Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
Par jco
Dans le Puy de Dôme, la famille Tang-Zhou vit cachée depuis plus de quinze jours pour ne pas être expulsée. Chen, leur garçon de quatre ans, né en France, devait faire sa rentrée scolaire, mais la famille a dû se cacher. Le mari, en France depuis 1999, a été débouté du droit d’asile, il est sans papiers. Et le nouveau préfet du Puy-de-Dôme, Patrick Stefanini, ancien secrétaire général de Brice Hortefeux (1) ironise, « Ils sont tellement intégrés qu’il faut encore leur parler en chinois !». En plus de la procédure d’expulsion, ce préfet n’envisage pas moins que de leur demander d’abandonner leurs enfants en France, l’un d’eux n’ayant pas de passeport chinois. Oui vous avez bien lu, abandonner. Lorsque le 2 septembre des policiers se présentent chez eux, outre la convocation pour leur expulsion, ils leur demandent de signer une « délégation d’autorité parentale » visant à déléguer leur autorité parentale à l’aide sociale à l’enfance. Comme le précise la défenseure des enfants Dominique Versini (2), « Quand on délègue son autorité parentale, on la perd, on n’est plus le parent de l’enfant … C’est une atteinte à la convention internationale des droits de l’enfant » dont la France est pourtant signataire.
Ces faits se déroulant en Auvergne, comment ne pas penser au régime de Vichy avec la séparation des familles ?
(1) Hortefeux, l’homme a qui l’on doit des petites phrases teintées de racisme. En novembre 2007, il soulève une polémique en sous-entendant, lors de l'émission Capital sur M6, que les sans-papiers n'étaient pas des « citoyens honnêtes, propres » ; récemment lors de l’université d’été de l’UMP, à propos d’un militant d'origine Arabe, il dit : "Quand il y a en a un, ça va... C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes!"
(2) Dominique Versini avait été nommée Défenseure des enfants par décret du Président de la République le 29 juin 2006 (Journal officiel du 30 juin) pour un mandat de 6 ans. Dominique Versini est la deuxième Défenseure des enfants depuis la création de cette autorité indépendante. Cette autorité vient d’être remise en cause puisque vient d’être annoncée la suppression de sa fonction. « L'Élysée, qui est pourtant mon seul interlocuteur (le Défenseur des enfants étant nommé par décret présidentiel) ne m'a toujours pas contactée. »
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