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Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.

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Patrons, boucs émissaires ou privilégiés ?

Daniel Bouton le PDG de la Société Générale, contraint de renoncer à ses stock-options, va toucher une pension d’1 million d’euros par an, régime spécial maison dit « retraite chapeau ».


L’ex-PDG de Sanofi débarqué en novembre perçoit le bénéfice d’un contrat de « conseiller scientifique », doté d’un salaire brut annuel de 600 000 euros. En outre, il est gratifié d’une prime de « non-concurrence » d’un montant total de 2,5 millions d’euros. Enfin, l’ex-DG, qui a été limogé en raison des mauvaises performances du groupe sous son règne, reçoit, comme prévu dans son contrat, une indemnité de départ de 2,7 millions d’euros…


Le PDG de Valéo, même si sous la pression il a dû renoncer à l’indemnité de départ de 3,2 millions d’euros, doit normalement percevoir une retraite dite « chapeau » de … 880 000 euros par an.


Selon Challenges, le PDG de Danone Franck Riboud a bénéficié d'un salaire (rémunérations fixe et variable, hors stock-options) de 4,279 millions d'euros en 2008. Le directeur général de L'Oréal, Jean-Paul Agon, et le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, le suivent, avec des revenus qui s'élèvent à respectivement 3,465 et 3,171 millions d'euros.


Ce ne sont que quelques exemples, mais significatifs.


Mais cela n’empêche pas  le patron des députés UMP, Jean-François Copé, de dénoncer "le gigantesque amalgame" dont sont victimes actuellement en France les patrons, "cette tentation de plus en plus fréquente de voir nos chefs d'entreprise transformés en boucs-émissaires dans une ambiance digne de la nuit du 4 août" 1789 (*), qui est "extrêmement dangereuse", a-t-il dit. 


Boucs émissaires ? On croît rêver. Désolé M. Copé, les victimes ne se situent pas chez les patrons. Il apparaît ainsi clairement qu’il ne faut pas compter sur les parlementaires UMP pour abolir ces privilèges, pas plus que sur Sarkozy. De plus en plus d’hommes et de femmes en ont conscience qui entrent en lutte et résistance. 


* Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante proclament l'abolition de tous les droits et privilèges féodaux.


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