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Par jco
Après la liquidation judiciaire de la CAMIF, l’heure est à l’examen de toutes les pistes susceptibles de relancer une activité issue du potentiel de ce qu’il faut appeler désormais l’ex-Camif. Plus ou moins partiels, deux projets de relance sous une forme coopérative commencent à émerger.
Placée en liquidation judiciaire, fin octobre, la CAMIF, ancien fleuron de l’économie sociale, pourrait renaître partiellement dans les prochaines semaines. À Niort (Deux-Sèvres), près de 250 ex-salariés de la coopérative de vente à distance, issue du secteur mutualiste, se retrouvent dans l’association l’Élan coopératif niortais : au-delà d’une fonction de lien entre les anciens « CAMIF », elle s’est donnée pour vocation d’aider les projets de relance à émerger… Un ancien chef de produits vient ainsi, d’après la Nouvelle République, d’imaginer de lancer un portail Internet sous le statut de société coopérative d’intérêt collectif qui mettrait en relation des clients venus des réseaux communautaires avec des structures économiques indépendantes : un projet innovant, mais peu porteur d’emplois.
Pendant ce temps, après avoir été approchée par l’État pour racheter la CAMIF avant l’annonce de la liquidation judiciaire, la Centrale d’achats de l’économie sociale (CADES), un groupement de 25 sociétés coopératives (dont celle de La Poste, de la Banque de France ou encore de France Télécom), annonce, elle, avoir proposé aux anciens salariés de la société de vente à distance CAMIF, liquidée en octobre, de « reconstituer » une coopérative cette année. « Nous avons fait une proposition aux salariés de la CAMIF particuliers de reconstituer une coopérative de vente à distance, destinée au personnel de l’éducation nationale, telle qu’elle existait auparavant », a expliqué, hier, Patrice Sifflet, président de la CADES, lors d’un point de presse. Selon lui, les négociations avec le personnel de la CAMIF particuliers devraient durer un mois. Optimiste, il table sur la création d’une coopérative dès juin et l’envoi d’un premier catalogue aux enseignants en octobre. Ce catalogue serait commun aux autres coopératives de la CADES. « Les salariés de la CAMIF dirigeront eux-mêmes la coopérative, qui sera basée à Niort, vante encore Patrice Sifflet. L’intérêt de la CADES est double : nous bénéficierons du professionnalisme des salariés de la CAMIF et nous serons plus forts en commun. »
Thomas Lemahieu
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