Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
Par jco
Le lundi 22 octobre 2007, alors qu'il avait, fort discrètement, annoncé sa visite pour honorer sa "Première décision", la lecture
obligatoire de la dernière Lettre de Guy Môquet, le Président de la République ne s'est pas déplacé au lycée Carnot. Un comité d'accueil, à l'initiative du Collectif Rose et Réséda, l'y attendait
de pied ferme. Leur action réussie, les lycéens se sont alors dirigés au métro Guy Môquet. Ils n’en savaient rien, mais là allait se dérouler une Commémoration officielle. L'arrivée du
Sous-Préfet, en tenue, lui a valu quelques huées. Se retournant vers une manifestante, mère d'une des lycéennes, il lui déclare : "Attention, je représente la République". Ce à quoi
Maria Vuillet lui répondit : "Oui, mais pas celle que voulait Guy Môquet".
Mais dans notre pays qui fut celui des droits de l’homme, on ne badine plus ! La suite est allée vite, raconte Maria Vuillet. « Quelques minutes après, des policiers sont venus me dire que le sous-préfet voulait me parler. Ils m’ont ensuite attrapée brutalement, m’ont mis des menottes et m’ont conduite au commissariat avec les sirènes allumées », explique cette mère d’élève. Après avoir rempli sa déposition, elle apprendra quelques semaines plus tard que le sous-préfet a déposé plainte contre elle pour « outrage ». Elle comparaissait lundi 16 juin devant la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris pour "outrage au Sous-Préfet", elle aurait sois-disant dit, "vous êtes "facho"", ce qu'elle nie. C’est entourée de ses quatre témoins qu’elle s’est présentée devant la juge. A peine arrivés dans la salle d’audience, Maria Vuillet et ses nombreux soutiens ont entendu la juge reporter l’audience au 10 juillet, prétextant l’absence du plaignant et de son témoin. L’avocat de Maria Vuillet, maître Lévy, a rétorqué qu’il n’était pas normal que ce soit la partie plaignante qui demande le renvoi. « Monsieur Lacave se dérobe », a-t-il déploré. L’objection est restée lettre morte. Rendez-vous est donc pris pour le jeudi 10 juillet.
Un sous-préfet surbooké ? Son avocat prétexte qu’il «avait un empêchement d’emploi du temps. Compte tenu des fonctions qu’il exerce, il n’a pu venir au dernier moment»
Peut-être avait-il rendez-vous chez son ORL puisqu’il semble avoir des problèmes d’audition ?
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