Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Quand on veut brader le service public au profit du privé, on fait tout pour qu'il ne
fonctionne pas. J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer la privatisation rampante de la Poste dans un précédent article ainsi que des
dysfonctionnements liés aux attaques du gouvernement Sarkozy contre le service public.
Cela ne va pas en s'arrangeant et on en arrive à des situations délirantes. Je vous rapporte deux faits qui se sont déroulés la semaine passée
dans le bureau de poste de mon quartier, celui de Souché à Niort. Ces faits étayent mes propos sur les dysfonctionnements du service public de la Poste.
Je m'étais trouvé confronté il y a environ 3 mois à un long délai d'attente pour une simple opération de pesage et d'affranchissement de
courrier. J'aurais pu penser que ce n'était qu'un manque de chance. Eh bien non, puisque la même chose s'est reproduite la semaine passée. Pour faire peser et affranchir un courrier, il m'a fallu
attendre à nouveau 1/4 d'heure. Et jeudi dernier, à une personne qui voulait acheter un timbre à 0,88 €, il lui a été répondu, "Non, on ne peut pas vendre des timbres car l'informatique est en
panne. Revenez cet après-midi, et si nous sommes dépannés, alors vous pourrez envoyer votre courrier urgent."
Et dire que depuis quelque temps, une fresque orne la façade de ce bureau de poste de Souché à Niort avec la reproduction du cachet
postal "URGENT".
Sauf que pour l'urgence, une fois de plus, il faudra repasser avec la Poste.