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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 11:50

Depuis 21 août 1944, date à laquelle le journal fondé par Jean Jaurès reparaissait officiellement après une longue période de clandestinité, l’Humanité a publié plus de 20 000 numéros.


En ce lundi 2 février 2009, vous trouverez en kiosque ou chez votre marchand de journaux le numéro 20001, avec un cahier spécial de 16 pages contenant une sélection des « Unes » historiques, des grands textes, des témoignages d’espoir pour l’avenir du journal, des contributions d’historiens, etc.


Longue vie à l’Huma à un moment où le pluralisme est menacé.




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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 17:09
Il n'est pas nécessaire d'être croyant pour fêter Noël. Et entre ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, ce très beau poème d'Aragon en hommage aux résistants unis au-delà des divergences de religion ou d'opinion. La rose est le rouge, le réséda est le blanc. Le rouge est la couleur du communisme et donc des athées (« Celui qui n'y croyait pas ») et le blanc celle du catholicisme (« Celui qui croyait au Ciel »).
La Rose et le Réséda

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle et l'autre s'y dérobât

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle vive et qui vivra verra

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle la sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle l'autre tombe qui mourra

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel a le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle lequel préfère les rats

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle la rose et le réséda


Louis ARAGON


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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 17:57

" Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide. 

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. 
 
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé. " 

Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit " 

Réédité chez Actes Sud


Comment ça, ça vous rappelle quelqu'un ?

Quel visionnaire ce Victor Hugo !!!

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 21:31

Poème transmis par un lecteur de l'Humanité et publié dans la tribune libre de ce même journal le 3 mai. Connaissant l'auteur qui est niortais, je me permets de le reprendre dans mon blog, car ce texte doit tous nous interpeller. Au rythme où vont les choses, quelle société allons nous léguer à nos descendants ?

Vous auriez pu, vous auriez dû
raboter la misère
fertiliser les terres obscures
rendre partout l’eau bonne à boire
faire la barbe au vent d’hiver
et partager le soleil
Vous auriez pu, vous auriez dû
donner des lettres au nouveau-né
laisser éclore les fleurs intimes
Qu’avez-vous fait hommes de pouvoir
pour mettre ainsi notre pays
et la Terre sur le reculoir ?
Vous trafiquez le bleu de la planète
vous rendez folles les saisons
Les hivers tuent et les étés assassinent
L’arbre de la liberté est devenu gibet
Hors de vos coteries dans vos îles dorées
vous n’enfantez que des déserts
jusque dans la tête des hommes
Dans vos habits de l’an deux mille
Vous calculez comme vos pères
disparus il y a plus de deux cents ans
Le temps des journaliers est revenu
Les gosses de quatorze ans sont immolés
sur les autels à courtes vues
Vous machinez un grand dessein
vous qui n’êtes que des nains
Vous auriez pu, vous auriez
dû entendre
la complainte des pauvres
celle des anciens, celle des nouveaux
celle qui monte dans la nuit
parce que le jour ils n’osent pas
Un jour viendra, je le pressens
La glaise de l’homme tremblera
Et des volcans que vous pensiez avoir éteints
jailliront de nouveaux jardins

René Cailletaud

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 10:15
Un Président (en titre, car il n'en donne pas l'image) qui bat tous les records d'impopularité, rien d'étonnant quand on voit tous ses reniements. Elles sont loins les promesses de campagne. Après une année, c'est le mécontentement massif et on n'imagine pas en supporter quatre autres, alors, si tous les mécontents descendaient dans la rue et lui retournaient un de ses propos : "Casse toi pauv' con" !

 


Christian Lehmann, auteur des « Fossoyeurs », de « La Folie Kennaway », « Une éducation anglaise » et « No Pasaran, le Jeu », a décidé de prendre le Président et son clan au piège de leurs propres mensonges. Et ceux-ci ne manquent pas !

Christian Lehmann est médecin généraliste, impliqué dans le combat contre les franchises sur les soins, écrivain légitimement persuadé que les mots ont un sens.

 


 

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 00:18

Un livre qui ne peut plaire qu’à ceux qui ne supportent pas ce qui se passe depuis mai 2007. On n’y apprend rien de nouveau mais on y retrouve raconter dans un langage du XVIIe siècle, les évènements de la cour. Oui, car à voir la façon dont les choses se passent actuellement, il s’agit bien d’une cour.

Autour de "Notre Précieux Souverain", alias "Sa majesté", alias "Notre Bien-Aimé Monarque", et autres gratifications, gravitent le duc de Sablé, le duc de Vedjian, la baronne d’Ati, le Révérend Bockel, le duc de Valenciennes, le comte d’Orsay, Johnny Walker Bush etc. 

Une lecture pas prise de tête, mais qui dresse un tableau réel de la gouvernance de notre monarque.

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