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Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.

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Dans quel pays vivons nous ?

Julien Coupat reste en prison. La cour d’appel a de nouveau refusé de le remettre en liberté, suivant ainsi l’avis du parquet. Et ce malgré les nouveaux éléments, notamment le fait que le témoignage sous X, seul élément accréditant la thèse d’un groupe organisé sous l’égide de Julien Coupat, ait perdu cette semaine toute crédibilité. Les semaines passent, et Julien Coupat rejoint la longue liste des personnes qui croupissent en détention en attendant un procès. On sait que cette attente peut durer des années, les exemples sont légion. Il faut dénoncer la banalisation de lois et de pratiques d’exception.


Samedi dernier se tenait une manifestation de soutien aux inculpés de Tarnac, je vous livre ce témoignage adressé à l’humanité.fr. C'est la confirmation de ce qu’est en train de devenir notre pays, un état policier et sécuritaire.

 


Samedi 24 janvier à Barbès-Rochechouart, où nous étions venus manifester notre soutien à des jeunes qui sont emprisonnés depuis déjà trop longtemps dans l’indifférence générale, nous avons été interpellés par la police. Sans sommation, a contrario de ce qu’elle prétend en affirmant avoir sommé les manifestants de se disperser pour cause de manifestation illégale, nous avons été encerclés : manifestants, passants, garçons de café, mère de famille, etc. par des CRS. Parqués comme des bestiaux par des forces de l’ordre pour le moins hystériques. Gazés, bousculés, insultés, traités de « sales anarchistes ». Nous avons été raflés un par un, aux cris de « celui-ci », « celle-là », très violemment pour certains. Arrachés du groupe sans ménagement par trois ou quatre CRS qui nous ont amenés au pied d’un car, devant lequel ils nous ont fouillés au corps, puis, pour ma part, menotté les mains dans le dos et fait monter sans ménagement dans le véhicule prévu à cet effet (…) Direction le parking du commissariat du 11ème, où à nouveau nous subissons une fouille au corps beaucoup plus minutieuse, faite par une femme cette fois-ci, pour moi en tout cas, vidage de nos poches, puis nous défilons en file indienne, chacun escorté de son CRS qui tient à la main nos papiers d’identité jusqu’à une table où sur deux régistres nos nom, prénom, adresse, profession sont soigneusement enregistrés. A la suite de quoi nous sommes à nouveau parqués entre des barrières de sécurité selon un tri : avec papiers d’identité, sans papiers d’identité, selon que nous avons résisté plus ou moins à l’interpellation…ou autre particularité : mineurs, etc. Parqués ainsi debout dans le froid, sans pouvoir aller aux toilettes et sans que l’on sache ce qui se passe, ce que l’on nous reproche, ce qu’il va advenir de nous. Toujours une force policière déployée au-delà de ce que nous sommes, presque deux CRS par personne plus le personnel du commissariat (…) Après quatre heures d’attente, nous sommes appelés un par un et conduits vers la sortie sans explication, mais quinze d’entre nous sont placés en garde à vue pour manif illégale. (…) Depuis, ces images m’obsèdent, je les repasse en boucle dans ma tête, je me demande si ce que j’ai vécu là est bien réel. Dans quel monde vivons-nous ? Dans quel monde vivez-vous ? Oui, j’ai eu peur, leurs moyens sont impressionnants, mais j’ai eu aussi le sentiment d’être simplement ce que je suis et je serai présente au métro Luxembourg le 31 janvier pour dire non, parce que rien ne pourra m’empêcher de penser. Ils n’ont pas encore les moyens de nous laver le cerveau, ils ne peuvent que nous faire peur, mais pas suffisamment pour nous emp^cher de penser.


Geneviève et Marc

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F
Dans quel pays vivons-nous ? Eh bien quand on est emprisonné pour des actes non commis et pour lesquels il n'y a aucune preuve, je qualifierais ça de dictature. Bientôt on sera coupable dans ce pays si on ne pense pas comme le pouvoir.
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J
<br /> Les interpellations arbitraires deviennent légion. Tout ça devient très inquiétant. La Stasi ou le KGB n'agissait pas différemment. .<br /> <br /> <br />