Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
Par jco
On pourrait se croire revenu au moyen-âge.
Pour avoir publié un article sur internet où il comparait ses conditions de travail à celle d’un « bagnard » et avoir traité son employeur « d’exploiteur », un employé de l’usine Michelin de Cholet dans le Maine et Loire vient d’être licencié.
Son copain, mécontent mais moins véhément, a été mis à pied pendant trois jours pour avoir écrit « Production, production, mais fiche de paie toujours pareil », et il a conclu «mdr», ce que tout internaute traduit par «mort de rire».
Dans sa lettre de licenciement, le fabricant de pneumatiques évoque une “obligation de loyauté” du salarié envers l’entreprise : « Par vos propos, vous portez atteinte à la réputation de l’entreprise, vous discréditez votre employeur envers lequel vous avez une obligation de loyauté » écrit le responsable du personnel de l'usine qui n'a pas voulu « commenter une décision prise ».
La CGT dénonce le comportement de Michelin, « C'est scandaleux. On sanctionne un délit d'opinion », et porte l'affaire devant les prud'hommes. « On ne trouve nulle part dans le code du travail le concept d'obligation de loyauté, Michelin se sert de la crise pour faire peur aux salariés", poursuit la CGT qui demandera la réintégration de la personne licenciée ainsi que l'annulation de la mise à pied.
Le temps des patrons de droit divin est révolu, il va falloir le rappeler à Michelin. Ce patron estime que ses employés sont à sa solde, et doivent se comporter comme tout bon outil, c’est-à-dire « fermer leur gueule ». Eh bien non, il va falloir au contraire l'ouvrir de plus en plus et imposer le droit à la liberté d'expression des salariés.

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