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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 07:18

Une fois de plus, un fait vient contredire (ce n'est pas une surprise)  les déclarations de Sarkozy et des siens sur leur volonté de moraliser le capitalisme et de mettre fin aux magouilles financières.


Dans le cadre du projet de budget 2009, les députés avaient voté un amendement prévoyant de soumettre à l'impôt  les indemnités perçues au titre de "préjudice moral"  à partir d'un montant de 200 000 euros. Cela faisait suite à la décision de justice concernant  Bernard Tapie.  Le seuil d'imposition laissait déjà une belle marge, car 200 000 euros, calculez combien d'années il vous faudra pour les gagner, et je pense que vous paierez des impôts sur ces sommes !


Mais Le Sénat , enfin les sénateurs de droite, avec le soutien du gouvernement, ont supprimé l'amendement voté par les députés soumettant à imposition ces indemnités. Dites moi, Tapie serait-il un ami de Sarkozy ? Et l'UMP ose parler d'éthique, de moralisation du capitalisme ? Alors qu'un tribunal arbitral (la justice pouvait pourtant suivre son cours) vient d'accorder 285 millions d'euros à Tapie dont 45 millions de préjudice moral, les sénateurs UMP osent annuler l'amendement qui aurait permis un minimum d'imposition !!!


Voilà toute l'éthique de l'UMP !  Et il est à se demander si Tapie ne veut pas jouer les provocateurs, ce ne serait pas une première. Il vient de déclarer qu'il entend utiliser l'indemnité perçue pour créer "un fonds de placement pour entreprises à la peine".


Ben voyons. Tapie, qui se présenterait à nouveau en sauveur d'entreprises, lui qui exigeait que les licenciements soient faits avant qu'il en prenne le contrôle puis qu'il rachetait pour redresser leur situation. Plutôt pour en tirer les bénéfices possibles puis, basta ! Que reste t'il des entreprises Draeger, Terraillon, Testut, Manufrance, Wonder ?


La décision de ces sénateurs est aussi morale que le personnage qu'ils veulent servir.




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B
"Si souvent le bien est laid
triste et malvenu
Et lorsqu'il le croise, le mal
si beau savoure sa tromperie"
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