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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 22:58

Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjan cherche tous les arguments pour justifier le travail du dimanche. « Si l’on prend le problème sur le plan religieux, les chrétiens ne travaillent pas le dimanche, les juifs ne travaillent pas le samedi et les musulmans ne travaillent pas le vendredi. Pourvu que les boudhistes ne s’en mêlent pas. »


C’est être de mauvaise foi que d’invoquer comme le fait Devedjan les religions. Dire non au travail du dimanche, c’est pour les salariés l'exigence de repos dominical, l’exigence de préserver des temps de respiration personnelle, mais aussi des temps de respiration sociétaux. Ce serait là encore un grave recul pour la société, la vie familiale, associative.

 


Prétendre que défendre l’ouverture des commerces le dimanche revient à défendre la liberté de travailler, c’est se moquer du monde. En voulant autoriser le travail du dimanche, ils cèdent aux sirènes du business, du profit et de la consommation à tout prix.

 


Vont-ils oser pour le profit de quelques-uns, compromettre un peu plus la vie de famille de beaucoup d’autres.

 





Merci à Placide


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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 11:59

Le tribunal de police de Paris vient de condamner le Dal à 12.000 euros d’amende pour avoir installé du 3 octobre au 15 décembre 2007 un campement de mal-logés rue de la Banque à Paris.


Lisez bien le motif de cette condamnation :

Avoir « embarrassé la voie publique en y laissant des objets » (article R 644-2 du Code pénal). Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL s’est indigné :« Considérer aujourd’hui qu’une tente constitue un débarras sur la voie publique est une injure ». Ce texte de loi vise habituellement l’encombrement par des gravats ou des détritus.


Le 14 décembre 2007, la lutte des familles mal-logées s’était terminée par l’engagement de l’état à reloger dans un délai d’un an les 374 familles de ce campement (un an après, un tiers seulement est relogé !). On a l’impression aujourd’hui d’une vengeance de ce pouvoir à l’encontre des défenseurs de ces mal-logés.


Le même tribunal a également condamné « Les Enfants de Don Quichotte » par la confiscation des quelques 200 tentes qu’ils avaient tenté d’installer le 15 décembre 2007 près de Notre-Dame, mais ont été relaxés de l’amende. On voit toute l'humanité de ce tribunal, il préfère probablement voir ces gens mourir dans le bois de Vincennes plutôt que sous les fenêtres des beaux quartiers. Et pourquoi une sanction différente ? La juge a considéré « qu’il y avait de bonnes et de mauvaises associations ».


Mais dans quel pays sommes nous ?


HONTE à ce pouvoir, qui faute d'avoir pu décourager les mal-logés par la répression policière, tente aujourd’hui de couler financièrement les associations qui les soutiennent. Voilà le vrai visage du pouvoir par rapport aux plus pauvres de notre société. Oui, ce pouvoir confirme qu'il préfère les banquiers malhonnêtes.


Ces jugements sont une véritable ignominie !



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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 22:24

Invitée du 20 heures de France 2 dimanche soir à son retour du G20, C. Lagarde concluait l’entretien en souhaitant « une bonne fête aux entreprises » précisant que lundi c’était la fête des entreprises.


Ignorant l’objet de cette fête, un petit tour sur le net et je suis tombé sur un site expliquant que :


« La Fête des entreprises » a pour objectif de saluer le rôle structurant de celles-ci dans la vie quotidienne des salariés. 

On constate que le bien-être et l’épanouissement des salariés sont des facteurs de plus en plus importants dans un contexte économique particulièrement difficile. Contexte dans lequel il faut faire preuve de toujours plus de productivité et de performance mais aussi d’ingéniosité et d’imagination.

Les entreprises sont, souvent, bien plus que le lieu de travail : une seconde vie dans la vie.

Cette journée est une trêve et une belle occasion de créer un moment de solidarité et de joie interne. La saint valentin des entreprises en quelque sorte !

