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Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.

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Exclusivité Paris-Match à l'Assemblée nationale ?

À l'occasion des 50 ans de la Ve République, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), avait convoqué du monde pour une « photo de famille » dans l'hémicycle du Palais Bourbon. Tous les députés étaient invités ainsi que tous les anciens présidents de la République (ni Jacques Chirac ni VGE ne sont venus), tous les anciens Premiers ministres (Laurent Fabius et Édith Cresson était absents, contrairement à Pierre Mauroy ou Lionel Jospin), tous les anciens présidents du Conseil constitutionnel, tous les anciens présidents de l'Assemblée nationale (Philippe Séguin était absent) et du Sénat.

Au moment de prendre la pose, tous les journalistes installés dans les tribunes qui leur sont traditionnellement réservées ont dû quitter la salle. Tous, à l'exception de ceux de Paris Match à qui l'exclusivité de la photo avait été réservée. Ce favoritisme inadmissible a déclenché la colère de Jean-Claude Sandrier, député communiste du Cher, président du groupe de la gauche démocrate et républicaine (communistes et verts) : « Au-delà de nos divergences sur nos institutions, nous aurions pu marquer tous ensemble notre attachement à la République et à ses valeurs. C'est précisément par rapport à ces valeurs que nous ne pouvons accepter qu'un journal et un seul - en l'occurrence Paris Match - ait obtenu l'autorisation de réaliser une photo de l'Hémicycle, dont l'entrée a été interdite aux autres journalistes. Ainsi ont été bafouées des règles élémentaires de la République qui sont notamment l'égalité et la neutralité à observer vis-à-vis des médias. »

De son côté, la présidence de l'Assemblée nationale se défend en expliquant que cette photo « restera [sa] propriété et rejoindra [ses] archives ». Elle sera libre de droit pour tous les médias qui en feront la demande sitôt après la parution dans l'hebdomadaire du groupe Lagardère" (tiens, un ami de Sarko).

Au moment où démarrent les états généraux de la presse, le pluralisme a plus que jamais du plomb dans l'aile.

 

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