pour s’être engagée comme syndicaliste », a relevé la Confédération DGB.


Selon que tu sois pauvre ou riche, la justice te fera faible ou puissant. Le système capitaliste ne s’aménage pas, il est à combattre.


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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 16:23
Appel des organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.


Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.


La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.


Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels.


Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.


En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :


Défendre l’emploi privé et public ;

Lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;

Exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir   d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;

Défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.


Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.


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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 22:15

C’est en commentaire de l’article Sarko n’aime pas être dérangé qu’on m’a laissé le pamphlet qui suit. Je n’ai pas voulu le laisser enfoui au milieu de tous les commentaires, et le publie pour en faire profiter tous ceux qui n’auraient pas la curiosité d’aller regarder dans les commentaires.


S'il traite du devenir de l'éducation, il faut savoir que la santé, le travail social, la recherche, la justice, l’information et la culture, subissent également une attaque sans précédent de la part du gouvernement. Une coordination nationale est en train de se mettre en place sous l'appellation l'Appel des appels.  

 


LE PRESIDENT
Entrez-donc mon ami et venez prendre place
Afin de me conter ce qui vous embarrasse
La réforme est lancée, elle avance à grands pas
Mais je vois bien qu'à tous celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.

LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point
Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace

LE PRESIDENT
Allez contez moi donc je ne tiens plus en place !

LE MINISTRE
J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir
Et n'auront plus de sens à donner au savoir ;
Voilà qui nous fera des citoyens dociles
Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.

LE PRESIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir
Promettant des réformes, n'en disant que très peu,
Pour qu'une fois reçu l'aval des isoloirs
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux !
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce
Car je veux tout savoir !


LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l'aide
Je laisse aux enseignants l'entière liberté
De s'occuper tous seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage !
J'ai enlevé deux heures d'école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent :
On dit la journée de trop longue durée
Qu'il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu'il en faut davantage
Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage !

LE PRESIDENT
C'est à n'en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante !

LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l'université.
Voyez l'inanité d'une bonne formation
Nous qui n'avons besoin que d'agents et de pions !
Cela vous plait-il ?


LE PRESIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d'importance
Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l'actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J'ai des mots qui ne sont plus ceux d'un Président,
Je flatte ce qu'il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu'en tant que chef d'état,
Sur toutes mes idées je veux qu'on légifère
Et ne supporte pas qu'on m'empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j'utilise les services de la presse
C'est parce qu'aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.

LE MINISTRE
De l'école en danger j'augmente la fêlure :
Il existe des classes que l'Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n'y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l'école il pourra réparer,
S'il est mécanicien et connaît son affaire
Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il se trouve enseignant
Il pourra pendre en charge d'une classe les enfants !

LE PRESIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu'à l'avenir elle n'en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la tâche n'est pas mince
Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!!

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 23:08

Voilà que pour assurer l’accueil des enfants dans le cadre du SMA (service minimum d’accueil) en cas de grève des enseignants, l’inspection académique ou certaines mairies se sont orientées vers les professionnels retraités de l’éducation nationale.

Un courrier de l’inspectrice d’académie des Deux-Sèvres a été adressé à des enseignants retraités. Ce courrier demandait avec moult précautions oratoires à l'ex-enseignant, « s'il pourrait être intéressé pour participer à l'accueil des élèves en cas de grève dans l'école de sa commune de résidence ou toute commune proche » et ce eu égard « aux difficultés pratiques rencontrées par certaines communes » pour l'organisation du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires.

Mais conscients que c’est grâce aux luttes, et donc entre autres à la grève que le social a progressé et que les droits ont été affirmés, beaucoup d’enseignants retraités ont refusé de cautionner cette opération en le faisant savoir de manière très claire pour certains d’entre eux.

« J 'ai l'honneur de vous informer que je ne me prêterai pas à cette atteinte déguisée au droit de grève et je vous fais part de mon indignation » a répondu cet enseignant retraité. « Cette lettre m'a rappelé l'histoire des luttes de nos anciens qui se sont battus pour obtenir notre modèle social, ses services publics, sa protection sociale. Ils l'ont fait par des grèves, souvent difficiles et contrées par “ les jaunes ”, c'est-à-dire ce que vous me demandez de faire en gagnant de l'argent opportunément grâce à la grève et ainsi en atténuer la visibilité. » Et ce retraité d'annoncer à l'inspectrice qu'il serait, en ce jour de mobilisation, « au côté des jeunes » pour « manifester sa solidarité » et « dénoncer cette procédure qui ne mérite que le mépris ».

Voilà des propos rassurants. Ces personnes méritent le respect et Darcos le mépris.


 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 21:15
Bas salaires, chômage, spéculation, casse des services publics, à l'appel de toutes les organisations syndicales, nous étions 10 000 manifestants à Niort pour dire NON on ne veut pas de cette politique. C'est historique à Niort. Même au plus fort des manifs contre le CPE, ce nombre n'avait pas été atteint.

Et notre président, pourquoi avait-il annulé tous ses déplacements aujourd'hui ? Pourquoi est-il resté enfermé à l'Elysée ? Pour pouvoir gesticuler et dire "désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit". Il ferait bien d'apporter une autre réponse, sous peine de voir la colère qui se manifestait aujourd'hui se transformer en tempête sociale
.

Des photos de la manifestation de Niort



















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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 14:22
Tous les syndicats de l’inspection du travail en sont d’accord :
- la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail,
- les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis.


Trois procès-verbaux sur quatre de l’inspection du travail sont classés sans suite par le Parquet.

Patrons impunis, inspecteurs du travail poursuivis : paradoxalement, ces trois dernières années, ce sont des contrôleurs et inspecteurs du travail qui se sont vu mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions alors que Laurence Parisot a affirmé que «la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail».


Le dernier en date, c’est Gérard Filoche.


L’inspecteur du travail est mis en examen pour un prétendu « chantage » vis-à-vis d’un patron qui refusait la réintégration dans son poste antérieur d’une salariée de retour de congé maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l’égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement.


Si c’est du « chantage » que de menacer dans ce cas un employeur d’un PV, alors toute l’inspection du travail fait du « chantage » sans le savoir !


Comment alors que le Parquet débordé, manque de moyens au point de classer la majorité des PV de l’inspection du travail, choisit-il de donner suite à une plainte patronale prétendant de façon invraisemblable que Gérard Filoche fasse « entrave à un Comité d’Entreprise » ?


Nous tenons, en de telles circonstances, à exprimer notre totale solidarité avec Gérard Filoche.

Signer la pétition de soutien

Le communiqué de Gérard Filoche




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