 

Il fallait oser ! Qu’en pensent tous les salariés qui se retrouvent victimes d’un plan social ou en chômage technique pour plusieurs semaines ? J’en faisais état dans un précédent article il y a une quinzaine de jours. Depuis, on sait que la France a détruit au troisième trimestre 2008 plus d’emplois qu’elle n’en a créés, avec une perte de 10 800 postes. Eric Heyer de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a estimé « qu’il y aura un impact sur le chômage qui pourrait approcher 8% » en France à la fin de l’année.


 Si c’est la fête des entreprises, ce sont leurs salariés qui trinquent.

 



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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 17:28
Sous-financé, l'hôpital est acculé à saigner l'emploi. Cela ne sera pas sans conséquence pour les patients.



Le professeur Grimaldi de l'hôpital de la Pitié Salpétrière a lancé un appel pour assurer la sauvegarde de l'hôpital public et demandant :

1- De renoncer à l’objectif d’un mode de financement identique entre le secteur public et le secteur privé à but lucratif (la soi-disant « convergence public/privé ») qui ne peut se faire qu’au détriment des activités jugées non rentables. Ni les missions, ni la structure des coûts des deux secteurs ne sont comparables. L’objectif annuel de financement des hôpitaux fixé par le gouvernement doit être séparé entre les deux secteurs, hôpitaux publics et établissements privés à but non lucratif d’une part et établissements privés à but lucratif d’autre part.

2- De mettre en place une couverture territoriale sanitaire afin d’assurer l’égalité d’accès à des soins de qualité à tarifs correctement remboursés.

3- D’interdire l’augmentation de la part du privé à but lucratif dans le système hospitalier et la réalisation de monopoles territoriaux des cliniques privées.

4- De décréter un moratoire sur l’extension de la tarification à l’activité (T2A), à des disciplines telle que la psychiatrie (la T2A ne prend en compte que la quantité des soins mais ni leur pertinence ni leur qualité).

5- De définir pour les pathologies chroniques des forfaits de prise en charge ambulatoire au lieu du paiement à l’acte ou d’hospitalisation de jour.

6- De créer une institution indépendante chargée d’une révision transparente des tarifs de la T2A .

7- De porter le financement des missions de service public à 50% du budget hospitalier comme le réclame la Fédération Hospitalière de France.

8- De maintenir, à l’opposé de la conception « hôpital-entreprise », un équilibre entre la direction administrative, la direction médicale et la direction en soins infirmiers travaillant de concert.

9- De garantir le maintien des services et unités de soins où les équipes médicales et paramédicales assurent la continuité et la qualité des soins dont ils assument la responsabilité. Les regroupements de services en départements ou pôles doivent se faire sur la base de projets médicaux cohérents et non sur une simple base de gestion.

10- De ne pas introduire dans les hôpitaux le paiement à l’acte et l’intéressement aux bénéfices qui provoqueront des conflits d’intérêts préjudiciables aux usagers et à l’harmonie du travail d’équipe.

Nous lançons un appel aux professionnels de santé et à l’ensemble des usagers pour qu’ils demandent avec nous que soit organisé un large débat public sur l’avenir de l’hôpital, et que les hôpitaux ne soient pas financièrement étranglés avant d’être progressivement privatisés, sans que les citoyens aient eu à en décider.

Pour voir le texte complet de l'appel et le signer cliquez    ICI



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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 16:40
En même temps que le tribunal de commerce de Niort prononçait la liquidation de Camif Particuliers le 27 octobre, Camif SA était quant à elle placée en redressement judiciaire avec une période d’observation de 6 mois.

Mais la crainte des salariés de Camif SA de rejoindre à leur tour dans la vague des licenciements leurs collègues de Camif Particuliers se confirme. Il a en effet été présenté vendredi dernier aux élus du Comité d’Entreprise le projet de restructuration de la société. 166 salariés pourraient être licenciés avant la fin de l’année. 166 sur 200, il resterait à peine une quarantaine de salariés dans la maison mère. Quel avenir dans ce cadre là ?

Si tout cela se confirme, cela ferait en l’espace de quelques semaines près de 950 suppressions d’emplois, sans compter les conséquences sur les emplois induits. Comment imaginer retrouver un emploi alors que des licenciés des plans sociaux précédents ne sont toujours pas reclassés ?

