Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
Par jco
Ces derniers jours, plusieurs dirigeants d’entreprises engagées des plans sociaux ont été séquestrés par des salariés en colère. Et qui avons nous entendu à ce sujet cette semaine ? Nicolas Sarkozy disant lors d'un déplacement dans les Bouches-du-Rhône « Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer des gens ? On est dans un Etat de droit, il y a une loi qui s'applique, je la ferai respecter ». Voilà les propos du Sarkozy Président.
Mais avant, il y avait eu les propos du Sarkozy candidat.
C’était devant les marins pêcheurs à Lorient en avril 2007. « Je suis donc venu parler du
civisme parce qu’ici on ne demande rien d’autre que de pouvoir vivre du fruit de son travail. Ici on ne brûle pas la voiture de son voisin, ici on ne se laisse jamais aller à la violence
gratuite. Chez les marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici, quand on manifeste, quand on a recours à la violence, ce n’est pas pour se distraire, ce n’est pas pour nuire à autrui, c’est
parce qu’on est profondément désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale. (...) Je veux le dire ici, aucune violence n’est
acceptable dans la République, mais je ne mets pas, et je ne mettrai jamais sur le même plan la colère des pêcheurs qui ne veulent pas mourir et la violence gratuite des fraudeurs et des
voyous.»
«Je veux en finir avec cette politique absurde qui oblige ceux qui ne demandent qu’à travailler et à pouvoir faire vivre leurs familles en travaillant à manifester
violemment pour qu’on accepte de les entendre. Quand un travailleur n’en peut plus, le rôle d’un responsable politique c’est de l'entendre, c’est de le comprendre, c’est d’engager le dialogue
avec lui. Je veux en finir avec cette politique qui, oscillant entre l’abandon et le renoncement, ne peut susciter que la colère parce que le désespoir finit toujours par engendrer la
colère.»
Les salariés de Faurecia, de Scapa, de Caterpillar, de 3M ou de Sony ne sont pas pêcheurs, mais eux non plus ne veulent pas mourir. Le président Sarkozy les met-il dans le même sac que les fraudeurs et les voyous, oubliant les propos du candidat Sarkozy ?
Et puisque Nicolas Sarkozy aime à répéter qu’on est dans un état de droit, et qu’il fera respecter le droit, qu'il commence par faire respecter le droit inscrit dans le préambule de la constitution de 1946 repris dans la constitution actuelle : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi.»
Les voyous, ce ne sont pas les salariés qui ont séquestré leurs dirigeants, mais plutôt ces derniers qui pour
préserver les dividendes de leurs actionnaires, n’hésitent pas à se débarrasser de leurs salariés.
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