Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
Par jco
Hier soir, nous étions une trentaine de personnes rassemblées devant le commissariat de Niort pour apporter notre soutien à ce père de famille placé en rétention en vue d’une expulsion rapide. Se retrouvaient là des militants d’ARDDI, de la CIMADE, du PCF et du NPA.
L’avocat commis d’office dit qu’il « ne comprend pas l’urgence de cette interpellation et que M. Itoba possède des éléments favorables dans son dossier ».

Ci-dessous, l’article paru dans la rubrique « Point de vue » du quotidien local « Le Courrier de l’Ouest » de ce jour.
Le visage de la mauvaise conscience
Une expulsion programmée en pleine nuit, en plein mois d’août. Au moment où tout le monde, ou presque, est parti en vacances. Tout le monde, même la conscience citoyenne. Une affaire rondement menée qui se joue de l’appel en attente auprès de la Cour administrative de Bordeaux et qui prend soin, surtout, de ne pas dépasser les 48 heures de rétention qui obligeraient de saisir le juge des libertés. Des associations prises de vitesse et des élus locaux qui n’ont même pas eu le temps de prendre connaissance du dossier …
Tout cela donne l’impression d’une justice administrative qui, à trop vouloir jouer avec ses propres subtilités juridiques, en devient injuste. Une justice « à la va-vite-comme-je-t’expulse », alors que la présence de Ghislain Itoba-Ongagna ne fait planer aucune menace ni sur ses proches, ni sur notre société. Une justice qui, loin d’être rendue sereinement, semble avoir honte de ce qu’elle fait. Sur le fond, cette affaire est déchirante. Sur la forme, elle est révoltante.
Bruno GEOFFROY
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