Dans ce contexte, voir le gouvernement mettre en place une loi permettant de travailler jusqu’à 70 ans tient de l'absurde. 

Le gouvernement a trouvé de l'argent pour les banques, il n’en fallait pas autant pour permettre à la Camif de terminer l’année. Et pourquoi le temps et les moyens ne seraient pas donnés pour la mise en place du projet pour une reprise de l’activité de « l’ex-CAMIF ». Ce sont des centaines d'emplois à sauver, il ne doit pas y avoir que les banques !




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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 17:50

Selon l’observatoire des inégalités, la France compte entre 4 et 8 millions de pauvres selon la définition de la pauvreté utilisée (seuil à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian). Autant dire qu’avec la crise engendrée par le système capitaliste, ces chiffres ne vont malheureusement pas baisser. D’ailleurs, les principales associations et organismes d'aide aux démunis étaient reçues hier par Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives, et ont confirmé une augmentation du nombre de personnes ayant recours à leur aide depuis plusieurs mois. L'appauvrissement frappe des personnes épargnées jusqu'à présent, comme les salariés modestes, notamment de la fonction publique territoriale, les travailleurs pauvres, y compris désormais ceux qui travaillent à temps complet, les personnes isolées en zones rurales, par exemple.



Et pendant ce temps, les grands patrons les mieux payés ont touché des revenus se chiffrant par dizaines, voire centaines de millions d’euros, récompense de leur contribution au développement du capitalisme financier. L’enquête du magazine Capital parue la semaine dernière révélait que sur les 50 patrons français les mieux payés en 2007, le salaire moyen était de 383.000 €/mois. Vous avez bien lu, trois cent quatre vingt trois mille euros par mois , soit 310 mois de SMIC !!!



Et il n’y aurait pas d’argent pour augmenter le pouvoir d’achat des salaires, des retraites ?

Et croyez vous qu’ils vont plus participer à la solidarité par le biais de l’impôt ? Que nenni. Selon le "portrait social de la France" publié par l’Insee, la réforme de l’impôt sur le revenu entrée en vigueur en 2007 a particulièrement bénéficié aux 10% de ménages les plus riches en France. Ces derniers ont gagné avec la réforme entre 1% et 2% de niveau de vie, explique l’Insee. L’effet est par contre quasi-nul pour le 50% les plus modestes.

Sarkozy parle de moraliser le capitalisme, ne soyons pas dupes.


La fortune de certains se constitue au détriment de la qualité de vie d’une majorité d’autres. En 1789, la Révolution s’en est pris à la monarchie en coupant de nombreuses têtes. Les richesses de ces gens-là sont le fruit du produit du travail qu’ils se sont accaparés. Mais sans aller jusqu’à couper les têtes, si le monde du travail se réappropriait ces biens ?













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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 22:24

Difficile de rester calme et de ne pas protester quand votre direction vous met au chômage partiel jusqu'à la fin de l'année, et qu'en plus, un plan de suppression de 1000 emplois est annoncé. Cela se passait le lundi 6 octobre chez Renault à Sandouville, une partie des salariés avait manifesté et bloqué le site le 6 octobre lors de la visite du président Sarkozy, précédé d’un impressionnant déploiement de CRS.

On ne se met pas en travers du passage du président. Cela semble être le message envoyé aux salariés de Renault Sandouville par leur direction, puisqu'elle assignait hier matin 46 d’entre eux, dont 13 élus CGT, devant le Tribunal de grande instance du Havre pour atteinte à la liberté de circulation des biens et des personnes et à la liberté du travail.

 

La décision d’assigner ces salariés ne va pas apaiser la colère des salariés, mis au chômage partiel jusqu’à la fin de l’année, et indemnisés par l’État, mais seulement à hauteur de 65 % du salaire. « Nous sommes en chômage technique une semaine sur deux, et la direction nous a laissé entendre que sans reprise des commandes, nous pourrions chômer aussi début 2009 », explique Bernard Claude, délégué CGT. Cette assignation est vécue comme une injustice alors que les salariés perdent de l’argent du fait du chômage technique. « Ils ont tapé au hasard pour faire courber l’échine aux salariés », ajoute Bernard Claude.

