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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 16:07

Dernièrement, plusieurs syndicats, sauf la CGT, ont cédé au chantage de la direction chez Renault et signé un accord sur la « compétitivité ». Le marché proposé par la direction était le suivant : si les syndicats signent un accord pour réduire les coûts de production, le constructeur «pourrait s’engager à ne pas fermer d’usine en France». Réduire les coûts de production, c'est ni plus ni moins qu'accepter la mise en place de l'ANI (augmentation du temps de travail sans augmentation des salaires, flexibilité). Mais rien ne dit qu'il n'y aura pas un jour de fermeture d'usine, le constructeur a bien dit qu'il « pourrait s'engager ». Dans le système capitaliste, le coût de la main d’œuvre est toujours trop cher, pas le coût des actionnaires.

La preuve, c'est que délocalisations ont déjà eu lieu dans le groupe Renault, vers l'Espagne, la Roumanie etc. Eh bien, en Roumanie où la main d'oeuvre est moins chère, elle l'est encore trop. Avec sa marque Dacia, Renault produit ses autos pour l’Europe en Roumanie. Mais puisque Dacia connaît le succès, il semble normal que les ouvriers demandent leur part du gâteau et voient leur salaire augmenter un peu plus. C’est pour cette raison que ces derniers se sont mis en grève le mois dernier, pendant une journée et demie. Chez Renault et Dacia, on est forcément contre cette demande, et les ouvriers sont actuellement en négociation avec la direction locale de Dacia et menacent de se mettre en grève à nouveau. Les dirigeants de Dacia annoncent que si une nouvelle grève est conduite, l’activité de l’usine pourrait être délocalisée au Maroc. Un ouvrier Renault à Tanger gagne 54% de moins que son homologue chez Dacia. La main d’œuvre bon marché des pays de l’Est commence à évoluer, les ouvriers deviennent plus gourmands ! Ce n'est pas acceptable pour les capitalistes.

Leur règle de compétitivité, c'est toujours plus de profit pour les actionnaires et des conditions sociales toujours plus draconiennes pour les salariés. Ils ne seront satisfaits que le jour où ils auront une main d'oeuvre gratuite à disposition. Le retour à l'esclavage en somme.

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commentaires

beatrice 20/04/2013 10:23

"ENCORE ET TOUJOURS L IMPRESSION DE DEVOIR SUBIR , ETRE UNE DE CES FRAGILES BETES DE SOMME DEVANT LA PUISSANCE DES MAITRES,DESESPERES ET SEULS, DELAISSES, SANS DEFENSE"

Voilà ce "qu'ils veulent"... Oui la lutte de classe existe ! ce mot lutte de classe qu'on a voulu rayé de certain écrits pour diverses raisons n'a jamais été autant d'actualité qu'aujourd'hui. C'est une grande erreur de l'avoir enlevé et plus prononcé au sein des grandes représentations des salariés et autres précaires pendant un grand moment. Car comment lutter efficacement quand "l'ennemi" n'est plus identifié. Les suicides nombreux dans le milieux professionnel (france télécom, et autres) sont le résultat d'un comportement de la classe que nous combattons. Les conséquences de ces comportements sont dramatiques ... le mot "ennemi" me semble le mot bien approprié, car c'est une guerre qui n'a pas de nom. Ces "suicidés", ces sdf mort de froid sur un trottoir, ces ouvriers morts de l'amiante, sont les victimes de cette guerre qui n'est pas nommée.

"Ne plus remettre en question quoi que ce soit. Rien. Jamais. Faire de la vie un jour sans fin, toujours le même. Etre ce qu'ils voulaient qu'on soit"

JCO 22/04/2013 22:53

Oui la lutte de classe est plus que jamais d'actualité. Malheureusement, au nom du consensus, beaucoup l'ont mis sous l'éteignoir, voulant l'ignorer, considérant que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Mais la classe des exploiteurs ne s'est pas endormie et Waren Buffet milliardaire américain déclarait il n'y a pas si longtemps "La lutte des classes existe, et c'est la mienne, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner."