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Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.

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Lutte contre la fraude, faites ce que je dis, pas ce que je fais

Le député UMP et maire de Chambourcy (Yvelines) Pierre MORANGE a été l’auteur d’une sortie remarquée le 5 mai dernier à la tribune de l'Assemblée Nationale en dénonçant «la fraude aux finances publiques [qui] constitue, sous ses différentes formes, une atteinte intolérable à notre pacte social … Qui, à l’heure où notre pays connaît des déficits publics importants, n’a jamais éprouvé un sentiment d’injustice, voire de colère, en voyant des individus ou de véritables réseaux profiter de notre système fiscal et social pour s’enrichir illégalement au détriment non seulement de la collectivité publique, mais aussi de l’ensemble des citoyens ?"». Regardez sa tirade dans la vidéo ci-dessous.


Effectivement, on ne peut qu’éprouver de la révolte, mais , car il y a un mais, il est très mal placé pour faire la leçon.


Dans une lettre manuscrite envoyée à l'automne 2006 au parquet de Versailles, son ex-épouse l'accusait de lui avoir fait exercer un emploi fictif. « J'occupais en même temps un emploi d'infirmière de nuit dans une clinique chirurgicale. Il me disait que cette pratique était courante. Mais il m'a licenciée car la campagne électorale approchant, il faut être irréprochable » explique-t-elle. Durant quatre ans, Véronique Goens-Morange était embauchée par son mari en qualité d' assistante parlementaire, comme l'indique Médiapart.


Elle en a apporté la preuve en produisant des certificats de travail, l'un signé par Pierre Morange, l'autre par son employeur bien réel. Cela lui aurait rapporté 2700 euros nets par mois, et une allocation de chômage suite à son licenciement à l'approche de la campagne de 1800 euros par mois pour ce poste qu'elle n'aurait jamais occupé.

 


Un cas très discrètement traité et qui finalement a été classé sans suite il y a six mois, le parquet ayant estimé qu'il y avait une absence d'éléments concrets dans ce dossier.

 


Et Pierre Morange est à ce jour toujours député et vice-président de la commission des affaires sociales du Palais Bourbon !!!

 




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