Mais bonne nouvelle, le tribunal de grande instance du Havre siégeant en référé a débouté vendredi la direction de Renault.

Celle-ci réclamait qu'en cas de nouveau blocage de l'usine de Sandouville les salariés concernés soient assujettis à une astreinte de 1.000 euros par heure d'infraction. C'était pour engraisser davantage encore les actionnaires peut-être ?

Décidément, le système est bien malade. Une direction qui prive les salariés de leur revenu en les mettant au chômage partiel, qui va en licencier 1000 sur le site de Sandouville, et qui aurait voulu en plus les taxer quand ceux-ci manifestent leur colère !

Partout l'heure est à la résistance !


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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 20:02

Dans le cadre d’un déplacement de campagne présidentielle en décembre 2006, le candidat Sarkozy était venu dans les Ardennes et s’était élevé contre les fermetures d’usines, prônant la sévérité contre les patrons voyous. En s’adressant à « la France qui souffre » il déclarait, « ce n'est pas aux salariés à payer l'addition d'une situation dans laquelle ils ne sont pour rien ».


Mais une fois élu, la France continue de souffrir. Je relatais, dans un article publié en mars intitulé les Vivants et les Morts, la lutte des salariés de Lenoir et Mercier dans les Ardennes


Et mardi, Sarkozy est retourné dans les Ardennes pour parler d’extension du CTP, d’augmentation du contingent des emplois aidés, mais devant qui, eh bien un parterre d’entrepreneurs et de notables du cru.


Pendant ce temps, 300 manifestants ont été fermement repoussés à plusieurs centaines de mètres de la salle où se tenaient les discours par des forces de gendarmes mobiles. Plusieurs pancartes dont une évoquant le France qui souffre ont été confisquées, au prétexte qu’elles pouvaient « offenser » le président de la République.



Sarkozy se paye de mots. Il méprise le peuple qui souffre, le faisant repousser par les forces de l’ordre. Il préfère un parterre d’officiels trié sur le volet. Les salariés de Lenoir et Mercier victimes d’un patron voyou auraient aimé lui dire ce qu’est la réalité du terrain. Voir leur blog.


 



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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 23:16


Les entreprises multiplient les annonces de restructurations, de licenciements, de chômage technique. Sarkozy reparle quant à lui des salariés qui voudraient travailler plus pour gagner plus, afin de justifier le travail du dimanche.


Mais tous les salariés licenciés ou menacés de licenciements, en chômage technique, voudraient déjà pouvoir travailler normalement.


En voilà une liste non exhaustive relevée sur 1 semaine:


A Montluçon (Allier) : La direction de la fonderie Bréalu vient d’annoncer deux mois de chômage technique pour les deux tiers de son personnel de production, soit une centaine d’ouvriers. Un autre équipementier automobile du bassin, la forge Amis, s’apprête à annoncer des mesures semblables.


Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) : Texas Instrument, 350 emplois supprimés.


Givet (Ardennes) : Aciérie Sopal, fermeture, 50 salariés licenciés. 


Fontaine-lès-Dijon (Côte-d’Or) : Fournier laboratoire pharmaceutique, crainte de délocalisation, 200 emplois menacés.


Montbéliard (Doubs) : Sense entreprise spécialisée dans l’entretien des structures, principalement dans les usines PSA de Sochaux, 75 emplois supprimés.


Beaucaire (Gard) : Linpac, fermeture, 128 salariés licenciés.


Villemur (Haute-Garonne) : Molex, projet de cessation d’activités, 300 emplois menacés.


La Redoute, 672 emplois supprimés avec la fermeture de plus de 80 agences sur tout le territoire.


Brest (Finistère) : Jabil Circuit ancienne usine Alcatel, fermeture envisagée, 300 emplois menacés.


Decize (Nièvre) : Anvis, plan de départ volontaire pour 30 salariés et externalisation de 14 salariés. 


Carling (Moselle) : Total Petrochemicals France, arrêt d’un mois.


Niort (Deux-Sèvres) : CAMIF Particuliers, liquidation judiciaire, 780 emplois supprimés.


