Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
Par jco
« Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l’été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden
parachutes, parce que c’est contraire aux valeurs qui sont les miennes », propos de Sarkozy lors d’une réunion publique à Marseille le 19/04/07.
« La pensée unique ne croyait pas à l'interdiction des parachutes dorés. Cette interdiction je l'ai promise et je la mettrai en œuvre », déclarait encore Nicolas Sarkozy, le 29 mai
2007 au Havre, après son élection.
Le 25 septembre 2008, à Toulon, ce même Nicolas Sarkozy n’avait pas de mots assez durs contre les dirigeants. « Il y a eu trop d’abus, il y a eu trop de scandales. Ils ne doivent pas
pouvoir prétendre à un parachute doré lorsqu’ils ont commis des fautes ou mis leur entreprise en difficulté »
Pour preuve, le groupe communiste du Sénat proposait la semaine dernière, au travers d'un amendement, de mettre fin au scandale des parachutes dorés en taxant à 100 % les indemnités
de départ au-delà de 250 000 euros. Les parachutes dorés « sont l’un des aspects les plus choquants des inégalités qui se creusent entre les salariés et les dirigeants d’entreprise. Cela ne
peut continuer. On va nous dire qu’on en reparlera demain, mais c’est aujourd’hui que nous parlons du plan pour les banques et aujourd’hui qu’il faut des engagements clairs », argumentait
Marie-France Beaufils (sénatrice PCF), mercredi dernier, avant que la droite n’adopte définitivement l’enveloppe de 360 milliards d’euros pour le secteur bancaire.
Et qu’en a t’il été ? Au moment de passer à l’acte, la volte-face est complète. « Vous allez trop loin avec cette quasi-interdiction », a estimé le rapporteur Philippe Marini (UMP).
L’amendement communiste a ainsi été repoussé par 202 voix contre 139.
Vous avez entendu Sarkozy protesté auprès des sénateurs UMP ? Pas du tout. Christine Lagarde et Hervé Novelli, le secrétaire d’État aux PME, ont même confirmé aux sénateurs que, dans le chantier du « capitalisme éthique » que devait ouvrir le chef de l’État au Conseil européen, la priorité n’est pas de légiférer mais à des règles « appliquées de manière volontaire »…
Pour ce qui est des grandes déclarations, Sarko a de la gueule ; ça fait bien de se montrer scandalisé aux yeux des français(es), mais
tout ça, c'est du chiqué !
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