Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
Par jco
Les sénateurs entament mardi "en urgence" l’examen du projet de loi pénitentiaire, destiné à mettre au diapason des standards européens les conditions de détention françaises qui n’ont jamais autant décriées.
Le commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe vient de déclarer «Inacceptables» «Surpopulation, promiscuité, vétusté des installations» … les conditions de vie dans les prisons françaises.
Les prisons françaises, plusieurs fois condamnées par des organisations européennes des droits de l'homme, soumettent les détenus à un quotidien «délétère, mortifère et suicidogène»
Le commissaire de l’Observatoire International des Prisons s’est rendu en France en mai 2008. Deux ans et demi après la visite de son prédécesseur Alvaro Gil Roblès, qui avait déclaré n’avoir jamais vu «pire» que les prisons françaises, «sauf en Moldavie», les choses ne semblent pas s’être améliorées depuis. La politique sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy et la série de lois répressives adoptées inquiètent le commissaire. Il se montre également très critique envers la loi sur la rétention de sûreté, qui permet de maintenir enfermés des détenus après la fin de leur peine.
«Depuis l'abolition de la peine de mort en 1981, tout condamné avait espoir d'être un jour réhabilité. Avec cette nouvelle loi, on vient de symboliquement refermer cette période-là en envoyant un message très noir aux détenus»
On m’avait recommandé la lecture de « Je hais les matins » de Jean-Marc Rouillan. Je viens de lire le livre. Un être humain ne peut qu’être révolté à la lecture des conditions de détention. Ce sont humiliations, provocations, tortures mentales, un régime carcéral ultra-sévère … Il parle d’ailleurs beaucoup plus des co-détenus que de lui-même. A la lecture de ce livre, j’ai retrouvé les situations similaires décrites sur le blog de Laurent Jacqua, auteur de « La guillotine carcérale. Silence on meurt » Un blog que j’avais découvert il y a deux ans. Laurent Jacqua s’était rendu 10 décembre 1984 dans un commissariat de police. Il y a raconté que c’était lui qui, la veille, agressé avec son amie par un groupe de skins, avait tiré avec une arme à feu qu’il portait sur lui. Un de ses agresseurs était mort. Il est toujours en détention.
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