Hordain (Nord) : Sevelnord, chômage partiel en hausse. 17 jours d’arrêt de production pour ses 4 400 salariés.


Trith-Saint-Léger (Nord) : LME, plusieurs semaines de chômage technique. L’aciérie tourne au ralenti.


Strasbourg (Bas-Rhin) : Kronenbourg, 214 emplois supprimés.


Chauvigny (Vienne) : Deshoulières, 188 emplois supprimés.


PSA Mulhouse et Sochaux, 10 jours chômés.


Renault, plusieurs sites fermés cette semaine.


Dim, délocalisation en Roumanie


Et ce n’est qu’un échantillon de la situation sociale. De la croissance à la dépression en passant par la récession, la crise économique s’abat sur tout le territoire. Il faut ajouter les défaillances des toutes petites entreprises qui ne sont guère visibles à l’oeil des médias : au troisième trimestre 2008, avant même l’accélération de la crise financière, 11 400 entreprises ont dû déposer le bilan, un chiffre en augmentation de 17 % par rapport à l’année dernière. Et la liste risque malheureusement de s’allonger.


Alors parler de travail du dimanche, c’est indécent, ces salariés veulent déjà TRAVAILLER !

 


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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 21:59
C'est un coup de massue qui s'est abattu sur les salariés de la Camif  venus nombreux entendre le jugement du tribunal de commerce de Niort ce lundi. "Camif Particuliers" (780 salariés) a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Niort et Camif SA (200 salariés) est quant à elle placée en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois.

Comme si ce drame ne suffisait pas, on se demande qui avait fait déployer les forces de l'ordre en nombre important, comme si ces salariés victimes étaient des voyous.





















Après avoir entendu le résultat du jugement, Il y avait de la colère et des larmes. "C'est terrible. Nous sommes entre colère et abattement. En cinq minutes, 800 personnes sont à la rue. C'est un coup de massue", a déclaré à la presse Geneviève Paillaud, déléguée syndicale CGT.  "Notre marge de manoeuvre est étroite mais nous nous battrons. On se rendra à Paris", a lancé Jocelyne Beaussant, déléguée syndicale FO.


Les salariés devraient recevoir d'ici à deux semaines leur "lettre de fin d'emploi", et tous les sites, magasins et entrepôts en France vont être fermés et mis sous scellés dans les prochains jours, comme le site internet de l'entreprise, ont précisé des sources judiciaires et syndicales.

Et que penser de ces milliards distribués aux banques, et rien pour la Camif ou d'autres entreprises en difficulté. Les représentants du personnel attendent toujours une réponse de Lagarde à qui Sarkozy a transmis le dossier.

Quel gâchis ! Et il va bien falloir revenir également sur les responsabilités de l'équipe dirigeante et ceux qui les ont mis en place et qui font qu'aujourd'hui, des centaines de familles paient des choix stratégiques douteux.

Que penser de l'entrée d'un fonds de pensions dans une entreprise de l'économie sociale ?
Que penser de ceux qui ont précipité la Camif dans les bras des 3 Suisses ?
Que penser de la mise à la tête d'une entreprise de l'économie sociale de dirigeants en provenance d'entreprises capitalistes ?
Que penser de ceux qui ont refusé d'écouter les représentants du personnel et les salariés qui dénonçaient les dérives de l'entreprise ?
Que penser de l'ancien président Gasol qui a chapeauté tout cela ? De quelle famille est-il lui qui a été chef de cabinet puis directeur adjoint du cabinet d'Alain Savary ?
Que penser des administrateurs issus du monde enseignant et qui ont été sourds aux appels des représentants du personnel et des salariés lors des dernières AG ?
Que penser de la MAIF, fondatrice de la Camif, et qui il y a un peu plus d'un mois organisait pourtant une conférence avec pour thème, "La Solidarité, une urgence perpétuelle" ?

Les députés PS Gaillard et Batho disaient, "ce n'est pas l'économie sociale qui est en cause", dommage peut-être qu'elles n'aient pas été persuasives face aux administrateurs et dirigeants issus de leur famille politique par rapport aux dérives successives de la Camif.



















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